|
| Date d'arrivée : jeudi 26 février,
10h00
Date du départ : samedi 28 février, 9H00
|
| |
| jeudi 26 : Chacun part de son côté
! |
| |
On se lève avec le soleil pour
lever l'ancre, on
passe faire un dernier coucou aux copains
Yakwa et Sol. |
 |
Et en sortant de la baie, on croise
Io Orana,
le cata des Hawaiiens Jane et Lothard,
rencontrés à Trinidad et Tobago. |
 |
 |
|
|
 |
Cap au sud !!! On retourne
à Trinidad et Tobago, puis on part au Venezuela pour rejoindre
Zed qui est bien parti pour s'y installer, planté par amour
(aux dernières nouvelles) !!! Allez trêve de plaisanterie,
nous n'allons pas faire autant de sud... Juste quelques milles vers
les Salines qui dépendent de Carriacou.
Navigation très proche de la côte, au moteur car 45
min devrait suffire pour rejoindre notre futur paradis. De plus,
la moitié du parcours se fera face au vent et au courant.
Du bateau, l'île est belle et sauvage. |
|
|
| Un des rochers sortis
de l'eau. Sûrement très volcanique !!! D'un peu plus
près, on remarque, surtout dans la partie léchée
par les eaux, que la roche est striée de haut en bas. |
 |
|
|

Les Salines dans le dos, Carriacou droit devant et entre les deux
un récif qui part du rocher tout à gauche jusqu'à
l'écume blanche tout à droite. La limite bleue-turquoise
sépare des fonds de 10 m à 5 m !!! |
1 : eau chaude, claire et turquoise, poissonneuse
à souhait
|
2 : plage de corail
et de sable blanc, doux, fin et peut-être même légèrement
sucré |
| 3 : une
petite île à découvrir avec un peu de végétation
et des oiseaux |
|
|
 |
Madéo
dans le mouillage des Salines. Deux catas sont là ce matin,
ils partent vite, deux autres font un petit passage. Nous, on s'avance
très près de la plage, on pose une seconde ancre,
et on ne bouge plus avec tout juste 3 centimètre d'eau sous
la coque. Par chance, plus personne ne viendra nous déranger
dans les deux prochains jours !
|
4 : Seul au mouillage ou plutôt à la piscine
!
|
5 : bien évidemment, soleil éclatant et thermomètre
autour de 30°.
|
Bref :
On approche très sérieusement
du paradis des Caraïbes |
 |
( D'ailleurs, voici un petit aperçu
de la météo dans un village vosgien au même moment
: la maison des parents d'Hélène !!!) |
|
On commence par explorer les fonds sous-marins autour de Madéo.
Palmes, masques, tubas et combinaisons légères. On
croise quelques poissons blancs, avant de se diriger vers les coraux.
Même sans aller sur le récif, on croise beaucoup de
poissons, d'oursins et de beaux coraux, juste à la limite
du mouillage, où les fonds plongent pour laisser le courant
s'engouffrer entre les deux îles. C'est chouette !!!
|
 |
Puis on part à la découverte
de l'île des Salines. Un petit panneau nous accueille : "Private
- No overpassing". Mais on ne peut pas dire que le panneau
soit en forme olympique donc on overpasse sans y prêter attention.
A ces français, ils ne respectent rien !!!
On continue ; et derrière la plage, tournée vers
la mer, voici la tombe de John, entourée de lambis.
On traverse, avec quelques difficultés pour Hélène
pieds nus, le sous bois d'arbres et de cactus. Et voila la saline,
complétement asséchée. On s'approche, c'est
encore bien mou au centre ! |
|
|
Un peu plus loin, on
arrive à la mer. Antoine trouve une plage de galets recouverte
de gorgones asséchées et insiste pour emporter les
plus jolis exemplaires à bord.
Le petit tour de l'île se termine par la balade sur front
de mer car la plage se poursuit et nous cache peut-être un
nouveau paradis... Pas de découverte fracassante, juste une
paire de chaussure ballottée par les flots jusqu'à
nos pieds. En la récupérant on fait une bonne action
: on nettoie la plage...
Le déjeuner est partagé avec un oiseau noir, qui
ressemble fort à un merle. Il pose ses pattes sur les filières,
piaille et vient voler une miette. L'approche est méthodique,
un coup à droite, un coup à gauche, on avance, on
recule... "Vont-ils me sauter dessus ? Puis-je leur faire confiance
? Ont-ils avancé le plat pour moi ? Et ces miettes de pain
c'est pour qui ? Et toi, c'est mon bateau ici, j'étais là
le premier !!!" Les oiseaux se partageront les restes qu'on
leur offre... Ils deviendront même très copains avec
Hélène qui leur proposera un menu différent
tous les jours...
La fin de journée sera sur le thème du travail, de
l'exercice et encore de l'entraînement. Le travail car on
s'apprête à caréner la coque, c'est à
dire frotter toutes les petites algues qui y ont élu domicile
; de l'exercice car tout se passe dans l'eau et que les bras et
les jambes vont se déplacer comme les ailes d'un colibris
pendant plusieurs dizaines de minutes ; de l'entraînement
car la coque restera sous l'eau et nous avec : des apnées
bien longues pour nettoyer la maison flottante !!!
Éponge à la main, Hélène se jette à
l'eau en premier pour sa demi-coque de carénage. Antoine
fini le boulot juste avant la nuit. |

|
|
|
| vendredi 27 février : arrêt aux
Salines pour profiter de notre mouillage solitaire... |
| |
 |
Ci-dessus : les Salines et son unique bâtisse déserte.
On passe une matinée bien calme : petit déjeuner
au lit, Antoine va se recoucher en plein air et Hélène
écrit le site web. Vers 11 h, on décide d'aller plonger
sur les coraux un peu plus loin.
|
|
| On traverse le chenal en annexe
en luttant contre un fort courant de 2 ou 3 noeuds. Arrivés
aux abords du récif (que l'on découvre sur le premier
panoramique de la page) on amarre notre dinghy sur une bouée.
Les combinaisons sont toujours de rigueur car les coraux sont à
fleur d'eau et très coupants. On commence par remonter le
courant au milieu des coraux. La balade n'est pas aussi magnifique
qu'on attendait... Les coraux sont morts et les poissons n'affluent
pas. Notre retour vers l'annexe sera très tranquille car
les flots nous bercent par dix mètres de fond. Grâce
au courant, nous n'avons qu'à observer le sol qui se déplace
sous nos yeux : ici c'est plus agréable car la clarté
de l'eau donne de l'intérêt à cette plongée.
Au passage on attrape l'annexe, qui était en fait accrochée
sur la bouée d'un casier, et on se laisse dériver
sur White Island : le gros rocher sur la photo ci-contre. A l'approche
de l'île, Hélène rencontre enfin quelques beaux
poissons.
White Island est très étroite, mais couper en travers
est impossible tellement la végétation est dense.
On la découvre donc par la plage qui nous permet presque
d'en faire le tour. C'est une montagne de lambis qui freinera notre
exploration du côté ouest de l'île.
Il est temps de rentrer. Le dinghy nous portera jusqu'au bateau
à contre courant, pour l'aider nous rasons le récif
et traversons le chenal à la perpendiculaire... Nous avons
gagné un temps précieux car la force des eaux est
incroyable entre ces îles ! |
 |
|
|
La fin de journée
sera sur le thème du travail, de l'exercice et de l'entraînement...
Vous avez compris, on répare sous la coque ! Les anodes se
desserrent, un petit coup de tournevis et les voilà souquées
comme la drisse de grand voile en pleine tempête. L'hélice
à besoin d'un bon coup de grattoir, elle a échappé
à la toilette de la veille mais veut subir un traitement
spécial aujourd'hui. On peut la gratter avec le dos de l'éponge
car elle n'est pas recouverte de peinture. Les coquillages de la
coque qui ont résistés à la douceur de nos
caresses vont subir un décollage en force.
Au passage, un corps étranger a attiré l'attention
d'Antoine : un sac plastique est enroulé autour de l'arbre
d'hélice. C'est déjà la deuxième fois
!!! Quelques coups de couteau et un peu de persévérance
en viendront à bout et permettront à l'arbre de tourner
en toute liberté. La dernière épreuve semblait
être la plus difficile : retirer le tuyau en plastique de
la sortie d'eau usagée de la cuisine qui nous servi de maintien
pendant la réparation du passe coque à Union. Le premier
essai n'avait pas été concluant... Antoine a sorti
l'attirail pour en venir à bout. A coup de tournevis et de
pinces, il arrivera au bout d'une longue apnée à sortir
la pièce qui rétrécissait drôlement l'évacuation
de nos restes.
L'opération Neptune est finie ! On boucle la journée
en accrochant les gorgones aux plafonds : Parés pour une
nouvelle navigation !!!
|
|
| samedi 28 : On retourne dans les Grenadines
de Saint Vincent |
| |
 |
Fini l'illégalité...
Eh oui, on n'a pas fait de formalités ici ! C'est comme si
on était entré aux Etat Unis par le Mexique dans le
coffre d'une voiture.
Départ de bonheur pour rejoindre Mayreau et son mouillage
très touristique qui nous attire tout de même... |
|
|
|