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Avant les premières escales exotiques (Madère, Canaries, Sénégal ) : les premiers essais en mer, et avant tout, la mise à l'eau !

mercredi 7 mai, Madéo quitte le terre-plein de Morgat et s'envole littéralement vers l'Océan !
Nous nous sommes mariés le 3 mai... La semaine suivante, nous avions décidé de rapprocher Madéo de Concarneau, pour travailler plus facilement sur le bateau. En effet, les allers-retours Paris-Concarneau (chez les parents d'Antoine)-Morgat... nous faisaient perdre pas mal de temps.

Mercredi matin, le grand jour est arrivé : on déplace Madéo vers la cale du port à marée basse... quelques heures après, le tour est joué (normalement) : en montant, la marée devrait emporter Madéo sur les flots.

Madéo est prêt : il est armé (voiles, écoutes,... tout est en place) et tout le matériel de sécurité est à bord, ainsi que l'avitaillement...
Trois amis nous ont aidés à la préparation à partir du mardi : Nico, Sam et David.
Sam reste avec nous pour le convoyage, avec Catherine et Gaël.

Nous avons rendez-vous en début d'après-midi avec les techniciens du port et là petit souci technique : Madéo est posé sur des cales en béton de 50 cm : pas de problème pour soulever et transporter, mais au moment de reposer sur le sol près de l'eau, il faudra des cales de la même hauteur, car les vérins de la remorque n'ont pas une grande amplitude... et ces cales seront un véritable danger pour les autres bateaux, car elles seront invisibles à marée haute.
De plus, il est un peu risqué de laisser le bateau à 50 cm de haut alors que la mer monte : il peut glisser sur les plots en béton !

Nous n'avons pas beaucoup de temps, et demain, c'est férié (8 mai).

Après maintes explications et négociations, les techniciens nous proposent la grue pour descendre directement le bateau dans l'eau... mais attention, la grue ne soulève que 6 tonnes, soit exactement le poids de Madéo à vide !

Nous déshabillons alors totalement Madéo... jusqu'aux planchers et cloisons

Et Madéo s'envole avec une grue aussi grande que lui avant de se poser au milieu du port !

Antoine saute dessus et, avec David, se charge du premier petit souci technique : Ronan, l'ancien propriétaire, nous avait prévenus : le presse étoupe (joint en caoutchouc entre le moteur et l'eau) s'assèche pendant l'hivernage et perd de son étanchéité : l'eau s'engouffre à grosses gouttes dans la soute... quelques tours de clés et une surveillance de quelques heures et tout est revenu dans l'ordre.

Puis nous réarmons Madéo en entier, avant d'entamer un petit cassoulet (il est 17h : repas de midi !), immédiatement suivi d'un petit tour dans la baie de Douarnenez.

La sortie se passe très bien : le moteur fait entendre son doux ronronnement, les voiles se hissent, premières bonnes impressions et sensations ! Nous sommes à la fois heureux et un peu tendus... on a du mal à réaliser que nous sommes sur notre bateau, libres...

Antoine laisse la barre à Hélène pour et c'est sa première manoeuvre sur Madéo: un virement de bord... résultat : parfait ! Pas d'inquiétude la Vosgienne va dompter ce voilier docile !

 
la suite : le lendemain, convoyage Morgat - Concarneau (62 milles) avant | après
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