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Date du départ : mercredi 3 mars, 17h00
Date d'arrivée : vendredi 5 mars, 15h00
Date du départ : mardi 9 mars, 10h00


du mercredi 3 mars à vendredi 5 mars : navigation vers la Guadeloupe...

Nous sommes sur le point de partir. On prépare le bateau, Antoine plie les tauds de grand voile et de trinquette et les voiles s'agitent déjà en réclamant qu'on les hisse. Un voilier attire l'oeil d'Antoine : CC est inscrit en lettres noires sur le tableau sur arrière. Antoine demande : "Bonjour, vous êtes de Concarneau !","Non pas tout à fait, le bateau vient de Concarneau." Il mouille juste devant nous, vraiment près. Antoine se demande ce qu'ils vont bien pouvoir mettre comme longueur de chaîne en étant si près de nous ! A peine 10 m et la chaîne est stoppée : ce sera tout pour ce bateau de 12 m par 3m de fond de mauvaise tenue. Et bien c'est gonflé, surtout que notre voisin prend petit à petit sa place en tirant sur son cordon ombilical et se stoppe à trois mètres de la proue de Madéo. Une partie de l'équipage embarque dans l'annexe jetée à l'eau et fonce vers la ville. C'est sûrement un bateau de location car la plupart des équipiers n'ont pas l'air très habile !
"Mais c'est un bateau des Glénans !" s'exclame Hélène en sortant la tête. C'était écrit en gros à l'avant et Antoine ne l'avait même pas repéré ! Voilà donc l'explication : le moniteur est parti faire les formalités et a laissé son équipage sur le bateau. Bien qu'il soit très proche de nous, personne n'ose le déplacer ! Toujours aussi gonflés ces moniteurs des Glénan. Il y a autant de place que l'on veut dans la baie et voilà comment il montre l'exemple à ces stagiaires : mouiller près des autres, avec peu de chaîne et ne pas vérifier son ancre avant de partir. On sent un peu d'irresponsabilité envers le bateau, beaucoup de flemme et trop peu d'implication de l'équipage alors que l'endroit se prête vraiment à un bon cours de mouillage, tout le monde aurait du y passer ! Antoine veut crier sa fameuse chanson méchante : "Le mouton est un animal à poils laineux : A poils laineux, à poil les neux "(neux : vient de Gléneux habitant des Glénans).
Un deuxième bateau de l'Ecole fait son apparition comme pour enfoncer le clou. Premier essai de mouillage raté car le peu de chaîne offert au sable ne suffit pas à l'arrêter. Il dérive dangereusement vers un autre voilier. Vite on remonte l'ancre plein gaz en avant. On dépasse l'ancre, on relâche la chaîne, on s'emmêle mais on ne se calme pas ! L'ancre est enfin relevée mais le bateau en poussé de travers par le vent et le skipper n'a pas réagi assez vite troublé par les événements précédents. Bourskoura, le ketch de nos amis hollandais est sur la route du Gléneux. Plein gaz en avant et barre sous le vent pour essayer d'éviter la collision ! "Non !!! Ca ne passera pas !!!" Marche arrière toute, plein gaz ! Le moteur hurle et stoppe le bateau rapidement avant de le propulser hors du danger... Et puis plouf l'ancre repart à l'eau. Comme ce n'est pas le bon endroit, on laisse filer une bonne longueur de chaîne pour laisser le bateau reculer assez loin des autres... 10m, 20m, 30m, 40m, 50m... Il continue de reculer... Certes il est loin des autres maintenant mais si le vent tourne cette nuit, bonjour les dégâts demain matin !

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C'était le petit coup de gueule d'Antoine, qui, décidément, est parfois tombé sur des maladresses à Concarneau, cet épisode n'a pas arrangé les choses, surtout que Bourskoura n'est vraiment pas passé loin de l'abordage.
Et il y a aussi un peu de cette vieille concurrence "Moniteur de Voile de l'Ecole de Concarneau / Moniteur des Glénan".
S'il vous plait, la prochaine fois qu'on se croise, faites-nous une super manoeuvre ! L'Ecole de Voile des Glénan, c'est une bonne Ecole ! Et un bouquin indispensable !

 

 

 

On lève l'ancre à notre tour avant le coucher du soleil. La manoeuvre est un peu périlleuse car il y a deux bateaux mouillés très près (dont un des Glénans). On sort les pare-battage pour plus de sécurité. Tout se déroule bien. Madéo va faire un dernier tour du côté des beaux bateaux au fond de la baie, l'immense voilier bleu et un très gros cata blanc, Douce France. Les propriétaires bien que multimillionnaires, répondent à nos bonjours et nos sourires...

On hisse les voiles dans la baie : la trinquette et deux ris dans la grand voile, ainsi on passera une nuit plus tranquille. On coupe le moteur et c'est parti pour une quarantaine d'heures de navigation.

Sortis de la baie, Hélène descend mettre en route le PC, raccorder le GPS. Ca secoue un peu, elle sangle l'ordinateur portable. Tout est rangé et calé, les capots sont verrouillés, un repas est prêt d'avance.
Dehors, Antoine a déroulé le génois et aussitôt une rafale s'y engouffre et offre un gros coup gîte à Hélène qui sort la tête pour demander si tout va bien. La nuit tombe, on croise deux bateaux qui rentrent s'abriter à Bequia.
Les îles s'illuminent, Bequia à côté et Saint Vincent devant.

Le vent souffle, bien que l'on soit encore protégé de l'île. Soudain, on ne distingue plus rien. Non d'une pipe, c'est un grain ! Un gros ! Vite, les cirés !
Antoine enroule le génois, on sort les tenues de combat, avec harnais et longes. Mais il passe à côté, on aura juste les accélérations de vent et une petite frayeur pour commencer cette navigation.

On passe le canal entre Bequia et Saint-Vincent. Puis Hélène prend le premier quart jusqu'à 23 h. Ca va : 20 à 25 noeuds de vent, la mer est plate, on est vite protégé par Saint Vincent. Antoine prend la relève, et là, c'est plus du tout les mêmes conditions : les grains s'enchaînent, le vent est fort avec des rafales à 45 noeuds, le bateau cogne. A l'intérieur, impossible de dormir, le bateau tape sur les vagues comme un marteau. La seule manière de se rassurer, c'est d'aller voir dehors si tout va bien. Le génois est totalement enroulé, le bateau est bien réglé, pas surtoilé. Dans les grains, la barre est libérée du régulateur d'allure afin qu'il puisse lofer à sa guise pendant les rafales. Le bateau avance tout seul, la trinquette et un reste de grand de voile suffisent pour le maintenir équilibré, tandis que le moteur donne la propulsion nécessaire pour se maintenir au plus près de l'axe du vent et faire cap sur la Guadeloupe. Sans lui nous irions au Mexique !!!

Antoine va enfin se coucher vers 7 h du matin, épuisé. Il n'a pas voulu qu'Hélène prenne la barre cette nuit, c'était trop dur, grain sur grain et rafale sur rafale... La journée est difficile, le vent ne faiblit pas, et notre cap empire d'heure en heure ; On passe Sainte Lucie. Au large de la Martinique, on capte la météo du CROSS Antilles Guyane, le CROSSAG : Avis de grand frais, ce qui veut dire "Vent 28-33 noeuds ou 50-61 km/h, la mer grossit, les lames déferlent". C'est à peu près ce que l'on a, avec des creux de trois mètres. On se réconforte avec une boite de petit salé.

Le soleil se couche, on est bientôt sous la Dominique. Antoine commence la veille, de 20 h à minuit. Là, le temps est un peu meilleur, on a plus ces grains violent, mais le vent et la houle sont toujours aussi fort. Le moteur tourne toujours à plein régime, 25 000 tours/minutes. Hélène vient prendre le relais, on décide de tirer un bord vers la Dominique, car malgré le soutien du moteur, on s'éloigne de plus en plus vers l'ouest. On pense être protégé sous l'île et passer quelques heures tranquilles. Antoine part se reposer à l'intérieur. On est sous le vent de la Dominique, c'est plus calme, mais, décidément, Madéo, n'est pas un bateau de près car même au moteur on a du mal à naviguer à moins de 45° du vent réel. Hélène vérifie tout : voiles, dérive, régulateur. On ne peut rien faire de mieux.
Antoine la rejoint à 2h pour dormir dehors, il n'arrive pas à fermer l'oeil à l'intérieur avec tous ces bruits qui le tourmente. Hélène veille, quelques bateaux passent au loin. Antoine prend le relais vers 3 h, mais ne veut pas trop rester tout seul, un peu de compagnie et de discussion lui feront du bien. On vire de bord, c'est reparti vers la Guadeloupe. Hélène tente une sieste dans le cockpit. Sommeil profond mais réveil frisquet. Antoine se résout enfin à dormir à l'intérieur. Hélène fini le passage sous la Dominique au lever du jour puis prépare un petit déjeuner cassoulet réparateur. Le capitaine reprend vite ses esprits et s'attaque au canal entre la Dominique et les Saintes réputé pour être agité. On gîte encore plus, c'est pas possible. On se prend une grosse vague et un gros coup de gîte, le moteur hors-bord, installé sur sa chaise à 1m50 au-dessus de l'eau, boit la tasse. 2 minutes plus tard, nouveau plongeon du Honda. On l'emballe dans un sac poubelle et on espère qu'il tourne encore.

Qu'est-ce que c'est long ! On avance à une vitesse d'escargot, et toujours pas dans la meilleure direction. On parle stratégie pour tirer le meilleur partit des courants, vents et marées : faut-il virer dans le canal, passer sous le vent des Saintes ou passer dans l'archipel ? On finit par s'approcher au plus près afin de longer les îles à l'abri et passer au vent, c'est plus long en distance, mais après on sera tranquille, plus qu'un bord vers Point à Pitre.

On passe enfin les Saintes, puis le canal les séparant de la Guadeloupe. Enfin ! Il faut encore remonter la moitié de l'île, toute la Basse Terre. On approche peu à peu, toujours au près, moteur à fond, trinquette et deux ris dans la grand voile. La barre se débrouille toute seule depuis un moment car nous avons remarqué qu'avec cette voilure et ce vent, Madéo se débrouille très bien pour remonter jusqu'à la limite du fasseyement et maintenir un cap correct en gérant les surventes et les calmes. En plus cela soulage le régulateur qui prend beaucoup de secousses avec ces vagues ! La preuve : à la main, on tient moins de 5 minutes à la barre.

 

 

 

Pointe à Pitre est en vue, au fond de la baie. Il y a moins de houle, mais on est encore bien sonné par ces deux jours de navigation. C'est pas le moment de se laisser aller. On sort le bouquin pour anticiper la passe d'entrée. C'est assez étroit, et attention, le balisage rouge/vert est inversé par rapport à la métropole. Le chenal est plutôt prévu pour les cargos, il y a assez de fond pour nous dans toute la baie alors on va passer à travers ce champ de balises sans y prêter attention. Plus que quelques dizaines de mètres avant la passe, un voilier immatriculé PAP nous précède, c'est bien, il nous montre le chemin et nous confirme que nous prenons le bon choix : tout droit. On est toujours au moteur, on affale la trinquette et la grand voile.
L'îlet à Cochon à gauche, premier mouillage ; on continue ; marina Bas du Fort de Point à Pitre à droite, on continue encore un peu. Voici le mouillage du Carénage et un derrière, le mouillage de la Darse. On se met à la Darse, c'est le plus tranquille.

On coupe le moteur. Quel silence ! De loin, notre voisin nous fait de grands gestes, on comprend enfin qu'il y a un truc qui cloche à l'avant de notre bateau, Antoine cherche, le voisin insiste, montre l'endroit sur son bateau. Antoine penche la tête : notre liston est explosé ! Mais le monsieur continue de montrer du doigt l'avant du bateau. Les feux, voilà ce qui l'embêtait, nous avons oublié de couper les feux ce matin ! Heureusement que le moteur à eu largement le temps de recharger nos batteries au meilleur de leur forme. Le liston par contre on ne peut rien n'y faire. Le côté bâbord sur est en lambeaux sur 4 mètres. Le bois a cédé sous les chocs répétés des vagues. Rien de grave pour la structure du bateau, le liston c'est une bordure en bois tout autour de la coque, au niveau du pont, elle ne sert qu'à habiller le rebord de Madéo pour le rendre plus joli. Et bien nous verrons quand nous pourrons soigner cette balafre. En tout cas pas tout de suite, il y en a assez des travaux d'entretiens et des réparations.

 

 

 

 

On poursuit l'état de lieux : Le coffre arrière, où sont rangés les bouts et les bouteilles de gaz, est plein d'eau. L'eau des vagues qui entrait dans le cockpit... Le joint était parti dernièrement et l'étanchéité n'était plus parfaite.
Sinon, tout va bien. On est trop fatigués pour entreprendre la moindre réparation, on verra demain.

Le repas est vite prêt mais on a mal à la tête et on perd un peu l'équilibre. Pas très envie de manger non plus. On s'habitue doucement au silence, on ne parle pas beaucoup !
Antoine s'offre un film sur le PC, Hélène commence un livre. Dodo après quelques pages ; Antoine ne fait pas long feu non plus et se couche avant le soleil.

 

 

 

 

 

samedi 6 mars : on émerge...

La nuit à été réparatrice. On se sent renaître avec le soleil. Et ce calme, quel bonheur ! Pourtant, le mouillage est à la limite du chenal, plutôt fréquenté : pêcheurs, voiliers, et surtout les portes containers de la CGM qui ravitaillent l'île et les ferrys de croisière.

 

 

 

On est en France ! On déroule les drapeaux, protégés pendant la navigation et route pour nos premiers pas en Guadeloupe. Le hors bord démarre au quart de tour, c'est du costaud. Bien que nous soyons en France, on doit faire des formalités, gratuites heureusement. Mais, c'est fermé, on verra lundi, "pas trop tôt car ils ne sont pas matinaux", nous prévient la fille de l'accueil de la marina. On en profite pour se renseigner sur l'eau, la lessive et le gaz.

On visite la marina et les commerces, récents et propres, on entre dans un tabac-presse demander le magazine Loisirs Nautiques de mars, parut depuis 15 jours, impatients de voir l'article sur Madéo et la perte de safran au Sénégal.
"Ouh la la..., mais z'il n'est allivé" s'exclame le vendeur très gentiment. OK, OK, on verra dans 15 jours !
On fait quelques courses de fromage et charcuterie au Champion, on achète religieusement notre vraie baguette depuis un bon bout de temps.
Un mail d'arrivée aux parents et rapatriement sur Madéo pour déguster notre trésor.

Écriture du site l'après-midi, entrecoupé de tests de l'échelle en bambous, de rangements et d'observations du trafic.

 

 

Les ferrys de croisière manoeuvrent juste devant nous. Ils sont pleins à craquer : on devine les passagers sur le pont supérieur du premier, le Costa Romantica.

 

 

 

 

Dans la Darse, c'est un croiseur de la Royale Navy. Hélène aimerait quand même bien faire un petit tour sur l'oiseau de fer.

 

 

 

 

dimanche 7 mars : arrivée de Catherine et Richard
 

La journée de rangement passe très vite, Catherine et Richard, les parents d'Hélène, arrivent à 19 h ce soir pour trois semaines de vacances. On est dimanche et l'aéroport est à 8 km, Hélène part à 16 h pour arriver à temps.

"Le dimanche, il n'y a pas un chat à Pointe à Pitre. Pas de navette pour l'aéroport, pas de bus et même pas de taxis. Je me renseigne auprès de rares passants : il faut trouver un taxi, c'est la seule solution. Enfin, il y en a un qui passe dans l'avenue : il demande 15 € pour l'aéroport, à 8 km ! C'est du vol !
Je me décide pour le stop, mais deux autres passants me prévienne : c'est plutôt dangereux par ici, et tous déconseillent d'y aller à pied sans connaître. Va pour le taxi alors... Nouvelle recherche, renseignements auprès d'une patrouille de police. Sympas, ils m'emmènent avec eux jusqu'à la station principale. Un taxi est là, avec un chauffeur en pleine sieste, réveillé en sursaut par la patrouille. Mais c'est toujours 15 €...
Mauvaise surprise à l'aéroport, le vol a 3 heures de retard. 4 heures d'attente, Hélène connaît les 3 niveaux de l'aéroport par coeur."

 

 

 

"Le voyage vu par Catherine et Richard". A partir de maintenant et pour trois semaines, les récits sont tapés à 8 mains !

" Départ d'Archettes dimanche matin 6 h 30 avec la neige direction Bulgnéville et l'autoroute.
Arrivée Orly sud à 10 h 3O. L'agence Avis se situe juste devant le hall d'embarquement pour la Clio de location.
Puis ce sont les formalités et l'enregistrement des bagages en tête avant l'arrivée des 560 autres passagers.
On retrouve Hubert et Christiane à 12 h 30, on parle beaucoup de nos jeunes navigateurs et on déjeune ensemble à la cafétéria du 5ème.
Départ prévu 15 h 30 mais le nez de notre 747- 300 a attiré la foudre, endommageant le radar.


Retards successifs du vol 528 annoncés au micro et collation offerte par CORSAIR sur la plate-forme bondée de monde.
Enfin dans l'avion, mais c'est un passager qui décide de se présenter en retard, on a échappé au débarquement de ses bagages !
Bilan, trois heures que l'on ne rattrapera pas, une pensée à ceux qui nous attendent.
Arrivée 2 h 37 heure de Paris, 21 h 37 locale. Le commandant est plein d'humour dans ses commentaires sur les consignes de sécurité : "tirez sur les ficelles du masque à oxygène, c'est gratuit, recoiffez-vous après avoir enfilé le gilet de sauvetage, j'espère que vous avez passé un bon voyage malgré les hôtesses, on a bien atterri…pour une fois".
On débarque vite mais l'élan est freiné par les bagages à récupérer parmi des centaines d'autres qui se ressemblent tous..
Hélène toute bronzée et en pleine forme est là, elle attend ses parents à l'aéroport depuis 16 h.
Un taxi aux cardans douteux, les suspensions ne valent pas mieux, nous rend au port à (très) vive allure.
Deux voyages en dinghy annexe pour rallier Madéo, le temps pour Richard resté seul sur le quai d'essuyer quelques propositions (mal) honnêtes. Ses deux sacs de voyage intéressent un Pointois ivre de rhum armé d'un grand bâton."

 

 

On est enfin tous à bord, c'est le déballage du matériel… et les grandes discussions ! Ravitaillement de bonnes choses : des oeufs de Soba, la ferme d'Archettes, du vin, un jambon fumé, du fromage bien odorant (sur la photo, on ne voit qu'une partie des deux kilos : deux munsters, quatre chèvres à différents degrés de maturité, un bleu).

Les parents ont aussi emmené dans leurs bagages un robot mixeur à bras, des forêts métaux pour perceuse, des CD vierges, un Bescherelle, une souris pour notre PC, une clé USB, des talkies walkies, des guides touristiques, des drapeaux, des articles de journaux de l'Est Républicain sur notre aventure, les déclarations d'impôt et les relevé bancaires, deux sapins (des vrais), et de la part des parents d'Antoine, des photos de la famille et pleins de crèmes solaires pour les allergies d'Hélène.

Petite mais bonne nuit dans la cabine du propriétaire aimablement prêtée par les jeunes qui déménagent dans le lit breton.

 

 

 

 

lundi 8 mars : journée d'adaptation.

 

A 7 h 30 Hélène et Richard partent en annexe chercher le pain frais du déjeuner à la Marina.
Mais ici les magasins ouvrent à 8 h 00 et de plus le boulanger a fait la fête hier soir et la livraison a du retard.
Succulent petit déj avec vue trois étoiles : Pointe à Pitre derrière, le port à droite avec ses paquebots, La Soufrière devant, en arrière plan du port industriel avec ses porte-containers et ses tankers, la passe d'entrée sur la gauche avec les navettes des douanes.

 

La journée se poursuit avec une séance photo pour le Conseil Général des Vosges, sur le thème "Un sapin sur l'Atlantique". Richard a embarqué deux beaux spécimens avec racines, qui ont fière allure sur Madéo.


Puis on fait un tour à la marina : linge, cybercafé - Catherine et Hélène - et formalités administratives à la Capitainerie pour Antoine et Richard.
Quelque peu à la tête du client, fonction de la situation et de l'humeur du douanier et toujours une solution, pourquoi se créer des problèmes ? C'est les formalités les plus cool depuis le départ. On a vraiment l'impression que les douaniers n'en ont rien à faire. Certes nous sommes français mais c'est tout de même surprenant !!! Si les bureaux sont fermés vous pouvez demander les imprimés à la capitainerie, les remplir et les glisser sous la porte en gardant un exemplaire pour vous. C'est déjà tamponné donc pas trop de problème !
Le douanier à quand fait une réflexion en voyant le tampon sur ma feuille (je l'avais pris la veille à la capitainerie mais j'avais décidé de venir me présenter tout de même)."C'est déjà tamponné ! Je leur avais dit de ne donner ces feuilles que pour les sorties ! Ah !!!" Bonjour l'administration !!!

Un peu de bricolage - ça nous manquait - l'après-midi.

Après-midi shopping pour les filles et bricolage réparateurs pour les gars. On se retrouve le soir avec l'équipage de Sol sur Madéo pour une série de ti-punch.

 

 

 

 

mardi 9 mars : première navigation vers Marie-Galante !

6 h 00 : on s'étonne pour des vacances ! En fait, c'est la moiteur du jour qui nous réveille frais et dispos.
Madéo accoste pour le plein d'eau potable javellisée : 600 litres : 6 € ! Difficile de faire mieux c'est pourquoi on a choisi cette solution plutôt que de faire tourner notre dessalinisateur pendant 10 heures.
Le plus sympathique des Guadeloupéens propose son fuel à la pompe. Un voilier se présente à couple du quai. Antoine est parti l'aider à s'amarrer. L'aimable Guadeloupéen commence son entrée fracassante. "Non, non, non, vous vous mettez cul au quai avec deux amarres et le moteur en marche avant pour s'écarter du quai".
C'est tout à fait contraire aux règles élémentaires de sécurité. "Mais c'est dangereux" s'exclame Antoine !
"Et bien vous mouillez l'ancre et vous reculez jusqu'au quai pour vous amarrer !!!" Évidement c'est très pratique quand on vient faire un peu d'essence de mouiller de cette façon et ça fait gagner beaucoup de temps ! Complètement ridicule... Il n'a pas assez de pompe pour accueillir tous les bateaux du port et il n'y a jamais la queue alors pourquoi empêcher les bateaux de venir à couple et de faire le plein rapidement et en toute sécurité ! En plus la discussion se fait sur un ton surprenant de la part d'un commerçant ! En tout cas il a perdu un client car le voilier a décidé de ne pas faire le plein et d'aller voir ailleurs !

Puis retour dans la baie pour découvrir l'embouchure de la Rivière Salée : à 1 m 50 de fond, on joue la sécurité de rebrousser chemin.
Bref, on préfère commencer doucement, à la fois pour les invités et pour le bateau lui-même, qui se souvient encore de sa dernière navigation.

On quitte Pointe à Pitre sous un ciel gris. A bientôt les immeubles "cachés" derrière les palmiers ! On part à la campagne, sur Marie-Galante.

 

 

 

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