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| Date d'arrivée : jeudi 18 décembre
2003, 9h30
Date du départ : vendredi 19 décembre 2003, 16h00
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| Jeudi 18 : excursions extraordinaires dans
les montagnes verdoyantes ! |
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Avec Zed, on prend le ferry de bon matin pour Porto Novo, sur Santo
Antao. On a prévu de passer une nuit chez l'habitant.
Le ferry a quelques particularités : moquette verte sur
le pont pour ne pas glisser et chaises de jardin en plastique pour
mieux s'envoler dans les rafales et la houle !!! Mis à part
cela, c'est un beau bateau plutôt neuf qui peut accueillir
300 ou 400 personnes. Nous ne sommes même pas 100 donc on
est à l'aise. Une heure de traversée en ferry au lieu
de bouger Madéo dans un port qui paraît-il n'est pas
du tout protégé. |
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| Porto Novo, le seul vrai port de
l'île. Le temps n'est pas très clair, nous espérons
que les nuages vont s'estomper car pour marcher on préfère
le soleil à la pluie. |
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Un aluger nous mène au cratère de Cova, sur les hauteurs
de l'île, où commence la balade. Un météorite
s'est écrasé sur la montagne et un énorme cratère
s'est formé. C'est vraiment très impressionnant. Au
fond ce sont des parcelles de culture. Maïs, blé, canne
à sucre, sureau,...
Plutôt magique comme endroit, mais nous ne sommes pas au
bout de nos surprises. Nos yeux vont en voir de toutes les couleurs
sur cette île ! |
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Des paysans cultivent
les parcelles dans le cratère. Ils ont quelques mules.
Gérald négocie des bâtons de canne à
sucre qui seront nos sucres d'orges tout au long de la promenade. |
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Nous grimpons sur un des versants du cratère avant de redescendre
dans la vallée vers le village de Paul. Deux bonnes heures
de descente en zigzag le long de la falaise.
Devant nous, le panorama est grandiose. |
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Descente sur le petit chemin. Les nuages passent à côté
de nous.
Gros coup de chance car une heure plus tard
et nous n'aurions pas eu la vue dégagée de là-haut. |
Mal aux genoux, aux orteils, au bout
de pieds, à la cheville, au dos, à la jambe... Les enfants
n'en peuvent plus et pourtant il reste du chemin avant le premier
village et la possibilité de trouver un aluger ! |
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| Une hutte dans un jardin
de canne à sucre, bananes, et plantes de toutes sortes. Pas
facile d'habiter par ici, le chemin est escarpé, le courant
s'arrête un peu plus bas et il faut attraper l'eau qui descend
de la montagne. Pourtant c'est paradisiaque ! |
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Des enfants arrivent
les mains dans le dos et au dernier moment sortent un bouquet, nous
le tendent et demandent en français : "Stylos, bonbons,..."
Gérald découpe deux bâtons en canne à
sucre pour les enfants. Cela leur servira de canne car ils commencent
à pester beaucoup trop et le chemin continue de descendre
!!! Il tape des pieds pendant cinq minutes avant de commencer la
découpe pour éloigner les serpents. |

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Fagot de bois à
transporter sur la tête. Le secret se trouve dans le tissu qui
prend la forme du crâne et maintient le chargement en équilibre. |
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Après deux heures de descente,
nous arrivons à un petit village.
Zed continue en aluger jusqu'à Paul (se prononce Paoul).
Nous nous donnons rendez-vous à Ponta do Sol dans la soirée. |
Nous avons décidé de continuer à pied les
8 derniers kilomètres jusqu'à Paul tous les deux.
Auparavant, on s'offre une dégustation de grog, l'alcool
local de canne à sucre (à ne pas confondre avec notre
boisson chaude au rhum).
Le grog se boit pur ou avec un peu de miel de canne (mélasse),
de citron ou d'orange et de cannelle : c'est le punch local.
On craque sur une liqueur de noix de coco. |
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La seconde partie de l'excursion
est elle aussi magnifique. Ci-contre, une ferme entourée de
canne à sucre. |
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| La vallée reste
très sauvage. On ne s'attendait pas à trouver un paysage
aussi vert et enchanteur. |
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Dernier village avant Paul.
Fin de la balade. Paul au bord de la mer n'a rien de grandiose. On
fait un tour rapide puis on se dirige vers les alugers. Paf, miracle
!!!
Nous retrouvons Zed déjà embarqué qui nous appelle
du bout de la rue : "Madéo". On grimpe et continue
en aluger vers Ribeira Grande. |
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Après un petit tour de la ville, nous reprenons l'aluger
pour Ponta do Sol. |
Anciens chars de Carnaval qui ont trouvé une nouvelle place
sur le toit d'une maison. |
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Ponta do Sol, où nous avons prévu de dormir. Nous
sommes au nord-est de Santo Antao, on n'a jamais été
aussi près de Trinidad et Tobago. La mer est plate mais au
bord ça déferle en permanence. Ce n'est pas un bon
coin pour les pêcheurs mais certain s'y risque tout de même. |
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Punta Do Sol d'un peu plus près. Comme tous les villages,
la plupart des maisons sont à nu, pas d'enduit sur les murs,
c'est triste car cela casse toute la beauté de ces petites
villes !!! |
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Le guide "Petit
Futé" conseille de se rendre chez Fatima. Elle parle
français et nous propose une petite maison pour nous six,
avec trois chambres, une terrasse, un salon et une salle de bain
avec baignoire. C'est la première fois depuis quelques mois
que nous dormons dans un lit.
Les enfants sont super contents de dormir dans une maison.
Après quelques minutes, la porte ne s'ouvre toujours pas
! La serrure est à gauche et l'inscription est à l'envers.
En tournant dans l'autre sens cela s'ouvrira tout de suite mademoiselle.
Gérald s'en occupe et comme par magie la porte s'ouvre devant
les yeux ébahis de la jeune fille.
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Bonne nuit bien méritée après un bon repas
au restaurant.
Gérald a fuit sa chambre car des chiens
ont troublé son sommeil toute la nuit. |
Dans la salle de bain on retrouve les dentifrices de chacun : pour
dents sensibles, pour enfant, pour dents blanches, pour gencives
en bétons... |
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Le lendemain, nous longeons la côte
entre Ponta do Sol et Fonteinas.
On grimpe en aluger jusqu'au village et on redescend à pied. |
Les paysages sont grandioses. Nous reviendrons dans quelques années
pour faire une randonnée de 20 km à partir de Punta
Do Sol vers le sud. Après Fonteinas il n'y a plus de route,
seul un chemin permet d'accéder aux trois villages perdus
sur les flancs de la montagne.
Ci-dessus c'est la vue depuis Fonteinas, une petite plage termine
la vallée cultivée en tout endroit. |
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Le village de Fonteinas sur le flanc de la montagne. |
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Fonteinas est accessible en aluger, et la route s'arrête
ici. D'autres villages plus loin sont uniquement accessibles par
des petits sentiers. Difficile de s'imaginer vivre ici, quelques
maisons perdues au bout d'une route, les jardins sont si abrupts
qu'on les divise en paliers d'un à deux mètres. Il
y a tout de même le courant. |
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Vue d'ensemble : on retrouve la plage au loin et le village à
gauche. Candice à gauche et à droite !!! |
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Fonteinas et ses jolies maisons colorées. |
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Retour au bercail ! Hélène s'est collée au
sac à dos pendant toute la randonnée. Quel plaisir
pour Antoine d'être soulagé de ce poids ! Candice et
Marin sont pris en charge par Hélène, les enfants
ça lui trotte de plus en plus dans la tête... Attention
au retour, on pourrait ramener des cousins à mes neveux !!! |
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De retour à Punta do Sol, nous cherchons un minibus pour
rejoindre Porto-Novo. Mais le départ est à 14 h pour
le tarif minibus, sinon c'est l'aluger un peu cher. Alors on attend
patiemment devant le port. |
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Les dorades coryphènes sont vidées et découpées
à même la roche. Elles sont bien plus grosses que les
nôtres : 1 m facile... Chaque pêcheur découpe
son poisson dès qu'il l'a vendu. Un garçon désespéré
cherche partout un acheteur en se baladant avec son énorme
daurade mais tous les acheteurs ont apparemment trouvé poissons
à leur assiette ! |
C'est la fin de la pêche, les
hommes quittent le port et ses vagues impressionnantes. |
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Le minibus qui nous
a embarqués hier arrive à Punta Do Sol ! On lui avait
donné rendez-vous à 14 h et le voilà beaucoup
plus tôt que prévu !!! Coup de chance, il nous embarque
sans attendre d'autres clients.
On rentre par la "Corda" : cette route est comme une
corde posée sur les crêtes des montagnes. C'est la
route touristique, invraisemblable ! Posée sur la crête,
un précipice de chaque côté... Pourquoi pas
dans la vallée ? Et bien au bout de la crête, il y
a un plateau qui abrite cultures et maisons. Alors la route a choisi
les crêtes pour éviter les multiples lacets et tracer
en ligne droite (ou presque) vers les hauteurs. |
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Nous rentrons à Mindelo avec le Ribeira de Paul, l'ancien
ferry. Il est bien chargé car Santo Antao ravitaille en fruits
et légumes tout Mindelo. Le rafiot est un peu vieux mais
le voyage sera plus typique qu'avec le ferry. En plus le départ
est imminent quand on arrive sur le port. Donc on grimpe avec les
bananes ! |
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En chemin on croise le ferry officiel et... |
... un bateau qui représente beaucoup mieux le Cap Vert
! |
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