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| Date d'arrivée : mercredi 22 octobre
2003, 18H00
Date du départ : vendredi 24 octobre 2003, 12h00
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| Mercredi 22 en soirée : nous arrivons
à Ngadior |
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Antoine dans le mât
(il adore toujours ça), en plus, dans les bolongs, il a un
rôle de vigie à assurer : certaines fois, du haut,
on aperçoit mieux les bancs de sable et les courants d'eau
profonde.
Sur ses conseils avisés,
nous nous engageons sur l'étroit bolong
qui mène au village de Ngadior. |
Tout à coup, en passant d'une rive à l'autre entre
deux virages inverses, on touche. Marche arrière. On ne bouge
pas. On insiste un peu, barre à gauche, barre à droite,
avant, arrière. Pas de doute, on est perché sur un
banc de sable. Vite, Cath et Hélène dans l'annexe,
avec un bout, Antoine déroule côté bateau, Hélène
fonce en marche arrière vers la rive en face, Catherine tient
bon le bout dans l'annexe qui tire de plus en plus fort, emporté
par le courant et ralentissant le dinghy. Heureusement, le bolong
est étroit et on arrive de l'autre côté. Un
tour mort et un noeud de chaise autour d'un bon vieux palétuvier,
Antoine et Samuel tirent au winch sur le bout. C'est impressionnant.
Madéo descend doucement de son banc de sable et c'est reparti
! Catherine et Hélène repartent en éclaireuses
avec la sonde à main pour trouver la meilleure route. De
gros progrès en moteur d'annexe pour Hélène
: Pilotage cinq sur cinq ! A une vingtaine de mètres devant
le bateau, Catherine indique aux garçons : "Par ici,
non pas par-là, peut-être à droite, oui, c'est
bon".
On profite du paysage. Madéo est si beau dans ce petit bolong
!
Nous arrivons en fin d'après midi devant Ngadior. On mouille
avec deux ancres dans le courant : une à l'avant, une à
l'arrière. Nous sommes dans le prolongement des pirogues
du village. La visite de courtoisie sera pour demain. |
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Sur les rives, derrière une rangée de palétuviers
se dressent quelques baobabs. Cet arbre est le symbole de l'Afrique,
il est majestueux. Dans le Siné Saloum, ce sont presque les
seuls à s'élever au-dessus des palétuviers
!!! Quand on est en haut du mat, on peut les voir de très
loin. Leur tronc est toujours aussi impressionnant : plusieurs mètres
de large même pour les petits exemplaires !
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Voici notre préféré pour le moment
: celui du village de Ngadior.
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| jeudi 23 : visite du village, de l'école
et... premier thieboudienne ! |
Vue d'ensemble de Ngadior au lever
du jour, depuis les hauts de Madéo. On retrouve le gros baobab
sur la gauche, et le dôme brillant de la mosquée. Vu
d'ici, on ne croirait pas qu'il est simplement tapissé de
plaques d'aluminium isolantes...
Après un bon petit déjeuner, nous nous décidons
pour la visite, avec un petit sac et quelques stylos. Les enfants
nous accueillent sur le quai : "Toubab ! Hé toubab !
Donne-moi un cadeau " " Je n'ai pas de cadeau ".
Sans rancune, les petites mains s'aggrippent aux nôtres...
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Nous demandons au premier villageois croisé à rencontrer
le chef du village. Il nous emmène sur une petite place ou
des femmes discutent. "salam alleikoum ! " nous dit-on.
Nous répondons aussitôt "Malleikoum salam".
"Ça va ? ""Ça va ! "Les femmes
parlent entre elles et rigolent. Le frère du chef du village
a été prévenu, il arrive, suivi d'une femme
qui parle beaucoup mieux français. On s'assoit. Nous nous
présentons, chacun répète les prénoms
mais nous oublions très vite les prénoms musulmans
complètement inconnus.
La femme nous explique peu à peu que c'est son mari qui
s'occupe d'accueillir les navigateurs. Il est en voyage, avec le
chef du village, justement, il revient bientôt, samedi normalement.
On lui demande si on peut visiter le village et rencontrer les instituteurs.
Elle se lève, nous quittons le frère du chef à
qui on a expliqué la situation et nous guide dans les ruelles.
La troupe d'enfants est toujours derrière nous. |
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| Le village vu depuis le
toit de la mosquée sur lequel nous avons été
invités à monter. Certaines habitations ont des murs
en ciment et des toits en tôle, d'autres sont de simples cases.
En revanche, toutes sont équipées de panneaux solaires
flambants neufs, offerts par une association espagnole et installés
trois semaines auparavant. Ces panneaux leur permettent d'allumer
un néon par foyer pour la nuit. |
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Nous visitons quelques cases, dont
celle de la mère de notre guide qui est alitée. Mais
elle se lève pour l'occasion et tout le monde s'assoit autour
du lit. On parle un peu, notre guide nous présente à
sa mère en sérère.
Une femme dit qu'elle aime bien Hélène, car elle
sourit tout le temps !
Nous continuons la visite. Dans la mosquée, notre guide
nous dit que nous pourrons revenir avec l'appareil photo. Justement,
nous l'avons ! Nous n'osions pas le sortir. Pas de problème
pour les photos, nous pouvons tout prendre, au contraire ils se
plaisent à poser devant l'objectif !!! |
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| L'intérieur de la mosquée
avec un faux imam pour la photo... Les horaires de prière sont
inscrits en grand à la craie. |
Notre guide nous fait visiter
la maternité de Ngadior,
c'est son mari qui en est responsable. Jugez par vous-même
l'état du lit pour enfant... Le reste est à l'identique
!!! Pourtant il sont très fièrs de la maternité,
pour eux c'est un réel progrès... |
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Nous passons maintenant chez l'imam. Il parait honoré de
notre visite. Nous parlons un peu.
Plus loin, nous passons à côté Madéo.
Le fleuve est lisse, comme un miroir.
Nous arrivons enfin à l'école. |
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En effet avant et pendant
notre petit déjeuner, nous avons beaucoup entendu nos voisins
du mouillage, les écoliers ! La cour est sur la rive juste
à côté du bateau. Chansons, gymnastique, marches
au pas... Les écoliers ne chôment pas, et nous avions
hâte de voir en vrai ces classes que l'on dit surchargées.
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Nous entrons donc dans chacune des quatre classes. A chaque fois,
le maître nous accueille à la porte et nous invite
à l'intérieur. Suivant les âges et le nombre
d'enfants, l'accueil est plus ou moins bruyant...
Nous expliquons au directeur que nous avons des fournitures scolaires
dans le bateau et que si des élèves ont besoin...
Il nous explique qu'ils manquent de tout, même de stylos bics
! Cela coûte cher ici et certaines familles n'ont même
pas les moyens d'en acheter un !
Dans la classe du directeur, le CE1, un nouvel instituteur vient
d'arriver, il enseigne le CE2 et pour l'instant les deux cours sont
réunis car le nouveau bâtiment est en construction |
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Citation à l'entrée
de l'école...
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| Pour avoir une idée des besoins
en fournitures de l'école, il faut connaître le nombre
total d'élèves. Comme le directeur ne connaît
par coeur que le nombre d'élèves par classe, il nous
pose une belle addition sur une bonne vieille ardoise d'écolier. |
Récitation de rentrée,
pour les CM2.
Ici le travail est donné en exemple. |
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| Nous avons tout à
coup l'idée de proposer de faire des photos de classes. Le
directeur et les instituteurs sont ravis. On s'organise rapidement
: photos pendant la récréation, impression au bateau
puis remise des photos en fin d'après midi.
Antoine joue le photographe professionnel et n'hésite pas
à prendre une dizaine de photos, à l'ombre ou au soleil
! On ne sait pas trop comment la couleur de peau rend le mieux.
Hélène veille au détail : on doit voir chaque
enfant. La mise en place des écoliers se fait en riant dans
une joyeuse pagaille.
Les maîtres ont bien du mal à garder tout leur sérieux...
Hélène demande un grand sourire, fait des grimaces.
Et l'ardoise? Ou est-elle ? Vite inscrire la classe et l'année
scolaire à la craie blanche !
Au final, ils sont tous prêts et super souriants |

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Ici, la double classe
de CI-CP, le CI correspond à l'année avant le CP,
sorte de grande maternelle, où ils commencent à apprendre
à déchiffrer et écrire quelques lettres.
Ce sont de loin les élèves les plus indisciplinés,
et le maître se marre tout le temps ! |
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| La classe du directeur : CE1 |
Le CM2. Plus de filles que de garçons ?
C'est qu'ils ne vont plus à l'école mais à
la pêche...
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La garderie. C'est une toute nouvelle classe nous explique le directeur.
Elle permet aux élèves d'apprendre à écouter
et à suivre les paroles du maître. La maîtresse
est justement une ancienne élève de l'école.
Les touts petits sont assis sur des nattes au sol. Les activités
: chanter, apprendre à se lever et à s'asseoir. Pas
un crayon de couleur, pas un jouet... Quand un enfant pleure, elle
offre un bonbon, c'est ce qu'elle nous demande le plus, avec des
jouets. |
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La classe de CM1. Mis à part
la garderie qui vient d'ouvrir, la répartition du nombre d'élèves
par classe est d'une logique implacable. De moins en moins nombreux
au fur et à mesure des années, quand on a commence à
avoir besoin de bras solides... Le CI et le CP sont surchargés,
le CM2 presque vide. |
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Un lézard qui cherche l'ombre sur un mur. |
Des varans s'accouplant sous le chaud
soleil, ils étaient sur le bord du bolongs juste en face du
bateau, bien qu'impressionnants, ils sont complètement inoffensifs...
Ce sont aussi d'excellents nageurs... Ce sont les plus grands que
nous ayons vu : environ deux mètres de long. |
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Nous sommes invités à déjeuner par notre guide,
pendant la préparation du repas, Samuel joue un petit air
de guitare... |
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Hélène au pilon,
après avoir épluché avec Catherine
les oignons et l'ail,
il faut tout passer au mortier. |
Sur la photo, c'est un peu sombre,
mais en fait, c'est très appétissant, mélange
de piment, d'ail et de poivre, on rajoute l'oignon grossièrement
coupé juste après.
C'est la base du tiéboudienne, plat typique du Sénégal. |
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Catherine confortablement
assise sur un petit tabouret aide notre guide à préparer
les poissons (vider, écailler, couper les nageoires dorsales
et ventrales, et arracher les ouïes).
Ces poissons sont ici appelés des "crapes", en
cherchant dans les bouquins, nous n'avons pas trouvé d'équivalent,
mais c'est vrai que nous avons surtout de livres de poissons de
mer... Et non sur les rivières salées ! |
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Partage du plat de tiéboudienne,
les garçons assurent avec des cuillères, tandis que
les filles tentent de manger avec leur main (et seulement la main
droite, attention, l'autre étant réservée à
d'autres usages...).
Ce n'est pas évident, mais à force ça vient
quand même.
Notre guide déjeune avec nous, mais surveille d'un oeil les
enfants qui mangent à part : les grandes soeurs s'occupent
des petits.
Pour le dessert, nous avons apporté des mangues. |
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Une grande soeur s'occupe
du petit. |
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Les enfants adorent
qu'on les prenne en photo. D'autant plus qu'avec l'appareil numérique,
on leur montre instantanément la photo sur le petit écran.
Les photos surprises sont beaucoup plus jolies car lorsqu'ils posent,
les petits ont du mal a sourire (et a montrer leurs jolies dents
!).
Les enfants de Ngadior sont toujours très respectueux.
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Une des filles de notre
guide. |
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| Les enfants adorent nous
prendre la main et quand on accepte, ils ne lâchent plus... |
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Les maçons travaillaient
à la construction de la classe de CE2 lorsque nous avons pris
les photos de classes : eux aussi voulaient une photo de groupe. Sur
la gauche, le président de l'association des parents d'élèves. |
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Nous voici de retour à l'école. Les photos sont imprimées
et glissées dans une feuille plastique pour mieux se conserver.
Les instituteurs sont impressionnés par la rapidité
de notre travail. Nous avons ramené 300 crayons, bics et
fluos, plus quelques rouleaux de scotch, des tailles crayons, des
gommes et des paires de ciseaux... Ils sont ravis et ne s'attendaient
vraiment pas à tant de fourniture. C'est pratiquement assez
pour une année scolaire complète. |
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Photo d'adieu sous le
baobab. Notre guide insiste beaucoup pour que nous restions encore
quelques jours, au moins pour voir son mari, mais nous devons continuer
si nous voulons voir d'autres paysages.
Nous partons à regret, car nous avons été
très bien accueillis à Ngadior. |
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