les Canaries : Tenerife avant | après
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Date d'arrivée : mercredi 1 octobre 2003, 6h00
Date du départ : mardi 7 octobre 2003, 3h00


Mercredi et jeudi : navigation au moteur vers Tenerife
 


Carte de la navigation Lanzarote - Tenerife : tracé réel

 

 

La navigation au moteur, c'est reposant ! Antoine a sorti son hamac qu'il ne quittera plus avant la nuit. On bouge presque moins dessus car il suit le roulis du bateau en restant à peu près horizontal (sauf quand ça balance de trop où là ça devient du rodéo : Hélène attend avec impatience la chute !)

 

 

Après ces délicieux repas de poissons pendant cette traversée, la mer nous offre un plaisir que nous n'avions plus eu depuis Concarneau le 2 septembre ! Jeudi matin, au lever du soleil, les dauphins viennent nous dirent bonjour. Ils sont gris et tachetés de points noirs.

 

 

 

jeudi, vendredi : mouillage au sud de la Punta De Antaquara

Nous avons choisi deux mouillages avant de se poser au port de Santa Cruz de Tenerife, la capitale.
Le premier, tout au nord de l'île est dans un cadre vraiment sympa : une petite baie entourée de falaise, bien protégée. Pas de route d'accès, et un vieux port désaffecté dans un coin. La tranquillité des lieux est seulement perturbée par un espagnol un peu trop avenant qui tient vraiment à nous faire venir chez lui, dans une maisonnette perchée sous la falaise. Nous sommes d'autant plus sceptique qu'il nous appelle... à coup de sifflet ! Nous laissons d'autres navigateurs lui rendre visite.
En effet, quelques bateaux sont arrivés, et plus grave, des jets-skis... nous avons droit à des tours et des tours dans la baie, un peu trop protégée !

Une plongée nous fera rencontrer notre premier poisson trompette (non comestible) et notre premier fort courant nous laissant un froid dans le dos jusqu'à la sortie de l'eau.

 

 


Le lendemain, nous nous dirigeons à quelques milles au sud et sous la pluie vers San Andres, qui abrite la plage de Santa Theresa. Un catamaran, Tamata, est déjà derrière la digue. Nous mouillons deux ancres, une devant et une derrière pour se stabiliser entre la digue et la plage.

Hélas, quelques minutes de pause et un zodiac de la Croix rouge nous tourne autour, puis autour du catamaran. Ils s'approchent : leur message est clair " you can't stay here"

Un peu plus tard c'est ce gros bateau à gauche qui attend notre sortie : on se résigne donc !

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Antoine a relevé trois mouillages en une matinée... il est tant d'aller au port ! D'autant plus qu'il est gratuit à Santa Cruz pour les adhérents de Voiles Sans Frontière

 

 

Au port, les marineros sont un peu susceptibles. Si vous voyez deux gars sur une petite prame avec un gros moteur, en train de godiller, le tout affubler d'un immense parasol à rayure, vous avez affaire au capitaine du port et à un marineros. S'ils vous font des grands signes, il ne faut pas vous éloigner (comme nous, on avait peur de déranger deux tranquilles pêcheurs avec un problème moteur), mais s'approcher doucement. Après de longs grattages de têtes, ils vous trouvent un endroit où amarrer le bateau. Ça n'a vraiment pas l'air facile, pourtant, il y a vraiment beaucoup de places dans le port.

 

 

 

Santa Cruz de Tenerife : 4 jours

Antoine au cybercafé. On peut enfin mettre en ligne la nouvelle version du site ! Et répondre aux mails reçus. Nous envoyons aussi notre première newsletter (plus d'infos). C'est vraiment un moment important pour nous de recevoir des nouvelles de la famille et des amis... et des questions d'autres amateurs de voile et de voyage !
Nous passerons un peu plus de quatre heures au cybercafé. Belle performance !

 

Juste avant de nous rendre au cybercafé, nous sommes aller discuter un peu avec l'équipage du catamaran Tamata qui a aussi trouvé refuge à la marina del Atlantico.
Leur bateau étant peu manoeuvrant, ils ont préféré s'arrêter sur un ponton libre sans écouter les instructions du capitaine sur sa barque. Nous étions justement en train de commencer à discuter quand le capitaine est arrivé. Sacrebleu, ça a chauffé en espagnol ! Nous, on n'a seulement compris qu'un peu plus, ils se faisaient virer du port ! Du coup ils se sont retrouvés sur un quai (ponton non flottant) : ils étaient obligés de rester presque en permanence sur le bateau pour régler les amarres du bateau qui montaient et descendait avec la marée ! Finalement, après de longues discussions, ils ont pu obtenir une place sur un ponton flottant, en payant les journées d'avance. Nous, nous ne voulions pas payer tout de suite, nous avons dû laisser les papiers du bateau. J'espère qu'ils sont en lieu sûr !

 

 

 

 

Samedi : balade en voiture avec l'équipage de Tamata

Samedi de bon matin, nous étions en plein rinçage de ciré quand Sébastien de Tamata est venu nous proposer de les accompagner pour un tour de l'île en voiture de location. Nous acceptons avec plaisir, le rendez-vous est donné dans une petite heure.

 

L'objectif de la virée est d'atteindre le sommet de Tenerife (photo de gauche), le Teide, a 3700 mètres d'altitude sans oublier de goûter un peu de neige ! Santa Cruz de Tenerife est sur le point rouge de la carte, en haut à droite.

 

 

 

 

Sébastien, Alain et Nathalie.
Seba et Nath ont travaillé pendant une dizaine d'année tout en préparant leur voyage et leur cata. Ils partent maintenant pour aussi longtemps qu'ils en auront envie autour du monde. Ils ont eu droit à un dossier spécial de 6 pages dans le Loisirs Nautiques de septembre 2003. Alain est un copain qui les a rejoint des Canaries jusqu'au Cap Vert.

  Tenerife est un volcan qui a connu pas mal d'éruptions, il y a plusieurs cratères, dont le Teide. A un moment, sur le côté de la route, on peut voir toutes les différentes strates des éruptions. Température, durée et nature de l'éruption et pleins d'autres facteurs font que les couches se distinguent les unes des autres

 

 

 

Nous sommes un peu plus haut (mais quand même déjà 2000m), dans un cratère ; succession de lave, de sable et de roches rouges. C'est un véritable paysage lunaire que nous découvrons à chaque virage. Tous les points de vue sont différents...

Antoine part à la recherche de sable pour notre collection ! C'est lui que l'on devine au milieu de la photo.

 

 

 

C'est trouvé ! Celui-ci est parfait... Et hop dans une boîte de pellicule photo ! Nous en avons des stocks (juste les boîtes vides), offerts par la maman de Hélène, elle est grand reporter à Archettes !

 

 

Un peu plus loin, on se croirait
un peu dans le Colorado
avec ces roches rouges verticales.

En tout cas, on ne s'ennuie pas avec les Bordelais : bonne humeur et joie de vivre. On sympathise très très vite.

On a vraiment beaucoup de centres d'intérêts en commun.
On a plein d'astuces à échanger, alors ça discute, ça discute et ça discute encore ! On n'avait pas parlé autant depuis un moment.
On sait que l 'on va passer seulement quelques jours ensemble avant de peut-être jamais se revoir... Mais c'est comme ça les rencontres en mer : bref et intense.

Moralité : ça discute dans tous les sens dans la Punto, on en oublierait presque de regarder le paysage !

 

 

Après une paella dans un resto touristique, nous arrivons au pied du téléphérique qui permet d'accéder aux 1 000 derniers mètres. Il y a aussi la marche mais c'est un peu rude comme rando !
Là, mauvaise surprise : voir photo ci-dessous. La décision est unanime : nous n'irons pas tout en haut, en plus, on ne voyait pas de neige, mais quelques nuages qui nous auraient bouché la vue. On se rabat sur le magasin de souvenir bien bien kitsch. Avec un petit coup dans le nez (c'est qu'elle était bonne la sangria au restaurant et deux carafes pour 5 c'est beaucoup), on a bien rigolé en flânant dans cette caverne.

 

 

Nous continuons notre route vers le sud est. On avait prévu le sud ouest, mais on a loupé la route ! Après un arrêt minute a Los Christianos, ville port béton, on bifurque à nouveau et cette fois-ci on continue notre route vers le sud ouest.

Nous arrivons à la ville la plus sympa, à notre goût, de Tenerife : un quartier avec des maisons traditionnelles, des jardins, une église et où se trouve le Drago, arbre de l'espèce éponyme qui n'a pas moins de 2500 ans. Avant de reprendre la route, on nous invite à une dégustation gratuite de produits locaux : il ne faut pas nous le répéter deux fois ! Les fromages sont excellents mais les liqueurs à vomir...

 

Balcon en bois traditionnel El Drago

 

La virée se termine, la nuit tombe vite. Nous passons rapidement au Leroy Merlin repéré ce matin pour quelques achats de bricolage. Avec Antoine, on est un peu surpris et mal à l'aise de se retrouver dans une grande surface avec des néons blancs agressifs... et pour clôturer le tout, on se retrouve à la sortie dans des bouchons !!!

 

 

 

Dimanche : bricolage et apéro

La journée s'écoule entre le déplacement du haut-parleur de la cuisine, la préparation du site web et du programme des prochains jours.

Le soir, l'équipage de Tamata et Louis, un basque navigateur en solitaire (sur un Rêve d'Antilles), sont à bord pour l'apéro bien mérité après cette journée de travail.

 

<- les bordelais de Tamata : la bonne humeur communicative !

 

 

 

Lundi : courses et balade en ville

C 'est décidé, aujourd'hui, on visite Santa Cruz de Tenerife. Pour commencer, un petit tour au marché (Mercado), où on s'approvisionne en fruits, légumes et oeufs. Un petit conseil : au fond à gauche les prix sont très bas. Ça ressemble plus à un grossiste d'ailleurs, comparé aux autres petits vendeurs (ça vaut le coup de chercher : moins de 15 € pour deux sacs de randonnées remplis à ras bord !). On doit rentrer au bateau car les sacs sont pleins. Rangements puis deuxième départ sans les sacs vers un resto repéré auparavant.

On profite de l'avantage d'être au port : En fait, comme dans la plupart des grandes villes touristiques ou non, le port est le coeur d'attraction de la ville. Tout est autour. Notre maison flottante est donc tout le temps en plein centre ville quand nous sommes au port ! Pratique non ?

Troisième départ donc cette fois ci vers le parc municipal, vraiment sympa et une église : derrière l'hôtel, une sculpture en bois de 5m sur 15m. Impressionnant ! ->

 

 

le parc municipal

 

 

Une ruelle paisible de Santa Cruz. C'est quand même autre chose qu'Arrecife cette capitale...


La balade se termine par un ravitaillement a l'Hyperdyno du centre ville ou nous retrouvons Louis qui nous porte une bonne partie des courses jusqu'au bateau. En fait, il a porté le sac destiné à Antoine : 25 kilos de jus de fruit et de lait ! Vraiment sympa Louis et ce n'est pas fini...

Au supermarché, nous sommes aussi invités à une soirée chez deux bretons, dont un est installé à Santa Cruz. Du coup Louis nous invite à manger juste avant sur son bateau : poulpe au dîner les amis...

Tout s'accélère donc car la nuit tombe et nous devons encore passer au Cybercafé et ranger le bateau car nous partons tôt demain matin.

 

 

Yannick (Landivisiau), BTS en poche, a décidé de passer un an à perfectionner son espagnol et profiter de l'île et du surf : il est serveur à Santa Cruz et super heureux ! A côté, une de ses copines en vacances.

 

Louis, au port depuis un bon moment sur un bon vieux bateau en acier (son Rêves d'Antilles), qui a besoin de quelques travaux pour continuer sa route. C'est un pro pour se mêler à la population locale ! Louis est aux Canaries pour un bon moment encore...

 
La soirée se termine à 3 h du matin, nous avons décidé de partir dans la foulée. C'est Louis qui nous largue les amarres. On commençait à se sentir vraiment bien dans cette ville et à connaître du monde mais la Gomera nous attire un peu plus et le voyage continue.
 
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