Antigua : Long Island avant | après
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Date d'arrivée : jeudi 18 mars, 17h00
Date du départ : samedi 20 mars, 9h00


jeudi 18 mars : navigation vers Long Island

 

De Falmouth Harbour à Long Island, le chemin le plus court est semble t-il par l'est ! Mais la côte au vent de l'île ne serait pas aussi paisible que la côte ouest. La remonté jusqu'à Green Island serait fastidieuse. Volvo aurait beaucoup de boulot et la navigation à la voile serait fort réduite. La décision est donc prise de contourner Antigua par la côte sous le vent, abritée des vagues, de la houle et de toutes les ondes qui pourraient faire rouler Madéo. Nous privilégions le confort pour cette navigation touristique. Le but étant de découvrir la côte en passant au plus près.

Nous faisons la course avec les yachts qui choisissent des fonds plus adéquats à leur tirant d'eau. Toutes voiles dehors, nous ne sommes pas distancés par ces monstres alors que nous avons de la peine à atteindre les 6 noeuds. La partie sud de l'île nous offre un bon vent arrière. Dès que nous faisons cap vers les Five Islands, les voiles sont bordées et une petite gîte nous accompagne. Presque au près, Antoine essaie de prévoir si nous pouvons garder les voiles jusqu'au bout. Certainement non, mais jusqu'où pourront-elle à nous propulser ?

 

 

Après le passage entre les récifs, les hauts fonds, le tutoiement de la barrière de corail, nous approchons du goulet entre deux îlets des Five Islands. La route prévisionnelle nous faisait contourner ces îlots, mais un voilier vient de passer entre la côte et le plus proche d'entre eux. Antoine étudie de nouveau les cartes pour identifier la passe ou du moins repérer les hauteurs d'eau et les récifs. Ce bateau est-il complètement inconscient ?

 

 

- "Une de mes cartes indique une passe !" dit Antoine en sortant de la cabine.
- "Peu de fond, étroit, mais de pas de caillou" ajoute-il.
Nouveau cap matelot, la terre !!! Personne ne contredit le Capitaine et tout le monde lui fait confiance, rassuré par le voilier qui nous croise après nous avoir ouvert la route. Au près serré et en plein grain, nous flirtons avec les fonds. Bravo Antoine, ça, c'est de la navigation !!

Arrivés derrière les Five Island, une belle baie s'ouvre et nous invite à la découverte...

 

 

Une plage isolée, Antigua en compte 365, et c'est la halte déjeuner.

Palmes, tubas mais la plongée, handicapée par une eau troublée par le sable et les alizés ne nous offrira pas notre repas de midi.
Pas plus que la pêche à la traîne !!!

Le paysage nous consolera. La route est encore longue, la petite troupe se remet en route rapidement...

 

 

Le vent revient de face et un bon grain nous déstabilise dans la recherche du bon bord.

Ce grain offre une excellente douche d'eau douce à Richard, ce qui permet d'atténuer également quelques coups de soleil naissants.

Après nous être perdu vers le "WP 271" de la carte (en haut de la page), Antoine se résigne à lancer le moteur car le courant ne va pas nous aider à tirer des bords. La nuit va vite tomber, fini la balade, cap sur Long Island.


 

 

La passe d'approche demande une attention particulière mais quand on voit le bateau se déplacer sur la carte du PC, cela devient plus simple. C'est Hélène qui est passée maître dans l'art de guider Antoine parmi les récifs. Sans difficulté nous mouillons près de la plage par 1,5 m de fond. Un seul voilier partage le mouillage avec nous et il est à 300 m.

Du haut du mât, Antoine immortalise la vue sur Antigua :

 

 

 

Puis de l'autre côté, la vue sur Long Island, avec quelques belles propriétés :

 

 

 

Nous sommes justes à coté d'un reef que l'on explorera demain.

 

Deux coutures ont cédé aujourd'hui, le tissu n'est pas déchiré mais il faut les reprendre avant de repartir. Richard profite du couché de soleil pour réparer la grand voile au milieu du bleu. Le paradis !!!!

 

 

 

 

 

 

vendredi 19 mars : plongée et visite de Great Bird Island

 

Richard part en éclaireur avec palmes et tuba sur le reef proche, le problème des palmes trop grandes est résolu par double paire de chaussettes dont une (de ski ??) en laine d'Antoine ; l'eau est trouble et le corail de la barrière est mort.
Poissons des récifs coralliens et étoiles de mer géantes ; il faudrait pousser plus loin mais le courant est fort. Seul, c'est inutile de prendre des risques. Retour au bateau donc et essais de pêche à la ligne mais le lard vosgien n'attire pas du tout la faune locale.
Antoine part à son tour en repérage mais cette fois-ci avec l'annexe. C'est trouble partout...

 

 

 

Antoine et Hélène repartent en annexe sur le deuxième reef qui malgré l'eau trouble pourrait être intéressant. Bien joué les petits loups, l'endroit choisi cache de très beaux spécimens. La plongée est agréable et les fonds sont beaucoup moins troubles que prévu. Visibilité 4 m, suffisante ! C'est donc avec le repas de midi que reviennent les jeunes pêcheurs. Richard sur le pont arrière écaille, vide, coupe les têtes, termine par le perroquet et flop échappé des mains, celui-ci décide de retourner dans son milieu naturel ! Plongeon instantané, recherche en eau trouble et abandon : d'autres en feront leur repas.

 

  Perroquet, lutjans et pagres.

 

 

Pour finir la plongé, on étudie une colonie de grosses étoiles de mer juste sous le bateau. La tentative d'en conserver une échoue bien vite : l'étoile se défend en dégageant une odeur abominable. Elle se sauvera en se jetant de la passerelle. Bye, bye !!!

 

 

 

 

Long Island est une île privée, un superbe hôtel entoure de luxueuses propriétés. L'eau turquoise fait de cette île un magnifique paradis. Il ne manque qu'un peu de pluie pour verdir la pelouse qui souffre.

Depuis plusieurs jours, Antoine prévient Catherine qu'elle devra monter en haut du mât. Aucune échappatoire ne sera possible ! C'est le jeu favori d'Antoine quand quelqu'un vient sur Madéo. Il trouve la vue tellement belle du haut des 13 m qu'il veut en faire profiter tous ses équipiers. Catherine est la prochaine sur la liste !!! Antoine tente de la convaincre aujourd'hui... Assurée avec un harnais bien entendu il lui assure qu'elle montera en toute sécurité.
- "D'accord, mais je ne vais pas jusqu'en haut !"
- "Pas de problème", lui répond Hélène ; "A la première barre de flèche, tu vois déjà beaucoup de choses !"

En un rien de temps, Catherine est déjà perchée tout en haut... Même pas un arrêt, même pas une hésitation pour les deux dernières marches qui arrêtent beaucoup de monde car on se trouve plus haut que la cime de Madéo.

 

 

 

L'après-midi avance, il est temps de quitter Long Island pour Great Bird Island, quelques miles plus loin. Une raie nous gratifie d'un bond hors de l'eau de toute élégance. Merci !

 

 

La passe est encore plus tordue que la veille mais Hélène a les yeux rivés sur la carte. Madéo se faufile entre les îles, entre les récifs, les haut-fonds pour venir se poster dans un paysage vraiment sauvage... Nous sommes définitivement seuls !

Le mouillage est bien abrité sous le vent : Antoine et Richard partent en annexe deux petites îles plus loin sur un reef conseillé par le Patuelli.

 

 

 

Une tortue cavale devant Antoine qui aimerait bien jouer avec elle... Le plan d'eau est immense et les cachettes ne manquent pas. Le soleil est proche de l'horizon et la plongée sera de courte durée. Mais l'eau est plus claire et le corail attire des gros perroquets dont deux finiront sur les flèches du fusil.

 

 


Au retour, les garçons proposent un tour sur l'île principale accessible par une plage au sud. Tout le monde est d'accord ! Vite le temps presse car le soleil va bientôt se lever au Japon...

 

 

 

L'île est déserte hormis lézards, pigeons et sauterelles. Un petit panneau nous accueille sur la plage. Il fait de nombreux éloges sur la faune et la flore qui se sont installées entre les roches.

Plantes grasses, feuilles protégées par un duvet, les espèces vivant dans ce milieu sont particulièrement bien adaptées aux conditions. Le vent, le sel, le manque de pluie, tout se lie contre la nature. Pourtant, des arbres, des fleurs, des herbes, des cactus se débrouillent pour grandir, assurer une descendance et permettre aux animaux de peupler l'île.

 

 

Le soleil nous quitte... Tout est si calme... Et pourquoi ne pas dormir à terre ! C'est reposant ici... Nous sommes seuls au milieu des Antilles. Encore un mouillage que les charters n'ont pas envahi. Ne vous inquiétez pas il le restera. Quand on plonge son nez sur la carte marine du coin on n'a pas du tout envie de s'y aventurer. Les récifs émergent dans tous les sens, les passes ne sont pas balisées et les mouillages paraissent inaccessibles. Peu de monde ose s'aventurer dans ces endroits ! La place est donc libre pour les aventuriers qui n'ont rien à craindre car la transparence de l'eau rend la navigation facile. Ne naviguer jamais face au soleil par contre : On n'y voit plus rien à travers l'eau...

 

 

 

Le retour sur Madéo à la tombée de la nuit aura raison de la transmission du Honda du dinghy sur contact avec un bloc de corail. Les rames termineront la virée. Repas poisson mariné cru (sans les tomates et les concombres, au grand désespoir d'Hélène) ! Huuummmm !!!!
En pointillé : le trajet du dinghy depuis la plage avec la rupture de la transmission au niveau de la croix.
En trait continu : la zone de plongée intéressante.

 

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