Trinidad et Tobago : Chacachacare et navigation avant | après
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Date du départ : mardi 10 février, 14h00
Date d'arrivée : jeudi 12 février 2004, 12h00


Mardi 10 février : faux départ...

Bon, il n'y a pas de doutes, hier on avait vraiment trop de choses à faire ! On n'est pas parti ! Mais on est presque prêt !

Il nous reste les formalités : Antoine s'en charge, et la mise à jour du site : c'est pour Hélène.
Et comme d'habitude, ça ne se passe pas comme prévu ! Les autorités veulent voir Hélène physiquement et le PC du cybercafé ne reconnaît pas le CD du site.

Les formalités sont longues, il faut remplir des formulaires en 3 exemplaires à l'immigration et on fait la queue aux Customs. On regarde la télé, c'est les infos sur CNN et des images de violences sur Haïti. On va rayer cette étape du voyage... Enfin c'est notre tour, quelques exemplaires de différents papiers plus tard, on doit payer car on est arrivé en janvier et on repart en février. Antoine s'étonne en parlant assez fort " If we arrive the 27th on january and we leave the 2nd on february, we have to pay for 2 monthes ???" Un supérieur étonné de cette remarque, arrive et tout rentre dans l'ordre, on n'a rien à payer !

Le cybercafé de la marina Power Boats accepte le CD, on met à jour le site et on envoie en urgence des photos de bonne qualité pour le magazine Loisirs Nautiques, qui doit publier en mars un article sur notre perte de safran au Sénégal.

Inge et Wilfried d'In Viam viennent nous dire au revoir, il partent vers Panama...

 


La marina "Crews Inn" accueille des yachts de toutes tailles et surtout des gros. Le voilier fait déjà 18 m donc le bateau à moteur... beaucoup ! -->

L'équipage de In Viam :



Une petite collision à côté de notre mouillage nous retient quelques minutes... Le bateau blanc dont le chauffeur était un peu distrait et seul à bord, a percuté la grosse bouée jaune à sa gauche !!! En fait ce n'est pas vraiment une bouée... C'est un canot en plastique de deux mètres avec trois personnes à bord qui vient de se retourner sous le choc.

On sent très vite que les hommes ne sont pas très à l'aise dans l'eau. Le moteur qui a maintenant la tête sous l'eau n'inquiète personne. Vite, vite on remonte dans le qui est revenu les sauver !!! Commence alors une longue partie de récupération de canot. On tire dans un sens, dans l'autre et le petit bateau fait des ronds dans l'eau mais ne reste jamais à l'endroit.

Personne ne se mouille les pattes pour maintenir le canot. Un troisième bateau à moteur rapporte les affaires qui flottaient à la dérive un peu plus loin. Au bout d'une vingtaine de minutes, le canot est remorqué jusqu'au quai, puis hissé sur le ponton. Pauvre moteur qui aurait rester un peu moins longtemps sous l'eau avec d'autres propriétaires.

 

 

Il est 14h, on déjeune rapidement et on met les voiles pour longer les îles à l'ouest de Trinidad. C'est très joli. On mouille pour l'après midi à Chacachacare, dans une grande baie calme entourée de verdure.
En fin de soirée, Antoine n'a pas envie de repartir, il ne "sent pas le bateau" et préfère partir de jour car le vent est fort et Madéo n'a plus l' habitude. La navigation vers les Grenadines devrait se faire au près, avec des courants vers l'ouest défavorables. On partira donc tôt demain matin, après une bonne nuit. Du coup on range et on cale tout dans le bateau car on va certainement gîter fort.

Première surprise : sur un malentendu, à l'intérieur, on avait laissé la bouche d'accès du réservoir d'eau avant grand ouverte. Au premier coup de gîte, une bonne partie se serait déversée dans le lit breton !
Le bateau est fin prêt, on a déjà pris deux ris dans la grand voile, on va se coucher.
Demain, en route pour Canouan, au milieu des Grenadines de Saint Vincent, où l'on doit retrouver une tante et un oncle d'Antoine devant l'hôtel "Beach Canouan Hôtel". Une navigation de 150 milles.

On n'aura pas pris le temps de visiter l'île... Ni profiter de la baie... Mais nous la conseillons tout de même car en semaine il y a très peu de monde et la paysage à son charme (bien qu'un peu trop aride) !!!

 

 

 

 
Mercredi 11 février , Madéo voudrait aller dans le Pacifique !
 

Départ à 7 heures et petit déjeuner en route. Le vent est d'est à nord force 5, et on essuie quelques grains. On est bien contents d'avoir nos deux ris, on remonte doucement vers le nord.
Le vent se calme un peu, on enlève un ris, une manivelle de winch casse net. Et 10 minutes plus tard, le temps se couvre de nouveau et le vent fraîchit, Hélène fait une drôle de tête : on reprend notre second ris.

On dérive vers l'ouest, avec un angle de dérive de 30 à 40 degrés : c'est à dire que pour faire du 5 degrés et passer au vent de Grenade, il faut que l'on fasse du 35 degrés au compas. On remonte au près, près serré, et on perd petit à petit du cap. Quand on se rapproche trop de l'axe du vent, le bateau se traîne et fini par s'arrêter. Pas terrible comme navigation et surtout pas reposant !!!

On aperçoit au loin une forme bizarre, comme un imposant cargo avec une base très fine... "Un port-avion" s'exclame Antoine "et il vient droit sur nous" On est sûr de passer à droite car il est encore très loin, on approche tout doucement et il pointe toujours son nez vers nous. Bizarre !!!
Ce n'est pas un bateau ! En fait, c'est une station pétrolière, il n'y a qu'une centaine de mètres de fond ici. Nous dérivons tellement que l'on passe à gauche. Madéo veut vraiment aller vers l'ouest ... vers Panama et le Pacifique !
 

On ne quitte pas nos gros cirés de la journée, entre les grains et l'écume des vagues, on est bien arrosés ! On manoeuvre plusieurs fois pour bien adapter les voiles à la force du vent. Hélène s'aperçoit que la grand voile est déchirée sur 10 cm au niveau de la chute entre le deuxième et le troisième ris. Décidément, après le réservoir d'eau, la manivelle de winchn la voile : Antoine avait eu une bonne intuition de ne pas partir de nuit !

Antoine raccommode notre grand voile, juste pour tenir jusqu'aux Grenadines car cela pourrait vite empirer -->

 

 

On croise quelques cargos dans l'après midi. Certains sont à peine visible; caché par la houle, ils apparaissent soudainement et croisent notre route. Hélène prend le premier quart de nuit, on est entr Tobago et Grenade. C'est le défilé des voiliers ferrys et cargos, il y a des feux visibles en permanence autour du bateau !

 

 

 

 

 

A vingt milles au sud de Grenade, Antoine prend son quart et décide de passer sous le vent de l'île. Il abat et on passe de trois à six noeuds.
C'est aussi une mesure de sécurité : on aurait vraiment eu du mal à remonter au vent de l'île, et si on avait eu un problème quelconque, on aurait été poussé directement sur l'île, de nuit. Bonjour les récif on vient vous rendre visite !!!
Par contre, il va bien falloir remonter vers le nord est à un moment donné !

Sous le vent de l'île, la mer est presque plate et le vent moins soutenu. Le moteur ronronne, Hélène dort bien !

 

 

 

 

Jeudi 12 février
 

"Union, île des Grenadines vue de l'ouest."

Hélène reprend le quart au lever du jour, on est en train de passer au nord de Grenade. Le soleil se lève sur les îles, c'est très beau, mais on n'avance pas très vite vers Canouan ! Le moteur reprend du service.
Les îles aux jolis noms défilent à notre gauche : l'île Ronde, Carriacou, Petit Saint Vincent, Petite Martinique, puis Union un peu plus loin. On contourne Mayreau, et Canouan est en vue. La remonté depuis Grenade aura été difficile. Atteindre Union par ce vent et ce clapot n'était pas une partie de plaisir !!!

On enlève enfin nos cirés vers 11h. On a encore pris pas mal d'écume en pleine figure toute la matinée. Du coup, on ne s'est pas vraiment aperçu que l'on prenait des coups de soleil sur le visage !


 

Après Union on affale la grand voile car nous serons plein face au vent et elle ne servira plus à rien. On profite d'une petite baie au nord ouest pour le faire sans bousculade. La dernière remontée vent debout commence. Deux petites heures et on y sera ... Mayreau, ci-dessus, est notre prochain waypoint (point de passage). Nous pouvons raser l'île au nord (à gauche sur la photo) alors on se gène pas et on détourne même notre route pour voir l'île de plus prêt.

 

 

 

Un voilier nous rattrape !!! Il fonce deux plus vite que nous alors que le moteur hurle à 2500 tours. En fait, il doit aussi avoir son moteur et les voiles juste pour l'équilibre et la puissance face aux vagues. C'est notre premier joli vieux grément et nous devrions en voir beaucoup d'autres.

 

Drapeau jaune : Nouveaux pays, nouvelles formalités. A 12 milles de côtes, ce drapeau est obligatoire pour prévenir qu'on a l'intention de faire son entrée sur le territoire. Celui-ci est tout neuf... Cousu par Hélène...

 

Avant de dépasser Mayreau, on longe le mouillage le plus réputé de l'île (photo ci-dessous). On prévu d'y faire escale un autre jour mais maintenant que l'on a vu le monde qui s'y agglutine on va réviser notre itinéraire. Pourtant c'est bien beau... On verra !!!

 

 

Canouan est en vue... Dernier bord avant l'hôtel et l'eau turquoise, les langoustes et les ti-punchs

 

 

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