Trinidad et Tobago : Man of War Bay avant | après
retour page escales

Date d'arrivée : samedi 10 janvier 2004, 7h00
Date du départ : mercredi 21 janvier, 16h00


Samedi 10 : nous arrivons à l'anse bateau à l'est de l'île
 

Nous sommes mouillés au milieu d'une petite anse.

A gauche...

Pas un pied à terre : on n'est pas en règle car on ne s'est pas encore déclaré aux douanes et à l'immigration !

A droite...


Devant...

Nous visitons les environs sous marin : petits poissons multicolores jouant à cache cache autour des patates de corail rouges, violettes, jaunes et café. D'ailleurs, il y a deux belles patates à un peu plus d'un mètre sous la coque. Argh, on ne s'en était pas aperçu !

 

 

On est le seul voilier, le paysage est magnifique. Devant nous le ponton de Franck Tours, qui propose des promenades découvertes de Little Tobago et de Tobago.

 

 

 

Dimanche 11 : on rejoint Zed à Man of War Bay - Pirate's Bay


Nous levons l'ancre dans l'après midi pour une petite navigation de 2 heures vers Pirate's Bay, à côté de Charlotteville ; un canadien arrive à bord d'un beau monocoque : il nous fait des signes d'ondulations du bras : ça doit bouger dehors. La sortie du mouillage est assez mouvementée, il y a trois brisants à éviter, la mer est formée et le courant est fort. Hélène est à la barre et suit les indications du GPS, que l'on a configuré pour donner la route à suivre, waypoint après waypoint. Mais le GPS passe automatiquement au waypoint suivant trop rapidement : on tourne trop tôt. Antoine saute sur les cartes et les alignements et donne le cap à suivre. Le courant est fort, il y a une bonne différence entre le cap au compas et le cap réellement suivi. Heureusement, notre moteur est bien puissant et en un quart d'heure, on est sorti du passage difficile ; on s'éloigne de la côte, le courant reste très fort.

On passe au nord de l'île à côté de trois cailloux dont le London Ridge. Devinez lequel est-ce !



Le courant et le vent nous poussent jusqu'à Pirate's Bay, on mouille à côté de Zed. Il y a déjà beaucoup de bateaux ici.

Le soir même, on est invité avec Zed sur le Io Orana, le cata de Jane et Lothard, deux Hawaiiens en voyage longue durée. Poissons fraîchement chassés par Gérald de Zed et Antoine et galettes des rois antillaises : noix de coco et chocolat.
On explique aux hawaiiens la tradition de la galette et les enfants choisissent les parts sous la table... French are crazy ! It's the first time something like that happens onboard !

 

Pirate's Bay est la petite baie à l'intérieur de la grande Man of War Bay.

 

 


Charlotteville

C'est tout nouveau : on peut maintenant faire nos formalités ici. Comme on est dimanche, et qu'il y a une overtaxe le week-end, on attend demain pour se déclarer. Par contre il n'y a ni distributeur d'argent ni banque. Il faut aller à Scarborough, 1 h 30 de bus. Pour peu de temps, on peut se débrouiller ici avec des dollars américains : les commerçants rendent la monnaie en $ TT (Dollar Trinidad and Tobago)

 

 

 

Lundi 12 : formalités et partie de chasse
 

Pendant qu'Antoine se charge des formalités, Sophie de Zed, Inge de In Viam et Jane de Io Orana et Hélène vont faire un petit jogging dans la forêt. On court et on marche dans les grimpettes, entourées par les bananes, les oranges, les fruits à pain, les papayes. On entend les oiseaux sans les voir. C'est incroyable ! La route se transforme en chemin boueux, on arrive à une petite cascade. Il fait très chaud,... on saute à l'eau ! Et voila comment une hollandaise, une belge, une américaine et une française se retrouvent toutes nues dans un bassin de cascade !

Mémorables "premiers pas à terre" !

Pour Antoine, c'est un peu moins drôle : on doit payer une partie de l'overtaxe car Antoine a dit que l'on est là depuis hier et on n'a pas assez de dollars américains. Direction Scarborough dans la journée pour retirer de l'argent, le douanier a gardé un passeport en otage, il nous attend dans trois heures... Ca ne nous plait pas de faire un aller retour express, on emprunte donc de l'argent à Jane et Lothard et on ira demain toute la journée à Scarborough.

On envoie enfin un mail à nos parents pour dire que l'on est arrivé à bon port.

 

 

Une vendeuse de légume dans sa cahute
A Charlotteville, les maisons ont toutes la vue sur mer. Le seul terrain à peu près plat est réservé au stade de football.

 

 

Lothard, Antoine et Gérald fêtent leur chasse... Un nouveau barracuda pour Antoine et deux poissons à grosses lèvres vus pour la première fois.
Antoine nourrit les poissons pilotes du cata avec les entrailles des poissons. Le perroquet de Lothard y passera aussi !

 

 

Le soir, on invite Zed sur Madéo car c'est leur dernière nuit à Tobago.
Sashimis de poissons crus préparés par Gérald, salade coleslaw de Sophie, beignets de barracudas, beignets de bananes et gâteau au yaourt.

 

 

 

 

Mardi 13 : journée à Scarborough

On attrape un bus de bon matin. L'ambiance est super sympa : Les petits vieux montent avec un joyeux "Good morning everybody ". Le chauffeur connaît pas mal de monde et discute aux arrêts.

Scarborough est situé en bord de mer. La ville nouvelle longe le front de mer : pas de plage, une large route encombrée, des bâtiments en béton, des banques, des supermarchés et des fast food, ce n'est pas très accueillant. Il y a un énorme ferry dans le port, on se demande comment il a réussi à entrer ici.
La vieille ville est juste à côté sur une colline, les rues grimpent à pic, les maisons sont colorées et les marchands de légumes étalent leurs trésors multicolores.

On est à Scarborough avant tout pour retirer de l'argent. Il fait une chaleur étouffante, le premier distributeur est climatisé mais refuse de montrer le moindre billet. Il y a plein d'options que l'on ne connaît pas : type de retrait, sur quel genre de compte, avec des possibilités de choix qui ne nous disent rien du tout. On essaie toutes les combinaisons, rien à faire, apparemment on dépasse cette semaine le montant autorisé, avec la VISA et la MASTERCARD. Oh, c'est fini cette plaisanterie ! Cette semaine en pleine mer, les cartes bleues avaient difficilement accès à un distributeur !
Comment va-t-on contacter notre banquier spinalien ?
On essaie chez le voisin, en étant un peu moins gourmand ! YES, les billets bleus et roses apparaissent. On essaie avec l'autre carte. YES ! On est riche !
Explication : Comme on ne connaissait pas exactement le change dollar TT / Euro, on dépassait en de dollars TT le montant maximum que l'on pouvait retirer par semaine.

 

 

Un petit tour par le jardin botanique, où on est un peu déçu par l'aspect "trop bien rangé" : pelouse bien tondue, arbres taillés proprement...
Nous, on préfère la jungle de Charlotteville !
On tente d'entrer dans une galerie commerciale. Demi-tour, ça sent trop la naphtaline ! Il fait toujours aussi chaud.

 

 

 

Il est grand temps de changer de quartier et de visiter la vieille ville. On commence par tâter l'ambiance dans un restaurant antillais avec vue sur la baie : The blue Crab. On s'installe sur la terrasse en bois, la serveuse arrive en souriant : "Good Morning, How are you today ?". On la fait répéter, on n'est pas encore habitué à ces accueils : Faut-il abréger ou s'expliquer ? Apparemment, elle attend une réponse complète. Elle nous écoute donc bredouiller...
Puis elle nous annonce le menu. Ici, il n'y a pas de carte, donc pas de prix. On lui fait répéter au moins 5 fois les plats, avec des mimes et des éclats de rire. On se décide pour de la chèvre et du poisson. Les plats arrivent rapidement, avec tout un assortiment de légumes et de riz. On pointe du couteau les aliments et la serveuse nous traduit, toujours en répétant au moins trois fois...

L'après-midi est réservé à la visite de Fort King George, à 2 km d'ici en montée.

En suivant les flèches, on a l'impression de se retrouver dans un hôpital : le panneau urgences sur un bâtiment, le service pédiatrique à côté, plus loin le service gériatrique, puis psychiatrique,... Là, on fait demi-tour. On demande notre chemin : on était bien sur la bonne route, l'hôpital occupe le terrain, un peu plus loin se trouvent les canons et quelques bâtisses dont l'une abrite un musée.

On fait une pause à côté de canons lorsque deux jeunes arrivent en VTT. Ils sont russes et viennent du gros ferry mouillé dans le port. Ils ont commencé leur voyage à Marseille puis Barcelone, Funchal, le Brésil, Tobago. Ils vont ensuite dans les îles Vierges puis Panama avant de descendre le continent sud américain et de repasser dans l'Atlantique par les canaux de Patagonie, puis retour en Europe. Le voyage dure 10 mois. Bien sûr, ils ont loué les vélos sur le ferry !
On est en pleine discussion quand l'orage éclate. Et pas un petit orage, il tombe des cordes. On se réfugie dans le musée.
On attend le beau temps devant les anciennes cartes marines imprécises et les plans d'attaques de frégates françaises contre les Hollandais : c'est très impressionnant.

 

 

Il est 16 h, il pleut toujours, mais il est temps de prendre le dernier bus pour Charlotteville. On essaie de faire du stop jusqu'à la station de bus, mais personne ne s'arrête. Enfin la pluie cesse, on se réconforte auprès d'un vendeur de délicieux petits beignets salés à 1 F 50, on fait une razzia. A l'arrêt de bus, on reconnaît des navigateurs qui sont mouillés à côté de nous. Ils sont allemands, on sympathise très vite.

Le bus arrive, une bande de collégiens se précipite à la porte. On entre les derniers, il n'y plus de place, on se serre à trois sur des doubles places. Hélène essaie de discuter avec sa voisine, mais on a du mal à se comprendre, elle parle vite, répète encore plus vite. En fait, elle ne parle pas très bien anglais, sa langue est une sorte de créole incompréhensible. Elle descend à Roxborough, une de ses copines prend sa place. On se comprend beaucoup mieux, d'autant plus qu'elle apprend le français à l'école. Elle laisse son adresse à Hélène et nous invite à la messe chantée à Speyside.

Le bus se vide petit à petit, on arrive à Charlotteville sous la pluie et dans la nuit ; les Allemands nous invitent à prendre une bière dans un petit bar.

 

 

 

 

 

Mercredi 14 : jogging en forêt

Antoine répare le baromètre pendant que Hélène passe une bonne partie de la matinée à montrer à Christina, l'Allemande rencontrée la veille, le B A BA d'internet : écrire à plusieurs personnes en même temps, afficher les 25 messages suivants,...

On déjeune à terre, dans un petit snack les pieds dans l'eau. Après quelques courses de fruits et légumes, on dépose notre gros sac de linge sale au petit supermarché, pour le récupérer demain à la même heure propre et sec à un prix dérisoire.

 



Vue depuis Fort Cambleton

Hélène entraîne Antoine pour un jogging dans la jungle. Voici l'itinéraire pour les personnes intéressées : prendre à droite en descendant du ponton, longer le front de mer et aller toujours tout droit ; à la sortie du village, la route tourne à gauche, la quitter et continuer tout droit sur le chemin. Celui-ci monte en lacet sur la colline et redevient goudronné, passer les deux petits ponts en bois.

Un peu plus loin, Fort Cambleton est fléché : ça vaut le détour. Pas pour le fort, car il ne reste qu'un canon et un petit square, mais pour la vue sur la baie.



 

Puis on revient sur la route principale. Un peu plus loin en haut de la colline, la route se transforme en chemin de terre : prendre à droite un chemin en pente (sous les arbres à gauche de la photo) : on descend dans la végétation avec plein de bambous jusqu'à un embranchement : d'un côté une cascade que l'on peut remonter assez loin, de l'autre, une petite plage déserte bordée de cocotiers. C'est le paradis !


On profite au maximum de cette fantastique plage puis on rentre à la nuit au bateau.

 

 

 

Jeudi 15 : grande balade dans la jungle

Les Allemands rencontrés à Scarborough nous invitent à venir se promener avec eux et des Hollandais pendant quelques heures. Ils connaissent bien le coin et nous emmènent sur les hauts de Charlotteville.

La ballade est facile et jolie. On aperçoit quelques colibris et Antoine voit un serpent.

On ramasse quelques mandarines et des bananes d'un arbre à terre.

 

 

Pique-nique à l'ombre des bananiers : Antoine, Christina et Reinmach les Allemands, Arien, le petit Chris et Mary, les Hollandais.

 

    Chris

 

 

 

Vendredi 16 : travail sur le site
 
 

Une petite journée devant le PC pour finaliser la mise à jour de la Transat et envoyer une newsletter. C'est bon, le soir, on arrive au bout ! On grave le CD du site, et demain, mise à jour au cybercafé.

Et attention, pas n'importe quel cybercafé : celui du petit supermarché de Charlotteville, avec un parc informatique de un PC ! Mode d'emploi :
- payer à la caisse le temps désiré
- ressortir, faire le tour du bâtiment et entrer par une petite porte bleue et une grille dans une petite salle climatisée avec le PC.
- Et là, on vous laisse tranquille tout seul jusqu'au moment où le client suivant passe la porte.

 

 

 

 

Samedi 17 : Mise à jour du site

La mise à jour est plus longue que prévue car le PC est libre qu'à partir de 10 h et le débit est lent.

Notre voisin de mouillage s'en va : C'est un superbe Swan avec un drapeau hollandais et attention attention : le drapeau de la famille royale !
Bourskoura, un autre voisin, aussi hollandais.

Il y a beaucoup d'Hollandais au mouillage de Pirate's Bay. Quand on leur demande pourquoi, ils répondent qu'ici, la vie n'est pas chère !
Il y a quelques Suédois, des Allemands, des Anglais, des Canadiens, beaucoup d'Américains. Seulement deux autres bateaux français, un néo-zélandais, et un bateau de Cape Town, Afrique du Sud.

Les autres bateaux ne portent pas leur pavillon national.

A terre, les quelques touristes sont tous américains.

 


Le soir, on dîne au resto chic de Charlotteville : chez Gail's.

 

 

 

 

Dimanche 18 : Promenade dans la jungle

 

Excursion dans la jungle touffue : on fait le tour de la presqu'île ci-dessus par un petit sentier.

 

 

On passe tout d'abord par les hauts de la plage de Pirats Bay, d'où on a un beau point de vue sur Madéo.

Puis on s'enfonce dans la forêt, fleurs, oiseaux, papillons araignées et du vert partout autour de nous. C'est vraiment impressionnant.

 



Hélène dans les bambous.

 

 

 

Lundi 19 : petit thé et chasse en eau trouble
On déjeune dans notre snack préféré, au bord de la plage. C'est très pratique, on peut emmener sa boisson et ses fruits et légumes et commander juste un plat. Au menu : roti, sorte de galette fourrée aux légumes et à la viande, ou fish and chips.

 

 

 

Mardi 20: mise à jour et papotage

Charlotteville sous un grain. Une à deux fois par jour, on a droit à une belle averse. Pourtant, on est en pleine saison sèche.

Ca ne dure pas très longtemps et il fait de nouveau chaud et beau après quelques minutes.

 

 

Les marchands de fruits et légumes et de souvenirs protègent rapidement leurs étalages.

 

 

 

Jungle Man !

 

Jungle Man vend des objets sculptés en bois, il est très sympa mais on a beaucoup de mal à le comprendre.
Il laisse pousser ses dreads depuis 18 ans !

   
 
 

Un de nos marchands de légumes. Très tranquille, il estime le prix d'une papaye à l'oeil, puis pèse les fruits et légumes, et il arrive toujours à un multiple de 5 ou 10 $ TT.
On reste à chaque fois un bon moment à discuter avec lui.

On lui a fait écouter de la musique reggae française. Ca lui a bien plu.

 

 

 

Mercredi 21 : jogging et départ pour Englishman's Bay

Hélène motive Antoine pour un jogging jusqu'à la petite cascade du premier jour.

Le circuit est simple : prendre la même route qui mène à fort Cambleton et continuer sur la route principale qui se transforme en chemin. D'ailleurs, ce chemin va bientôt être goudronné, il paraît que c'est un bon investissement que d'acheter des terrains dans le coin.

Ca sent bon la forêt, on reconnaît quelques arbres fruitiers et on entrevoit de temps en temps la mer derrière la végétation.

 

 

La récompense après une demi-heure d'effort : une eau douce bien fraîche. On se régale !
La petite cascade est au bord du chemin, on ne peut pas la manquer.

 

 

Et c'est reparti dans l'autre sens. On croise une jolie biquette aux beaux yeux, pas farouche du tout.

 

 

   
 
Ravitaillement en fruits et légumes frais chez notre marchande préférée.

 

 

Bourskoura, le bateau des hollandais, part devant nous.

On doit se retrouver à Englishman's Bay.

Chercher l'oubli !!!

 

 

la suite : Englishman's Bay, à la recherche des bambous avant | après
retour page escales