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| Date d'arrivée : samedi 28 février,
13h00
Date du départ : dimanche 29 février, 13h00
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La navigation est extraordinaire.
Au début, c'est plutôt près serré bien
aidé par le moteur, plein est. Puis on remonte la côte
au vent de Carriacou, on prenant bien garde de ne pas s'approcher
de la barrière de corail traîtresse : le vent nous
pousse dessus ! Le moteur est tourne, pour plus de sécurité.
On essaie bien à plusieurs reprises de mettre le point mort
et avancer à la voile, mais on ne tient pas le cap : c'est
trop dangereux, on s'approche des récifs.
On comprend mieux les naufrages sur les récifs au vent...
Le courant vous déporte sans que vous puissiez vous en dégager
!!!
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| Puis on abat et alors le vent
est doux, tout doux. Pas de houle, on passe entre Carriacou et Petite
Martinique. On jette un oeil au rocher de Petite Dominique. Puis
on continue entre Union et Palm Island, où l'on fait la course
avec un autre voilier. Bon, on était un peu en avance, mais
il ne nous a pas doublés !
Madéo fonce sur l'eau. C'est un régal. |
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Voici Mayreau, que l'on contourne pour
aller mouiller au nord-ouest. La navigation aurait pu se faire à
vue des Salines jusqu'ici car les îles sont toutes proches les
unes des autres. On a l'impression d'aller vite, très vite
!!! |
Une quarantaine de bateaux sont
déjà mouillés dans la petite baie de Salt Whistle
Bay. On commence par faire un tour du mouillage pour voir ou il
reste de la place. Antoine est à l'avant et prépare
l'ancre, Hélène est à la barre.
Antoine : "Passe à gauche du bateau blanc"
Hélène : "C'est ce que je pensais faire !"
On avance...
Antoine : "Plus à gauche, on va se prendre dans la chaîne
du rouge mouillé juste derrière"
Hélène : "NON, si je tourne à gauche,
je lui fonce dessus ! "
Et on passe à deux doigts du bateau blanc, tout l'équipage
est en train de prendre l'apéro à l'arrière
et a suivi la manoeuvre...
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Il n'y a vraiment pas beaucoup de place, les bateaux sont les uns
sur les autres, heureusement, il n'y a pas trop de fond. Seule aire
libre : une large bande devant la plage, l'eau très claire
dénonce une profondeur d'1m à 1m50.
Sans hésiter, on est tous les deux d'accord pour se mettre
devant tout le monde ; on longe de près la plage, on s'approche
encore un peu, Antoine jette l'ancre car on sent le bateau toucher
: étrange il paraît y avoir plus de fond !
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Le bateau refuse de reculer. On touche vraiment ! Zut de zut. Pourtant,
le sondeur indique 50 cm sous la coque. On est sur une bosse, ce
n'est pas possible. Le vent devrait nous pousser, et non, rien de
rien, on reste scotché là. Marche arrière toute.
Pas plus de résultats. Marche avant, barre à gauche,
barre à droite : on ne bouge pas d'un pouce. Antoine se gratte
les cheveux, Hélène enfile son masque et zou, à
l'eau.
En un coup d'oeil, la fautive est repérée: la dérive
centrale, on a oublié de la remonter... Elle est enfoncée
de quelques centimètres dans le sable et bloque le bateau.
En quelques tours de manivelles, elle remonte dans le puit et le
bateau, libre, recule immédiatement.
Antoine plonge pour vérifier qu'il n'y a pas de dégâts
pendant qu'Hélène prépare le repas. L'ancre
n'est pas bien profonde mais il reste largement de quoi faire sous
la semelle de Madéo. Un petit déplacement de l'ancre
à la main pour recentrer la maison entre les voisins et hop
voilà un mouillage parfait !!!
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A gauche, palmiers et forêt dense
<- devant, un petit hôtel restaurant sur la plage
Un peu plus loin, la plage
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Au milieu de la plage, encore un sympathique palmier tout tordu.
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Antoine escalade quelques échelons
de mat : derrière l'étroite bande de plage, c'est la
mer et Canouan. C'est pas merveilleux !!! |
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| Hélène termine sa
couture : les coussins sénégalais sont découpés
pour plus de facilité de rangement, il faut ajuster les tissus
sur les mousses.
Le gros paquet blanc attaché avec une sangle violette, c'est
notre radeau de survie : si on coule ou que le bateau prend feu,
on coupe la sangle, on jette le radeau à l'eau et la corde
qui le retient déclenche le gonflage automatique des boudins.
On emporte des containers de survie déjà prêts
et on embarque, puis on coupe le lien avec le bateau.
Mais nous n'en sommes pas là et ce radeau restera à
sa place jusqu'à notre retour en France !
Antoine part à la découverte de l'île : au petit
trop il dévore la plage exposée au vent qui l'emmène
vers le sud. Les Tobago Cays s'ouvrent à lui pendant qu'il
arpente un sentier bien caché.
Le guide Patuelli invite les navigateurs à grimper jusqu'à
l'église du père de l'île pour admirer le panorama.
La vue au coucher du soleil y est semble-t-il magnifique. |
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En fin d'après
midi, c'est donc l'ascension !!! On grimpe au village de Mayreau,
situé sur le point culminant de l'île. Un petit garçon
nous accompagne, il n'est pas très bavard mais ne nous quitte
plus. Il cherche sûrement un petit cadeau mais n'ose point
le demander pour le moment.
Il s'amuse avec sa machette (main droite) comme un enfant avec
un bâton chez nous. Elle est bien tranchante mais il sait
déjà bien s'en servir et nous le prouve en s'attaquant
aux cactus et aux arbres qui longent la route. Son sac provient
certainement d'un don car tous les autres enfants que nous rencontrerons
porteront le même sur le dos. Dans sa main gauche, son jouet
témoigne de la richesse de l'île : deux roues de poussettes
et trois morceaux de bois. |
Point de vue au milieu du chemin.
Un cata croise un grand voilier.
On ne se lasse de regarder la mer, à la moindre occasion on
jette un coup d'oeil pour s'ennivrer de la beauté de cette
être aux humeurs capricieuses. De ce côté de l'île,
c'est le calme plat, les voiliers ont sortis toute leur toile. Mais
de l'autre, ce pourrait être tout à fait différent,
difficile à dire... Il peut y avoir 20 noeuds de vent et une
houle prononcée. Les couleurs suivent de près ces caprices
car le reflet du ciel nous revient différemment. Alors notre
belle mer, celle de tous, nous épate, nous distrait, nous fascine,
nous surprend toujours plus à chaque rencontre... |
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Vue sur le mouillage : Madéo
est en première ligne, tout seul. Faudrait pas que le vent
tourne ! Il n'y a pas trop de danger, soit c'est l'alizé, d'Est
à Nord, soit il n'y a pas de vent.
Et on revient dans deux heures. |
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Tout en haut de la colline, voici la jolie église de Mayreau
en pierre et vitraux colorés, l'intérieur est en bois,
avec planchers et poutres.
L'église est surtout connue pour la vue pendant le coucher
du soleil. On y retrouve même, sur le gros plan à droite,
un panneau indiquant la direction des Tobago Cays. Bien sûr
on ne peut pas s'y rendre par là !!!
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De l'autre côté de l'édifice, c'est à
couper le souffle, vue imprenable sur une bonne partie des Grenadines
: tout à gauche, les Tobago Cays, à droite Petit Saint
Vincent, Petite Martinique et Union. Au centre, on reconnaît
les récifs à la couleur de l'eau.
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On choisit de voir le coucher de soleil sur la mer, en dessous
du village. Il glisse vite au fond de l'océan comme tous
les soirs. Et pourtant c'est toujours différent, un petit
nuage, une mer agitée, un voile épais ou une visibilité
parfaite et le coucher de soleil s'ouvre sous un nouveau visage
!!!
On rentre au pas de course pour ne pas arriver trop tard, c'est
la lutte contre la nuit qui maintenant nous rattrape à grand
pas. Ce n'est pas si grave d'arriver dans la pénombre mais
c'est agréable de jeter un dernier coup d'oeil à son
voisinage avant l'extinction des feux. |
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| dimanche 29 : dernière escale dans
les Grenadines... |
13 h : départ vers Bequia,
notre dernière île dans les Grenadines. On doit garder
le moteur pour passer en toute sécurité entre Mayreau
et quelques rochers.
Navigation au près jusqu'à Moustique, le bateau se
comporte très bien, le cap est bon... Nous allons rallier
Bequia en un seul bord, parfait !!!
Mais patatraque !!! Un grain pointe son nez et renverse la vapeur...
Le vent refuse et nous oblige à abattre et abattre encore.
Nous avons perdu 2 noeuds et 60 degrés d'un coup. On laisse
passer la pluie et le beau temps nous permettra de reprendre notre
route ! Et bien non... Deux autres bateaux sous notre vent ont déjà
décidé de lancer leur moteur, d'enrouler leur génois
et d'en finir au plus vite avec cette navigation. Ils n'ont pas
tort car le grain passe mais le vent ne revient pas. Il nous empêche
toujours de faire le bon cap. Le soleil va bientôt nous quitter
alors nous nous résignons à utiliser le pétrole
pour remonter au plus près du vent. Avec la grand voile bordée
et le moteur à 2000 tours nous arrivons tout juste à
faire le bon cap. Enfin le bon cap, façon de parler car nous
devons tout de même changer nos plans d'atterrissage. Nous
troquons la tranquillité pour la facilité... C'est
la grande baie principale de Bequia qui nous accueillera ce soir
car notre mouillage sur la droite de la photo nous sera trop difficile
à atteindre avant la nuit. C'est donc à gauche de
Bequia que nous passerons pour ensuite s'engouffrer dans la large
baie qui abrite la plus grande flotte des Grenadines !
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Bequia et l'Isle Quatre |
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Coucher de soleil à
l'entrée de la baie de Port Elizabeth, notre mouillage. Nous
faisons toujours la course avec le soleil pour arriver avec un peu
de lumière, il n'y a pas de Lune ce soir. Première
face de la pointe ouest de Bequia.
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Deuxième face de la pointe ouest
de Bequia. Il n'y a pas de passe sur les cartes : on contourne donc
la pointe rocheuse. |
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En voilà un qui connaissait un passage secret que l'on n'a pas trouvé...
Le gros cata prend le raccourci : il passe entre côte et rocher.
C'est bon à savoir.
On entend plein d'oiseaux piailler : ils sont installés ici
et laissent de belles traces blanches sur la petite falaise.
Plus que quelques milles et nous pourrons mouiller après
le soleil mais avant la nuit. L'endroit est très fréquenté
mais ce n'est pas la place qui manque. C'est l'heure de rechercher
le terrain pour planter notre tente... Peu de fond, assez de place
pour éviter, assez près du rivage et de la ville :
Antoine à toi de jouer !!! |
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