Marie-Galante avant | après
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Date d'arrivée : vendredi 12 mars, 12h00
Date du départ : dimanche 14 mars, 7h00


vendredi 12 mars : découverte de la ville...

Un petit bord vers Saint-Louis remet Madéo sur le droit chemin. Il avait tendance à se rapprocher de la Dominique. A quelques milles de la côte on change de bord et on remet le cap sur Grand-Bourg. La passe est bien balisée... Heureusement car les récifs sont proches et par mauvais temps l'entrée doit être difficile.

Nous voilà à Grand-Bourg qui comme son nom l'indique, est la ville principale de Marie-Galante.
Le port est en construction et l'accès au ponton est encore libre de tout péage. Par contre, la manoeuvre d'accostage est périlleuse. Il n'y a pas de cateway, ces petits pontons perpendiculaires au ponton principal, qui permettent de s'amarrer et de ne plus bouger d'un côté ou de l'autre. Pas non plus de pendille, cette petite bouée solidement reliée au fond placée à l'avant des bateaux que l'on attrape au passage.

La solution consiste donc à mouiller l'ancre à 30 mètres du ponton, par trois mètres de fond et à amarrer solidement l'arrière du bateau au quai.
Pas question de mouiller puis de reculer directement vers le ponton. La marche arrière est trop facétieuse sur Madéo, entre l'influence du pas de l'hélice, le vent et le bateau retenu par l'avant.

 

 


Antoine est à la barre, Hélène va sauter sur le bout du ponton avec une amarre pour retenir l'arrière du bateau. Premier passage, on passe trop loin, Hélène ne saute pas. Second passage, c'est bon, Hélène saute au dernier moment sous les cris de Catherine. Le bateau est maintenant assuré par un bout de 50 m au ponton. Hélène donne du mou, Antoine s'avance, Richard met l'ancre à l'eau. Antoine recule, le bateau s'aligne correctement, guidé par l'amarre qui le relie au ponton et sur laquelle Hélène tire.

C'est gagné, il ne reste plus qu'à bien tendre la chaîne et à régler correctement deux amarres entre Madéo et le ponton.

 

 

 

Le capitaine n'est pas encore totalement satisfait, on risque d'abîmer le régulateur d'allure sur le ponton. On avance donc le bateau de 3 mètres, et l'annexe sert de pont mobile entre le quai et Madéo. Deux autres bouts pour assurer nos amarres et nous pourrons nous balader tranquille demain.

De l'autre côté du ponton, il n'y a personne. Mais les filets de pêcheurs laissent deviner que c'est leur place.

Pendant ce temps, Catherine et Richard sont partis en reconnaissance : boulangerie, marché aux fruits et légumes, marché au poisson. Celui-ci est impressionnant, les dorades coryphènes sont vidées à terre, à même le carrelage.

 

 

Après le déjeuner, on visite la ville :
Le syndicat d'initiative, l'accueil est charmant, on nous propose même de faire notre sortie du territoire à la place des douaniers. On aurait du accepter !


En effet, les douanes sont fermées, et l'office du tourisme aussi maintenant. Tant pis, on passera à Saint-François en Guadeloupe.

Enfin, on réserve une Clio pour le tour de l'île demain.

 

 

Le lycée, avec un bel arbre du voyageur.

 

 

L'église de Marie-Galante ; quelques personnes patientent, on les laisse quand on s'aperçoit que c'est un enterrement.

 

 

 

 

samedi 13 mars : le tour de Marie-Galante en voiture...

La Clio s'est muée en Twingo, mais l'important aujourd'hui, c'était la tenue de pluie. Les dépliants sur la Guadeloupe le disent bien, il y a seulement 4 jours sans soleil par an, eh bien ce samedi 13 comptera pour 2004. Arrosage toute la journée !

 


La propriété Murat, vestige d'usine à sucre et de moulin à vent a tapé dans l'oeil d'Hélène qui s'en ferait bien sa résidence secondaire.

 

 

 

C'est une ancienne sucrerie, la plus riche de l'île dans les années 1830. La maison de maître est en hauteur, avec vue sur la mer, devant un superbe parc.

 

 

Malheureusement, la propriété a bien souffert lors des passages des derniers cyclones. La réhabilitation se fait un peu attendre.

 

 

On continue : à quelques kilomètres, la plage de Capesterre, avec quelques photos carte postale entre deux averses.

 

 

 

Un petit crabe de sable.

 

 

  La Twingo pénètre maintenant dans les terres ; le Moulin Bézard est le seul à avoir survécu aux atteintes du temps et des cyclones. Marie-Galante est aussi appelée l'île aux 100 moulins.

 

 

On poursuit la visite de l'île en direction d'une de ses distilleries : Bielle. Les autres sont Père Labat et Poisson.
Les champs de canne à sucre s'étalent de chaque côté de la route.

 

 

Rencontre étonnante : la charrette de canne à sucre,
tirée par deux beaux boeufs, se dirige vers une distillerie.

 

 

La distillerie Bielle.
Jusqu'à maintenant, on n'avait vraiment pas croisé grand monde ; ici, le parking est plein de bus et de voitures de locations, les stands de dégustations sont pris d'assaut.
On commence donc par visiter les installations

Nous voici devant un grand hangar, avec deux tas de cannes :

- des bâtons, qui vont être broyés pour extraire le jus,
- des résidus en sciure, qui sèchent et vont servir à alimenter le foyer qui chauffe les cuves.

 

 

Pas de guide, la visite est libre. On fait le tour des machines, avant d'escalader les échafaudages soutenant les cuves de fermentations.

L'odeur est saisissante, un peu désagréable.

Les stands de dégustation sont libres, on en profite.

Rhum blanc, rhum vieux, liqueur de bois bander, d'orange (shrump),...

On tiendra secret, jusqu'au retour de tous, les achats de rhum, douane oblige (;-)

 

 

On traverse Marie-Galante, avant de remonter vers Saint-Louis, très tranquille village de pêcheur.

 

 

 

 

Saint-Louis est l'occasion de quelques emplettes pour le repas de midi, lequel sera écourté par un grain sur la plage de l'anse Canot.
Ci-contre, la dernière sucrerie de l'île, Grande Anse.

 

 

 

Au bout d'un débarcadère, la vue sur le nord-ouest de Marie-Galante. Au centre, Saint-Louis...

 

 

Et puis on bascule à la côte au vent, côté est avec ses falaises calcaires, le Gueule Grand Gouffre, superbe effondrement balayé par les vagues violentes.

 

 

Le Sentier de l'Anse du Coq :

Répit pluvieux, mais le soleil est toujours caché, ce qui arrange bien les coups de soleil des jours passés.
Première promenade sur sentiers biens balisés, entre plage et terres.

 

 

La plage est déserte. On y passe un peu de temps à étudier la vie des flaques. Les coquillages accrochés aux rochers nous intriguent ! "Jamais vu ça, c'est sûr que c'est un être vivant ?" Et oui nous le retrouverons le soir-même dans nos livres : Tonicias Élégant de la famille des Chitonidés. Richard trouve une pierre en forme de coeur. La roche est fragile, elle se brise en deux et laisse découvrir un vers qui y avait élu domicile. Comment a-t-il fait ?

 

 

 

La balade continue dans la forêt. Dense, humide, on se sent transporté dans un nouvel univers. La végétation pousse partout mais ne dépasse les hauteurs du plafond. Les lianes semblent empêcher les arbres de déployer leurs branches. Un seul a réussi à briser la coquille, il domine maintenant la plage d'où il peut surveiller les tempêtes.

 

 

Les sentiers français ! Toujours bien balisés... Cela nous change des balades à l'aveuglette dans les autres îles !

 

 

La Pointe Cavale :

Seconde balade un peu plus loin, le long des côtes escarpées
et des falaises. 60 m de calcaire...

 

 

 

Incroyable, le sentier descend jusqu'à la pointe ! Il faut un peu le chercher mais il est à la porté de tous. La vue des falaises est incroyable depuis la pointe. On se sent tout petit, presque ballotté par les vagues qui claquent de chaque côté.

 

 

On termine la boucle de l'île par un passage à Capesterre, encore un port très tranquille ; seules les barques peuvent traverser la barrière de récifs.
C'est l'heure du retour à Grand Bourg avec un dernier passage au château Murat où Hélène va signer le compromis d'achat...

 

 

 

La restitution de la voiture sera faite sans le plein d'essence, les doléances sur l'état du véhicule : siège conducteur bloqué, clip de fermeture des portes déficient, … finiront par convaincre le loueur.

 

 

 

 

dimanche 14 mars : départ vers Saint-François
 

 

C'est décidé, on contournera Marie-Galante par la droite, côté au vent donc, de telle façon à rallier au grand largue Saint-François en Grande-Terre.
Sitôt sorti du port une escouade de treize dauphins noirs nous fait le plaisir d'un brin de route à droite du voilier par groupe de trois, parfaitement alignés et synchronisés dans leurs sauts.

 

 


La navigation est périlleuse parce qu'il faut éviter à tout moment les bouées laissées par les pêcheurs locaux. Ce qui donne l'idée à Richard de dérouler une ligne à la traîne. Bingo, un barracuda attaque l'esche artificielle et Antoine ramène adroitement la bête à bord. Coriace malgré l'épuisement dû à une lutte acharnée et réussie contre l'hameçon, mais le malheureux s'est emmêlé la lèvre sur la laine du poulpe. Un coup de couteau fatal met fin à son agonie.
Séance photo avant le vidage et la mise au frigo. Ce sera la seule et unique capture de la navigation. Prudent, Antoine veut s'informer auprès d'un pêcheur du cru s'il n'a pas la ciguatera…

On quitte les hauts fonds et les bouées pour la pleine mer. Catherine et Hélène partent terminer leur nuit tandis que les valeureux marins Antoine et Richard veillent au bon avancement du voilier.

Depuis que nous sommes passé à l'est de l'île, le calvaire de la remonté au vent s'est arrêté. Maintenant nous déboulons vers Saint-François à 6,5 noeuds (pointe à 9,8 noeuds). Au grand largue, Madéo s'amuse et nous montre de quoi il est capable à ses allures préférées !

 

 

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