Les Saintes : Terre-de-Haut avant | après
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Date d'arrivée : mardi 9 mars, 16h00
Date du départ : jeudi 11 mars, 11h00


mardi 9 mars : première navigation...

Petit grain dès la sortie de la passe de Pointe à Pitre et petits ballottements à l'arrivée en haute mer, en ligne de mire Marie-Galante.
Le ciel est toujours gris, on est au près serré et le bateau gîte pas mal. Ce n'est pas les meilleures conditions pour une première sortie... Le cap vers Marie-Galante est dur à tenir mais Antoine reste confiant car au fur et à mesure le vent devrait adonner et nous permettre de pointer le nez vers notre but.

Les ballottements ballottent maintenant fortement puis s'accompagnent d'une gîte renversante à quelques 30 degrés.
Les grains se succèdent et quelqu'un à bord à perdu sa langue ! Antoine guette car il s'attend tout de même à un petit mal de mer de la part de nos nouveaux arrivants. Catherine pâlit ! Elle est maintenant blanche comme la colombe mais s'efforce de sourire quand on lui parle. Inutile de cacher un mal de mer, quand il vous a pris, il faut le combattre et ne pas le faire seul ! Antoine commence par énoncer les règles en cas de trouble. Comment le sent-on arriver, que faut-il faire, ne pas faire ! Catherine et Richard écoutent les conseils mais personne ne s'avoue malade ! Antoine reste sur ses gardes et espère que le mal passe !

 

Des grains, toujours des grains, ceci n'arrangent pas le premier très très beau mal de mer de Catherine qui décide de ne pas terminer sa digestion et d'offrir son petit-déjeuner aux poissons.. Nous avons tenté ce qu'on pouvait pour l'allonger, la faire manger, boire mais quand le mal a pris place et qu'on ne connaît pas les solutions, c'est difficile de les appliquer car on est dégoûté par la nourriture et on se sent mieux assis ! Et pourtant !!! Voilà donc un équipier au tapis et pour un moment car Catherine ne pourra pas se relever avant l'arrêt des ballottements...


Le reste de l'équipage se rassasie de très bons sandwichs préparés par Hélène rehaussés de ti-punch salvateurs.
A mi-chemin, le capitaine, vu l'état de santé alarmant de Catherine, prend la décision de mettre fin à ses souffrances en mettant le cap sur Les Saintes plus proches et surtout sur un meilleur cap.

On abat donc, le bateau accélère, tape un peu moins et Catherine s'est endormie.

 

 

 

Après 5 heures de navigation, la troisième plus belle baie du monde (après Rio et Along, selon les guides) apparaît et accélère fortement la convalescence de Catherine.



Hélène à la barre, Madéo fait un grand tour de la baie pendant qu'Antoine transmet à Richard les rudiments de la préparation du mouillage.

On choisit le plus joli coin, un peu à l'écart, devant une petite plage où sont alignées des barques de pêche.

 

 

 

La vue de la baie à partir de la petite plage, Madéo est juste à droite de la photo, derrière l'arbre... Tout à droite, à peine visible, la Guadeloupe. Puis l'îlet à Cabris, assez proche. En arrière plan, au centre, Terre-de-Bas appartenant aux Saintes. A gauche, c'est la pointe Ouest de Terre-de-Haut ou nous sommes.

 

 

Grand déballage sur le pont du linge et des cirés et ouverture en grand de tous les hublots. Le linge lavé à Pointe-à-Pitre n'avait pas encore eu l'occasion de s'étendre au soleil !

Le bain autour de Madéo et jusqu'à la plage proche permet de se mettre en appétit : la noix de coco citronnée, les boulettes de fromages et le méga beef steak.

 

 

 

 

mercredi 10 mars : visite de Terre de Haut

La journée s'annonce superbe, il fait déjà bien chaud. Et nous nous préparons pour une randonnée pédestre sur la bonne terre ferme.


On commence par faire le tour du village principal, qui s'appelle comme l'île, Terre-de-Haut : des jolies maisons colorées, des fleurs et des plantes un peu partout, encore plus de boutiques touristiques, sous oublier les vendeuses d'accras et de tourments d'amour (tartelettes à la noix de coco) bien alléchantes.

Le flot des navettes chargées de touristes de la Guadeloupe commence à se déverser sur le port de Terre-de-Haut et les loueurs de scooters se frottent les mains. Il est grand temps de s'enfoncer dans les petits chemins car nous voulons à tout prix éviter cette meute.

On a repéré une chouette balade dans les guides : La Trace des Crêtes. On choisit de la parcourir en sens inverse pour terminer par la baignade.

 

 

 

On prend donc des sentiers plus calmes, direction l'est et la plage de Grande Anse, où la baignade est interdite, juste après le cimetière.


 

 

La plage interdite, c'est Grande Anse, avec des rouleaux énormes. On ne va pas vérifier ! Mais effectivement, les lames de fond doivent emporter sans beaucoup de difficulté les baigneurs qui tentent l'aventure.

 

 

Puis c'est l'ascension du parc à chèvres, n'oubliez pas de refermer la porte palette derrière vous, merci, et le sous-bois ou maman iguane et son petit nous filent sous le nez. A moins que ce soit papa, on n'a pas pu vérifier. Même que P'tit Loup en a vu un plus grand que lui … On veut bien le croire. Leurs pattes grattent le sol, ils se tordent le corps de gauche à droite. Heureusement qu'ils ne courent pas vers nous !!!
Quelques parcs à chèvres plus tard
et leurs super portes automatiques,
on suit la ligne de crête.

 

 

 

Ouaouh ! D'ici, la vue est grandiose :
D'un côté, la plage de Grande Anse avec la piste d'atterrissage à quelques dizaines de mètres, entre deux collines. Ils ont supprimé les barrières du bout de la piste comme si certains avions avaient besoin de quelques mètres supplémentaires pour décoller avant de surfer sur une vague...
De l'autre, on commence à deviner la belle baie de Terre-de-Haut.

 

 

 

La crête longe la falaise, c'est très impressionnant. Et pas de garde fou, on s'approche aussi près que l'on veut. Les yeux rivés sur les vagues qui déferlent on s'imagine voler comme les oiseaux aux ras de ces falaises. Quel paysage pour les maîtres du ciel !

 

 

C'est la côte au vent, c'est la première terre rencontrée par les vagues qui viennent depuis l'Atlantique. Les roches doivent trembler pendant les tempêtes.
On redescend sur la plage de Pompierre.

 

 

 

La plage de Pompierre est une crique presque fermée. C'est très protégé, un mouillage parfait mais... interdit, car c'est une réserve.
C'est pourtant ici que les Saintois ont dit à Antoine de venir chasser car c'était dangereux ailleurs à cause du nombre de bateaux à moteurs.
- "Mais c'est une réserve !" a répondu Antoine
- "Oui mais c'est mieux, je préfère que vous alliez là !"
C'est dingue quand même !!! On n'en revient toujours pas...

 

Baignade paradisiaque pour les parents mais attention aux oursins. L'eau est claire et limpide, température 26 degrés, on croit rêver, mais non c'est bien vrai…

 

 

Et nous remontons ensuite de l'autre côté sur le raide chemin qui bientôt n'en est plus un, SVP, Club Vosgien.
Partie de cache-cache avec les iguanes mais, très princiers, ils refusent la photographie.

Nous retrouvons la vue sur le sud de l'île : la plage de Grande Anse derrière la première ligne de montagne qui forme notre fameuse crête.

Petit arrêt sur les restes d'un fort.

 

 

On poursuit vers la Baie de Marigot. Encore un mouillage parfait vu de loin, mais cette fois, c'est un peu rouleur. Pas de voiliers donc. Par contre, les lotissements poussent comme des champignons.

Ci-dessous, la vue sur la baie des Saintes d'un peu loin...

 

 

 

Retour à 14 h 00 sur le bourg et repas à La Saladerie (photo de gauche) qui comme son nom l'indique propose des plats de thasard, d'espadon, de thon et des mini-boudins avec de la quiche aux poissons fumés.
"Mais vous comprenez, pas de tickets-restaurant ni de chèques-vacances, trop de problème pour se faire rembourser et puis les touristes américains du paquebot d'en face ont mangé tout le poisson frais. Vous arrivez trop tard…"
Merci quand même, c'était bon et la musique jazzy propice à une sieste … proche.


Antoine considère qu'il n'a pas sa dose de soleil et de sentiers, repart à la recherche des lunettes égarées d'Hélène, en vain, pendant que Catherine et Hélène rejoignent Madéo en annexe et Richard à la nage.

 

 

 

 

jeudi 11 mars : le fort Napoléon

Seconde excursion sur Terre-de-Haut.
On enfile les chaussures de marche sur un petit escalier et en levant la tête, qui voit-on endormi sur sa branche ?
Un beau gros iguane à la queue annelé. Ouaouh !
C'est une île à reptile, les murs grouillent de lézards.

 

 

 

Prends garde, Fort Napoléon, nous voilà !
Après 100 mètres de dénivelé entre les mancenilliers, mortels si on reste dessous sous la pluie ou en croquant ses fruits, apparaît le Fort construit sous Napoléon, d'où son nom.

Les mancenilliers sont généralement marqués d'un anneau rouge, jaune ou blanc. Mais uniquement dans les lieux touristiques bien sûr ! Leurs feuilles ressemblent à celles des ficus et les fruits sont en forme de petites pommes. Attention donc à ces arbres si vous ne voulez pas brûler sur place. Le comble c'est qu'il y en a partout dans les Antilles et en quantité !!!


Revenons à l'empereur qui retenu par les Anglais sur une autre île n'y a jamais mis les guêtres, donc ce fort était destiné à la défense des lieux contre ces mêmes anglais qui eux étaient partout.
Pas de potion magique comme pour le palais de Cléopâtre et l'édifice est terminé après la fin des conflits pour la suprématie de l'île avec la Perfide Albion.

Pour rester en famille, un autre fort nommé Joséphine a été édifié sur l'Îlet à Cabris en face.
Le Maginot Napoléon est reconverti en citadelle, en pénitencier pour prisonniers politiques et enfin en musée.
Joséphine, en ruine, est maintenant le repère de chèvres sauvages.

 

 

~ Les iguanes ~

 

Voila pour la petite histoire. Mais le Fort Napoléon, c'est aussi un grand parc de cactus devenu le repère de l'iguana iguana !
Séquences photos donc avec les reptiles pas peureux pour un sou.

 

 

 

 

 

Et c'est la descente périlleuse au milieu des scooters et des mini-cars sur le Bourg de Terre-de-Haut.
Séance ravitaillement de fruits et légumes au marché.

Embarquement pour l'Îlet à Cabris, à 20 minutes d'ici, avant le déjeuner.

Une dernière vue pour le plaisir sur cette baie que l'on pourrait regarder vivre pendant des heures. Les bateaux vont et viennent, la fumée s'échappe toujours de la montagne la plus haute, la mer présente partout nous submerge de ses bleus...

 

 

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