Sénégal : Siné Saloum, Foundioune avant | après
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Date d'arrivée : mardi 28 octobre 2003, 10h30
Date du départ : mercredi 29 octobre 2003, 11h00


Mardi 28, nous quittons les bolongs pour le gros village de Foundioune
 

Hélène et Antoine se lèvent avec le soleil. On quitte les bolongs intérieurs pour rejoindre le fleuve Saloum, destination le village de Foudioune, où se déroule le marché hebdomadaire du mardi.

Ci-contre, un banc de sable vu depuis mi-mat. Du pont, on aperçoit la partie haute, plus foncée, mais pas le pourtour clair, à fleur d'eau.

Sur le Saloum, nous retrouvons le balisage, les pirogues, les filets à crevette ; détendus, nous installons le pilote automatique. Catherine et Samuel ne se sentent pas très bien, ils restent dans leur cabine.

 

 

Arrivés à Foudioune, nous mouillons à côté d'un voilier (le premier depuis longtemps !), juste devant le ponton de l'hôtel Foudioune.

L'équipage actuel du First 31 est composé de trois garçons et d'une fille, qui sortent juste de l'école, et à 23 ans ont entamé un tour de l'Atlantique avant de commencer à travailler. La composition de l'équipage évolue au fil des escales : les copains se remplacent.

L'hôtel Foudioune nous permet de rester à ce mouillage et de poser l'annexe au bout du ponton.

 

 

Et là, c'est le luxe : piscine turquoise, terrasse ombragée, tout est propre. A la réception, on nous informe que nous pouvons profiter de la piscine en échange d'une petite participation, nous sommes aussi encouragés à nous restaurer à l'hôtel.

 

 

Un peu plus loin, nous découvrons le vrai Foudioune ; de vieilles baraques de bric et de broc. Nous n'arrivons décidément pas à nous habituer à la pauvreté...

Le village de Foudioune est assez touristique : il y a beaucoup de campements et d'hôtels. On croise des rabatteurs, des guides. Rien à voir avec l'ambiance des villages !
Il y a même un centre artisanal où l'on trouve des objets en bois, des tissus, des bijoux et des tableaux pour les toubabs.

 

 

Tiens, une armoire lorraine ! Atelier et boutique en plein air.

 

 

Quel est le moyen de locomotion le plus répandu ?  

 

 

 

Ce soir, nous avons décidé d'aller manger au restaurant. On fait le tour des coins indiqués dans les guides (Routard, Guide Bleu Évasion et Lonely Planet), mais soit c'est fermé, soit c'est vide. On sympathise avec Fatou, la vendeuse d'une supérette qui nous propose un dîner en famille moyennant une petite participation. Rendez-vous est pris à la coupure du jeûne.

Le dîner chez l'habitant ne dit rien aux estomacs fragilisés de Cath et Sam. Ils sont restés sur le bateau toute la journée à se reposer, ils ont un peu de fièvre et sont complètement patraques.

 

 

 

Voici la supérette de Fatou. Propre en apparence...

Nous arrivons les derniers pour le repas, il y Fatou, son mari et quelques frères et soeurs. Nous sommes gênés car ils nous ont attendu pour commencer, alors qu'ils ont fait le ramadan toute la journée.
Nous prenons un verre d'eau en terrasse (devant la supérette) avant de nous installer près du comptoir de la supérette. Fatou a préparé un thieboudienne : riz, poisson, patates douces et potiron dans un grand plat, que l'on déguste avec les doigts ou à la fourchette.
C'est à ce moment que Hélène se rend compte de la multitude de cafards de toutes tailles qui se baladent dans la pièce. Haaaa.... On a même l'impression qu'ils nous grimpent dessus !
Le plat est très bon, mais ceux qui jeûnent ne mangent presque rien : ils nous expliquent qu'au début du ramadan, ils n'ont pas faim le soir ; il faut que le rythme s'installe. Tous le monde quitte peu à peu la table, nous restons tout les deux à manger dans le plat.
Nous rejoignons nos hôtes sur la terrasse pour discuter et prendre le thé. Les cafards grimpent aussi sur les chaises.

Avec Fatou et son mari, nous parlons du mariage et de coutumes sénégalaises. Ils ont à peu près le même âge que nous et ils travaillent tous les deux : lui à Dakar, elle a Foundioune. Ils sont très ouverts et heureux de nous parler.

La soirée passe vite, il est temps de rentrer car nous partons demain.

 

 

Au revoir Foundioune !

 

 

Nous repartons pour Dakar. Il faut presque une journée pour retourner à l'embouchure, Djiferre. Nous partons dans la matinée pour sortir de jour. Maintenant c'est Hélène qui n'est pas en forme, peut-être un peu traumatisée par les cafards.

Une fois sur l'océan, nous hissons les voiles et tirons des bords pour rejoindre Dakar. Catherine s'attaque à la préparation des spaghettis à la gîte.

Après quelques heures, il parait évident que si nous voulons arriver à Dakar avant la semaine prochaine, il va falloir faire ronronner Volvo. Nous avons le vent en pleine face et certainement un courant contre : nos bords sont carrés !

Moteur !

 

 

Parcours dans le Saloum

 

 
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