les Grenadines : Canouan avant | après
retour page escales

Date d'arrivée : jeudi 12 février 2004, 12h00
Date du départ : samedi 14 février, 10h00


Jeudi 12 février : un bon plat de langouste avec Michèle et Jean-Max
 


Midi, on mouille devant le Beach Hôtel, seul à l'ouest de l'île. Notre guide Nautique, le Patuelli, indique que le mouillage peut être rouleur par houle de sud est... Donc tout le monde préfère le mouillage de l'autre côté, entre la côte au fond de la photo et celle juste devant. Le village se situe en plus dans cette grande baie. C'est donc la tranquillité qui nous accueille dans les Grenadines, magique et incroyable !!!

On a très chaud tout d'un coup, on saute dans l'eau turquoise pour se laver des traînées de sel et de la fatigue. L'eau est à 27°C, on observe un beau banc de poissons chirurgiens, Antoine voit aussi une raie, des petites bonites et des coquilles de lambis.

On a mouillé sur la droite de la photo pour être encore plus tranquille, coincé entre un îlot et Canouan on profite de ce paysage de rêve. Mais le guide nous rappelle à l'ordre !!! Des petits vagues de rien du tout contournent la pointe et viennent nous lécher les babines. Du coup on roule un peu et Antoine s'énerve vite : on a besoin de calme après une navigation fatigante.




vue depuis la plage de l'hôtel

 

 

Michèle, la tante d'Antoine qui scrutait l'horizon, nous accueille sur la plage dès notre arrivée. Quelle joie de se retrouver ! C'est étonnant de retrouver la famille à tant de milles de la maison.

<-- Le Beach Hôtel Canouan : on s'attendait à un gros complexe tout confort avec restaurant climatisé, piscine,...
Hé bien non ! Le plus vieil hôtel de Canouan est un véritable petit paradis, un havre de paix : des bungalows sur une plage de sable fin bordée de palmiers avec une vue superbe sur les Grenadines... Il y a juste une dizaine de clients actuellement, c'est vraiment très tranquille.
Hélas, l'hôtel vient d'être racheté, une partie du terrain va servir à allonger la piste d'atterrissage de l'aérodrome : quel gâchis, notamment pour la vue sur les Grenadines. Michèle et Jean-Max vont devoir trouver un nouveau paradis !!!

Nous retirons de l'argent à la réception puis nous marchons 200 m jusqu'à l'aérodrome pour les formalités d'entrée. Il est 15h30, A l'immigration, ça se passe rapidement mais l'officier des customs nous fait un peu patienter. Quelques formulaires plus tard, on paie notre taxe de séjour : 100 $EC pour le bateau plus 5 $EC par personne par jour, on ne paie pas plus qu'une semaine : ce qui nous fait 170 $EC pour 15 jours, soit 65 €. Sauf que le temps de comprendre les décomptes, l'officier nous pointe du doigt avec un grand sourire la petite ligne "overtaxe" : "il est 16h00 pile regardez ma montre !" dit-il... Antoine sourit, "oh no" ! Puis un regard un peu triste et... On sent l'officier hésiter et... On ne paie pas la taxe !

 

 

Puis nous rejoignons Michèle, Jean-Max débarque un peu plus tard du gros cata de l'hôtel. Devant un bon planteur, on discute à bâtons rompus : nouvelles de la famille; nouvelles de France, situation en Haïti.

Le soir, Michèle et Jean-Max nous invitent à dîner au restaurant de l'hôtel. Au menu : langoustes ! et steak frite pour Jean-Max qui est un peu écoeuré par les crustacés.

Après un nouvel apéritif et quelques récits de notre navigation jusqu'ici, nous passons à table. Tout le monde s'est habillé pour le repas du soir... Belle tenue, bijoux, propre et bien coiffé, tous les clients de l'hôtel sont sur leur 31. Nous avions opté pour les tenues africaines et une polaire en plus pour Hélène. Le contraste était bien réussi sans le vouloir, mais personne ne nous a regardé de travers et les langoustes ont beaucoup plus aux africains !!!

 

Hélène est rouge de soleil. Demain, crème écran total + casquette.
En plus l'oeil droit pleure tout seul, à cause du soleil et des embruns.

 

 

 

Vendredi 13, the pool
Aujourd'hui, le cata de l'hôtel part en excursion à The pool, un mouillage entouré d'une barrière de corail au Sud de Canouan. Madéo va suivre le catamaran et on va passer la journée ensemble. Jean-Max est debout au pied du mât et Michèle bronze sur les filières. En route pour une petite heure de slalom en eau turquoise et peu profonde.

 

 

On suit le cata à faible distance, sous pilote automatique. Antoine grimpe dans le mat pour mieux voir les récifs de coraux. La vue est tellement belle quelques mètres au-dessus de l'eau. On pourrait presque voir les poissons !!! Arrivés devant la passe, Hélène prend la barre pour piloter plus précisément et suivre le cata à la vague. Celui-ci ralentit, il y a 15 à 20 noeuds de vent et des vagues d'un mètre qui le font tanguer. Nous aussi d'ailleurs. Il s'agit de bien contrôler le bateau et surtout, ne pas se faire dévier par une vague. Et puis Antoine est toujours là-haut, agrippé au mât...
Antoine : "Hélène, les récifs sont à deux mètres à droite du cata".
Hélène avale sa salive, écarquille les yeux et se place légèrement à gauche 20 mètres derrière le cata.
Antoine : "Suit le cata !"
Hélène accélère, les vagues font bien rouler le bateau. Antoine doit bien s'amuser à la deuxième barre de flèche.
Ca y est, on est dans la passe, étroite de trente mètres mais pas très longue. A la barre, on voit juste des vagues déferler très près à gauche et à droite. 30 mètres, ça peut paraître large sur le papier, mais sur un bateau de 11 mètres qui se dandine, on doit bien pousser le moteur pour rester manoeuvrant dans les vagues et le courant : on n'a pas le droit à l'erreur !

Enfin, tout s'apaise, le bateau cesse de se balancer. On arrive dans la piscine : 6 mètres de fond au début, une eau claire, on avance encore, on traverse un petite baie. Tout autour, à une centaine de mètre, une large barrière de corail nous protège. 4 mètres de fond maintenant, aucun bateau bien sur, juste une belle plage avec une paillote. Le cata fait demi-tour et tourne autour de Madéo, Philippe le skipper nous demande quel est notre tirant d'eau. Lorsqu'on lui répond 1 mètre, il paraît rassuré. On avance encore, 2 mètres de fond... On mouille par 1m40 d'eau (30 cm entre la coque et le sable), 15 mètres de chaîne. Plongeon : on a presque pied, 1m90 de fond ! En fait, le sondeur à un petit décalage de 50 cm. On va régler ce problème en remontant à bord.

 

Sous l'eau, on s'aperçoit que lors des petites rafales, le bateau tire et toute la chaîne se soulève, l'ancre s'enfonce un peu plus profondément dans le sable. Antoine rajoute 10 mètres de chaîne pour plus de prudence.
On remonte à bord, autour, c'est splendide. Un mouillage difficile d'accès mais qui vaut vraiment le coup !

On retrouve Jean-Max et Michèle, on fait la connaissance de leurs amis de l'hôtel : 2 canadiens, 2 californiens, 2 texans et 2 italiens. Plus le skipper et son équipier qui préparent le barbecue. Tout le monde est très curieux de notre voyage.

Michèle pendant l'apéro : planteur des îles, bronzage des îles, sable et eau des îles... Vive les Caraïbes ! -->

Le barbecue est délicieux : barracuda en papillote sur le BBQ puis côtelettes d'agneau. Philippe le skipper nous sert et ressert double ration de viande.

 

 

Petite plongée dans the Pool. On visite les pâtés de corail, dans très peu de fond : on a pied. La barrière n'est pas très intéressante donc on reste en retrait à une cinquantaine de mètre ou les fonds sont plus animés.
Poissons coffres, poissons soldats, chirurgiens,... Des grandes gorgones et du corail.

 

 

16h, il est déjà temps de rentrer car le soleil descend vite et l'on voit beaucoup moins bien les récifs. Le passage de la passe s'effectue plus tranquillement car le courant nous pousse rapidement vers l'hôtel.

 

 

Une petite pose d'eau de mer pour vous faire rêver...

 

Notre ami Canadien qui nous rejoint de la plage pour visiter Madéo. Cinq mètres de fond !!!

 

Un petit coucou du Canada : un mètre sous l'eau vu du haut du mât !!!



Antoine par deux mètres de fond dans the Pool ! Non, non ce n'est pas une piscine, c'est bien la mer des Caraïbes !!!

 

 

Nous voilà donc de retour à l'hôtel...

 

Arrivés devant l'hôtel, on fait visiter Madéo aux plus curieux. Philippe et son équipier nous rejoignent même avec leur annexe. Ils ont encore un verre à la main qu'ils viennent finir dans notre cockpit

Apéritif puis à nouveau dîner à l'hôtel, on déguste des lambis : ce sont des gros coquillages nacrés de blanc et de rose à l'intérieur.

Après le repas on discute avec la fille de la patronne de la destruction de l'hôtel et puis très vite de notre voyage. On n'en saura pas beaucoup plus sur les magouilles de l'île qui risque de devenir un repère de luxe.
Puis Philippe nous emmène à une party, dans le village principal de Canouan.

Tout le monde est dans la rue, un bar vend des bières. Des grosses enceintes sont installées dans une salle au bord de la route. C'est vide pour l'instant. D'ailleurs il n'y a que des gars dehors, discutant une bière à la main. Deux heures plus tard, Philippe vient nous rechercher. Les filles commencent à arriver, la salle se remplit de danseurs, mais c'est trop tard, les poules vont se coucher plus tôt que les fêtards !!!

 

 

 

Samedi 14 : on suit toujours le catamaran...
   

L'excursion du jour avec le cata de l'hôtel : les Tobago Cays. On décide de partir avec lui, et de rester quelques jours aux "Tobago".

Une dizaine de français sont arrivés dans un petit avion depuis la Martinique spécialement pour participer à la sortie. Le cata est bien chargé, trop aux goût de Michèle qui restera sur la plage ! Bye bye ma tante et merci pour tout...

On part en même temps que le cata, on descend au travers sur les Tobago, mais le courant est toujours là ! C'est l'ordinateur qui nous dessine une belle courbe et nous permet de rétablir la situation. Un peu plus de près dans notre travers et on passera le prochain récif sans changer de cap. Le cata n'avance pas bien vite, on le rattrape petit à petit, au vent en plus.

On finit par le doubler ! Mais il a perdu trop de cap à cause du courant et doit mettre le moteur pour passer le récif, il file vers le mouillage. Nous avons plus de temps, alors on continue à la voile, on loffe devant les récifs et on remonte doucement vers les Tobago Cays. Le vent adonne et nous permet petit à petit de faire le bon cap pour aller jusqu'au mouillage sans le moteur. Le catamaran est loin devant maintenant mais le plaisir de relier les îles à la voile remplacera la plongée du matin.

 

A quelques encablures de la passe entre les îles Petit Rameau et Petit Bateau, Antoine remonte la dérive centrale et on arrive à fond les ballons au milieu de bateaux mouillés. Antoine choque la GV. On enroule le génois, le sondeur marque 3 puis 2 mètres. Hélène se place à l'avant du bateau à l'affût d'un pâté de corail. On affale la GV entre les deux îles, presque tranquillement. Arrivés à bon port sous voile ! C'est quand même plus prudent d'affaler plus tôt car notre bateau n'est pas aussi manoeuvrant que les bateaux des croisières fabriqués de nos jours avec direction assistée et grand voile sur enrouleur automatique.

 

 

 

la suite : Le paradis des Antilles !!! avant | après
retour page escales