Trinidad et Tobago : Englishman's Bay avant | après
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Date d'arrivée : mercredi 21 janvier 2004, 18h00
Date du départ : mardi 27 janvier, 17h00


Mercredi 21 janvier : nouveau mouillage, Englishman's Bay
 
Nous levons l'ancre dans l'après midi pour Englishman's Bay,
un mouillage un peu plus au sud.
Le vent nous pousse doucement, la mer est calme, c'est un vrai plaisir.
On passe entre les Sisters, des récifs au large
et les Brothers, des récifs près de la côte.
Peu après, un grain fonce le ciel au loin : on a droit à un joli arc-en ciel !

 

 

Les Sisters. Même au large et sur des cailloux, on trouve de la végétation !

En entrant dans la baie, le vent se lève soudainement. Certainement à cause des falaises de chaque côté qui provoquent des accélérations.
On était justement en train d'enrouler le génois, qui du coup s'emmêle dans tous les sens. Le vent tourne, un grain approche.
On démarre le moteur pour rester manoeuvrant, le génois claque, on ne peut plus utiliser l'enrouleur. Antoine saute à l'avant et le ferle approximativement avec les écoutes.
On se met face au vent pour descendre la grand voile, mais on est trop près des récifs ; il faut faire demi-tour pour avoir un peu de marge. On s'éloigne donc, puis on revient, moteur à plein régime, bien face au vent. Il commence à pleuvoir, et des courants font tourner le bateau. La grand voile descend, mais des coulisseaux sautent. Antoine ferle rapidement la voile avec les bosses de ris.

Il pleut à seau, on mouille rapidement devant les trois autres bateaux.

Pas très jolie cette arrivée !!!

Il faut toujours rester vigilant en bateau, même par beau temps et peu de vent...

 

 

 


Le mouillage d'Englishman's Bay sous le soleil : une grande plage bordée de palmiers,
dont un en zigzag au milieu que l'on aime beaucoup.
Il y a aussi un petit snack et un marchand d'objets en bois.

 

Derrière la baie, c'est la forêt tropicale, verte avec quelques taches rouges, les immortels.

 

 

Le mouillage est un peu rouleur, on décide de mouiller une seconde ancre :
quelque soit la direction du vent,
l'avant du bateau est face aux vagues, c'est beaucoup plus confortable.

 

 

 

Jeudi 22 : promenade vers Parlatuvier Bay

Aujourd'hui, excursion vers Parlatuvier Bay, un peu plus au Nord, avec Bourskoura.
Ils avaient voulu s'arrêter ici mais il n'y a pas de place : trop de bouées de pêcheurs.

Parlatuvier Bay et les Brothers

 

 

En chemin, on croise une voiture qui klaxonne à tue tête : c'est Ice Man, the King of the ice cream qui va à Englishman's Bay. Il s'arrête et nous présente ses spécialités maison vanilla et coconuts.

 

Un papayer ->

 

 

 


Vue panoramique de Parlatuvier Bay
 
 

On bifurque pour remonter un ruisseau et aller rejoindre quelques cascades.

C'est la jungle : des énormes racines au sol, des lianes qui descendent du haut des arbres et la végétation est tellement touffue qu'il fait tout sombre !

 

 

 

<-- Passage difficile pour le petit Chris.

On trouve un petit trou d'eau pour se baigner.
L'eau douce est fraîche.

 

 

 

On s'arrête dans un petit snack sur le chemin du retour, Chris trouve une copine et s'amuse comme un fou. Nous, on déguste des rotis poisson et poulet avec des sodas. Et un petit café : de l'eau chaude et du café soluble Maxwell !

 

 

 

Vendredi 23 : opération bambou
 

Lever 6 h, on chausse les bottes, le pantalon anti-moustique et le coupe coupe à la ceinture : on part à la chasse aux bambous !

Pendant deux heures, on scie et on tord pour extraire quatre beaux bambous de 20 à 25 mètres de leur bosquet.

Tranchés en deux, on tracte notre trophée jusqu'à la plage pour construire un radeau. Notre brave annexe remorque les bambous jusqu'à une de nos ancres. Le radeau va rester dans l'eau pendant deux jours. Puis on va les sécher sur le bateau et les stocker... on ne sait pas encore où !

Notre radeau attire les curieux : les pécheurs viennent voir cet objet flottant d'un peu plus près et les baigneurs grimpent dessus.

L'après-midi, Antoine emmène Mary et Arien à une initiation de chasse sous marine, pendant qu'Hélène garde Chris : premier baby sitting du voyage !
 
Samedi 24 : promenade en forêt
Solide petit déjeuner pour bien commencer la journée : tartines de terrine de poisson, corn flakes bananes, et morceaux de papaye au four, largement arrosés de lait de coco.

On est prêt pour une excursion en forêt. Antoine fait un passage par le marchand de souvenir pour prendre quelques idées de décoration en bambous.

On n'a pas de carte du coin, on décide donc de suivre la route et d'emprunter le premier chemin que l'on croise.

Un gentil chien nous attend sur le bord de la route, il va nous suivre toute la matinée.

 

 

Les vaches n'ont pas de parc, elles sont attachées au bord de la route avec les chèvres.
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On se promène vers les belles maisons que l'on devine depuis le mouillage. Elles sont soit vides, soit en construction. Les grands jardins sont bien entretenus, c'est un régal pour les yeux et pour la bouche.

<-- Madéo à Englishman's Bay.
A gauche sous les rochers, on devine le corail à travers l'eau turquoise. Dans les patates rouges et jaunes se balladent plein de petits poissons multicolores. Antoine chasse un peu plus vers le large, où le corail laisse la place aux tombants et aux rochers. Les poissons sont plus gros.

On a visité à peu près tous les endroits de la baie avec notre masque. Le plus beau coin de snorkelling, c'est autour du rocher entre Madéo et la rive que l'on ne voit pas sur la photo : le récif est de toute les couleurs : cerise, mauve, jaune et vert vif, chocolat. Antoine a trouvé une petite langouste morte et déjà vidée de sa chair sous un rocher. Il y a aussi les plantes, des gorgones, qui ondulent avec les vagues.

De retour sur "notre" plage, on écarquille les yeux : c'est la foule ! On avait oublié que c'était le week-end... Glacières, poussettes et ballons de foot, c'est un joyeux remue ménage, avec Ice Man qui propose ses glaces à tue tête !

Il y a même un rasta avec un serpent autour du cou et un autre sur la plage. Il attend qu'on le prenne en photo pour venir réclamer une petite pièce.

 

 

 

Dimanche 25 : bambous et préparatifs
 

Un gros yacht noir arrive pendant notre petit déjeuner dans la baie. Les touristes sautent un à un dans l'eau, puis un membre de l'équipage actionne un petit treuil et l'on voit apparaître... le cauchemar des bateaux au mouillage... un jet ski !

Ils ne restent pas longtemps, deux heures, certainement pour déjeuner dans une autre baie.

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Nos bambous ont assez trempé dans l'eau de mer. On va passer à la phase séchage sur le pont.
Tout d'abord, il faut tracter les troncs sur le pont et les saucissonner en petits morceaux. Et sur le bateau, ils sont beaucoup plus impressionnants.

Hélène : "Mais qu'est-ce qu'on va faire de tout ça ?."

Notre scie égoïne a pris un petit coup de rouille sur les côtés, mais reste très efficace.

On stocke temporairement les troncs de chaque côté du bateau. On peut encore naviguer sans problème.




 

 

 

Lundi 26 : retour à Man of War Bay
 

Il est grand temps d'aller faire nos formalités à Charlotteville. Comme le tronçon de route n'existe pas encore entre ici et Charlotteville, on y va en bateau.

Et cela devient une petite habitude, à chaque arrivée ou départ, on se prend un grain. On ressort nos cirés et c'est parti ! Moteur et voiles, on tire un premier bord vers les Sisters, puis un second sur Man of War Bay. En trois petites heures, la navigation est bouclée.

Une petite mauvaise surprise : notre pilote automatique ne répond plus ! Le contrôleur bipe mais n'affiche plus rien.

 

 

Le mouillage de Man of War Bay s'est bien rempli, il y plus du double de bateaux qu'à notre départ. On s'installe à côté du catamaran de nos copains allemands, Christina et Reinmach, que l'on invite à dîner.

Leur cata Amate est un plan Warram qu'ils ont construit eux-même pendant neuf ans en Bavière. Ils l'ont tracté en trois morceaux vers l'Italie et l'Adriatique avant de le mettre à l'eau. Tout est en bois verni ou peint, c'est un véritable bijou

Après un long tour de l'Atlantique en deux ans, ils pensent maintenant retourner en Italie. On discute beaucoup du voyage : c'est une période ou l'on n'est pas vraiment "productif", on n'est pas félicité ni poussé à mieux faire. Cela nous manque, heureusement qu'il y a le site !!!

 

 

 

Mardi 27 : formalités de départ
Hélène entreprend un léger nettoyage de la coque, pour déloger toutes les petites bêtes qui sont venues se coller sur l'antifooling, censé empêcher justement ce phénomène. Il ne faut pas frotter, car on abîme l'antifooling, juste retirer délicatement les bestioles qui grossissent rapidement et ralentissent le bateau. On ne pourra pas faire cette opération à Trinidad car l'eau est plus sale.
 
 
 

Puis on va faire nos formalités de sortie : on nous remet une belle feuille tamponnée à remettre à Chagaramas.

On s'offre un dernier petit tour de Charlotteville, que l'on a vraiment du mal à quitter. On commençait tout juste à connaître quelques habitants.

Ci-contre, le filet des pêcheurs, qu'ils tirent vers la plage. Les pélicans se servent les premiers !

D'autres pêcheurs s'intéressent plus aux king fish, ou thasards. Ils vont très vite avec leur barque en bois effilée et leur gros moteur de 200 CV, il y a quatre cannes en bambous attachées à l'embarcation et vu les morceaux qu'ils ramènent, ça doit être sportif au large de Tobago !
 
 

Déjeuner dans un hôtel et derniers achats de fruits : fruit à pain, ananas, bananes normales et bananes plantains (les grosses qui se mangent salées).

 
 
 

Apéro d'au revoir sur Amate : deux jeunes allemands sont déjà là, ils ont vingt-trois ans et font le tour du monde sur le bateau de... leur prof de math !

 

 

 

On lève l'ancre au coucher du soleil, Trinidad, nous voici !

   
 
 
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