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| Date d'arrivée : samedi 25 octobre
2003, 11H30
Date du départ : dimanche 26 octobre 2003, 12h00
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| Vendredi 24 : nous faisons route vers l'île
de Poutake mais... |
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Nous sommes partis dans la matinée de Ngadior vers le sud
pour rejoindre le Diombos par les bolongs.
Nous reprenons une veille attentive, d'autant plus que la mer est
haute.
Sur la photo, on voit des tourbillons à la surface : l'eau
est instable.
Nous quittons les bolongs étroits un peu plus profonds pour
les larges bolongs où se déposent les alluvions. Au
bout d'une heure, Hélène a pris la place d'Antoine
en haut du mat pour filmer les paysages.
Catherine aperçoit un singe sur la gauche, vite, nous faisons
demi-tour ! Trop tard, il a déjà disparu, un peu plus
vif que Madéo ! |
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Un peu plus loin, Hélène
prévient d'un virage à gauche à 90 °, suivi
d'une ligne droite de quelques centaines de mètres avec un
banc de sable sur la gauche.
Nous passons largement à l'extérieur du premier virage,
puis nous retraversons le bolongs pour passer sur la gauche, entre
le banc de sable et la rive.
Le sondeur indique 3 m, 2 m 50 : On ralentit, coup de barre à
gauche et à droite pour voir si c'est mieux. Puis 2 m : Point
mort. Et 1 m 80... aïe aïe aïe, marche arrière.
Le sondeur indique --:-- : il touche. On touche le fond !
Branle-bas de combat habituel : préparation de l'ancre sur
le bateau, petit tour en annexe pour sonder la sortie de secours
à la gaffe. Plutôt tout droit pour finir de traverser
car on est juste à la limite du banc de sable. Bon !!! Antoine
pose l'ancre avec une bonne longueur de chaîne dans l'annexe
et le vaillant deux chevaux quatre temps piloté par Sam fonce
à droite en marche arrière ; Catherine dévide
la chaîne au fur et à mesure.
Hélène est toujours sur le mat et filme les opérations.
L'ancre est au fond, Catherine et Sam reviennent à bord
et ho hisse, on tire sur la chaîne pour faire bouger 7 tonnes
et quelques... On aide un peu au moteur. On s'acharne à tirer
sur l'ancre. Le bateau bouge un peu vers l'avant, il est maintenant
complètement perpendiculaire au lit du fleuve. On aide un
peu plus au moteur. Là, on ne bouge plus du tout.
La marée a du commencer à redescendre, Antoine va
faire une reconnaissance directe tout autour du bateau : il a de
l'eau à la taille ! On est bien perché sur un banc
de sable. |
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La mer descend... descend... Madéo se penche un peu du côté
du courant. Pas de panique ce n'est pas grave, il est fait pour
tenir droit sur sa semelle sans béquille sur le sable. Une
petite gîte de quelques degrés ne va pas le faire basculer.
Nous sortons du pain, du fromage, du pâté, un Chinon
du domaine de la Noblaie (www.lanoblaie.fr).
On va patienter le temps que le niveau remonte. Hélène
n'est pas très rassurée et nous demande de ne pas
trop nous déplacer sur le bateau. Antoine est encore très
confiant ! Pourtant si Madéo gîte c'est que le courant
creuse sous la quille et petit à petit cela pourrait déséquilibrer
nos 7 tonnes...
Antoine se lève pour prendre son verre et tout à coup
le bateau se met à pencher rapidement !!! Comme par réflexe
Antoine attrape deux verres de vin posés sur la table, Samuel
la bouteille et le bateau continue sa chute tranquillement... En
quelques secondes, il se retrouve couché, dans l'état
de la photo ci-dessus. Hélène est passée de
l'autre côté de la filière et s'y agrippe pour
faire contrepoids. Elle nous demande de la rejoindre car elle craint
que le bateau continue de se pencher et finisse par se remplir.
Mais il ne peut pas aller plus loin, la coque s'est posée
délicatement sur le sable et le poids du mât ne peut
lutter contre le lest. Vraiment pas rassurée, Hélène
reste dans l'eau et insiste pour qu'on la rejoigne. Mais il n'y
a plus de danger maintenant que le bateau est posé, il ne
reste plus qu'à attendre.
Comme Hélène refuse de remonter à bord nous
décidons de partir à la pêche aux coques sur
le banc de sable ! Catherine et Samuel prennent les devants pendant
qu'Antoine et Hélène vérifient l'intérieur
du bateau : fermer les vannes, caler le PC, couper le frigo et ranger
tout ce qui a valsé à l'intérieur... Antoine
finit par rejoindre les autres en commençant par une reconnaissance
du bolong en annexe pour chercher la sortie. Quand le niveau remontera
nous devrons contourner le banc de sable et aller mouiller pour
la nuit dans un endroit sûr... D'après nos calculs
il fera déjà noir quand nous reflotterons... |
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| Dans cette position c'est difficile
de rester à bord et surtout de tenir debout !!! |
30 ° de gîte... |
Les coques sont bien présentes : nous en ramassons un sceau
entier assez facilement. Elles sont noires c'est assez surprenant
! Pas besoin de râteau, il suffit de prendre une poignée
de sable à la limite sable-eau pour en sentir au moins une
entre les doigts.
Quand nous revenons au bateau, Hélène a fait l'inventaire
des choses à vérifier avant de repartir : pousser
le presse étoupe, vérifier la coque et les haubans,
remettre le frigo, jeter un oeil au guindeau...
Le niveau est déjà remonté beaucoup, bien plus
vite que prévu !!! C'est assez spécial les marées
ici, nous ne maîtrisons pas encore le phénomène
! Catherine et Samuel poussent sur la coque pour éviter qu'elle
ne reste scotchée dans la vase et Madéo se redresse
doucement. Petit à petit nous retrouvons une assiette convenable
et avant que la nuit ne tombe, Madéo flotte de nouveau. Nous
tirons sur l'ancre à chaque fois qu'il flottille pour se
sortir du banc de sable et tout à coup on décolle
pour de bon... Enfin nous sommes libres !!!
Comme la nuit n'est pas encore tombée nous sortons du bolong
pour mouiller dans le suivant à quelques centaines de mètres
car il est beaucoup plus large et plus profond. Nous y passerons
la nuit et continuerons notre route demain. |
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Samedi 25 : l'île de Poutake et son
village abandonné |
Nous partons très tôt
le matin pour profiter de la fraîcheur et arrivons avant midi
sur l'île de Poutake. Antoine a passé son temps perché
sur le mât pour éviter les bancs de sable. C'est quand
même assez pratique car on devine très bien les courants
sur le fleuve vu d'en haut !
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Devant le village abandonné, nous découvrons des
tas d'huîtres de palétuvier... C'étaient de
bons mangeurs par ici vu la montagne de coquille !!! Le village
ne présente guère d'intérêts... Quelques
huttes en ruine et beaucoup de broussaille, rien de plus ! |
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| Antoine grimpe dans un
baobab pour attraper un fruit mais le résultat n'est pas très
concluant ! Après l'avoir découpé à l'aide
d'une huître, Catherine goûte : pas terrible, peut-être
pas mur... |
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| Petite pose amoureuse au pied d'un
baobab... |
Nous avons récupéré quelques jeunes palétuviers
que nous allons faire pousser sur le bateau. C'est pratique il suffit
de les arroser avec de l'eau de mer ! |
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| Dimanche 26 : navigation vers Thiallane |
Nous sommes partis au lever du jour juste après
avoir relever les deux ancres : une à l'avant, une à l'arrière
pour rester dans le sens du courant. Cela nous a quand même pris
une petite heure car elles avaient décidé de rester au fond,
bien accrochées !!! Impossible de les relever à la main
et le guindeau ne fonctionne plus, il nous a définitivement lâchés
quand nous avons essayé de nous sortir du dernier banc de sable.
Il reste une chance avant de plonger par 7 mètres de fond dans
une eau opaque : essayer de tourner autour de l'ancre au moteur pour trouver
le meilleur angle d'attaque. Antoine est sur l'annexe avec un mouillage
dans les mains depuis déjà un petit moment ! Hélène
et Samuel tentent la manoeuvre sur Madéo... Cela marche pour le
mouillage avant ! Et d'un... Ils reviennent chercher Antoine et le deuxième
mouillage : même technique et même réussite. On peut
enfin partir !!!
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De l'île de Poutake nous repartons vers les bolongs étroits
pour rejoindre le village de Thiallane. En rouge c'est le tracé
réel... Nous passons notre temps à zigzaguer car il
n'y a que 3 mètres de fonds et souvent moins ! On voit même
que de temps en temps nous devons faire demi-tour pour trouver un
autre passage car nous arrivons dans un cul de sac, entouré
par des bancs de sable !!! |
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Sur le logiciel de cartographie, le
bateau passe la moitié de son temps sur les berges. On arrive
tout de même à s'y retrouver et parfois nous sommes bien
contents de vérifier notre position par rapport à la
carte papier !!! |
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A 10h00 nous avons une
petite faim car nous sommes partis sans déjeuner... Quelques
huttes abandonnées et un troupeau de vache attirent notre
attention. Depuis le haut du mât, Antoine remarque que l'on
peut s"enfoncer dans les terres et atteindre la brousse.
Aussitôt dit, aussitôt fait : on mouille ! |
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| Derrière la rangée
de palétuviers qui borde le bolong, des marais recouvrent une
grande partie des terres. |
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On retrouve beaucoup d'oiseaux ici. Celui-ci se reflète
dans l'eau calme du Siné Saloum, le paysage est magnifique... |
De nouvelles espèces attirent notre attention... plus petits
mais tout aussi jolis, ces oiseaux se laissent approcher plus facilement. |
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On ne voit pas beaucoup de fleurs à cette saison, voici
tout de même un petit exemplaire de celles que nous avons
trouvées... |
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| Les arbres nous plaisent
toujours autant ! |
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| Nous découvrons notre première
termitière : c'est un amas de sable qui peut atteindre un mètre
ou deux, voir plus. Ici on en voit un peu partout. |
"On jette un petit coup d'oeil à l'intérieur
d'accord ?"
Cela grouille de partout, on dirait des fourmis avec un long corps
!!! Elles sont surtout bien plus nombreuses... |
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Les libellules sont assez
majestueuses... Cette variété est la plus représentée
et nous fera l'honneur de poser pour la photo ! Sympa non ?
Les extrémités de leurs ailes ressemblent à des
bouts de laine... On se demande comment elles peuvent battre des ailes
aussi rapidement ! |
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Notre troupeau de vaches
dort paisiblement au bord du fleuve. Personne ne les garde, elles
sont en totale liberté !!! |
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| En voici une au museau
plutôt étrange !!! Nous supposons que les morceaux de
bois accrochés l'empêchent d'aller téter sa mère.
Peut être est-elle malade ! On imagine que les pics feraient
fuir l'autre vache à son contact... Si quelqu'un à une
autre proposition, merci de nous la transmettre !!! |
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Avant de partir, nous allons
chercher de la bonne vase pour nos palétuviers apprivoisés.
Au passage nous remarquons quelques belles huîtres ! Samuel
et Hélène y retournent pour faire les courses. Nous
pourrons les manger demain, c'est l'anniversaire d'Antoine, ce sera
un beau repas de fête (mis à part qu'il ne supporte pas
ça !!!). |
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| Au CVD à
Dakar on nous avait prévenu que ce bolong était emprunté
par les femmes des villages pour aller vendre les huîtres en
ville. Elles descendent vers la mer avec le courant et remontent le
soir avec la renverse. Il n'y a aucun homme sur les pirogues, parfois
des jeunes garçons. Elles naviguent toutes à la voile
et rigolent bien en passant à côté de nous ! "Toubab,
toubab il est où le pain ?" nous demande-t-elles toutes
! "Il cuit, il cuit..." |
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