les Grenadines : Palm Island et Union avant | après
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Date d'arrivée : mercredi 18 février, 11h00
Date du départ : samedi 21 février, 16h00


mercredi 18 : Un petit tour sur Palm Island...

Avant de partir, on étudie bien sur la carte la passe : il y pas mal de récifs de coraux dans le coin. On relève le mouillage, on sort au moteur et on déroule le génois quand tous les dangers sont écartés. On décide de n'utiliser que cette voile. C'est très confortable et cela demande beaucoup moins de manoeuvres que de hisser la grand voile. Les trois collines de Palm Island approchent à vue d'oeil.

La mer est plate, un vent de Nord Est de 15 noeuds nous pousse doucement cap 220.

Les Tobago Cays (ci-contre) sont dans notre sillage mais de nombreux autres mouillages sont aussi beau dans les Grenadines, il faut chercher.

 

 


Sous la bôme, Palm Island, à droite, Union.

 

 


Juste avant d'arriver à Palm Island, on reconnaît Scaramouche (pour la troisième fois) qui avance à toute allure. Serait-il aidé par un moteur une fois de plus ?
Derrière lui, le mouillage de Clifton à Union. Nous y serons ce soir... En attendant nous allons chercher les palmiers de l'île hôtel.

 

 

 

Nous posons l'ancre peu après dans l'eau remarquablement claire de Palm Island.

Cette île est une île hôtel, seuls les clients peuvent accéder à l'intérieur. Nous, on a juste le droit de poser les orteils sur la plage ; il y a aussi une boutique de luxe et un bar.

On fait rapidement le tour, puis un petit rafraîchissement autour du bateau. Antoine déniche une murène et une langouste, et les laisse en paix... Toujours trop petit !!! C'est un endroit parfait pour une farniente sur la plage mais nous ne le faisons jamais donc... On quitte Palm Island assez rapidement après une séance photo du haut du mât un petit peu agitée.

 

 

 

 

 

 

Juste avant le déjeuner, on rallie Union au moteur en une demi-heure. Le mouillage de Clifton est bien encombré, mais il reste un peu de place devant Green Island, l'île de l'ermite : photo ci-dessus.

On est aux premières loges, sur le panoramique il n'y a personne mais derrière c'est la foule. L'ancre est posée par un mètre de fond, donc forcément on se retrouve au vent des autres qui n'ont pas osé s'approcher autant. On déjeune à l'avant du bateau, le panorama (photo ci-dessus) est magnifique : de gauche à droite, Mayreau et les Tobago Cays que l'on devine, Green Island à 50 mètres de nous, les trois collines de Palm Island et Petit Saint Vincent et Petite Martinique qui se confondent tout à droite.
A gauche il y a la piste artificielle de l'aéroport, où atterrissent et décollent une dizaine de petits avions par jour.

 

 

 

 

Il est temps d'aller découvrir l'île : on accoste sur la plage de l'Anchorage Yacht Club, le plus ancien hôtel de l'île qui est maintenant un vrai complexe hôtelier : des bungalows sur la plage, un grand bar-restaurant avec terrasse donnant sur un bassin de requins dormeurs, et un ponton avec eau pour les voiliers. Entre autre, l'aéroport lui appartient aussi...

 

 

Ci dessous, les requins de l'Anchorage Yacht Club

 
En soirée, Perrine et Pascal de Malo Ciao, et oui on se retrouve à nouveau sans même se donner rendez-vous, nous propose d'aller écouter un concert de Steel Band en ville.
On discute beaucoup du voyage, du retour et d'éventuels nouveaux projets. Le concert n'est pas vraiment authentique, la salle de restaurant est presque vide mais l'animateur arrive tout même à faire participer les trois tables occupées pour un limbo.

 

 

 

jeudi 19 : on coule, on coule !!!
 

Vidange moteur pour bien commencer la journée.

Malo Ciao quitte le mouillage et nous propose de le suivre à World End Reef, un mouillage de jour au large de Petit Tabac. On hésite un peu,..., non, on continue à bosser.

On s'attaque donc à une nouvelle série de bricolage. On commence peu à peu à voir le bout de la liste. Antoine termine juste de rincer le dessalinisateur, il remet les vannes en place sous l'évier de la cuisine et s'apprête à refermer le placard lorsqu'il entend un petit psssssst très très léger.

Intrigué, il cherche l'origine de cette petite fuite. L'eau suinte légèrement sur le sol. Il commence à vider la cale sous l'évier : horreur, c'est plein d'eau. Il appelle Hélène.

On vide entièrement la cale : il y a au moins dix centimètres. Mais d'où vient donc cette eau ?
On découvre que c'est le passe coque de l'évacuation de l'évier qui fuit. Il y bien une vanne de sécurité pour tout couper, mais elle est située au-dessus de la petite fuite.

On tente tout d'abord de reboucher le trou : on essaie d'entourer le tuyau avec une pâte de mastic noir. Ca à l'air de tenir... moins de 10 secondes. On sort le Sicaflex, une sorte de joint très solide et étanche... mais qui ne tient pas bien s'il est posé sur une surface humide. La pression de l'eau le chasse illico !!!

On tente de serrer le mastic et le Sicaflex, mais le jet traverse, un peu plus puissant ; plus on touche pour voir exactement d'où ça vient, plus la fuite s'agrandit. Maintenant, ça pisse de l'eau salée dans le bateau ! On se regarde, il faut trouver une solution, et vite, si on ne veut pas couler !

Hélène décide d'aller chercher de l'aide en annexe, Bourskoura, le bateau des Hollandais rencontré à Tobago est à 100 mètres et Arien qui a beaucoup bossé sur son bateau aura certainement la solution.
"Arien, can you come on board, we've got a hole and the water go inside". Pas le temps d'expliquer exactement, et surtout les mots en anglais ne viennent pas.
Arien : "I bring some tools ?".
Je bredouille un peu...
Arien : "OK, I come and I see first"
"Thank You !"

 

Pendant ce temps Antoine voudrait plonger sous le bateau pour boucher le trou par l'extérieur. La vanne va céder et la cassure ne sera pas propre et donc difficile à boucher. Mais seul, il n'ose pas sortir du bateau, si ça lâche quand il est dans l'eau, ça rentrera très rapidement...

 

Ci-dessus : De l'eau dans la cale sous l'évier


Ci-dessous : Arien observe la situation


 

A notre retour, Antoine a sorti les pinoches, une sorte de bouchons en bois conique pour combler une voix d'eau, obligatoire à bord. Arien jette un oeil sous l'évier, sa conclusion est simple, il faut absolument commencer par boucher le passe-coque de l'extérieur. Antoine plonge, localise le bon passe coque et essaie une pinoche : trop grosse, elle n'entre pas, puis une seconde : trop fine, elle s'enfonce et bloque plus loin sur un coude. On sort la scie pour adapter le deuxième cône.

Antoine replonge : non, c'est un peu trop juste je crois. Arien prend le masque et saute à l'eau à son tour. Il réussit à placer la pièce en force. Antoine y retourne avec un marteau pour bien enfoncer et combler le trou pour dormir tranquillement cette nuit.
On peut maintenant enlever nos réparations de fortunes, et là, c'est la stupéfaction : le passe-coque est en deux parties, Antoine n'a plus qu'à enlever le collier sur le haut du tuyau et à ressortir la pièce.

Que serait-il arrivé si on n'avait pas mis l'étoupe à l'extérieur du trou ? Un geyser d'un mètre avec donc une bonne pression sous l'évier !!!

 

Le passe-coque en deux morceaux.

 

 

 

Qu'est-ce qui nous a traversé l'esprit entre le moment ou l'on a découvert la fuite et le moment ou l'étoupe était en place, c'est à dire le danger écarté ?

 

- Hélène : Au début je n'y croyais pas trop, et quand j'ai vu l'eau dans la cale, ça m'a vraiment fait un choc. Je suis aller voir sous l'évier : pas de doute, le passe coque fuyait. Je pensais qu'il y avait une grille à l'extérieur, que l'on ne pouvait donc pas boucher de l'autre côté. Et l'endroit que je voyais pour mettre le bateau à sec, c'est Le Marin, en Martinique.

Une chose me tracassait surtout : quelle était la pression si le passe coque cédait complétement : est-ce que l'on pourra boucher le trou avec la main, ou la pression sera-t-elle trop forte.
On peut couler alors ? C'est vraiment trop bête, dans un coin de paradis avec à peine un mètre d'eau sous la coque. Non, il faut réfléchir, rester concentré, surtout ne pas paniquer.

Aller chercher Arien, c'était avoir un oeil clair sur la situation, pas perturbé par le fait que ça soit son bateau qui prenne l'eau.
Et pourquoi Arien ? Parce qu'il a bossé quelques années sur son bateau avant de partir en tour de Monde en famille. L'anglais n'était pas du tout un obstacle. Et on ne connaissait personne d'autre à Union, et je me voyais mal lancer un appel à la VHF : "on est en train de couler au mouillage ! "

 

- Antoine : !~:o(, !~:o((, c'est la !~:o( ! C'est une vieille réparation, qui a fait ça ? Il faut être fou pour faire une réparation de fortune sur un passe coque et ne pas le mentionner. Combien de temps pour la Martinique ? Trinidad c'est mieux, du portant c'est plus sûr ! On se calme, on éponge, on vide les coffres, on réfléchit et on recommence. Il me faut du scotch spécial pour maintenir la pièce. Bourskoura à peut-être ça. Hélène...

Une idée folle : Et pourquoi pas l'échouer sur le banc de sable devant nous... On met nos bambous sous la coque et on tire avec le guindeau... On pourrait réussir à le traîner assez haut pour ne pas tout remplir et changer le passe coque en catastrophe.

 

 

 

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Un trou dans la coque

On réfléchit tous les trois à une réparation, on communique surtout avec des schémas :
- première possibilité, condamner ce trou et brancher l'évacuation de l'évier sur l'entrée d'eau de mer. Ce n'est pas très propre, mais c'est simple et sûr. Disons que c'est une solution de secours

- deuxième possibilité : mouler une pièce en époxy directement sur la vanne. Dans ce domaine, on n'y connaît rien. Et c'est beaucoup de boulot.

Arien décide un peu pour nous. Il choisit la solution la plus sûr et définitive. "Autant faire directement du solide et ne pas revenir dessus". On va faire de l'époxy...

On décide d'acheter le produit cet après-midi et Arien nous aidera demain matin car il y a un petit mode opératoire à suivre et il ne faut pas se louper sur ce coup si on ne veut pas avoir de mauvaise surprise loin des côtes.

 

On débarque donc à Union, dans l'espoir de trouver cet époxy. On commence par un petit shipchandler-bar français près de l'aéroport. La propriétaire n'a pas le produit miracle, appelle son mari au téléphone : Ravalo au centre ville doit avoir ça. On a du mal à trouver cette boutique qui se cache derrière un grand présentoir de tee-shirt, puis un bar à cocktail. A terre pourrissent des tas d'écorces de noix de coco. On demande à une jeune femme si elle a de l'époxy ! Incroyable, elle en a !

L'époxy est conditionné en deux bouteilles qu'il faut mélanger à part égale au moment de l'utilisation. Ici, les bouteilles sont :
- des toutes petites canettes de jus de fruits pour les petits conditionnements
- des canettes d'orangina ou de coca pour les conditionnements moyens,
- des petites bouteilles d'eau minérale
- des grandes bouteilles d'eau minérale

On décrit la taille de notre trou, la vendeuse reste perplexe quant à la quantité nécessaire et s'adresse en allemand à sa copine, installée au bar et déjà bien entamée, devant la télé : clope dans une main et rhum dans l'autre, elle a une voix rauque, très rauque. C'est elle la spécialiste, elle nous dit d'acheter de la poudre et du tissu. Et nous conseille de faire appelle à un Boat Boy pour la réparation, c'est plus sur.
Danke schön, on reviendra prendre les marchandises, il faut que l'on retire de l'argent. Impressionnait cette vieille dame, elle si connaît vraiment et même bourrée elle sait de quoi on parle !!!

Un peu plus, on restait coincé dans la cabine du distributeur automatique. Le système de verrouillage s'était bloqué, on était pris comme des rats derrière des vitres fumées. A force de tambouriner, un agent de sécurité est venu nous délivrer. On file récupérer notre matériel, Hélène à la mauvaise idée de s'asseoir avec son petit short sur un petit banc pendant qu'Antoine paye. Le banc était recouvert de poudre d'époxy. C'est très très urticant, on a l'impression d'avoir 1000 aiguilles qui rentre dans l'épiderme, et c'est encore pire si on touche. La douche apaise un peu les cuisses et les fesses mais les démangeaisons ne s'arrêterons que le lendemain.

 

On rentre au bateau avec notre trésor, on nettoie consciencieusement tous les éléments, on ponce, tout est nickel pour demain.

La nuit tombe, on va prendre l'apéro sur Yakwa, un bateau de la flotte Voiles sans Frontières.

 


Un tuyau
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Cathy et Rodo sont suisses, ils sont partis pour un an et demi de voyage sur leur Sun Fizz 40. Elle est graphiste, il fait le même boulot que nous, avec quelques années d'expériences et de responsabilités et plus.

Ils se sont fait virer de leur boulot à peu près au même moment, et en Suisse, on est bien payé mais on a pas ou très peu d'indemnités quand on est licencié. Pour eux, ça a été un signe : il avait ce projet en tête, c'était le déclic. Ils avaient déjà pris des cours de navigation dans une école de voile ils ont acheté le bateau, et l'on préparé. Ils ont commencé par un tour de la Méditerranée entre avril et août 2003, avant de se lancer un an dans l'Atlantique.

Pas très bricoleurs au départ, ils ont passé beaucoup de temps à apprendre sur le tas, faire, et refaire 2 ou 3 fois des bricolages.

L'apéro se poursuit en dîner, ce qui nous arrange bien vu nos problèmes d'eau sur Madéo.
 

 

vendredi 20 : une vanne toute antichoc !!!

Environnement de bricolage assez sympathique ! Et dire que l'on a failli couler ici...

Après auscultations, on pense que le passe-coque avait déjà subi une réparation par de précédents propriétaires, car il y des résidus de scotch et de collage. A Trinidad, on a démonté les colliers et bougé les tuyaux qui étaient bouchés par une sorte de glaise grise compacte et malodorante. Après remontage, tout paraissait dans l'ordre, mais une fissure suintait insidieusement. On a eu beaucoup de chance de s'apercevoir de cette petite voie d'eau à temps. Que se serait-il passer si le trou s'était agrandi peu à peu dangereusement pendant une nav de nuit ou lors d'une excursion à terre.

On avait rien vu de cette réparation (de fortune ?) lors de l'achat du bateau, l'expert maritime non plus d'ailleurs, sinon, on aurait évidemment remplacé la pièce quand le bateau était hors de l'eau en mai, juin, juillet, avant le départ.

La leçon à tirer : après achat du bateau, demander aux précédents propriétaires tous les points faibles du bateau, c'est un grand gain de temps et surtout de sécurité, il y aura sûrement beaucoup de chose à noter car tiré d'une longue expérience avec l'animal...

 

Arien arrive comme promis de bon matin et passe quelques heures à nous enseigner les rudiments de l'époxy :
- on dose les composants : mélange deux liquides et ajout de la "cocaïne", une poudre blanche légère, qui sert d'épaississant. On l'appelle ainsi car on ne sait pas commet dire en anglais, ni Arien, ni nous...On obtient une belle crème à étaler.
- Auparavant, on a introduit un tuyau plastique de moindre diamètre entre les deux parties à recoller : le passe-coque en-dessous et la vanne au-dessus. Ce tuyau maintient en place les deux parties et empêche la pâte de rentrer dans le conduit.
- on applique une fine couche d'époxy sans poudre au départ pour préparer les surface, puis vint la première couche d'époxy pâteuse... puis des morceaux de fibre de verre pour rigidifier et une autre couche d'époxy. On laisse sécher une à deux heures, on peut jeter le reste de la préparation qui va durcir, il faudra en re préparer pour la couche suivante.
- on va passer ainsi 4 couches d'époxy dans la journée.
Arien nous laisse après la première couche. Avec quatre couches ce sera du solide car l'épaisseur est conséquente et on a emprisonné la vanne et la coque sur une large surface.


Il faut attendre 24 heures pour séchage complet. On décide d'attendre 48 heures pour séchage archi dur. Ensuite en peut enlever la pinoche de la coque et remettre en route la circulation d'eau dans les éviers.

 

<-- Antoine, seringue à la main, devant les bouteilles Orangina de composant époxy et le sachet de "cocaïne".

Pas de problème pour trouver une occupation pendant les périodes de séchage...

Yakwa est venu pour le pique-nique sur Madéo. Eux sont en plein recollage d'un hublot d'1m50 de long qui fuit. Problème : ils n'ont pas le temps d'étaler le Sicaflex sur tout le pourtour, celui-ci commence à sécher avant !

 

A droite, la dernière couche d'époxy est en place. Arien vient examiner et nous confirme que c'est du costaud.

 

Opération "On coule" terminée...

 

 

C'est incroyable tout le bardas que l'on peut ranger dans la soute avant, dont le capot est ouvert : Deux voiles, le génois léger et la trinquette, les tauds de soleil avec leurs volets latéraux qui vont quand même du mat à l'arrière du bateau, une grosse mousse longue et bien épaisse, trois bons cordages de 30, 40 et 50 mètres, un seau de gros coquillages et un piloir géant de mil déniché au fin fond du Sénégal par Antoine, 60 cm de haut et 40 cm dans sa plus grande largeur.
Et on a réussi à caler sous tout ce petit monde la moitié des bambous, soit deux bambous de 25 mètres tronçonnés et séchés.

Hélène entretient le teck avec un produit miracle : le rénovateur teck, à diluer. Notre cockpit commençait à avoir une triste allure toute grise.

Le bois absorbe une quantité phénoménale de produit, Hélène repasse une bonne couche dès qu'une latte commence à sécher. Le résultat est vraiment concluant et le bois a repris une jolie teinte.

 

 

 

 

samedi 21 : il est temps de poursuivre maintenant que l'on flotte !!!
 

On commence par aller remercier Arien sur Bourskoura pour son aide avec une bonne bouteille de blanc.
Le petit Chris a bien grandi depuis Tobago, il escalade tous les éléments du bateau.
Un autre navigateur hollandais vient nous apporter une photo de Madéo arrivant à Union, qu'il a prise du haut de son mat. Sympa !

 

 

 

Puis on se lance dans une séance photos d'oiseaux avec l'annexe.

Ils sont très coopératifs !
En place... Tournez la tête vers la gauche, voilà face au soleil... On ne bouge plus ! Attendez une autre... Impeccable !!!

Maintenant, vous vous sortez du cadre et toi tu te place juste au bout de l'étrave... Très bien, parafait ne bouge plus, sourit... Elle est bonne !

 

 

 

Ceux-ci s'amusent comme de fous à la course poursuite... Ils sont tous posés sur le petit banc de sable se découvre à peine devant Madéo. Quand l'un d'entre eux s'envole, tout le monde le suit sans le lâcher d'une semelle. Ils foncent en tournoyant autour des mâts puis au ras de l'eau pour revenir comme une trombe sur leur petit îlot de sable.

 

 

 

Antoine fignole quelques bricolages ( gréement de la trinquette et graissage des winches) pendant qu'Hélène fait un petit ravitaillement à terre.

C'est cher !!! presque 10 euros l'ananas ! Hélène marchande, avec sourire et bonne humeur, menaçant tout de même de repartir les mains vides. Et fini par trouver des prix tout à fait corrects.

Le rasta en blanc sur la photo attend patiemment son tour, impassible ! Ce n'est pas une coiffe de Bigoudène, c'est bien des dreads enroulé en chignon !!!

Petit tour chez Erika's tout à la fois boulangerie, bar, loueur de vélos, prise en charge de la lessive et internet café avec des Macs.
Hélène récupère les derniers mails et donne un petit coup de main à quatre français perdu au moment de joindre une photo dans leur mail.
Et dans l'histoire, Hélène oublie sa disquette de mails, pour s'en apercevoir quelques jours plus tard.

Retour sur Madéo, préparation du repas, derniers préparatifs, avant d'aller visiter le cata des français du cybercafé. C'est un Lagoon 38, construit par Jeanneau Beneteau. Très spacieux... on prend note. On en profite aussi pour récupérer un maximum d'informations sur les Antilles, Michel et Michèle naviguent et chassent ici depuis deux ans.

En milieu d'après-midi, on lève enfin l'ancre avec un beau programme pour nos prochaines escales plus au nord dans les prochains mois... Mais pour le moment on continue de redescendre sud vers le carnaval qui nous attend à Carriacou.

 

 

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