Cap Vert: Sao Nicolao avant | après
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Date d'arrivée : mercredi 10 décembre 2003, 11h30
Date du départ : lundi 14 décembre 2003, 6h00


Mardi 9 : mauvais départ

 

Voici la route réelle parcourue par Madéo pendant la nuit.

 

 

Compay est parti, on est les derniers au mouillage. On hisse les voiles avant de lever l'ancre car c'est plus facile : le bateau reste bien face au vent et c'est plus calme que dehors.

Antoine peine à relever l'ancre. Ho hisse, Hélène vient l'aider et, à deux, on ramène un rocher coincé dans l'une des fourches de l'ancre. L'ancre fait 20 kg, plus 7 m de chaîne, plus ce gros caillou, on dépasse facilement les 50 kg.
On garde le contacte par VHF avec Compay qui a déjà une bonne longueur d'avance sur nous. Il fait un détour par l'English Reef pour faire quelques manoeuvres avec ses équipiers, puis direction Sao Nicolau. Il va environ à 1 noeud plus vite que nous.

Nous avons été prudents et pris deux ris au départ. Hélène part se coucher et Antoine en profite pour enlever un ris, puis deux.

Hélène prend la relève au petit matin. On est au travers.

 

 

 

 

 
Mercredi 10 : quel accueil !

 

Sud de Sao Nicolau. Il faut sans cesse régler le bateau car le vent est variable.

 

 

Sur les conseils d'Eric, on laisse filer trois lignes de pêches derrière le bateau à des longueurs différentes pour multiplier nos chances de prises.

Arriva ce qui devait arriver, il n'y a plus de vent à l'ouest de l'île, on met le moteur et clac, on attrape notre hélice avec une ligne de traîne.

Hélène plonge, coupe les fils. C'est bien emmêlé dans l'hélice, il faudra une bonne dizaine d'apnée pour libérer l'arbre d'hélice.

Sous l'eau, ça va, mais à la surface, avec les vagues, Hélène tape contre la coque. Ça fait un peu peur. 30 min après, nous sommes libres. Heureusement nous sommes restés dans un calme !

Enfin nous arrivons à Tarrafal, le mouillage de Sao Nicolau.
Compay est arrivé depuis quelques heures, Zed est toujours là et vient nous accueillir en annexe.

 

 

Sitôt installés, on reçoit une visite d'Eric puis Marin nous invite par VHF à partager son gâteau d'anniversaire. Il a six ans aujourd'hui. Ses cadeaux : un cata en Play Mobil et un appareil photo sous-marin. A droite, Candice aide à souffler les bougies.

Antoine et Gérald prévoient une chasse cet après midi.

 

 

Nous voila donc partis avec la puissante annexe de Zed vers la pointe de l'île. A mi-chemin, on passe la tête dans l'eau avec le masque : c'est un véritable aquarium, on est au-dessus d'un plateau entouré de tombants et fissurés par des failles ou se baladent un tas de poissons.

Antoine et Gérald tirent un bon nombre de garrupa (mérous), poissons limes, perroquets, capitaines ; Gérald déniche même une cigale des mers. Antoine trouve un requin dormeur caché dans un trou. C'est notre premier requin, il a l'air un peu craintif. Antoine finit par le chatouiller du bout de flèche en pensant très fort à sa cousine Stéphanie (je ne pouvais pas partir sans le voir bouger) et lui tranquille, il remue sa queue, frétille et se cache sous la falaise un peu plus loin.

La pêche est très bonne. Tout l'équipage de Compay est invité sur Zed avec nous pour un barbecue géant de poisson. On est 11 à table !

A gauche, Antoine montre la moitié de la pêche.

 

 

 

 

 

Jeudi 11 : encore une journée bien remplie !!!

Au cours du grand ménage-inspection hebdomadaire, on découvre que le réservoir d'eau potable arrière, situé sous notre lit, a fui et l'eau a dégouliné sur tous nos habits !

On tire un grand fil à linge sur le bateau pour tous sécher.

La fuite vient d'un raccord sur le tuyau de remplissage qui n'a plus de joints. A la gîte, l'eau remonte dans le tuyau et s'écoule dans les équipets à vêtements. On pense qu'on avait ce problème depuis le départ, mais c'est la première fois que l'on gîte dans ce sens avec le réservoir plein !!!

 

 

 

 

 

Dans la matinée, seconde sortie de chasse. Cette fois, Julien et Pascal de Compay accompagnent Antoine et Gérald.

Encore une très belle brochette de garrupas (sur la flèche) et un gros perroquet dans les doigts d'Antoine. C'est la plus belle pièce qu'il a chassée depuis ses débuts : il suffit de le comparer aux garrupas sur la flèche qui font déjà une taille raisonnable pour se rendre compte de celle du perroquet.

 

 

Ce soir, on dîne sur Compay !!! C'est cool de chasser plein de poissons, on peut se faire des mégas repas.

 

Cet après-midi, promenade.

 

 

 

 

 

Découpe du thon à même le quai de Tarrafal
pour les pêcheurs de Sao Nicolau. Leurs prises sont bien plus grosses que les nôtres ! Pourtant ils n'ont pas de gros bateaux et on n'a pas vu de treuil ou de palan sur leurs coques en bois.

 

 

Nous avons loué un aluger avec l'équipage de Zed pour visiter le nord de l'île et des piscines naturelles en basaltes.

Tout le monde dans le pick-up !

 

 

 

Le chauffeur ne connaît pas très bien le coin. Il se renseigne dans un village puis part en reconnaissance à pied.

 

 

On laisse le 4x4 au milieu de nulle part, et le chauffeur nous guide vers les fameuses piscines naturelles

 

Elles sont juste derrière la falaise.

 

 

 

Les petites piscines sont protégées des vagues par des récifs. Les grosses vagues font un long détour dans les rochers avant de s'écouler doucement dans les piscines. L'eau est cristalline. On donne des cours d'apnée à Candice et Marin.

 

 

Un peu plus loin, les vagues brisent sur les récifs.

 

Ce soir, tout le monde dîne sur Compay. C'est un véritable festin, avec du poisson à toutes les sauces.

Pour commencer, poisson au fumoir. La chair est toute tendre, l'extérieur du poisson est fumé, chaque bouchée fond dans la bouche.
Ensuite, la soupe de poisson, servie bouillante et épicée à point. Un petit goût de rouille exquis donne une petite envie de reviens-y.
Garrupas au four. Le mérou est fondant et plein de saveurs, certainement mariné.
Perroquet à la plancha. Un des clous du repas. Le poisson est grilloté à l'extérieur et tout doux à l'intérieur. C'est vraiment très bon.

Bref, on a rarement mangé du poisson aussi bon !
Le repas est une fois de plus bien arrosé, et se termine en cognac. Le lendemain, Hélène et Antoine ont bien du mal à émerger !

 

 

 

 

Vendredi 12 : Compay et Zed partent à Mindelo
Le temps que l'on se réveille, Compay est en plein préparatifs de départ pour Mindelo ou deux équipières arrivent de Suisse. On les rejoindra dans quelques jours, le temps de visiter Sao Nicolau.
Zed décide lui aussi de rejoindre Mindelo. Il lève l'ancre quelques heures plus tard. On suit l'évolution de deux bateaux par VHF. Zed remporte le concours de vitesse, Compay le concours de pêche avec une dorade coryphène.
 

 

 

 

 

Samedi 13 : Visite de Sao Nicolao la verte et journée bretonne

Antoine trouve deux nouveaux équipiers pour chasser : Elie et Isabelle sont tous les deux retraités, ils viennent de Paimpol et naviguent à leur rythme sur Fidelio, un Ovni 39.

Nous décidons de visiter ensemble le centre de l'île cet après-midi.

Résultat de la pêche en eau beaucoup plus trouble que les jours précédents : Un énorme baliste, un sar argenté, deux poissons limes, deux gros rougets, et deux petits garrupas (les gros sont devenus bien méfiants !!!)

 

 

Un aluger mini bus nous emmène à Riveira Brava.
Le principe de l'aluger, c'est qu'il part non pas à une heure donnée, mais quand il est plein. Nous sommes 4, et il y a 15 places. Le chauffeur fait donc un long tour de Tarrafal pour trouver d'autres passagers. Mais personne ne semble intéressé. On retourne au point de départ et on attend encore un peu.

Au bout de 20 minutes, le chauffeur se décide à partir. On prendra quelques passagers sur le trajet.

 

 

Le cinquième passager sera ce monsieur à casquette avec un sac de haricots dans une main et un fagot de bois et une cerveza dans l'autre. Il nous parle beaucoup en portugais. Il parle très lentement, on comprend quelques détails : Il a vécu longtemps au Portugal, et il en est à sa sixième bière depuis ce matin.

 

Sur l'autre versant de l'île,
les paysages sont plus verdoyants.

Un peu plus loin, une cap verdienne
en bigoudi monte dans l'aluger.

 

 

 

 

Riveira Brava. On donne rendez-vous à 16 h au chauffeur d'aluger.

Nous nous baladons autour de la ville. Elie et Isabelle font plutôt une visite gastronomique : café, pain d'épice, fromages,...

 

 

 

Les rues ne sont pas très animées. C'est le week-end ! Et comme ils ne connaissent pas les vitrines dans le coin, on ne voit que des portes fermées et des murs.

L'école et le jardin municipal.

 

 

Les enfants adorent le foot. Ce samedi après-midi, ils s'entraînent dans la cour d'école.

Sur Boavista, on a vu au moins six stades éparpillés sur l'île, pour 3 100 habitants !

Dès que les enfants ont compris qu'Hélène prenait une photo, ils se bousculent pour être dessus et rigolent comme des fous !!!

 

 

Nous marchons vers les prochains villages. Les terres sont de plus en plus cultivées.

Nous rentrons à Tarrafal, non sans jeter un dernier coup d'oeil aux montagnes abruptes et aux champs de canne à sucre.

Cette fois, l'aluger est archi plein et charge encore des personnes et des bagages, dont un beau tricycle rose pour enfant et un gros plat (de beignets ?) recouvert d'un linge, qui sent drôlement bon.

 

Le soir, nous sommes invités à l'apéritif sur Bakoua, le Gib Sea de Babette et Alain qui viennent de Bénodet, à deux pas de Concarneau. On parle des Glénan et de nos voyages.

 

 

Dimanche 14, nous levons l'ancre (et la gueuse de 10 kg) pour Sao Vicente avant le lever du soleil. On avait assuré le mouillage ici car les rafales soufflaient régulièrement à plus de 25 noeuds et sans prévenir.

 

 

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