|
| Date du départ : vendredi 28 novembre
2003, 9h00
Date d'arrivée : lundi 1 décembre 2003, 17h00 (heure UTC-1)
|
| Vendredi 28 : Nous quittons la Casamance et
le Sénégal pour rejoindre le Cap Vert |
 |
Nous levons l'ancre pour la dernière fois au Sénégal
! Bien tristes de quitter la Casamance, car c'est une région
où l'on resterait bien des mois et des mois. Mais notre route
se poursuit vers l'ouest, le Cap Vert sera notre prochaine escale.
Nous sommes tout de même en manque d'eau claire et cet archipel
nous promet de belles chasses sous-marines.
En route donc pour 430 milles et 4 jours de navigation. La carte
ci-dessus représente le tracé réel des 86h
de près de notre voyage vers Boavista. |
|
|
 |
Nous sortons au moteur du fleuve Casamance. La grand voile est
hissée et le courant nous aide à parcourir les derniers
milles qui nous séparent de l'océan. Le château
d'eau (à gauche sur la photo) de Djogé, un village
de pêcheur, marque la sortie du fleuve et le début
de la passe. Le temps est clair et le vent très doux, c'est
tant mieux car on voit déferler au loin. La passe n'a pas
bougé et les vagues non plus !!! Toujours aussi impressionnante,
elle nous présente que 5 m d'eau et du blanc de tous les
côtés. |
|
|
 |
 |
Hélène a décidé de combattre le mal
de mer : Scopoderm... Elle appose derrière son oreille une
petite pastille qui agira directement sur son oreille interne. C'est
l'organe qui contrôle l'équilibre et qui, perturbé
par le roulis du bateau, perturbe le cerveau qui répond par
le mal de mer : gros barbouillage, envie de vomir, vomissement et
rebelotte... |
Dernières balises de la passe.
la verte derrière Hélène, la rouge sur la photo
de droite.
Nous voilà sortis !
|
|
|
 |
La mer est calme et le vent très discret. On coupe le moteur
pour enfin naviguer à la voile sur un grand terrain de jeu.
Cap 288°, vitesse 2 noeuds, on s'approche de Maio, la première
île que nous voulons visiter, à tout petit pas !!! |
|
|
 |
 |
Toutes voiles dehors on se traîne, mais Hélène
est ravie.
Madéo ne roule pas, la navigation est vraiment pépère. |
Le lit géant extérieur
est de sortie. C'est le pied ! Une petite inclinaison, juste ce qu'il
faut, et on peut bouquiner tranquille en se faisant bronzer la pilule
! A trois jours du mois de décembre c'est plutôt cool...
|
|
|
Hélène
pense au repas de ce midi. Elle commande du poisson à Antoine
qui guette la ligne dans le sillage de Madéo ! On n'y croit
pas trop car dans ces eaux sénégalaises nous n'avons
jamais rien attrapé de cette façon.
Et pourtant il n'a pas fallu longtemps pour que la ligne se raidisse
!!! Ça tire et vue la vitesse du bateau, on doit avoir quelqu'un
de vorace au bout du fil.
Bingo !!! On remonte un thasard de 64 cm. Cela devrait suffire
jusqu'au Cap Vert !!!
Dans l'après-midi nous perdons du cap. 240° et si on
vire ce ne sera pas mieux. A cette vitesse on ne s'amuse pas à
tirer des bords. Notre ami Volvo se met donc à ronronner...
ronronner et ronronner encore... La nuit tombe et il ronronne toujours. |
 |
|
|
|
|
Samedi 29 : Maio ou Boavista ?
|
 |
Le jour se lève.
Le moteur ronronne inlassablement ! Mais enfin la brise revient
et s'oriente à nos souhaits. Madéo reprend du travail
et file à 5 noeuds au près.
Nous n'avons parcouru que 100 milles en 24h ! Ce sera dure de limiter
la navigation à trois jours.
Les poissons volants ont dû se passer le mot pour nous faire
un tel spectacle !!! Il en saute de partout, seuls ou par groupe
de dix, vingt, trente et même plus... C'est magnifique et
nous passons beaucoup de temps à les observer.
Hélène n'est pas en pleine forme alors elle ne touche
pas aux voiles. Antoine fait sa petite navigation en solitaire avec
beaucoup de plaisir. |
|
|
Le vent souffle à
15 noeuds mais nous ne faisons pas de record de vitesse. Cette nuit
Antoine va tester le nouveau réveil du bord ! La nuit tombe,
coucher de soleil magnifique sur l'océan Atlantique.
Nous décidons de faire route vers Boavista et de laisser
Maio pour notre prochain tour du monde.
Toutes les 15 minutes ça fait bip bip ! Antoine se lève,
fait un tour d'horizon, vérifie les voiles, le cap, le vent,
le régulateur d'allure et puis se recouche sur son lit king
size extérieur.
120 milles, c'est toujours pas terrible. On a tous juste passé
la moitié du chemin en 48h. |
 |
|
|
|
|
Dimanche 30 : le vent fraîchit
|
Il y a toujours autant
de poissons volants. Les puffins cendrés viennent à
leur tour nous rendre visite. Nous les observons toujours d'un oeil
attentif depuis notre escale au Salvagem, paradis des puffins. Et
puis des dauphins au ventre rose de
1,3 m à 1,5 m, jaloux du spectacle des autres, exécutent
des bonds au-dessus de l'eau et nous offrent le bouquet final qui
durera vingt minutes.
La mer est magnifique : elle nous manquait !
|
Le vent grimpe à
20 noeuds, ça gîte et même un peu trop !!! Il
est grand de prendre un ris et d'enrouler le génois.
On abat un peu et hop c'est parti... Madéo se sent beaucoup
mieux ! On choque un peu la grand voile, le génois et nous
gagnons 2 noeuds. 7 noeuds à présent. |
 |
|
 |
 |
 |
Il reste 200 milles à parcourir en 26 h pour arriver avant
la nuit de demain. On enlève le ris dans l'après-midi
et on relance toute la toile. 7,5 noeuds et même 8 noeuds
de temps en temps. Antoine est de garde encore tout la nuit de 21
h à 7 h ! Le réveil c'est pratique, on dort par tranche
de 15 minutes, mais j'aimerais que cela devienne naturel.
|
|
|
Lundi 1 décembre : le régulateur d'allure nous lâche
à nouveau
|
 |
On a marché un
peu moins vite cette nuit, mais on a tout de même abattu 160
milles pendant les dernières 24 heures. On reste confiant
pour une arrivée de jour car d'après les estimations,
on peut y arriver vers 19 h si on fait une moyenne de 7,5 noeuds.
Le régulateur nous lâche. Une tige en inox qui fait
la liaison entre la pale au vent et la pale sous l'eau s'est pliée
sous la force de l'eau ! Un mauvais réglage de la part d'Antoine
en est la cause.
Nouvelle stratégie de barre. Toujours avec l'écoute
de génois, mais avec en plus le winch, Antoine a trouvé
une bonne parade à notre panne pour effectuer les 60 derniers
milles.
Et pourquoi pas le pilote électrique ? On y avait pensé
mais le vent est trop fort et lui pas assez costaud pour lutter
contre le lof. Même en étant bien réglé,
il ne tient pas son cap et nous n'avons pas de temps à perdre. |
On abat de plus en plus et nous
voici maintenant au travers.
Hélène en feuilletant une fois de plus le Guide des
îles de l'Atlantique, nous débusque un mouillage au
sud de Boavista. Il peut être rouleur par vent d'est voir
nord-est mais avec un peu de chance en s'approchant assez près
de la plage on pourrait être à l'abri et gagner Sal
Rei demain. Heureusement car on ne serait pas arriver avant la nuit
et le guide déconseille fortement l'approche sans une belle
lumière.
16 h, nous approchons de la plage de Santa Monica, le vent est
toujours fort et la houle nous suit.
17 h, la page s'étend à perte de vue (16 km). Madéo
roule à peine, les fonds sableux ont accueilli notre ancre
et l'on s'est bien accroché.
Personne, il n'y a personne, ni sur l'eau, ni sur la plage, même
pas une habitation alors que l'endroit est de toute beauté
! |
 |
|
|
| |
|