Grande-Terre : Saint-François avant | après
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Date d'arrivée : dimanche 14 mars, 15h00
Date du départ : lundi 15 mars, 19h30


dimanche 14 mars : petite visite des alentours...

 

La passe d'entrée de Saint François.

 

 

Six heures de navigation et la passe de Saint-François est en vue avec sa belle barrière de corail et son goulet d'entrée assez étroit. Mais que ce lagon est superbe avec ses eaux qui couvrent toute la palette des verts !

Nous enroulons le génois et affalons la grande voile avant la passe. Récif à droite (photo de droite) à deux mètres de la rouge et récif à gauche à 25 m de là. La houle est de la partie en plus ! Nous pénétrons dans la gorge entre les vertes et les rouges qui nous rassurent. Virage à droite, 90°... Et le lagon s'étale devant nous, large et peu profond. Un petit tour où Madéo n'a pas pied et retour vers les eaux plus turquoises. Deux mètres de fond juste derrière le récif, bien protégé et à l'écart des autres voiliers, nous déposons l'ancre sur le sable blanc.

 


Le mouillage est parfait mais voilà nous devons le partager. La sieste est terminée et nous sommes bientôt envahis par des planches à voiles, des sky-surfs (planches tirées par des mini parachutes), des pédalos et des scooters des mers. C'est plutôt sympa au début, l'animation est permanente. Mais les sky-surfs ont trouvé dans les voiliers un ami de jeux. Le but étant de passer au plus près de l'avant comme les planches sans emmêler les fils qui relient l'homme à la voile. La tension de ces fils est assez élevée car la voile parachute est imposante. S'ils se prennent dans les barres de flèche, ils emmèneront la girouette, l'antenne et les feux.

Antoine s'offusque et propose une solution philosophique : attribuer à chaque activité sportive une zone d'occupation des eaux.

 

En attendant, un sky-surf manque d'accrocher son parachute dans le mât. Antoine se décide à accrocher des pare-battages le long de la chaîne. Très efficace ! Ils n'osent plus passé à travers cette ligne imaginaire... "Qu'y a t-il entre les boudins !" Ils rasent donc le dernier pare-battage et ne risquent plus de se prendre à notre mât.

 

 

 

Richard et Antoine partent découvrir en annexe puis pédibus la barrière de corail. Tout est mort,...

 

 

En fin d'après-midi, reconnaissance de la ville pour repérer les agences de location de voitures.

Nous passons par le port à la recherche d'un pêcheur qui pourrait nous éclairer sur la santé du barracuda. Antoine interpelle un vieil homme qui aidait du regard deux autres plus jeunes. Le retour de pêche est débarqué dans de grandes glacières. Notre connaisseur s'intéresse tout de suite au lieu de notre pêche.
- "A l'est de Marie-Galante, on l'a pris à la traîne et il fait à peu près un kilo".
Un peu de réflexion et...
- "Il n'est pas malade votre poisson, il n'y a pas d'épave dans le coin. Pas de ciguatera !"
Il nous explique d'où vient la ciguatera mais après vérification son explication n'est pas très juste. En fait, les poissons affectés sont ceux qui mangent une algue poussant sur le corail. Et les spécimens dangereusement infectés sont ceux qui mangent ces poissons et concentrent la toxine qui ne s'élimine pas. Notre homme nous donne tout de même deux astuces pour déceler la ciguatera : poser sa langue sur le foie, si ça pique, exit ; ou alors le jeter dans un nid de fourmis et si elles s'en sauvent, faire pareil… On le quittera sur un dernier "Il est bon votre poisson !!!"

 

 


On en profite pour observer les nasses en grillage et bois, simples et pas chers. De gauche à droite, la construction est rapide. Dépecer quelques branches d'arbres, découper du grillage selon les patrons, ajuster le bois et lier le sur la nasse qui a prit forme. Un petit trou conique permet aux poissons d'entrer et les empêche de trouver la sortie. Simplement posé au fond et relié à la surface par un bout et une bouteille en plastique, la nasse fera office de gros casier. Nous en avons vu sous l'eau et elles étaient pleines de mérous.

 

 

Coucher de soleil et retour sur Madéo ; ah, au fait, le barracuda dépecé et découpé en filets puis poêlé au beurre et rehaussé d'une petite sauce crème flambée rhum façon Hélène, ne le humez-vous pas depuis votre écran ?
Un macaron Michelin pour Hélène…

 

 

 

 

lundi 15 mars : visite de Grande Terre en voiture

Le temps s'est un peu remis et on opte pour une 106 quatre portes avec climatisation. Et c'est parti pour le tour de Grande-Terre.

Grande-Terre, ville principale Pointe-à-Pitre est en haut à droite à l'est au vent et n'est pas haute (108 m) par rapport à Basse-Terre, à gauche en bas sous le vent qui est haute (La Soufrière 1467 m) et qui est plus grande que celle de droite (la Grande) ; à noter que la ville principale de Basse-Terre s'appelle Basse-Terre. Sinon en bas de la Basse (Terre), vous avez la Terre du Bas et la Terre du Haut qui constitue l'archipel des Saintes. A droite de la Grande-Terre, il y a les îles de la Petite Terre constituées de l'Île de Bas et de l'Île de Haut. Comme tout le monde a compris, on continue donc sur l'incontournable Pointe des Châteaux à l'extrémité est de l'île.

 

 

On est presque de retour en Bretagne à la Pointe du Raz !!! Les vagues déferlent et grondent, les falaises s'élèvent et s'effondrent. Le paysage impressionne tout le monde. De plus la pointe n'est pas éclairée de nuit, mieux vaut ne pas s'aventurer trop prêt par la mer !

 

 

 

 

Bonjour Monsieur !!! Impassible, sans réponse et presque sans regard, ce taureau se laisse approcher. Paysage de rêve pour lui mais il ne s'en rend sûrement pas compte. Trop venté si cela se trouve !!! En tout cas, vos cornes vous rapportent le premier prix et vous êtes admis parmi les hôtes de notre site...

 

 

Retour sur nos pneus pour Le Moule, petit port aux magasins de vêtements et tissus locaux. Et un salon antillais, un, pour les époux Hache qui devront dès leur retour chercher un F5 à Paris…Cher lecteur, sachez que toute proposition n'est pas indécente, même que vous recevrez un ti cadeau (un 2-3 pièces de 50m² est largement suffisant)…

Ces emplettes occupent une bonne partie du coffre, l'autre partie par un ravitaillement à Ecomax en vue des prochains jours hors de France.
Car ici, on est bien en France, ne surtout pas dire aux locaux que l'on en vient, cela les vexe ; comme en Corse, l'hexagone, c'est la Métropole.

Seul un ancien fort (toujours des canons et un mur), satisfera notre curiosité. La vue sur le petit port et la passe impraticable valent le détour. Dans notre guide, il prévenait qu'il ne fallait pas tenter une entrée de nuit et que même de jour il fallait un temps calme. On les croit !

 

 

Nous suivons scrupuleusement les conseils de guide et nous poursuivons donc notre chemin vers l'ouest de Grande-Terre.

Morne-à-l'Eau dans les terres offre à ses défunts
un cimetière en damier noir et blanc
qui fait la fortune du carreleur du coin.

 

 

 

c'est l'heure de déjeuner... Vite une petite plage sympa...

Le nord-est de l'île est plus sauvage avec de belles falaises abruptes et la Porte d'Enfer qui cachent quelques coins de paradis.
Une langue de mer s'enfonce dans la végétation

 

 

Le lagon est peu profond : 1 mètre, l'eau est claire et chaude, très chaude... baignade idéale !

On profite de l'aire de pique-nique.
 

 

 

De loin, on entend gronder l'océan devant cette fameuse Porte d'Enfer. Voyons voir de plus près.

Les vagues s'entrechoquent avec fracas sur les hauts fonds et les rochers : Essayez de passer la souris sur la photo ci-contre !

L'eau a creusé des trous dans la falaise, dont le célèbre trou de Mme Coco, l'eau s'engouffre et rejaillit en même temps. Impressionnant !

Nous continuons vers le nord et le paysage est toujours aussi découpé. On ne verra ni Montserrat ni Antigua... La visibilité est bonne mais il faudrait qu'elle soit excellente pour nous permettre de voir à plus de 100 km.

 

 

Retour par la côte sous le vent avec Anse-Bertrand : le village de Lilian Thuram, Port-Louis : barques de pêcheurs (photo de droite), Petit-Canal, et les embouteillages à l'arrivée à Pointe-à–Pitre.

On passe au port pour les formalités de sortie du territoire avant une escapade rafraîchissante à l'intérieur des terres dans les Grands Fonds. La route serpente sur les crêtes abruptes construites de part et d'autre. Totalement différent du reste de l'île ! On a failli passer à côté de cette route perchée où les maisons s'accrochent comme elles le peuvent !!! Vert, c'est très vert, mais difficile de cultiver sur ces pentes. Pas un endroit plat et pourtant c'est la partie de l'île qui produit le plus de fruits et légumes.


 

 

 

 

L'approche de Madéo au mouillage nécessite deux voyages et déjà la nuit nous surprend dans la préparation de la navigation. L'annexe est chargée et les vagues mouillent nos fesses. Le vent à l'air plus costaud que ce matin. Antoine n'est pas rassuré ! Deuxième voyage un peu plus rapide car seul Richard était resté à terre. Les hommes préparent Madéo pour son voyage nocturne et les filles rangent les courses. Le vent n'est pas si fort en fait, c'est juste sa direction qui rend la mer un peu plus joyeuse...

Nous avons décidé de partir ce soir vers Antigua. Voilà les prévisions : remonté contre le vent jusqu'à la pointe des Châteaux (1 h à 2 h), puis route directe sur Antigua au grand largue à 6 noeuds pendant 10 heures. Il est 20h, nous levons l'ancre. Arrivée prévue à 8h demain matin.

 

 

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