les Grenadines : Carriacou avant | après
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Date d'arrivée : dimanche 22 février, 17h00
Date du départ : jeudi 28 février, 8h00


dimanche 22 février : navigation vers Carriacou
 
 

 

On arrive à Tyrell Bay deux heures avant le coucher du soleil. C'était juste, mais le Volvo nous a permis de manger les milles plus rapidement dans la première heure que sous voiles seules. Carriacou est l'une des plus grandes îles des Grenadines mais les mouillages ne sont pas très nombreux. Devant la capitale Hillsborough, on aperçoit quelques voiliers, mais l'endroit est connu pour être rouleur donc nous préférons nous tenir aux prévisions : rejoindre Pen Kalet à Tyrell Bay. Sandy Island attire aussi du monde mais par vent soutenu, les guides déconseillent un mouillage de nuit. Cet îlot est paradisiaque : une vrai carte postale...

Deux catamarans nous prennent en chasse, à la voile Madéo est encore plus rapide qu'eux, qui ont préféré le moteur. Mais quand on se rapproche de la côte pour entamer l'entrée dans Tyrell Bay, le vent nous délaisse... Enroulage du génois et démarrage du moteur...

Toujours étonné par Max Sea, Antoine montre à Hélène qu'au moteur, on pourrait barrer sans regarder devant : l'ordinateur dans le coin de la table à carte, on arrive à voir la route à suivre sur l'écran et tenir la barre en même temps. Le jeu ne dure que quelques secondes et pourtant quand Antoine relève la tête c'est presque la catastrophe !!!
Un petit voilier rouge mené par deux hommes natifs de Carriacou nous évite de justesse. Antoine l'avait repéré auparavant mais il était sorti de sa tête... Étant à la voile ils étaient prioritaires et heureusement qu'ils ont compris qu'à notre bord personne n'était prêt à changer de route. Vu la taille de Madéo, ils ont préféré abattre un bon coup pour éviter de couler leur voilier.
Moralité : on ne navigue pas sans regarder devant soi ! Et bien que le radar puisse palier à ce problème, il ne voit pas tout...

C'est l'époque des frayeurs en ce moment... Un passe-coque qui menace de couler Madéo à Union, un demi-tour dans le mauvaise sens à Morpion et on passe à quelques centimètres des coraux qui auraient pu déchirer la coque, un abordage évité de justesse à Carriacou, le moteur qui s'arrête dans la passe de sortie d'Union...
On n'est jamais trop vigilant !

On arrive donc au milieu de dizaines de voilier sûrement là pour les mêmes raisons que nous : le Carnaval... Et qui voit-on mouillé tout au bord de la plage ? Un bateau jaune avec un drapeau breton, immatriculé CC ! C'est Sol, que l'on a vu se préparer de longues années à Concarneau. Babette et Franck ont travaillé pendant 5 ans tout en vivant sur leur voilier, dans le port de plaisance de Concarneau. On rêvait devant leur bateau quand notre projet en était à ses balbutiements... et on les rencontre pour la première fois dans les Grenadines ! Ce bateau qui nous semblait si grand à Concarneau est en fait le petit frère de Madéo : moins de 10 m. La différence de taille avec tous les bateaux de ce côté de l'Atlantique est énorme. Même Madéo avec ses 11,20 m est vraiment petit comparé aux 15 m de moyenne des autres.

On va leur dire bonjour rapidement, puis on pose l'ancre un peu plus loin. On fera plus ample connaissance dans les jours qui viennent. C'est l'heure d'aller prendre l'apéro sur Pen Kalet, qui a organisé la journée du lendemain : c'est J'Ouvert, l'ouverture du Carnaval.
Second apéro sur Yakwa qui a eu le temps de faire un détour par les Salines avant de mouiller ici. On leur transmet les informations : Rendez-vous à 7h30 sur la plage. Et oui c'est tôt mais j'Ouvert ça commence à 4h du matin normalement.
On rentre sur Madéo, il fait bien noir, et on n'a plus faim. Bonne nuit !

 

 

 

 

 

Le mouillage de Tyrell Bay, beaucoup de bateaux, un vieux cargo qui pourri et un courageux gars dans sa barque qui fait le tour à la rame, vendant bananes et citrons.

 

 

 

 

 

lundi 23 : j'Ouvert

 

7h30 : Les quatre bateaux sont au rendez-vous : Madéo,
- Babette, Franck et la petite Marie de Sol
- Rodo et Cathy de Yakwa
- Marie-Noëlle, Pierre, Tom et Léo de Pen Kalet ( = Tête Dure en breton).
On prend un des mini-bus qui fait l'aller retour Tyrell Bay - Hillsborough. Il y a plein de ces mini-bus sur les routes, il faut juste lever le bras et ils s'arrêtent. Pas vraiment d'arrêt de bus par ici, il suffit de se trouver sur son trajet. Si vous voulez un taxi c'est les mêmes véhicules mais pour être seul dedans vous payez le prix fort. Inutile de vous dire que pour nous c'est hors de questions car le principal intérêt de ces mini bus, c'est qu'on y rencontre la population locale, on est proche d'eux et la discussion vient rapidement.

 

La fête a commencé à 4h du matin. Tout le monde s'est versé de la peinture sur le corps et s'est déchaîné sur de la musique Zouk. Les murs d'enceintes sont installés dans la rue. Aussi imposants que ceux des grands concerts, ils délivrent un maximum de décibels et empêchent certainement de dormir dans toute l'île.
Un tube revient sans cesse : "JUMP, JUMP, JUMP...".

On arrive à 8h, les danseurs sont là et s'amusent encore.

La peinture a fini de voler, mais les peaux d'habitudes bien sombre se sont colorées et ne demandent qu'à se frotter contre nos vêtements tout propre.

On s'avance, curieux... Tiens un premier bleu !

Nous ne sommes pas regardés de travers, nous passons comme si de rien n'était au milieu de tous les fêtards. Il y a pourtant peu de touristes par ici mais c'est la fête et tout le monde est le bienvenu aujourd'hui ! Nous ne trouverons que des sourires, des bonjours et des invitations à la danse.

 

 

 

 

~ Festival de couleurs ~

 

Les noirs tentant une percée au milieu de la foule, comment ressortiront-ils de ce mélange si coloré ?



Les rouges se sont vraisemblablement déjà frottés au reste des troupes, ils ont perdu de leur éclat !

 

 

 

 

Les bleus se fondent dans le paysage...



Quant aux autres, ils se frottent, dansent ensemble et cela donne le mélange des couleurs !!!

 

 

 

 

 

~ Le char musical ~

Un char traverse la foule, c'est un groupe de steel band : ils tapent sur des bidons en rythme. C'est très entraînant.

On suit le char et on va danser autour de lui, un peu à l'écart des enceintes.

 

Les instruments de musique :

- Le principal c'est celui de la photo, percé de nombreux trou et composé d'une série de méplats octogonaux formant les différentes notes.
- Une série de gros fûts en ferraille
- deux ou trois vrais composants de batterie
- Des roues de voiture sans les pneus
- Des tubes en acier
- Des bouteilles en verre

- ...

 

 

 



L'esprit est plutôt bon enfant, malgré les quantités de bières et de rhum ingurgitées.

Les corps et les esprits se déchaînent,
dans une ambiance parfois sexy. En fait, toutes les danses ne sont que frottements de l'une contre l'autre des parties les plus sensibles. Seule limite : les mains n'interviennent pas dans la danse.




 

 

 

Marie-Noëlle et Pierre ont
trouvé des partenaires. Et hop on remue les fesses, on se frotte et on se laisse emporter par le rythme des îles !

 

(On leur avait prêté des chapeaux de marin.)

 

 

Nous on est déguisé en Africain. On détonne un peu car les déguisements, c'est plutôt pour le deuxième jour du Carnaval. Mais on a bien apprécié les chapeaux sous cette chaleur.


Soit dit en passant, on supporte très bien la chaleur en bateau car le vent nous donne toujours un peu de fraîcheur. C'est seulement à terre que la souffrance commence mais à force, on s'habitue quand même aux assauts du soleil...


Ci-contre, rinçage de la peinture dans l'eau de mer...


C'est la fin de la matinée et l'heure de se reposer pour tous ces fêtards. Avant de retrouver leur lit douillet, ils occupent la plage et colorent la mer.

Ca frotte, ça frotte de partout, une grande baignoire improvisée pour rincer tout ce beau monde et retrouver sa couleur d'origine.

 

 

 

Baignade pour Tom aussi pendant notre pause à l'ombre, les enfants aussi ont vite chauds.  
Et jeux de cailloux entre Marie et sa nouvelle copine de Carriacou. Elles se suivent partout en communiquant par geste, sourire, jeux. Très attentive l'une à l'autre, chacune découvre les curiosités de l'autre.
Pas de problème de langage, pas de problème de couleur, les enfants sont de beaux exemples pour nous...

 

 

 

 

Le mouillage de Hillsborough, bien sympathique aussi, mais un peu rouleur. Derrière, l'île d'Union.
On casse la croûte dans un petit snack : rotis et sodas. Les rotis, on les a découverts à Trinidad : Ce sont des beignets de pâte à pizza fourrés aux légumes (surtout pois chiches et haricots) accompagnés de boeuf, ou de poulet (avec les os) ou de lambis.

 

 

 

 

On rentre en début d'après-midi sur Tyrell Bay. Au programme, échange de services :

 

   
 

 

1 ) Hélène devient coiffeuse à domicile : coupe de cheveux aux ciseaux de Tom et Léo sur Pen Kalet. Les garçons préfèrent plonger dans l'eau et goûter... Marie-Noëlle raconte une histoire et tout le monde est sage. Hélène s'attaque aux cheveux drus et bouclés de Léo puis aux cheveux fins de Tom. Les garçons vont se recoiffer dans la salle de bain et sont contents du résultat. Marie-Noëlle regrette de ne pas avoir pris rendez-vous aussi ! Pendant ce temps...

 

2) Antoine demande conseil à Pierre qui s'y connaît bien dans tout ce qui touche au bateau
Comment réduire la longueur de l'enrouleur de génois qui était tout mou depuis un moment ? La tension des pataras est également un peu molle mais le mât est déjà cintré sur l'arrière.
Pierre réfléchit aux différentes solutions possibles : on peut retendre l'arrière ou reprendre l'avant, si on n'y arrive pas on devra jouer aussi sur les quatre bas haubans.
On commence donc par rechercher un réglage possible sur l'enrouleur. Pas de manuel à bord, alors on décide de démonter pour déterminer la fonction d'une tige filetée qui pourrait bien être la clef du problème. Le génois est descendu, une drisse est tendue pour soutenir le mât. On mollit la tension des pataras (haubans qui soutiennent le mât vers l'arrière). Puis on démonte l'enrouleur et on découvre que notre tige permet de régler la tension mais qu'il faut la scier pour la réduire !
Scie électrique pour commencer et scie à métaux pour finir, on vient à bout des 16 millimètres d'inox. Nous avons gagné trois centimètres sur l'axe, il faut maintenant réussir à raccrocher l'étai pour le remettre en tension. Difficile car un câble plus un enrouleur ont fâcheuse tendance à ne pas se laisser faire. On mollit encore plus l'arrière et on tire à trois sur l'enrouleur pour le remettre à sa place. Ouf, enfin !!! La goupille est entrée et le mât est à nouveau soutenu par l'avant.
Il ne reste plus qu'à retendre l'arrière et regarder le résultat. Pas encore concluant !!! On va donc jouer aussi sur les bas-haubans... On dévisse d'un tour ceux de l'arrière puis deux tours ceux de l'avant, quatre tours sur les pataras, encore un tours ici trois de moins là cinq à gauche, un peu moins à droite...

Après trois heures de réglage, le mat est droit, légèrement incurvé vers l'arrière comme il faut. Quand on reprend les bastaques il est parfait et si on veut augmenter la tension de l'étai on tire sur le palan qui réuni les deux pataras.
Merci Pierre, leçon retenue et prêt pour un nouveau réglage si nécessaire ! La nuit tombe c'est l'heure de l'apéro.

 

 

 

 

 

 

~ Et pour bien terminer la journée, apéro-champagne sur Sol ! ~

 

Antoine et Hélène rhabillés par Sol car la nuit est fraîche... Pierre et Marie-Noëlle qui ont pris de bonnes couleurs aujourd'hui...

 

 

 

 

 

Babette au grand sourire...

Franck qui nous raconte sans s'arrêter les secrets du champagne : culture, fabrication, mise en bouteille, tournage, appellation, dérivés, réglementations,... Après tout cela on comprend le prix d'une bouteille très loin d'être exagéré...

 

 

 

 

En fait, Franck est Champenois, et ses parents ont quelques vignes, il a donc une petite réserve de Champagne à bord, très très appréciée ! Surtout accompagné de pizza maison (ou plutôt bateau) de Pen Kalet, de pain-paté Henaff-cornichons de Sol et de beurre d'avocat façon Yakwa.

Franck et Babette étaient donc partis de Concarneau avec Marie pour un tour du monde en plusieurs années. Depuis quelques mois, ils sont en révision de leur projet, avec 5 scénarios possibles et des obligations : un bateau plus grand, un petit frère pour Marie, une association en France pour faire partager le voyage, des escales à ne plus manquer... Aux dernières nouvelles, ils pensent donc rentrer en Bretagne, travailler quelques années et repartir. On essaie de les convaincre de prendre un catamaran...

 

<-- L'intérieur de Sol, les garçons regardent la télé-PC dans la cabine des parents et Marie surveille Pierre qui coupe la pizza.
Sol est un dériveur en acier de moins de 10 mètres, très lumineux et colorés, avec pleins d'astuces d'aménagement.

 

 

 

 

 

mardi 24 : c'est carnaval aujourd'hui !!!

 

Carriacou fait partie des Grenadines de Grenade et on a enfin le droit de chasser !!! Antoine emmène Rodo, c'est son baptême du feu, et Pierre, qui n'a pas encore sorti son fusil depuis la France. Direction quelques rochers et coraux au sud de la baie avec l'annexe de Rodo.

Au menu de la chasse :
- Rodo : Un poisson trompette non comestible et un poisson coffre toxique gonflé comme un ballon de basket depuis qu'il s'est pris une flèche dans le ventre. Il pendouille sous l'annexe en attendant qu'Antoine vienne lui retirer la flèche.
- Pierre : deux petits lutjans (comme le gris à droite) et une saupe tropicale de gros calibre (poisson ovoïde curieux et donc facile à tirer mais à l'odeur très prononcée)
- Antoine : un labre (jaune et violet) pas très bon, un lutjan (gris) assez bon et commun dans les Antilles, deux beauclaires (rouge à ne pas confondre avec le soldat beaucoup plus communs) très bons, un rouget (en haut, gros spécimen) toujours une valeur sûr quelle que soit l'espèce Attention tout de même à ces rougets (ligne jaune sur le corps) qui peuvent avoir la ciguatera dans le nord des Antilles pour les gros spécimens.

 

 

 

~ Le carnaval ~

 

Après cette chasse et une petite collation, en route pour le deuxième jour du Carnaval ! En début d'après-midi, on se retrouve tous dans un bar à Hillsborough : au programme, les défilés costumés.

Ci-contre : Marie, Babette et Franck devant le mémorial de Carriacou et de Petite-Martinique dépendant de Grenade. C'est aussi l'office de tourisme...

 

 

Olé ! C'est parti haut en couleur ! Haut les chapeaux !
Le défilé se met en place, "Jump, Jump, Jump " reprend du service.

Tout le monde derrière la corde avant le coup d'envoi... Mais, mais pourquoi la corde bouge... La voiture de tête a démarré avant le départ et personne ne veut lâcher la corde, alors c'est l'entassement général et la confusion la plus complète !!! On reprend place les enfants...

 

 

 

En ouverture, voilà la troupe de la reine du Carnaval.

 

Une très jolie sirène ! Le roi, c'est la pieuvre juste derrière.

 

 

 

C'est "The depth of the sea" le thème de l'année... Le roi et la reine ont été sélectionné après une journée complète de défilé-concours. C'est toujours un honneur pour les habitants d'être choisi.

A Trinidad les habitants postulants pour le rôle investissaient toutes leurs économies pour espérer gagner mais la concurrence est sévère et les costumes gigantesques : rien à voir avec ceux que nous avons devant nos yeux...

 

 

 

Les enfants défilent sur le thème "Colors of the Windward Islands", ils brandissent les drapeaux de Saint-Vincent, Grenade, la Barbade et Sainte-Lucie, les costumes sont dans les mêmes tons.

 

 

 

Et voici les grands costumes laissant imaginer la féerie de Rio et de Trinidad...

 

 

 

A la fin du défilé, des hommes masqués viennent quêter. Ils passeront un long moment auprès de tous les touristes en chantant l'aumône. Ils n'auront que peu de succès avec nous car leurs paroles sont restées incompréhensibles ! C'est seulement par la suite que Babette nous a traduit les mots répétés en boucle...

 

 

 

 

~ Portraits de Carnaval ~

 

 

 

 

 

~ De retour aux bateaux ~

 

 

En fin de soirée, rendez-vous sur Madéo pour déguster les poissons de ce matin grillés au barbecue. Et chacun amène salade ou dessert.

 

Concert d'annexe sur les flancs de Madéo...

 

 

 

 

Vaisselle dans la joie et la bonne humeur. Encore une très bonne soirée ! Nous aurons quelques retours le lendemain... Grasse matinée et mal de crâne riment avec longue soirée et bonnes rigolades !
Les coussins de Madéo ont en fait séduit les visiteurs qui ont eu beaucoup de mal à s'en défaire. Le cockpit spacieux permet un étalage complet des occupants sans mettre pied à terre : une sorte de salon marocain où l'on s'étale à sa guise en sirotant vins blancs, vin rouge, rhum coco, ti punch, mirabelle...

 

 

 

 

mercredi 25 : le départ de tous est retardé d'un jour pour se remettre des événements de la veille !!!
 

Grasse matinée et petit déjeuner au lit pour effacer la fatigue. Hélène part en vadrouille sur les autres bateaux pour échanger les photos numériques et installer une nouvelle version d'un logiciel de création de site web sur Sol. Antoine bricole pendant ce temps : remise en place des goupilles sur les cadènes de haubans. Le gréement est vérifié dans tous les sens, on peut repartir.

Shopping tout l'après-midi : Chantal vient nous proposer des beaux colliers en perles semi-précieuses sur le bateau. Elle-même navigue depuis deux ans avec son copain dans les Antilles, elle est passionnée par les perles qu'elle achète au Venezuela, puis elle vend ses bijoux aux bateaux de mouillage.
Puis Hélène va se rhabiller dans une petite boutique : Quelques robes, un short et des petits tee-shirts. Les prix sont très abordables, surtout par rapport aux Grenadines de Saint-Vincent sous le tourisme de masse.

On passe dire au revoir aux copains à la tombée de la nuit. On pense partir demain tôt pour un mouillage au sud de Carriacou : les Salines.
Yakwa continue sur Grenade, Pen Kalet remonte sur Canouan et Sol met le cap sur Bequia. A bientôt !

 

 

la suite : Les Salines, mouillage sauvage !!! avant | après
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