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| Date d'arrivée : vendredi 31 octobre
2003, 11H00
Date du départ : Dimanche 9 novembre 2003, 9H00
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| du vendredi 31 octobre au 2 novembre : Dakar |
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Nous sommes de retour
au CVD. On retrouve quelques bateaux qui n'ont pas bougé. Jeannot
et Edna ont eu bien du mal à réparer leur pilote (on
imagine les difficultés pour notre safran !). Puis ils se sont
fait voler l'hélice du moteur hors-bord.
Bref, c'est décidé, ils quittent le Sénégal
sans rien voir d'autre que Dakar.
Ils ont déjà eu la malchance de tomber sur des pirates
en Amérique du Sud. Leur récit est terrifiant. |
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| On repart une fois de plus une daurade
qui s'est décollée. Pour l'histoire, elle s'est redécollée
à la première sortie en mer ! Affaire à suivre. |
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Avant de rentrer à Rennes, via Paris ! Catherine et Samuel
débarquent leurs sacs car ils dorment dans un studio au CVD
ce soir. Leur taxi les attend à 6h du matin pour les emmener
à l'aéroport. |
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Restaurant VSD à
Dakar (Venez Savourer Dakar !) : au menu, yassa de poulet et crevettes
sautées à l'ail. C'est notre dernier repas avec Catherine
et Samuel, ils nous quittent demain matin. |
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| 3 au 7 novembre : repos, bricolage, avitaillement |
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Coup de fatigue morale et physique pour Hélène. Maux
de têtes et d'estomac, torticolis, fièvre... STOP !
Elle se soigne, un peu de repos et repas à terre au CVD tous
les jours : fini la cuisine !
Le sentiment de mal être mettra plusieurs jours à
s'effacer. Pourtant on ne manque de rien, surtout par rapport aux
Sénégalais qui achètent au jour le jour de
quoi manger. |
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Après avoir fait
le Saloum, nous sommes très recherchés par les autres
navigateurs pour connaître les passes et les endroits sympathiques.
Nous acceptons de bonne grâce les invitations à l'apéro
et à dîner ! |
Pierre et Marie-Noëlle et
leurs fils Tom et Léo voyagent sur un Ovni, tout autour de
l'Atlantique, pendant un an...
Nous sympathisons beaucoup, et Marie-Noëlle offre à
Hélène un beau cadeau : Deux cuillères de yaourt
et la recette à la cocotte-minute. Dubitative, Hélène
accepte.
Les deux garçons sont calmes et gentils, ils suivent les
cours du CNED. Pierre et Marie-Noëlle sont très contents
de profiter à 100% de leurs enfants. |
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Cette semaine s'annonce
chargée en réparations.
Vidange et entretien du moteur, réparation des bouts, de
la manette des gaz, de la tige du pilote automatique, d'une baffle,
du feu de poupe, des filières, faire les pleins d'essence
et de gaz et enfin le grand ménage et la lessive. On doit
aussi trouver des anodes car les nôtres sont complètement
rongées.
Beau programme non !!!
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| Pleins d'essence, aller-retours en
taxi jusqu'à la station service : Hélène s'en
charge avec un gamin porteur. Puis allers retours avec le passeur
pour tout charger sur Madéo. |
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Nous siphonnons les bidons pour remplir
le réservoir. On en profite pour vérifier la propreté
à l'intérieur : c'est pas faramineux.
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Recherche infructueuse de bouteilles
de butane aux stations services et marchands de gaz des alentours.
Un autre gamin ira nous la remplir directement à l'usine, avec
une lettre de recommandation d'Antoine. |
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Antoine éclaire dans le réservoir
avec un spot et guide un long tuyau plastique sur les impuretés.
Hélène aspire à l'autre bout, et une fois le
tuyau plein, recrache dans une boite. La méthode s'avère
très efficace, on retire une grande partie des impuretés
et de l'eau du réservoir, soit quatre boites comme celle ci-dessus. |
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<-- Antoine s'occupe de la vidange (photo de
gauche) et du reste de l'entretien du moteur pendant deux jours
complets : filtre à huile, filtre et préfiltre à
gasoil, filtre à air, filtre à eau de mer, circuit
de refroidissement, turbine et courroies, huile de l'inverseur,
fixation du moteur. En bonus : supprimer les impuretés des
deux réservoirs, vider l'eau du fond de la cale et nettoyer
le tout.
On le bichonne notre moteur ! Mais c'est une telle sécurité
qu'on n'a pas le droit de négliger le moindre détail.
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Désinfection de l'avitaillement : au supermarché,
les cafards se balladent allègrement un peu partout. Antoine
arrache les étiquettes et passe les boites et bouteilles
à l'eau javallisée. On réinscrit les contenus
au marqueur avant embarquement dans le bateau et rangement. |
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| sortie à Dakar |
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Voici un bus rapide, où l'on s'entasse les uns sur les autres.
C'est quand même un peu risqué et le taxi n'est vraiment
pas cher.
Nous ne les aurons jamais empruntés !!! |
A l'arrière, la porte est toujours
ouverte avec quelqu'un prêt à descendre même en
route. |
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Visite des marchés. On apprécie beaucoup le marché
malien près de la gare, où l'on trouve de beaux tissus.
On craque sur le Wax et le Bazin. On en ramène de nombreux
échantillons. |
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| Pêcheurs au milieu
des voiliers du CVD. Ils posent une extrémité du filet
au milieu des bateaux puis le jettent peu à peu à l'eau
en décrivant un grand cercle de 50 m de diamètre. Puis
ils ramènent le filet en tirant sur les deux bouts. Le bas
du filet se referme et les 20 hommes tirent sur l'ensemble pour remonter
la poche qui s'est créée. Nous attendons les chants
qui rythment leurs gestes, ils sont sacrément synchronisés...
Les oiseaux se servent allègrement dans le garde manger avant
que le filet ne remonte à bord !!! |
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Dans un curieux concours
de circonstances, Hélène se retrouve à barrer
de nuit un superbe cata, un Outremer 50. Une grande première
sur un multicoque avec une barre à roue.
Ce cata, c'est le bateau idéal pour Hélène.
Congélateur et machine à laver. Haaaa... du linge
lessivé à 40 ° qui sent bon ! |
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Avitaillement pour
la Casamance, le Cap Vert et la Transat ; on nous a prévenus
: on ne trouve pas de farine, que des fruits et légumes abîmés
et rarement des oeufs au Cap Vert.
Voici donc notre commande de frais. On essaie de faire fuir toutes
les bestioles indésirables au soleil avant le rangement.
Un mois plus tard, le bilan est concluant : pas un cafard, pas une
punaise, juste quelques vers de mouche. Mais nous en avons mangé
une grande partie très vite car la chaleur les maltraite...
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samedi 8 novembre, anode et Gorée
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| Sur notre post-it de choses à
faire, il reste "anode".
Comme on pouvait s'y attendre, les anodes sont introuvables à
Dakar. Il faut passer par un chantier naval qui fournit des anodes
brutes dégrossies, à retailler et à percer
soi-même.
C'est Aarona qui s'occupe de tout organiser... rapidement ! Enfin
depuis déjà quelques jours, car c'est toute une aventure
: un mouleur qui avait la matière nous a fabriqué
deux pièces qui correspondaient en gros à nos anodes,
un tourneur a percé celle qui se place sur l'axe au bon diamètre
et Antoine a fait les finitions. Par contre l'autre pièce
restera à l'état d'ébauche car le tourneur
n'avait pas le temps de faire le cône avant la pause.
Nous retournons à Gorée l'après-midi pour
faire nos achats. Nous voulons un salon africain pour le retour
sur la terre ferme. On va donc chercher des chaises, une table et
des tableaux et puis un djembé au passage.
Pour embarquer tous ces achats sur Madéo c'est une autre
paire de manches !!! Le vent s'est levé et la mer s'est formée,
Madéo secoue dans tous les sens. Pas question de faire des
allers-retours en annexe : Nous devons venir à l'abri dans
le port. Ce n'est pas grand et on décide de se mettre contre
le quai à l'emplacement de la chaloupe, il y a quelques gros
boudins noirs qui nous protégeront en plus de nos pare-battages.
La houle entre dans le petit port, et le vent à tendance
à nous pousser sur le quai.
Hélène fait la manoeuvre et Antoine s'occupe de l'amarrage.
Comme d'habitude, une foule de curieux enchantés par l'animation
assiste aux opérations et lancent des conseils à tout
bout de champ. On arrive bien parallèle au quai et en deux
temps trois mouvements nous avons chargé notre salon et largué
les amarres. Il ne fallait pas traîner là car Madéo
gigotait un peu trop et risquait de cogner contre le béton
!!!
Nous retournons au CVD pour passer la nuit car ici c'est devenu
très inconfortable et demain nous avons une traversée
de 24h vers la Casamance qui nous attend !
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