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| Date d'arrivée : Jeudi 16 octobre
2003, 1H00 (heure UTC) (36 h avant notre rendez-vous avec Catherine et
Samuel !)
Date du départ : Dimanche 19 octobre, 1H00
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| Jeudi : Arrivée à Dakar |
Nous avons prévu d'atterrir au CVD : Cercle de
Voile de Dakar. Le port de Dakar est uniquement réservé
aux navires de commerce et aux ferrys. Tous les voiliers vont donc au
CVD, à la marina ou à l'ADP, les trois yacht clubs de Dakar.
Le CVD reste le meilleur atterrissage car il propose beaucoup de services
: mécanos, voilier, mains en tout genre... on peut profiter des
douches, toilettes, cuisine, frigos, gaz, bar et traiteur. Et surtout,
les habitués sont une mine d'information sur le Sénégal.
Nous n'avons pas plus d'informations qu'un point GPS où mouiller,
le CVD n'est pas sur les cartes. L'arrivée se fait donc au GPS...
Nous arrivons en pleine nuit, avec la Lune. Nous sommes tous deux très
vigilants car il y un fort trafic devant Dakar. Nous nous fions beaucoup
au radar et au sondeur. Enfin, à l'endroit prévu, nous apercevons
quelques mâts. Nous mouillons derrière tout le monde, pour
ne pas déranger, apparemment nous sommes au CVD.
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Au petit matin, c'est le dépaysement direct... Les pirogues
de pêcheur passe à côté de nous par dizaines
! La côte est parsemée de palmier et la plage de la
baie de Hann est immense. Il n'y a plus de doute nous avons mouillé
au bon endroit : le CDV. |
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Une cinquantaine de bateaux sont paisiblement amarrés sur
des corps-morts. Nous sommes toujours à l'ancre pour le moment.
Le voilier rouge devant c'est Tui uiu (prononcer Touyouyou)... On
l'a rencontré à Santa Cruz de Tenerife, il mettait
les voiles sur Dakar et on s'était donné rendez-vous.
Jeannot est français et Edna brésilienne, ils vivent
à Rio et sont partis depuis deux ans. |
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Nous gonflons l'annexe pour descendre
à terre. Ronan et Laurence nous avaient pourtant expliqué
qu'un Africain amenait les navigateurs de leur bateau à
la plage mais nous n'avons pas un sou sénégalais
à lui donner et nous ne savons pas comment ça marche
! Une fois l'annexe gonflée, nous le voyons déposer
du monde sur d'autres voiliers et entendons une corne de brume
sur un remorqueur au mouillage. Un petit bateau à moteur
fonce vers lui et embarque quelqu'un à son bord... C'est
décidé l'annexe reste à bord et nous allons
tenter de l'appeler à notre tour. Sitôt dit, sitôt
fait ! Le voilà qui arrive vers nous avec Hassan à
son bord, le gardien du remorqueur. Arrivé à terre
il nous explique que nous n'avons rien à donner au passeur
pour ce service : c'est compris dans le forfait. Puis il nous emmène
au CVD juste en face du quai ou nous avons débarqué.
A gauche : le passeur Eladge sur son bateau qui nous transportera
tout au long de notre séjour. |
Le Cercle de Voile de Dakar
C'est propre, très accueillant et l'ambiance est sympa.
Pour chercher des informations sur la navigation au Sénégal
c'est sans aucun doute le meilleur endroit. Il y a toujours quelqu'un
qui connaît le Siné Saloum, le Gambie ou la Casamance
et qui pourra vous prêter carte et guide pour les photocopier
à Dakar. Le gardien vous trouvera un boy pour porter vos
courses, vos bidons d'eau, pour aller chercher votre essence et
votre gaz en échange d'un petit pourboire (de 1 à
10 F). Pour le linge c'est Fatou qui peut vous rendre service en
le lavant à votre place (20 F la très grande bassine). |
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Nous devons faire les
formalités d'arrivée. En route donc pour Dakar...
Sans un sous nous ne pouvons pas prendre le taxi, c'est le CVD qui
nous prêtera 50 F pour subvenir à nos premiers besoins.
10 F le taxi pour se rendre au centre de Dakar ! C'est donné
!!!
Les taxis sont jaunes et noirs, ils n'ont jamais de compteur et
la course se négocie toujours avant de monter (sinon vous
payerez le prix fort, sans limite). Certains sont encore en état
convenable mais d'autres n'ont plus de rétroviseur, ont
un morceau de tôle en moins ou une poignée, vibrent
de partout, se démarrent avec un bouton poussoir... Enfin
parfois on se demande si on va pouvoir faire un kilomètre
!!!
La gare ferroviaire tranche dans le paysage, elle paraît
tombé du ciel dans un brouillon géant. |

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Juste à côté, le marché malien... Le
long d'un mur, de multiples marchands de tissu et de colliers s'installent
tous les jours. C'est le meilleur endroit pour acheter du tissu
à bon prix et surtout sans se faire alpaguer par les rabatteurs.
C'est reposant quand vous avez testé les rues du centre ville
! Pour information : 6 mètres de Wax se négocient
à 50 F et 6 mètres de Bazinà 80 F. Le tissu
n'a rien à voir avec celui pour touriste que l'on retrouve
partout et sous toutes les formes. Prévoyez un gros budget
pour faire vos courses à Dakar car il y tellement de belles
choses à acheter à prix très modiques qu'il
serait dommage de s'en priver ! |
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Dakar !
Ce ne sont pas des voitures comme ça partout, mais c'est
un bon exemple de la propreté de la ville. Sacs plastiques,
tôles, morceaux de bois, cela traîne à tous les
coins de rue. |
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A midi nous mangeons dans un buibui
de la rue la plus commerçante. En fait, il vaut mieux se
faire les restaurants qui proposent des plats au même prix,
bien plus copieux et meilleurs ! Juste en face, des vendeurs en
tout genre jonchent le trottoir et nous proposent à travers
la vitre du buibui tous leurs articles.
Nous craquons sur le vendeur de batiks qui nous a déballé
toute sa collection. Première négociation au milieu
du repas. Je me renseigne sur les prix et le nombre de vendeurs
double, triple et bientôt quadruple ! Quand ils mettent la
main sur un toubab (blanc en sénégalais), ils ne veulent
pas le perdre. C'est notre première négociation et
on ne peut pas vraiment en être fier : 300 F le batik de 2,5
m sur 1,5 m. |
Juste après il nous emmène
à la fabrique (le gros magasin du coin qui fourni tout les
vendeurs de la rue), représentation de tous les batiks...
Nous ne voulons plus acheter mais le vendeur insiste pour que l'on
en prenne un qui nous plaisait beaucoup : 300 F, 250 F, puis 220
F à la sortie du magasin... Nous ne craquons pas ! Une rue
plus loin le voilà à nos trousses avec le batik dans
un sac plastique : 200 F, 170 F,...
"Non, non merci, vraiment... "
Une rue plus loin, le voilà à nouveau :
"150 F, 130 F, 120 F..."
"Bon à 100 F je veux bien te le prendre mais pas plus
car ma femme ne veut pas !"
"Alors ta femme me donne 100 F et toi tu me donnes juste 10
F de plus pour être venu jusqu'ici "
" Ok marché conclu !"
Et un batik pour 110 F : là c'est très bien négocié... Retenez la leçon car elle marche à tous les coups
!!! |
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De retour au CVD, nous passons par le marché aux poissons
approvisionné en permanence du matin au soir. Il faut tout
de même du courage pour acheter son poisson sur ces étalages...
Nous découvrons par la même occasion la plage : un
vaste dépotoir de poissons morts, de pneus, sacs plastiques,
bâches, bouteilles... C'est vraiment répugnant, il
n'y a pas d'autre mot pour la décrire !!! |
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L'arrivée des pirogues forme un vrai spectacle lorsqu'on
y assiste pour la première fois ! Passage des vagues, remonté
sur la plage sur les rondins avec une trentaine d'hommes, débarquement
des poissons...
Ci-dessous, de plus petites embarcations attendent le bon moment
pour s'élancer. Ceux-ci vont pécher à la traîne
pour la journée.
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| Vendredi : Grand nettoyage du bateau avant l'arrivée
de Catherine et Samuel |

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Nous avons déplacé Madéo sur un corps-mort
juste au bord de la plage et bien plus près du passeur. Derrière
nous une pirogue semi-abandonnée accueille les aigrettes
et les hérons le matin.
Nous passons la matinée et le début d'après-midi
à nettoyer le bateau et débarrasser quelques équipés
pour Catherine et Samuel. Vers 15 h nous avons enfin fini, mais
ils ne sont toujours pas arrivés... |
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Alors nous décidons de commencer notre grande lessive. Les
chats du CVD sont impressionnés par le nombre de bassines
dont nous avons besoin. Les chatons plus craintifs ne s'approchent
pas trop !
Nous ne sommes pas trop de deux pour laver tout ce linge, alors
Antoine frotte, frotte et frotte encore.
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| Samedi : découverte de Dakar pour nos invités
et multiples achats |

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A deux ou à quatre, le taxi
c'est toujours le même prix : même le coffre plein !!!
Dans la rue de la fabrique où nous sommes retournés
acheter deux autres batiks, un chantier nous interpelle !!! Au rez-de-chaussée
on fait le béton, puis on le monte d'étage en étage...
Mais attention pas avec un sceau, ni avec une échelle...
Les hommes le jette à bout de bras par pelleté (voir
deuxième étage !). La cadence est rapide et les coups
de pelles précis : ils ne marquent une pose qu'au moment
ou ils nous surprennent entrain de les photographier ! (ils n'ont
pas trop aimé...)
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Ensuite nous changeons
de coin, direction le marché couvert de Kermel. Les légumes
et les fruits n'y sont pas meilleurs marchés qu'à
l'entrée du CVD et surtout ils sont moins beaux !
En chemin nous nous attardons près des vendeurs de sandales,
de pirogues, de boîtes en cuir et de bijoux... Nous achèterons
des articles à tout le monde !!!
La vendeuse de bijoux a été la plus gâtée
!
Les négociations sont à chaque fois très longue
et quand la journée prend fin, nous sommes sur les genoux. |
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C'est l'heure de la prière... Les hommes installent leur
tapis et les vendeurs du marché sortent pour prier. Avant
cela, tout le monde se nettoie les pieds, les mains et le visage. |
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| Samedi : course de frais et préparation du bateau |
Nous décidons de partir ce soir car les magasins
de Gorée seront fermés dimanche et lundi. Pour ne pas perdre
de temps sur notre programme, il faut décoller pendant la nuit...
Les filles font le plein de légumes au petit marché à
côté du CVD et complète avec Fatou juste à
l'entrée. Les garçons font le plein d'eau, rangent l'annexe...
La journée passe très vite et nous nous rendons compte que
pour partir à minuit il va falloir speeder !!! Antoine et Samuel
finissent de préparer Madéo. Nous décollerons vers
3H00 du matin au milieu d'un festival de poissons... Ça saute de
partout dès que l'on éclaire l'eau !
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