les Grenadines : Morpion et Petit Saint Vincent avant | après
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Date d'arrivée : samedi 21 février, 17h00
Date du départ : dimanche 22 février, 10h00


Samedi 21 février : un banc de sable un peu perdu !
 

 

"Morpion : un banc de sable et un parasol c'est tout..."

 

On lève donc l'ancre à Union, pour la reposer presque immédiatement !

L'alarme moteur s'est enclenchée après 50 mètres parcourus. Petit coup de stress, on coupe les gaz et on remet l'ancre à l'eau, entre des bateaux et un récif. Aïe, aïe, aïe ! Le bateau dérive, dérive... ouf ! L'ancre croche et Madéo s'est arrêté bien avant le danger.

Antoine ouvre le capot, Hélène ouvre le bouquin du moteur.
Antoine s'écrie : "c'est bon ! J'avais oublié de réouvrir l'arrivée du gasoil après la purge du filtre à gasoil". "C'est malin".

On relève l'ancre, et c'est parti pour Morpion, au moteur et sous pilote automatique : 45 minutes de navigation sous le taud de soleil, juste le temps de déjeuner une bonne salade bien fraîche. Le bateau commence à rouler à mi-chemin, on envoie le génois et Madéo se stabilise. C'est le pied !

Madéo mouille à Morpion, 5 mètres de fond sur du sable et quelques débris de coraux morts.

 

 

 

Morpion est l'îlot "Carte Postale" des Grenadines. C'est juste un banc de sable, presque recouvert à marée haute, sur lequel est enfoncé une paillote ou parasol, qui est régulièrement recentré car le banc de sable bouge. Tout autour, des pâtés de coraux cassent les vagues et abritent de jolis poissons. Beaucoup de mérous !!!

 

 

On mouille devant Morpion et on enfile les combinaisons : l'eau est à 27°, mais il fait froid quand on reste deux heures dans l'eau ! Et surtout, le néoprène nous protège la peau du corail, très tranchant lorsqu'on vient se frotter le ventre par 30 cm de fond.

Un coup d'oeil sous le bateau, une petite vérification de l'ancre, et on palme vers Morpion, qui se recouvre peu à peu à la marée montante. Pas de doute, c'est vraiment sympa ce petit îlot de sable avec vue imprenable sur les autres îles des Grenadines. On resterait bien une journée entière ici à bouquiner, se baigner et préparer un petit barbecue (avec langoustes ?).

Nos copains de Yakwa ont laissé leurs traces !

 

 

On remonte sur Madéo et qui voit-on arriver ?
Malo Ciao ! Ils viennent goûter ici avant de repartir en convoi vers Trinidad. C'est là-bas le plus gros carnaval après Rio...
"En convoi, comment ça ?" leur demande-t-on.
Pascal sourit... Arrive Lou Virus, rencontré à Madère skippé par Didier et Valérie, et leurs trois filles...
Puis Samos... Et un autre bateau que l'on ne connaît pas.
Tous les quatre ont des enfants à bord, ils ont modifié les équipages pour la navigation jusqu'à Trinidad. Les grands sur un bateau, les petits sur un autre !

En attendant, ils ont mouillé très près et c'est une véritable piscine entre les bateaux ! on voit des petites têtes partout, et même un kayak au milieu !

On papote avec Didier et Valérie, qui ont repêché un Martiniquais juste à la fin de leur Transat, de nuit, deux heures avant d'arriver au Marin en Martinique.
Une histoire louche, le gars avait une grosse entaille de couteau dans le dos et criait au secours, tout seul, dans le canal de Sainte Lucie, il se serait fait exécuter par des trafiquants de drogue pour une question de territoire.

 

Et on relève l'ancre pour mouiller avant la nuit à Petit Saint Vincent (PSV). Une petite navigation de 20 minutes, moteur et génois. On mouille au milieu d'une trentaine de bateaux, dont Yakwa, qui vient dîner à bord.

 

 

 

dimanche 22 : visite et départ pour Carriacou

Petit Saint Vincent est une île hôtel, comme Palm Island. On commence à faire le tour sur la plage, on tente quelques incursions à l'intérieur malgré les panneaux "Private".

Sur la plage entre les arbres, des chaises longues sont installées pour les clients, avec parasol, hamac et glacière sur la table !

Antoine s'y installe pour la photo... Plutôt sympa comme petit coin pour passer des vacances tranquilles.


On passe dire bonjour à Glazik, un superbe monocoque Grand Soleil 46, qui vient d'Auray.

On connaît Roland, sa femme et leurs 3 enfants par l'intermédiaire d'autres bateaux, et surtout grâce à la VHF : Ils occupent le canal 77, le canal des navigateurs, presque en permanence ! Comme ils ont une grande puissance d'émission, on suit toutes leurs petites histoires entre Canouan et Carriacou, avec météo et pensée du jour de temps en temps...
On se donne rendez-vous à Antigua en mars, ils partent pour le Carnaval de Trinidad et nous allons à Carriacou.

 

 


On quitte donc Petit Saint Vincent (PSV) vers Carriacou. PSV fait partie des Grenadines de Saint Vincent, sa petite soeur ci-dessous Petite Martinique, située à moins d'un mille, fait partie d'un autre pays, les Grenadines de Grenades.

 

 

 

Le vent n'est pas bien fort et il y a quand une bonne trotte jusqu'au mouillage de ce soir. On aide un peu Madéo sur le départ avec le Volvo. Puis une fois passée la pointe de Carriacou on passe au travers et Madéo accélère de lui-même. On peut terminer la navigation sans tout ce vacarme.
On fait un chouette pasasge devant Sandy Island, une petite île avec quelques palmiers. Les fonds sous-marins étaient très jolis mais un cyclone a détruit une bonne partie des coraux.

 

 

 

 

la suite : C'est l'heure du Carnaval !!! En route pour Carriacou... avant | après
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