les Canaries : Lanzarote avant | après
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Date d'arrivée : samedi 27 septembre 2003, 16H00
Date du départ : mercredi 1 octobre 2003, 6h00


Samedi 27, nous découvrons les côtes de Lanzarote depuis le bateau

 

Arrecife, la capitale.

La pêche ne donne rien : on est habitué ! Le paysage est uniforme : des villes ou des hôtels blancs, avec en arrière plan des montagnes volcaniques.
Nous décidons de mouiller à côté de Porto Naos, un des trois ports d'Arrecife, pour effectuer les formalités d'entrée aux Canaries et juste pour ça car notre livre de navigation sur les Îles de l'Atlantique décrit Puerto Naos comme étant un port sale, bruyant, peu sûr...

On mouille juste après l'entrée du port car le fond n'est vraiment pas conseillé. Nous allons à terre en annexe, en prenant bien soin de la cacher dans les barques de pêcheurs et de la cadenasser : les vols y sont fréquents !

Nous cherchons longtemps la polizia maritima... Finalement, nous nous rendons à la polizia municipal, qui bien sûr ne parle qu' espagnol. Du coup il n'a pas très envie de nous parler. Comme nous insistons en lui disant "polizia maritima", il nous répond en parlant vraiment très vite, un truc comme : "français, Anglais, pas besoin tampon passeport". À force de lui faire répéter, nous nous persuadons que l'on n'a pas besoin d'effectuer les formalités...


Une saline dans Arrecife. Certainement le seul joli coin de la ville (enfin... de ce que l'on a pu en voir).

Le reste : un bord de mer bétonné ou les hôtels se serrent les uns contre les autres et des rues intérieures grises sans charme.

Bref, le premier contact avec Lanzarote fut assez froid, voir même très froid! Nous ne remettrons pas les pieds dans la capitale.

Nous apprendrons plus tard que l'on peut mouiller gratuitement et en sécurité devant le vieux port d'Arrecife : c'est là où il faut aller.

 

 

 

 
Dimanche, nous cherchons un coin plus accueillant !

Hélène est très attirée par Puerto Calero, une marina privée un peu plus au sud. D'après les autres navigateurs, on y est bien accueilli, on trouve toutes les commodités sur place et... les bittes d'amarrage sont en laiton.
Antoine a appris que la transat 6.50 (mini Transat) passaient par là, c'est un bon moyen pour le faire craquer alors Hélène insiste fortement sur ce point. Et puis ... Va pour Puerto Calero !

La navigation se passe rapidement. Nous longeons Lanzarote, toujours monotone. L'aéroport se trouve le long de la côte, nous assistons à pas mal d'atterrissages et de décollages et puis hop on regarde la carte et on se rend compte qu'il ne faut pas passer la prochaine pointe, c'est déjà là !

 

 

Puerto Calero, la marine de luxe

Nous arrivons à midi à Puerto Calero, c'est notre premier port depuis le départ. Les manoeuvres s'exécutent bien. A peine avons nous fini d'amarrer le bateau qu'un agent de sécurité nous souhaite bienvenue et nous indique la capitainerie. Là-bas, un marineros nous remet un livret pratique digne de l'office de tourisme... Sur une des pages, l'emplacement de notre futur place de port est coché : G42.
"Gracias Senior, and is there an Internet Cafe ? Si, just here, it's free ! "
Sur place, supermarché bars et restaurants bien sûrs, shipchandlers français, location de voiture et internet gratuit dans le bureau de la capitainerie !

 

Bitte d'amarrage en laiton...
La sécurité est assurée 24H/24 par des agents. La plupart des bateaux sont vides, les propriétaires les laissent sur place en attendant la bonne période pour traverser l'Atlantique.

 

 

Un bateau de la Mini Transat, le seul !
Les autres sont partis la vieille.
En solitaire sur un bateau de 6m50,
ils viennent de France et leur
prochaine étape est au Brésil... Quel courage !

 

 

 

Nous profitons du calme du port pour bricoler. Antoine se lance dans le graissage de l'éolienne :
- en la démontant, nous découvrons que le raccord électrique s'était déconnecté au niveau de l'éolienne... elle ne servait plus à rien ! Donc en fait heureusement qu'elle ne tournait pas très vite, sinon on ne s'en serait pas rendu compte.

  -
- il faut gagner un peu de mou pour la rebrancher : on commence par tirer au niveau des batteries, on sort tous les cartons de Voiles Sans Frontière, puis de la salle de bain, on sort alors tous les gilets de sauvetages minutieusement rangés, puis...  

 

le fil continue à passer au fond du grand coffre arrière : acrobaties garanties !
Sur la table : l'éolienne qui finira complètement démontée.
Opération satisfaisante car elle tourne maintenant à partir de 7 noeuds au lieu de 15, et elle est branchée !!!

 

 

 

 

lundi, découverte de l'île

Nous louons une Saxo pour la journée (30 euros), pour découvrir les fameux volcans de Lanzarote. La dernière éruption date d'il y a à peine deux cents ans.
Ci contre, un des cratères du nord-est de l'île.

Une route dans le Parque Nacional de Timanfaya : sur le bas côté, la lave noire qui s'étend sur des kilomètres et qui empêche tout arrêt.

 

 

El Golfo est une curiosité de l'île. C'est un cratère ouvert par la mer, au centre c'est maintenant un petit lagon vert qui attire les touristes. Le contraste des couleurs est magnifique. La plage est noire et la mer turquoise.
Dans le petit village juste à côté, seul quelques restaurants pour touristes sont ouverts. La plage est très accueillante comme vous pouvez le constater...

 

 

 

Une saline : ce n'est pas le même principe qu'à Guérande ! Ici ce n'est pas la marée qui va remplir les bassins, alors ils sont tous à un niveau différent et c'est un système de pompage qui ramène l'eau de mer dans le premier d'une longue chaîne.

 

Pause sandwich à Papagayo : c'est une réserve naturelle ou les routes sont en piste de sable. Côté mer, de petites criques protégées où les baigneurs sont nombreux. Antoine trouve le coin sympathique pour la chasse sous marine (rochers, eau cristalline).

 

 

Méthode de culture à Lanzarote, dans la Geria : on creuse dans le sable un trou que l'on protège par un petit muret et dans lequel on ajoute un peu de cendre. Au centre, une plante bien maigrichonne, protégée du vent et qui recueille l'humidité de la nuit grâce à ce savant stratagème. Ces champs se profilent à perte de vue à l'est de l'île : un travail colossal.

 

 

<- Sur quoi est donc confortablement installée Hélène ?
Un cadeau surprise au premier qui enverra la bonne réponse à madeo@antoinehelene.net ! (Inutile de répondre une chaise !!!)

Ci-dessous, Arrieta, un petit port de pêcheur sur la côte Est. On se demande où ils vont pêcher avec leurs minuscules barques...

 

 

 

 

mardi, nous profitons du port

Rinçage du bateau, grand ménage intérieur et extérieur, plein d'eau. On finalise aussi une version du site web ; mais au moment de le mettre à jour à la capitainerie, la connexion est coupée jusqu'au lendemain. Dommage, il faudra attendre quelques jours. Et on aurait bien aimé répondre à tous les mails...

Nous retrouvons Gildas et Laure (et Lola, leur bébé de quelques mois), rencontrés à Funchal. Ils s'arrêtent pour un moment aux Canaries car Gildas s'est blessé assez sévèrement en tombant. Nous avons aussi juste le temps de faire la connaissance du skipper solitaire du superbe Catamaran Equilibre (on se donne rendez-vous au Cap Vert) et d'un couple parti en Tour du Monde, qui est en relation avec des enfants atteints de la mucoviscidose.

 

Sur les pontons, tous les bateaux sont vraiment superbes et font plus de douze mètres... Nous sommes presque le plus petit ! En Bretagne on repérait notre bateau car il dépassait, ici on le repère car c'est comme s'il y avait un emplacement de libre !

 

 

 

mardi 6 heures, départ de Puerto Calero
 
Nous partons tôt pour pouvoir profiter en matinée des belles plages de Papagayo. Antoine veut faire une chasse car avec tous ces ports il ne peut plus exercer... Petit arrêt de 2 h à la pointe, bilan : un saupe, une sole (28 cm) et trois rougets (de 18 à 22 cm).

 

 

 

Nous continuons notre route vers notre prochaine île : Tenerife. Nous longeons Fuerteventura, vraiment jolie avec ses dunes de sable. Mais nous n'avons pas le temps de nous arrêter. Et puis ça a l'air de ressembler tout de même beaucoup à Lanzarote. Nous apprendrons plus tard que c'est effectivement le cas et que Lanzarote est plus jolie, donc pas de regret.

Il n'y a pas de vent, le moteur ronronnera presque pendant 24 heures. Heureusement que nous avions rempli nos bidons avec la voiture de location. Maintenant je pense que c'était idiot car apparemment dans les Canaries, l'essence est moins chère aux pompes des ports : peut-être est-elle détaxée ?

 

Nous pêchons à la traîne un petit thon que nous dégustons immédiatement : la chasse d'Antoine attendra au frigo...

- cru en fines lamelles, sur des toasts ou en sushi
- cuit au citron (en haut à gauche)

C'EST UN DELICE...

 

 

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