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| Date d'arrivée : samedi 14 février
2004, 12h00
Date du départ : mercredi 18 février, 10h00
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| Samedi 14 février : le paradis des
petites Antilles... |
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| Vue panoramique depuis
Petit Bateau : tout à gauche (de la photo), Petit Rameau qui
se détache à peine, Baradal à gauche, Petit Tabac
au loin à peine visible et Jamesby à droite. |
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| On mouille derrière
une cinquantaine de bateaux dans le mouillage principal des Tobago
Cays. Le ciel s'assombrit, le vent souffle à 25 noeuds...
mais le grain passe à côté. On rejoint le joyeux
équipage du catamaran pour un pique- nique langouste grillée
sur Jamesby. Le groupe de français est en pleine forme !
On discute plutôt avec Jean-Max et les copains de la veille
: les Canadiens et les Californiens, qui nous invitent à
Montréal et à San Francisco. On verra !
Jamesby est un petit îlot : une colline d'une vingtaine de
mètres de hauteur garnie de fourrés, avec une belle
plage à palmiers orientée vers le lagon et les autres
îles. Quelques bateaux sont mouillés devant dont Scaramouche,
un vieux gréement qui fait du Charter à la journée
depuis Union. C'est lui que l'on avait déjà croisé
en passant devant Mayreau.
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Philippe : Le capitaine et cuistot. |
Une belle averse arrive juste avant
que les langoustes soient servies. On s'abrite ou l'on peut : derrière
un palmier, au milieu des fourrés, enroulé dans une
serviette de plage, ou dans l'eau, le verre de punch toujours à
la main.
Les langoustes sont grillées, c'est un vrai délice.
Sincèrement.
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<-- Johanne, comédienne
canadienne, comme son mari. Ils font aussi du doublage de voix.
On apprend dans la conversation qu'elle est la voix de Barth des
Simpson, et qu'il double le dentiste de Némo !
Avec Jean-Max en pleine forme
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On commence à
discuter avec le groupe de Français. Ce sont pour la plupart
des Métros de la Martinique : ils viennent de France métropolitaine
pour travailler quelques années dans les DOM. L'un d'entre
eux est passionné de chasse aux langoustes : hé oui,
il est reste en Martinique, quand on connaît les coins.
Un autre est policier. Il fait de la formation. Il nous raconte
que c'est très difficile. Ambiance infernale dans le service
entre les métros et les Martiniquais, incompétences,
et quelques affaires louches. Ses conclusions : "Si on connaissait
en France tous les avantages en Martinique, ce serait la révolution"
et "surtout ne vous balader pas le soir à Fort de France,
ça craint vraiment!"
Par contre, ici, il est très bien payé et gagne pas
mal de mois de retraite. Mais il pense quand même rentrer
plus tôt que prévu.
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C'est l'heure du départ...
Jean-Max nous quitte à bord de son annexe.
Ciao les amis !
A gauche sur la photo, le groupe de français, surexcité
!
Il est encore tôt, on passe dire bonjour à Pen Kalet,
un bateau rencontré à Dakar. Ils s'apprêtent
à partir plonger sur la barrière de corail. En un
rien de temps, on est prêt à les suivre. Devant les
coraux, il y a des bouées pour accrocher l'annexe, c'est
très pratique. Belle découverte sous-marine.
Les fonds sont peuplés de milliers de petits poissons colorés.
De l'autre côté de la barrière (pour plongeur
entraîné avec bonne palme) les fonds tombent à
pic. 15 m de fond et du corail bien plus impressionnant. Les poissons
restent cachés : quelques beaux perroquets et lutjans passeront
devant nous mais rien d'extraordinaire...
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| dimanche 15 : découverte des Tobago
Cays vu du ciel... |
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Vue des hauteurs de Petit Bateau, la petite île Jamesby nous
montre sa face sous le vent. D'un côté une plage de
sable blanc et de cocotier, de l'autre une falaise abrupte...
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Du bateau on a aperçu
de nombreux mâts alignés de l'autre côté
de Petit Bateau. Le Club Med pourrait bien être le propriétaire
de cinq d'entre eux.
On part donc pour une visite Petit Bateau toute la matinée.
Un chemin visible depuis le mouillage nous permettra d'avoir une
vue d'ensemble sur les Tobago Cays en grimpant à environ
70 mètres.
Il y a pas mal de monde sur la plage signe de gros bateaux de touristes.
Ci-contre, vue sur le mouillage depuis les hauteurs : un joli dégradé
de bleu, et tout au fond, l'écume sur la barrière
de corail, qui protège le mouillage de la houle. |
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Quelques coins de nature
dans un endroit pourtant fréquenté... surtout au niveau
de la mer ! |
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On traverse l'île
et on confirme notre intuition : Club Med est mouillé juste
là ! ENORME. On dirait un ferry avec cinq mats. Deux grosses
annexes font en permanence l'aller-retour entre la plage et le "bateau". |
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Dans la passe entre les deux îles,
que l'on a empruntée pour arriver, sont mouillés de
jolis vieux gréements : Un bateau pirate noir avec trois
mat, un bleu clair, qui garde ses voiles en permanence et un troisième
plus raffiné au centre.
Dans la passe il n'y a que cinq mètres de fond ce qui explique
la couleur de l'eau... |
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<-- On est invité
à déjeuner sur Gadjo Dilo,
un beau RM 12 construit par Hervé. Il fait de l'accompagnement
de course avec son bateau, et des sorties en Bretagne avec des CE
par exemple.
Gadjo Dilo a suivi la Mini Transat cette année. Hervé
a déjà ramené son bateau du Brésil, sa
femme et son fils l'ont rejoint pour quelques jours de vacances.
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La famille Pen Kalet : Pierre,
Léo, Marie-Noëlle, qui refournit Hélène
en yaourt, et Tom.
On passe l'après-midi à bricoler : vérification
de l'axe de la cuisinière, changement de fixation du capot
moteur, serrage des pieds du bimini et couture des coussins.
Malo Ciao, rencontré à Funchal (catamaran de la flotte
VSF), arrive dans l'après-midi. On prend l'apéro en
discutant de notre périple et de la mission VSF, qu'ils ont
terminé il y a peu de temps en Casamance. |
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| Lundi 16 : nuit écourtée mais
récompensée par une belle plongée |
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Ca souffle
fort dans la nuit. Hélène n'est pas tranquille. Depuis
l'aventure sur le Saloum au Sénégal avec la perte
du safran, on est très méfiant. Un long bruit grave
résonne. Puis on devine le bruit d'un moteur au loin. Assise
dans le lit, Hélène voit que le bateau à gauche
est bien éclairé. S'en est trop :
"Antoine, va faire un tour dehors, ça souffle fort et
il y a de la lumière sur le bateau à gauche devant
nous"
Antoine bougonne en se réveillant mais va jeter un oeil.
Il revient illico presto.
" Les bateaux chassent ! Et le bateau bien éclairé
que tu as vu, c'est deux bateaux qui sont l'un sur l'autre !"
Il y a beaucoup de vent, les ancres tiennent mal et les bateaux
dérapent, et comme on est très nombreux, forcément,
ça touche quand un bateau recule. Antoine voit 35 noeuds
de vent à l'anémomètre, mais il y a sûrement
eu plus de vent avant notre réveil.
Branle bas de combat sur Madéo, on est derrière, donc
on surveille les bateaux mouillés devant nous, on allume
tous les feux, car des bateaux bougent pour changer de place. On
sort le phare et on éclaire autour de nous.
Il y a déjà deux cata qui ont remouillé derrière
nous.
Les deux bateaux l'un sur l'autre sont juste devant, légèrement
sur la gauche, un blanc et un bleu... On ne comprend pas très
bien ce qu'ils font mais il y a au moins dix personnes à
bord. On hésite à aller les aidés, mais Hélène
convainc Antoine qu'ils doivent être assez nombreux. On entend
des cris, les bateaux sont côte à côte, puis
l'un tourne autour de l'autre, manoeuvre dangereuse, il risque vraiment
de s'embrocher. Leurs chaînes se sont emmêlées
et s'écarter au moteur ne fait qu'empirer la situation. A
chaque fois les bateaux se recollent, se frottent et tout le monde
court sur le pont.
Un autre cata vient mouiller derrière nous. Peu après,
Pascal de Malo Ciao en descend et vient nous voir en annexe. Il
nous explique : "Ce cata a chassé et tapé un
monocoque allemand qui hurlait à tue-tête, je suis
venu donner un coup de main, ils n'avaient même pas sorti
les pare-battages" ! C'est un cata de location avec un skipper
professionnel... Une fois à bord, le skipper à donner
les commandes à Pascal sans le connaître et l'a laissé
tout diriger.
Devant nous, les deux bateaux ont réussi à se dégager,
le bateau blanc est venu remouiller juste devant Madéo. On
surveille. Le soleil se lève, le vent s'est bien calmé.
Si l'un d'eux avait laissé filer son mouillage et sortit
celui de secours pour remouiller, ils auraient évité
toutes ces frictions. |

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Mouillage paradisiaque et tranquille... en apparence !
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| Madéo rescapé de la nuit
ventée arbore toujours son chargement de bambou ! |
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<- Pen Kalet et Malo Ciao ->
On va faire le tour de Petit Rameau avec les palmes, masques, tuba.
On renonce à prendre l'appareil photo dans l'annexe car ça
éclabousse de partout.
En chemin, on passe dire bonjour aux Pen Kalet, qui ont veillé
aussi toute la fin de nuit. Hélène apprend que le
bruit grave, c'était une corne de brume.
Les Malo Ciao sont en pleine école à bord.
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La plongée fut une réussite... Départ de la
plage en direction de l'est. Quelques coraux dans très peu
de fond nous invitent à changer d'atmosphère. Quelques
dizaines de mètres plus loin, les fonds sont beaucoup plus
intéressants. Nous commençons le tour de l'île
dans le sens inverse des aiguilles d'une montre pour avoir le courant
en notre faveur. Un petit aquarium s'ouvre devant nous : une multitude
de poissons d'espèces différentes tournoie autour
de quelques patates de corail. C'est magnifique, en plein centre
de l'activité, nous ne bougeons plus et observons le spectacle.
Nous continuons vers le nord... Les fonds diminuent à nouveau
mais Antoine rencontre une langouste de la taille de deux doigts.
En jouant avec elle, il aperçoit aussi sa soeur ! "Hélène,
Hélène, HELENE, langoustes !!!" A tour de rôle
on les observe. A chaque remontée, on en a compté
une de plus... Pour finir c'est une famille de huit frères
et soeurs qui s'abritaient sous ce petit corail !!! Au nord... Le
courant s'amplifie, nous nous laissons guider par lui en faisant
tout de même un petit stop dans un banc de poissons jaune
et bleu. On passe et repasse au milieu deux mais ils restent impassibles
et n'ont point peur du tout ! A l'est... Le courant nous porte toujours
mais l'eau est complètement trouble. Des milliers de poissons
gris d'une dizaine de centimètres foncent dans le sens inverse.
Pendant une cinquantaine de mètre nous avons nagé
sans voir au travers de ce tapis qui grouillait comme si les poissons
étaient poursuivit par un requin...
Ce fut un tour simple, rapide et très complet... Une plongée
pleine de surprise. C'est souvent ce qui arrive quand on plonge
ou les autres ne pensent pas aller ! |
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Armada de catas de
location à l'assaut des Tobago Cays ! Bien rangés,
devant le récif. Deux mètres de fond, un rêve
pour eux alors ils se regroupent, s'entassent et pour finir tout
ce qu'ils voient ce sont les autres cata autour d'eux.
On invite les Pen Kalet à déjeuner sur Madéo,
les Malo Ciao arrivent pour le café. Les discutions fusent.
En appelant Malo Ciao à la VHF, Zed nous a captés
: "MADEO, MADEO, MADEO, pour ZED"... Ben Zed tu es où
? "Je pars pour Los Testigos, je suis en route, bye bye...
On se croisera en Guadeloupe ! Et faites attention aux rafales,
on a déchiré en trois notre spinnaker !"
"Bonne nav Zed !"
On bricole le reste de l'après-midi : on commence les contrôles
de niveau du moteur, on remet de l'eau dans les batteries et on
répare le réa de la bôme et le tiroir à
légumes. |
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| Mardi 17 : changement de mouillage... |
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Bricolage dans la matinée...
La liste est longue mais on voudrait la réduire un maximum
avant l'arrivée des parents d'Hélène.
Puis on se décide à mouiller au nord de la première
barrière de corail pour plonger dans des eaux moins fréquentées.
On zig zag entre les bateaux en contournant Baradal pour longer le
récif et en prendre plein les yeux. On se retrouve au milieu
de l'armada des catamarans, il y a beaucoup de bonjours, notre bateau
attire l'oeil, surtout avec le grand drapeau breton déployé
et la collection de bambous sur le pont. Puis on passe entre le récif
et Petit Rameau. On est seul, on continue jusqu'au bout. On mouille
dans 2 mètres d'eau. Et on ne voit plus personne. |
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Ci-dessus, notre mouillage, en plein centre de la photo dans l'endroit
le plus clair. En noir, notre ballade sous-marine.
Le courant est assez fort par ici, on ne se sépare pas et
on décide de l'itinéraire avant de partir. Un petit
tour sur la gauche, on remonte le long du canal bleu foncé
qui traverse le récif et on se laisse revenir sur le bateau
en se reposant...
Résultat pas terrible... Nous n'avons pas trouvé l'endroit
magique dans le coin et pourtant c'est un très bon spot.
Nous reviendrons une autre fois pour explorer plus sur la droite
ou les fonds étaient plus importants et sûrement plus
vivants. |
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On bouge pour passer
la nuit dans un endroit un peu plus protégé. On mouille
dans la passe entre Petit Rameau et Petit Bateau. Antoine est très
très fier de son mouillage. On est parfaitement bien placé
et tout proche de la plage. Beaucoup moins bateaux ici, nous serons
trois cette nuit.
Un petit oiseau peu farouche et gourmand vient grignoter du pain
de mie sec.
Hélène bouquine et travaille sur le site pendant
qu'Antoine va chercher son sable et prendre quelques photos animalières. |
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Les lézards et les montagnes de lambis des Tobago
Cays...
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Un gros tas de coque
de lambis. Elles sont nacrées à l'intérieur
et percées sur le haut, afin d'extraire la bête.
Mais celles-ci sont bien abîmées et plus très
jolies... On ne remplira donc pas nos cales de coquillages rassurez-vous
!!! |
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| Mercredi 18 : quittons les palmiers pour d'autres
palmiers !!! |
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On fait un dernier tour
à terre et on part pour Union. Madéo à gauche
au bord de la plage. Là c'était quand même très
beau on avoue... C'est un incroyable voyage de noce !!! Merci à
nos familles et amis pour les cadeaux de mariage, qui nous ont permis
de nous préparer, d'équiper Madéo et de l'amener
ici sans encombre et en bonne santé. |
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