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Date : samedi 27 mars



samedi 27 mars : la Soufrière et la route du Sud
 

Vite, vite, le ciel est bleu au-dessus des montagnes de Basse-Terre et La Soufrière nous attend.
Quand les guides annoncent qu'il pleut neuf journées sur dix sur le massif, il ne faut pas manquer la bonne : Il y tombe 10 à 14 mètres d'eau par an, dix fois plus que sur les Vosges.
Hier, c'était dégagé aussi... Mais très vite les nuages ont enseveli le volcan. On aurait du être au départ de la marche à 7h. Mais c'est tôt tout de même... Il est 8h, c'est encore dégagé et ne peut qu'espérer que ça le reste !!!

 

 

<- En chemin, peu après Capesterre-Belle-Eau, la route défile sur plus de 1 km entre deux doubles rangées de palmiers majestueux : l'Allée Dumanoir.

 

 

Vue sur les Saintes depuis la route.

 

 

Nous avons choisi d'emprunter les routes pittoresques au détriment de la rapidité. Le volcan attendra un peu et les nuages aussi !

On s'arrête aux sources chaudes de Dole. Une roue à aube, un petit ruisseau qui dégouline, un grand bac en béton et une végétation luxuriante. Quand on plonge sa main, l'eau est chaude... Hum ! On s'arrêterait bien un moment pour profiter de cette baignoire naturelle. Mais du souffre bien plus condensé nous attend au sommet de la Soufrière.

 

 

Nous voici à l'approche du volcan. On est content car même après ces petits arrêts, le ciel est toujours dégagé autour de la Soufrière.

On aperçoit quelques fumées qui s'échappent. après lecture de nos prospectus, nous apprenons que des gaz toxiques s'évadent en permanence du cratère et que la colonne de fumée est visible par beau temps.

La montée est hyper raide et Clio peine à chaque virage.

Au parking de la Savane, il nous reste 300 mètres de dénivelé et une heure de marche pour accéder au sommet.

 

 

On emprunte donc le Sentier des Dames, le pas est rapide car on fait la course avec les nuages. Catherine prend un peu plus son temps et admire les paysages. Le lièvre, Antoine, accélère sans cesse. Petite pause de temps à autres pour lire les panneaux explicatifs et on repart de plus belle. Richard et Hélène ne sont pas loin derrière et le rattrapent près de la crevasse orangée. Hélène n'en croit pas ses yeux quand elle voit Antoine lire tranquillement le panneau. Eux foncent depuis le début sans s'arrêter. Mais Antoine est aussi impressionné car il cavale comme un fou et ne pensait vraiment pas que ses poursuivants étaient si proches !

Les précédents réveils du volcan ont créé des failles dans la roche. La végétation est verte-orange, pleines de mousses gorgées d'eau. on peut enfoncer sa main sans parvenir à toucher la surface dure.

 

 

 

 

La végétation est rasibus, les sapins restent nains.

La mousse prend des teintes surprenantes : rouge, rose, orange, violet...

 

 

 

La fin de l'ascension se rapproche plus de l'escalade que de la marche sur sentier. On se retrouve tous les quatre au sommet de la Soufrière.

Des poteaux peint en jaune guident nos pas. Le brouillard ou les nuages sont souvent présents et expliquent la proximité du balisage. Tous les deux mètres un repère, la vue doit être fort décevante quand ce balisage est utile.

 

 

 

Le cratère continue à émettre ses fumerolles soufreuses en plusieurs endroit. Le paysage ressemble plus à un chant de bataille qu'à une montagne.

Il ne doit pas faire bon être ici quand la montagne se met en colère. On se sent déjà tout petit face à cette terre en ébullition. Ou se trouve la lave ? Les cratères sont-ils profonds ? Les gaz sont-ils toxiques ? Faut-il redescendre en courant ou est-ce vraiment sans danger ?

 

 

 

Voilà une réponse !
Cela sent très fort, vraiment fort ! Par endroit on ne peut pas s'approcher tellement l'odeur prend à la gorge et au nez !!! Le site a même été interdit pendant un moment. Aujourd'hui des panneaux interdisent l'accès aux parties du volcan sous le vent. Mais si on s'approche comme nous pour repartir avec des photos de fumerolles et de souffre, on s'expose et on en prend plein la gorge. Tant pis pour la santé ce coup ci ! On ne boira pas d'alcool ce soir !

 

 

 

Le volcan est sous haute surveillance, des capteurs sont installés partout. La station que l'on aperçoit sur la photo de gauche est au bord d'un cratère rempli d'eau. Un lac qui doit être bien chaud ! De nombreux tremblements de terre sont répertoriés chaque jour. Bien sûr ils sont très faibles mais de temps en temps les murs bougent, les verres se cognent et les habitants de Basse-Terre tournent leurs regards vers le monstre. Ouf ! Il ne se remettra pas en colère aujourd'hui !

 

Et du haut des 1467 mètres, c'est le panorama sur tout l'archipel, les Saintes, Marie-Galante et La Dominique. Ci-contre, l'ouest de Basse-Terre. On a gagné notre course contre les nuages ! C'est une superbe journée qui nous accueille et nous offre ce splendide panorama...

 

 


Le Petit Cul de Sac du Marin avec Pointe-à-Pitre tout à gauche. Nous sommes au-dessus des nuages qui arrivent... Quelle chance !

 

 

La jonction entre les deux ailes du papillon de la Guadeloupe, Basse-Terre et Grande-Terre. Pointe-à-Pitre et Madéo nous regarde.

Coucou Sol, vous avez vu on n'est pas dans les nuages... On vous ramène les photos ne bougez pas !!!

 

 

La descente est périlleuse sur ces cailloux glissants. Pour se relaxer, trempette dans les Bains Jaunes à 25 degrés. En fait la mer est plus chaude et Antoine à vite froid dans cette baignoire d'eau douce.

 

Le resto de Saint-Claude a un patron sympathique, un ti-punch pas cher et un cuisinier qui prépare à merveille le colombo de cabri.

Basse-Terre, la capitale administrative à quelques soucis avec son Fort Delgrés dont les financements du Conseil Général, propriétaire de l'ouvrage ne sont pas toujours bien utilisés. Visite sous la pluie, et quelle pluie, seule la matinée aura été belle : quelle chance pour la Soufrière.

Retour par la route de l'intérieur avec sa course cycliste (sous des trombes d'eau). Pub haut-parleur pour les candidats au deuxième tour des élections de demain : le duel sera serré.

Leader Price permettra de remplir les soutes de Madéo en vue de prochaines aventures. C'est quand même pratique de retrouver la France et ses supermarchés. Même les moins bons produits sont meilleurs que ce que l'on trouve à l'étranger (et moins chers en plus).

 

 

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