Guadeloupe : Grand-Cul-de-Sac du Marin avant | après
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Date d'arrivée : jeudi 25 mars, 10h30
Date du départ : vendredi 26 mars, 4h30


jeudi 25 mars : cours de plongée à l'îlet Caret

Lever tôt, le programme de la journée étant encore chargé.

Toujours ce problème de vent dans le nez qui ne permet pas à un voilier d'avancer droit ; le Volvo résout prestement la situation par ses 40 chevaux.

15 milles à parcourir en contournant la pointe nord-ouest de la Guadeloupe. Le vent ne devrait pas trop nous gâter aujourd'hui !!! Il va changer de direction au fur et à mesure que nous enroulerons la côte. Notre route part au nord puis nord-est, est, nord-est, est et enfin sud-est... Le vent est de nord-est mais au contact de la côte il peut fluctuer ! Il commencera donc probablement nord puis nord-est, est et enfin nord-est au contact du Grand-Cul-de-Sac du Marin. Ne nous laissant qu'un faible moment de calme, sans le moteur, sur la fin de la navigation.

 

 

Contournement de la pointe nord de Basse-Terre avec la Pointe Allègre et plein est dans le Grand Cul–de–Sac du Marin. L'endroit, classé réserve naturelle, est un immense lagon avec récifs et haut-fonds où il faut zigzaguer sans cesse.

En fait, nous sommes dans une partie du Parc National de la Guadeloupe. Certaines îles sont même interdites d'accès.

Le vent a suivi nos prévisions et le moteur nous a aidés jusqu'au récif protégeant le Grand-Cul-de-Sac du Marin. Le dernier bord de quelques milles nous a laissé profiter du paysage. La seule musique d'accompagnement fut le clapotis des vagues sur la coque de Madéo.

 

 

L'îlet à Caret est un amas sableux d'une centaine de mètres carrés, occupé en son centre par des cocotiers : la représentation typique de l'île déserte.

Sauf que sur Caret, c'est les Champs Elysées : scooters des mers, yachts, bateaux navettes, voiliers y déversent des aventuriers en mal de solitude : c'est manqué !

Pour Antoine c'est l'endroit rêvé pour offrir à Catherine sa première découverte des fonds sous-marins. Peu de fond, eau transparente et chaude, faune sûrement très présente du fait de la réserve, et assez de monde pour rassurer le nouvel élève.

 

 

 

A tout petit pas, Antoine se lance dans une leçon de plongée. Comment mettre un masque, régler le tuba suivant les vagues et le paysage, dans quel ordre enfiler cet équipement bien encombrant. Sans précipitation, la plongée débute. Les palmes posent un petit problème à Catherine. Difficile de palmer efficacement quand on n'a pas l'habitude ! Pourtant, après des mouvements quelques peu hésitants au début, elle se déplace maintenant comme un tout jeune poisson étonné par ce nouvel univers. Les oursins blancs ou noirs si proches des genoux, les premiers poissons cachés dans l'herbier qui tapissent le sol, les concombres de mer et enfin les premiers coraux.

Les fonds ne dépasseront pas deux mètres car tout ce nouvel attirail ne rassure pas énormément Catherine. Mais Richard qui pilotait de loin la palanquée en lui proposant des sites intéressants, a enfin débusqué une colonie de poissons agglutinés sous des coraux un peu morts, malheureusement. Ce dernier paysage plein de vie aura raison de nos forces et la retraite vers la terre sonnera.

 

 

Hélène pendant ce temps fait de l'oeil aux douaniers venu s'installer avec leur vedette ( en planque ? ) derrière Madéo... Cela à tout de même valu à Antoine un beau sprint crawlé pour rejoindre sa femme. C'était prévu ainsi car Hélène nous avait déposés, pris des photos et était rentrée sur le bateau avec le dinghy. Pas très rassuré de la voir expliquer aux douaniers que nous n'avons pas fait d'entrée sur le territoire ou de subir un contrôle complet du bateau !

Les jambes et le souffle coupés, Antoine apprend que personne n'est venu à bord ! En fait, on a plus l'impression qu'ils sont venus se poser tranquillement ici : on ne les verra pas de l'après-midi, ou si, un sortira pour pisser à l'arrière du bateau. Ils doivent être en observation.

 

 

Un petit tour à la baie Mahaut à 4 milles de l'îlet à Caret et l'on mouille à nouveau pour une découverte en annexe de la Grande Rivière à Goyaves, belle mangrove où les oiseaux jouent à la cachette. Tout comme trois pêcheurs, repérables par la fumée qu'ils créent certainement pour éloigner les moustiques.

La pêche en réserve est décidément un sport national, en Guadeloupe.

 

 

Les palétuviers rappellent de bons souvenirs du Sénégal.

C'est vraiment très tranquille.

L'entrée et la sortie du fleuve sont jonchées de troncs d'arbres. Le gros problème c'est que l'eau n'est pas turquoise ici mais marron. Un vrai marron opaque qui ne se laisse pas pénétrer !!! Les troncs en surface ça va, mais ceux qui se cachent un centimètre sous l'eau auraient pu crever notre annexe et couler nos appareils photos.

 

 

Exercice délicat que de trouver la Passe à Fajou, avec des fonds à 0,5 mètres sous la quille, qui nous mène à la Rivière Salée. Après de nombreuses balises, on croirait donc sur la Casamance ou le Siné Saloum en train de remonter vers un village isolé. Du haut du mât Antoine prend de nouveau plaisir à lire les courbes de la rivière. Mais le paysage à l'horizon ne ressemble guère aux précédents fleuves.

 

 

Si l'on peut voir sur la gauche et la droite de longues étendues de végétation, droit devant c'est Pointe-à-Pitre. Et voilà un Boeing qui se prépare à atterrir maintenant.
Les immeubles remplacent les mosquées aux toits brillants qui annonçaient les villages. Là-bas, Le fleuve virait à droite, puis à gauche, et ce n'est qu'au dernier moment que l'on savait si notre bras de mer nous emmenait au village. Il pouvait très bien faire demi-tour et filer vers un autre dôme.

Et puis la réalité du lieu nous tombe dessus et nous barre la route...

 

 

On bute sur le premier pont, le pont de l'Alliance : Madéo et ses treize mètres de mât ne passera pas sous les cinq du tablier, donc on attendra quelques heures... Le pont se soulève demain matin à 4 h 30.

Un anglais intrépide nous donne un coup de main pour amarrer en sautant depuis son annexe sur la bouée blanche, au risque d'un plongeon mais tout se termine bien.

 

 

L'extrémité de la piste du Raizet est à une centaine de mètres et un 747 à l'atterrissage nous offre son énorme flanc.

La nuit arrive déjà, nous sommes bercés par les camions et voitures qui passent devant nous sur le pont, les avions au-dessus de nos têtes et les vedettes et bateaux de pêcheurs qui foncent sur Rivière Salée.

 

 

Une journée au ras des cailloux !

 

 

- 1er point noir : Les îlets Pigeons et ses fabuleuses plongées
- Le petit homme rouge : Le noyé, l'accidenté et la disparue en mer.
- 2ème point noir : L'anse de Deshaies et le jardin de Coluche
- 3ème point noir : L'îlet à Caret et le cours de plongée
- 4ème point noir : La balade en annexe dans la mangrove
- 5ème point noir : L'attente devant le pont de l'Alliance
- 6ème point noir : Pointe-à-Pitre, retour à la case départ !

 

la suite : le Nord de Basse Terre et le marché de Pointe-à-Pitre... avant | après
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