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| Date d'arrivée : mardi 7 octobre
2003, 21H00
Date du départ : jeudi 9 octobre 2003, 18H00
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| Mardi 27 : navigation Lanzarote - La Gomera |
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Nous quittons Tenerife encore un peu joyeux, nous avons choisi
de passer par le nord, la route est plus longue, en contrepartie,
les paysages sont réputés plus pittoresques et sauvages.
Nous sommes au moteur, Antoine prend le premier quart, met les voiles
quand nous passons la pointe nord et passe le relais à Hélène.
Cette remontée pénible ne s'est faîte qu'à
3 ou 4 noeuds à cause du courant, des vagues et du vent de
face. Après les îles de la pointe, le vent est assez
instable et il est difficile de garder un bon cap ; il faut sans
cesse régler le régulateur et la grand voile. Les
paysages sont grandioses : des falaises rouges entrecoupées
de forêts denses vertes, le tout bien protégé,
on ne voit pas un village, encore moins une route. Enfin, le bateau
s'est stabilisé un peu, et le vent mollit, Hélène
se repose dehors. Peu après, avec la fatigue, le petit froid
du matin et surtout l'inoccupation, Hélène commence
à avoir le mal de mer : elle s'allonge dans le cockpit et
elle doit se forcer pour effectuer le moindre mouvement. Enfin,
Antoine se lève et aussitôt, une alléchante
odeur de pizza s'échappe du bateau... Chouette !
Mais le réglage du bateau passe avant le petit déjeuner
et Hélène a dû passer la limite : à la
seconde bouchée, le dernier repas passe par-dessus bord !
Hélène part se coucher pour de bon au chaud. |
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Le moteur reprend du service jusqu'à la pointe ouest de
Tenerife, où se trouve le golf, qui, avec sa grande étendue
plate et verte claire, détonne un peu dans le paysage ! C'est
un beau lieu qui mérite que l'on s'y attarde. Il y a peu
d'arbres, quelques bunkers de sable blanc et du fairway bien tondu. |
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Vue de Tenerife à l'ouest. Depuis le lever du jour, nous
avons mis la ligne de traîne. Enfin elle se tend et Antoine
remonte un poisson qui fait de magnifiques bonds désespérés
derrière le bateau. Pas de doute, c'est notre première
dorade coryphène ! Elle nous apporte en plus du vent et nous
filons maintenant à 7 noeuds vers la Gomera. |
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La dorade coryphène est un superbe poisson brillant jaune
et vert, qui perd toutes ses couleurs en quelques minutes une fois
sur le bateau. Dépêchez-vous de prendre la photo souvenir
! Celle-ci faisait un bon kilo, ce n'est rien comparé aux
autres bateaux comme Tamata qui en a déjà ramené
deux : 16 kg et 8 kg. Mais nous sommes très fiers de cette
prise car c'est un poisson mythique pour nous... |
Pour fêter cela, Hélène
prépare une nouveauté : beignets de poissons. C'est
délicieux... Décidément, il y a beaucoup de recettes
avec le poisson. Nous sommes bien bêtes en France de le préparer
tout le temps à la vapeur ou en papillote. Poisson cru, en
beignet, cuit aux citrons,... c'est tellement meilleur ! |
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Voici la Gomera ! La photo a été prise au départ,
c'est notre premier essai de panorama automatique avec l'appareil
photo, d'où le léger penchant au centre. Ce sont des
falaises tout autour de l'île, en tout cas tout le sud ! Pour
nous c'est un retour en Corse, mais nous trouvons le paysage encore
plus beau. Le centre de l'île ne présente pas forcément
d'intérêt par contre. |
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Mardi, mercredi : playa de Chinguarime
et port de Santiago
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Nous passons notre première nuit à la Gomera devant
une plage de cailloux. Nous sommes arrivés de nuit, mais
les fonds sont sableux et nous sommes seuls donc pas de souci !
Au matin, nous apercevons quelques personnes sur la plage qui disparaissent
aussitôt. Nous guettons aux jumelles... En fait, il y a du
monde partout, dans des petites grottes derrière la plage...
Réputée pour être un repère de hippies
dans le temps, l'île a gardé quelques-uns de ces habitants.
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Nous continuons vers
Porto Santiago à quelques centaines de mètres, seul
port de l'île ou l'on peut faire le plein avec un tuyau et
une pompe (ailleurs, c'est bidon à la station service). L'ambiance
est totalement différente des autres îles canariennes.
Il y a seulement un autre voilier (allemand) au milieu de bateaux
de pêche et de petites embarcations. Le personnel du port
parle espagnol très très vite, comprend l'anglais
mais s'obstine à ne parler qu'espagnol. Hélène
part faire une première tentative pour comprendre comment
et où faire le plein. Il faut faire répéter
5, 6 fois, c'est vraiment très désagréable,
car ils ne font pas d'effort pour au moins parler plus lentement.
Antoine est au bateau car nous sommes sur un quai, la marée
descend et le ferry doit arriver (nous sommes à sa place).
On échange les rôles, Antoine passe à l'action
"faire rapidement le plein" pendant que Hélène
surveille le bateau.
C'est compliqué, on ne peut faire le plein qu'au bidon car
un gros bateau est devant la pompe au nettoyage. La pompe ferme
dans dix minutes, à 13 heures. On s'active, ils acceptent
de prendre les bidons; finalement, ils sont quand même sympas
! Nous déchantons vite, le pompiste remplit un bidon et nous
fait comprendre qu'il terminera cet après midi. Il garde
en otage nos trois bidons. Malin l'Espagnol...
Maintenant, nous avons du temps, c'est la sieste espagnole...
nous en profitons pour compléter le ravitaillement de frais
et pour envoyer un dernier mail aux proches avant la traversée
vers Dakar. Le village nous plait beaucoup, pour finir nous apprécions
bien cette petite halte forcée. La vie est paisible ici !
Le bateau stationné devant la pompe s'en va, nous pouvons
utiliser le tuyau pour remplir les deux cuves et remplir en plus
les bidons : 270 l de gasoil pour seulement 90 €.
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Mercredi, jeudi : départ vers la
cala Cantera et belle chasse sous-marine
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| Hélène règle
le pilote automatique, que nous utilisons de plus en plus : il nous
libère de la barre et nous pouvons mieux observer l'environnement.
Nous surveillons régulièrement le cap. |
Encore un merveilleux coucher de soleil, entre Porto Santiago et
le mouillage de Cala Cantera, que nous atteindrons donc de nuit.
Ce n'est pas très grave, nous avons bien étudié
la carte, le temps est calme et nous commençons à
bien connaître la manoeuvre ! Cette petite crique nous promet
une belle chasse sous-marine. En tout cas, Ronan (l'ancien propriétaire
de Madéo) la conseille dans son site internet car on y voit
beaucoup de spécimens. |
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Jeudi matin, nous découvrons
Cala Cantera sous le soleil. Une poissonnerie désaffectée
qui n'est pas moche du tout (contrairement à ce que l'on craignait)
est installée au fond de la crique.
Au programme de la journée : chasse sous-marine, préparation
du bateau pour la traversée et repos de la dernière navigation
entre Tenerife et la Gomera.
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Nous sommes seuls au mouillage. C'est beau, on dirait un peu la
Corse. L'eau est transparente et chaude, les falaises sont rouges. |
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Première chasse
sous marine pour Hélène qui jusqu'à maintenant
était plutôt en phase d'observation de la faune et
de la flore.
" Comme je commence à voir pas mal de poissons intéressants
et que mes apnées sont correctes, je me sens prête.
La virée se passe bien, j'utilise le fusil du père
d'Antoine, je n'ai pas assez de force pour tirer les sandows derrière
la flèche : c'est donc le prof qui charge les fusils et me
donne des conseils après chaque tentative. Les poissons sont
beaucoup plus méfiants lorsque l'on braque une flèche
dans leur direction. L'aspect sécurité passe toujours
en premier, je ne vais donc pas très profond et je passe
peu de temps au fond. Je me fais tout de même surprendre au
cours d'une apnée ou la flèche s'est accrochée
au fond. Je commençais à insister pour la récupérer
et l'apnée durait, durait. Un coup d'oeil à Antoine,
qui me fait signe de remonter. C'était évident ! Mais
dans l'eau, les réflexes mettent du temps à se mettre
en place. Une seconde coulée (descente dans le jargon de
la chasse) et la flèche est décrochée. J'ai
encore beaucoup de progrès à faire !"
Résultat des courses : nada, rien !
Par contre, Antoine ramène pas mal de poissons, dont un beau
barracuda de 70 cm, en haut de la photo. Le reste ce sont de vieux
perroquets, un saupe et un gros sar.
Antoine est aussi tombé sur une énorme raie pastenague
: environ 80 cm de large pour 1,20 m de long. C'est très
impressionnant ! Elle n'a pas du tout eu peur, mais nous avons choisi
de ne pas tirer les raies car leurs dards sont souvent très
venimeux et coupants : inutile de prendre le risque de s'y frotter
!
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Nous passons à la préparation du bateau : nous faisons
tourner le dessalinisateur pour remplir les cuves d'eau car au Sénégal
nous allons faire la guerre aux microbes et nous ne voulons pas remplir
les cuves avec l'eau sénégalaise. Les poissons sont cuisinés,
le bateau est nettoyé et vérifié, ainsi que les niveaux
du moteur. Nous prenons une bonne douche au pulvérisateur, sous
les yeux de quelques "touristes" arrivés au milieu de
l'après-midi sur une grosse vedette à moteur.
Quand vient l'heure de se reposer, il est largement temps de partir...
Cap donc vers l'Afrique ! |
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