Navigation jusqu'aux Canaries et halte aux îles Salvagem avant | après
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Date du départ : dimanche 21 septembre 2003, 14H00
Date d'arrivée : mercredi 24 septembre 2003, 19H00

 

Dimanche, départ vers les Islas Salvagem et passage aux abords des Islas Desertas

 

180 milles de Madère (Funchal) aux Iles Salvagem (baie des Caracas) en passant par les Desertas. C'est le tracé réel en bleu avec la position de Madéo en noir à son arrivée.

 

 

 

Les Islas Desertas, non loin de Madère. Une réserve vide et aride que nous ne conseillons à personne !

 

 

Tout est calme, un peu trop rangé sur le bateau : il n'y a pas de vent, les voiles attendent une petite brise. Alors c'est Volvo qui ronronne et nous fait avancer à 6 noeuds le long des îles désertes. Pas de dauphin, ni de baleine, ni de phoque comme nous l'espérions !

Devant les Islas Desertas, un grand événement tout de même : nous pêchons notre premier thon à la traîne. C'est le sourire aux lèvres qu'Antoine lève ce premier trophée. (un peu petit, certes !)

 

Le vent se lève enfin, toutes voiles dehors nous allons attaquer la nuit pour arriver le lendemain à la réserve naturelle ! Munis de notre autorisation nous pourrons débarquer et visiter ce petit bout d'île.

 

 

Lundi, les Islas Salvagem : une réserve naturelle

 

 

Au loin, les îles Salvagem... Petit paradis protégé du Portugal. La nuit s'est très bien passée et nous allons pouvoir approcher à la meilleure heure ce rocher escarpé...
Nous mouillons dans la baie des Caragas, le vent souffle fort et nous ne sommes pas très rassurés à l'approche de la côte. Après un petit tour de reconnaissance nous guettons l'ancre au beau milieu sur du sable. Après vérification, nous sommes bien accrochés et par chance pas sur les cailloux qui sont partout présents. Un orin (petite bouée qui s'accroche à l'ancre pour relever celle-ci lorsqu'elle est coincée dans un rocher) est obligatoire pour éviter toute surprise car il y a tout de même 15 m de fond et des roches dont on ne peut se sortir si l'on s'y colle. Un petit chalet abrite les gardiens de la réserve. Ils nous accueilleront pour manger le soir, notre bouteille de Bourgogne a dû leur plaire !

 

 

Avant de visiter l'île avec Pedro, le gardien, qui nous a donné rendez-vous à 18H, nous partons explorer les fonds de la baie. En se mettant à l'eau, Antoine perd sa ceinture de plomb qui coule à 15m sous le bateau. Difficile à récupérer ! Mais après plusieurs tentative, il arrive à descendre à l'aide de la ceinture de Hélène : tout doucement, sans forcer, les oreilles passent toutes seules et la ceinture remonte. Nous voilà partis à la découverte d'une multitude de poissons : raie léopard, saupes brésiliennes énormes, saupes, sars, balistes, mulets, gobies, vieux perroquets. Les fonds sont très riches, nous n'avions encore jamais vu une telle concentration, même aux Glénans et même dans les réserves en Corse !!! De plus, l'eau est vraiment très claire.

Sur les hauteurs, au milieu de notre visite on aperçoit Madéo en dessous... Nous découvrons beaucoup d'oiseaux, des poussins qui attendent la rentrée des parents. Et puis un lézard unique au monde que l'on retrouve en photo dans la page sur Graciosa (Canaries), il s'est échappé on ne sait comment !

Le soir tous les parents rentrent au nid et donnent la becquée. C'est un beau tableau que nous réservé le guide en nous conseillant de revenir à 18H. Après une cueillette de tomate sauvage nous finissons le tour de l'île par le sud. La nuit tombe et nous retrouvons Madéo dans la baie, il n'a pas bougé.

Notre guide à côté de Hélène...

 

 

Mardi, traversée jusqu'aux Canaries

 

140 milles des Salvagem (baie des Caracas) à Graciosa, île des Canaries. C'est le tracé réel en bleu avec la position de Madéo en noir à son arrivée.

 

 

 

Au petit matin, nous refaisons une plongée un peu plus au nord. Les guides nous ont prêté une VHF portable qui nous servira en cas de soucis. Toujours magnifique et encore plus de poissons : et surtout nos premiers mérous !

On part de Graciosa vers 16H00, et ce sont les puffins cendrés qui nous disent au revoir... Ils attendent tous ensemble sur l'eau avant de retourner à terre.

Un bon vent nous emmène au près vers les Canaries. 6, 7 noeuds de moyenne et une navigation sans souci de 24h pour aborder notre première escale en pleine forme : Graciosa.

 
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