Saint-Barthélémy avant | après
retour page escales

Date d'arrivée : dimanche 11 avril, 18h00
Date du départ : lundi 19 avril, 8h00


dimanche 11 avril : navigation vers Saint-Barth

De Nevis à Saint-Barth...

 

 

 

On se lève tôt pour partir avant le petit déjeuner vers Saint-Barth. Il n'y a peu de vent. Au large de Saint-Kitts, nous devons mettre le moteur pour avancer car nos malheureux 2 noeuds ne nous permettraient pas d'arriver avant la nuit. La mer est plate, et il n'y a pas assez de vent pour faire du près, on gardera donc le moteur toute la journée. On arrive juste avant la nuit à Saint-Barth. Ce ne sera pas une navigation mémorable. Juste une lutte contre le temps pour jeter l'ancre de jour dans un mouillage bondé. De nuit la manoeuvre demanderait une grande attention et un éclairage artificiel intense.

 

 

Nous approchons Saint-Barth par le Sud, une forêt de mât se profile au centre. L'île a tout de même l'air charmante et verdoyante. Pas d'usine en vue, pas d'immeuble, pas de civilisation trop civilisée !!!

 

 

Antoine prend la barre pour accéder à l'intérieur du port de Gustavia. Le mouillage devant l'entrée est très encombré. Nous ne prévoyons pas de dormir ici mais une petite visite des environs avec Madéo s'impose. La ville est en U autour du port, les maisons sont basses, jolies et colorées, et de superbes yachts occupent le quai. Les couleurs du coucher de soleil accentuent encore l'aspect accueillant de la ville...

Antoine slalome entre les voiliers et commence à entrer dans l'étroite baie qui abrite le port. La ville très propre et très chic contraste avec nos derniers mouillages. Ne devinant pas se qui se cache dans le fond et ne sachant pas si il est possible d'y faire demi-tour sans érafler un des superbes yachts amarrés au quai, nous rebroussons chemin.
(Pour finir, je conseille à tout le monde d'entrer dans le port, de se faufiler jusqu'au fond pour profiter de la beauté de la ville avant même de mouiller. Vous aurez l'impression de saluer la foule, de faire un tour d'honneur sur un stade... C'est le calme après plusieurs mois de mer, la rançon de la gloire. Vous passez la ligne d'arriver, soufflez un bon coup et repartez au vestiaire pour ranger vos affaires. Enfin chacun son petit trip !!! Essayez !!!)

 

 

 

Nous allons mouiller un peu à l'écart, à l'anse Corossol. En effet, le mouillage est payant devant Gustavia. Mais ce que l'on ne sait pas encore, c'est qu'il est aussi payant à Corossol, qui fait aussi partie de la grande rade de Gustavia.

Corossol est un petit village à 1 milles de Gustavia.

On pose l'ancre devant un gros cata, une fille sort et nous prévient qu'elle craint l'évitage. En anglais elle nous explique que son catamaran n'évite pas comme un monocoque et que ne nous pouvons pas rester ici ! Antoine tente de la rassurer en lui étalant quelques chiffres qui lui démontre que nous ne pouvons pas nous toucher. Même si son bateau réagit rapidement au variation du vent, Madéo n'ira pas s'y emboutir car un dériveur suis à peu près les mouvement des catamarans. Comme elle n'est vraiment pas réassuré, Antoine retire un peu de chaîne, ... du coup on dérapera un peu.

 

 

 

lundi 12 avril : lundi de Pâques
Belle journée tranquille sur Madéo : menus bricolage et site web, une pensée pour les 21 ans de Rémi. Antoine va saluer nos voisins belge et se renseigner sur les éventuels frais de mouillage. Nous apprenons que cette belle journée est fériée ! Lundi de Pâques !!! On est vraiment décalé... Nous sommes en France... Les douanes ne travaillent pas, nous restons donc à bord. C'est étonnant, nous ne sommes jamais très pressés de mettre un pied à terre. Comme si on s'appropriait d'abord l'endroit, l'ambiance. Comme si on se fondait d'abord dans le paysage avant de débarquer en parfait inconnu dans ce nouveau monde. A moins que nous ayons juste besoins de repos après une navigation ou d'une transition en douceur.

 

 

~ Les rochers de Saint-Barthélémy ~

 

 
C'est une particularité qui a marqué Antoine. Elle n'est pas signalée dans les guides et elle ne doit pas intéresser grand monde. Pourtant ces rochers tranchent dans le paysage. Ils se détachent du sol et offrent de multiple observatoire. En ville, sur le bord de la route, dans les sentiers, autour de l'aéroport, on les retrouve partout.

 

 

 

 

mardi 13 avril : première visite de Gustavia

On décide de prendre notre petit déjeuner à Corossol. Les maisons sont serrées devant la plage, une vieille femme est en train de fabriquer un superbe chapeau en fibre de latanier séché : un panama. On remonte la rue principale, les petits jardins sont bien entretenus, quelques enfants jouent dans la rue. Il n'y a plus de pain à l'épicerie. On décide de continuer jusqu'à Gustavia. Nous sommes déjà sous le charme de cette île. Au premier abord on pourrait la comparer avec les Saintes près de la Guadeloupe.

 

 

Après une longue marche peu agréable (sur le bord de la route qui n'offre pas les meilleurs vues), on déjeune finalement sur la Place de la Rétrocession, qui symbolise le retour de l'île à la France en 1878 après près d'un siècle d'appartenance à la Suède.

On fait un tour au cybercafé pour récupérer les mails que l'on lira sur le bateau. On en profite pour négocier un tarif afin de mettre à jour le site.

Sur les quais, un énorme yacht anglais bleu marine, Rêverie, prend toute la place. D'ailleurs les voiliers au port sont sur bouée, plus au fond. Il faut une annexe pour aller à quai.

Dans le réglement du port, il y a un article sur l'utilisation de l'hélicoptère embarqués à bord de yachts... Cela donne rapidement une idée sur le type de fréquentations du coins.

 

 

~ Les boutiques de luxes de Saint Barthélémy ~

 

Les Suédois ont fait de Gustavia un port franc en 1875, et la France a du conserver ce statut lors de la Rétrocession. Il n'y a donc pas de taxe : pas d'impôt ni de TVA. L'île est tournée vers le tourisme de luxe pour les stars et les milliardaires... Ceci explique le côté très propre de l'île, la sensation de sécurité et de bourgeoisie qui rode en tout lieu. C'est un peu le Saint-Tropez des Antilles !

 

 

Alors on en profite pour rêver devant les belles vitrines en se disant que nous aussi nous avons débarqué d'un magnifique yacht de 112 m ! Euh 11,2 m !!! Les boutiques ne sont pas là pour rien, de nombreuses belles femmes sortent des magasins avec leurs emplettes. Chapeau, robe de défilé et maquillage à gogo, les pin-up se pavanent dans les rues en dévisageant les unes et les autres. Antoine est très fier car Hélène à l'air de faire également forte impression dans les rues même si Antoine ne porte pas trois ou quatre sacs de grande marques...

 

 

 

 

 

mercredi 14 avril : pas de chance pour Antoine...

La matinée est réservée à la visite du musée international du Coquillage de Corossol : le programme est alléchant, 3500 coquillages et surtout, plus de 1000 échantillons de sable ! Antoine est impatient de voir ça, et de discuter avec le propriétaire.

Grosse déception, le musée est fermé jusqu'en septembre. Du coup, on va se consoler avec une petite plongée, Antoine va chasser hors de la baie.

Ci-contre, des mini-cendrier à emporter lorsque l'on va bronzer sur la plage. C'est une idée forte intelligente. Avis aux maires des villes : cela ne coûte pas cher, c'est écolo et ça permet d'éduquer les fumeurs !!!

 

Une petite plongée donc pour Antoine qui s'est beaucoup restreint depuis l'aventure de l'oursin !!! Nous partons en oubliant le mouillage de l'annexe, zut ! Antoine se met à l'eau pendant qu'Hélène retourne sur Madéo. A son retour Antoine donne ses impressions : peu de poisson, une tortue et quelques petits mérous, c'est pas fameux comme endroit et les fonds ne sont pas jolis... Hélène rejoint son skipper et nous tournons une demi-heures dans un petit renfoncement qui offre quelques belles cachettes. Nous y surprendrons surtout des perroquets. Sur la fin un petit poisson restera sur la flèche d'Antoine et nous servira de repas.

La fin d'après-midi se passera à Gustavia que nous rejoignons en annexe cette fois-ci ! A 16h00 nous faisons notre sortie avec les douanes car nous prévoyons de quitter la rade le soir même. Règlement des nuits passées au mouillage et hop nous sommes libres...

Nous retournons au cybercafé pour la mise à jour du site jusqu'à 18h et au moment de payer notre ristourne négocié la veille a disparue ! Tant pis, la connexion était tellement rapide qui nous avons fait vite.

 

La barge de Saint-Martin arrive au port. Dans un souci de rapidité, la porte est ouverte avant l'arrivée au quai, c'est impressionnant. Ici tout est importé, l'île ne peut rien fournir d'elle même et le besoin sont énorme, surtout en matériel de construction.

Derrière, un ferry qui restera une petite journée à saint-Barth. C'est une des escales phares des compagnies.

On reste dormir là pour finir car la nuit est déjà tombée quand nous rentrons en annexe.

 

 

 

 

jeudi 15 avril : visite approfondie de Gustavia

Nous sommes réveillés par les douanes qui nous invite à payer nos droits de mouillage, une nuit supplémentaire. Ils ont l'oeil !!! Nous pensions lever l'ancre tôt et poursuivre notre route vers le Nord de l'île. Changement de programme, nous devons repasser à terre pour régulariser la situation, on en profite pour effectuer une visite approfondie de Gustavia toute la matinée.

Nous décidons de partir dans l'après-midi pour l'anse Colombier, un mouillage gratuit sur corps mort, et nous visiterons l'île en stop.

On se rend en annexe à Gustavia, vraiment plus pratique et plus rapide qu'à pieds !

Ci-contre, le Wall House, un musée sur l'île.

 

 

 

 

 

Nous commençons la visite par l'Est, la pointe qui abrite la port naturel de Gustavia.

Le quartier résidentiel est chic, les villas ont une belle vue sur la mer. Vous pouvez toujours rêver si vous désirez acquérir ne serait ce qu'un mètre carré de terrain !!!

Nous sommes dans l'un des forts qui protégeaient la ville, bien sûr il ne reste que quelques pierres. Antoine s'est résigné ! Par contre la vue est panoramique, nous admirons la mer et les rochers qui plombent l'entrée de la rade.

 

 


Côté ville...
Dans le port en U, on voit les voiliers au milieu, sur bouée. En pleine saison, les yachts de luxe inondent les quais. Aujourd'hui c'est très calme...
La ville ne s'étend pratiquement plus car il est extrêmement difficile un permis de construire. Tant mieux, la colline peut garder sa verdure et la ville son charme.

 

 

Le clocher suédois.
C'est tout ce qui reste d'une ancienne église démolie par un cyclone.

On visite aussi l'église catholique et l'église anglicane.

On retourne au bureau du port pour payer le mouillage et faire les formalités de sortie. C'est incroyable, nous allons à Saint-Martin, toujours en France, et il faut remplir des papiers d'immigration !

Nous déjeunons dans une crêperie, un des seuls resto abordable de Gustavia. Le patron et le serveurs sont super sympa. Ils ne savent pas qu'ils sont dans le Routard (apparemment, il n'y a pas trop de Routard qui passent dans le coin). On discute de la vie ici, ils nous offrent ti-punchs sur digestifs.

 


La citadelle qui reste terrain militaire. Nous ne pourrons pas visiter !!!

 

 

Gustavia est un port franc, pas de taxe et sûrement des bonnes affaires. Avant de partir nous faisons donc quelques achats au shipshandler du coin pour l'entretien de Madéo : du bout et du produit antirouille.

A 15 h, nous sommes de retour sur Madéo et nous levons l'ancre pour l'anse Colombier, à 1 mile d'ici.

Petit détour vers le quatre mât qui éveille notre curiosité. C'est une rencontre de taille, il y a très peu de si gros voilier dans le monde. Son état est impeccable. Un petit salut et nous déroulons le génois pour filer vers notre nouvelle destination.

 

La plage est belle. Belle pour les yeux car nous n'y lézarderons pas. C'est toujours pas notre hobbie le pile et face sur sable blanc !!! Par contre nous aimons beaucoup le charme de ce genre de mouillages.

De nombreux corps mort nous tendent leur bout, nous choisissons le plus proche de la côte.

Le drapeau breton flotte sur le bateau voisin, Haliotis.

 

Il est encore temps de faire une plongée rapide sans combinaison dans l'eau à 28. Hum ! Quel bonheur de nager au milieu des sergents majors à quelques mètres de Madéo. Antoine se baigne en maillot de bain, l'eau est donc vraiment chaude. L'alizé s'est essoufflé depuis 2 semaines et la mer en profite pour gagner quelques degrés.

 

 

 

vendredi 16 avril : belle balade jusqu'à l'aéroport
Hélène teste les produits antirouille et commence à réparer les filières, Antoine met le site à jour et trie les photos. Jean-Paul d'Haliotis vient nous voir et nous invite à prendre l'apéro avant le coucher du colonel ce soir.

A 15h, départ pour la balade. Toujours aussi rapide à la détente !!! C'est un peu tard pour le tour que l'on a prévu mais la chance nous sourira peut-être et notre chemin sera truffé de bonnes surprises !!!

On grimpe sur la colline qui domine la baie. Toute la presqu'île est une propriété privée : c'est la que Rockfeller a construit une de ses villas.

Puis on emprunte le sentier pentu qui monte à travers une végétation touffue et des cactus-cierges. 200 m de dénivelé et nous voilà au village de Colombier. On croise quelques araignées sympathiques.

 

 

 

Une table d'orientation présente la côte Nord et tous les îlot. C'est grandiose. Juste en dessous, c'est Petite Anse. L'eau est cristalline.

Une voiture s'apprête à démarrer. Antoine va vite toquer sur la vitre.
- "Bonjour, vous n'iriez pas jusqu'à l'aéroport ?"
- "Non, mais c'est pas grave, montez !"

Le type nous raconte sa vie : Il est né ici et travaille chez EDF, ou il répare le réseau. Il venait voir si il n'y avait pas des baleines qui passaient le long de l'île. La semaine dernière, il y en a une qui est entrée dans l'anse et qui ne voulait plus ressortir. Des pêcheurs ont du la guider.

La ville de Saint-Jean abrite l'aéroport entre mer et montagne. Une Saline s'est niché dans le creux des collines et le paysage devient magique. Le type insiste pour nous offrir un verre à l'aéroport, il a du temps et il est déjà bien saoul et il aime raconter l'histoire de son île. Les autochtones sont une richesse pour nous car ils nous font découvrir leur pays comme nous ne pourrions jamais le faire seul. Alors nous profitons et nous acceptons l'invitation !!!

Une heure plus tard, nous reprenons la promenade, à pied cette fois.

 

 

 

~ L'aéroport de Saint Barthélémy ~

 

 

Toujours impressionnant les aéroports sur les petites îles montagneuses ! Nous sommes sur un col, d'un côté Gustavia et la mer des Caraïbes, de l'autre l'aéroport et l'Atlantique. Les avions doivent franchir le col et piquer sur la piste pour s'arrêter avant la plage. Manoeuvre périlleuse que nous allons bientôt apprécié de très près. Attention les yeux !!!

 


La piste est dégagé...

L'avion arrive, il passe à une vingtaine de mètre au dessus de la route qui franchi le col...

 

Aussitôt, il plonge vers la piste. On le surplombe rapidement...

 

Manoeuvre parfaite ! Le pilote se pose en début de piste...

 

 

Le décollage est moins périlleux mais il ne s'agit pas de rester coller à la piste; sinon c'est une petite baignade qui vous attend !!!

 

 

Nous rentrons à pied pour admirer les paysages. Un voilier entre dans la rade de Gustavia.

Claude-France et Jean-Paul nous attendent pour prendre l'apéro sur Haliotis, on déguste un délicieux planteur. Nous décidons de faire escale ensemble à l'île Fourchue, entre Saint-Barth et Saint-Martin.

 

 

 

 

samedi 17 avril : visite de l'île Fourchue

 

On se lève à 9 h du matin, plus d'Haliotis, ils sont déjà partis !
On lève l'ancre, il y a peu de vent. On navigue avec le moteur sous génois pendant 3 milles. Petite navigation !!!

 

 

L'île Fourchue est découpée et toute bosselée, c'est une Réserve Naturelle, le mouillage est bien protégé entre les deux fourches. Des corps morts gratuits ont été installés.

Petit snorkelling autour du rocher L'îlette à l'extrémité de la fourche nord de l'île. Les fonds tombent vite à -15 et -20 m mais l'eau est très claire.

Autant l'île à l'air déserte, mis à part quelques lézards et cactus, autant les fonds sont marin sont extrêmement riches. Les coraux ont été préservés des précédents cyclones, ils sont vraiment très développés. Côté poissons, des barracudas rodent tranquillement le long de tout le tombant : une trentaine de beaux spécimens. Il faut plonger pour s'approcher des coraux et voir de près tous les poissons.

Tout au bout de l'îlot, une belle grosse raie léopard nage à 5 m de profondeur. C'est la première fois qu'Hélène en rencontre une, elle est vraiment très belle avec ses motifs "Louis Vuiton" sur tout le corps. On ne s'approche pas de trop, car elle a une longue queue effilée. Pas du tout peureuse, elle reste à proximité. Antoine se place au dessus en écartant les bras, elle plus grande que lui !!!


La dernière partie sur le côté extérieur est très différente : ce sont des rochers battus par les vagues, et l'écume des vagues trouble la visibilité. Il y a peu de profondeur, environ 1 m à 50 cm sur la fin. Nous rentrons ensemble car il y a du courant et il faut jouer avec les vagues, mais nous ne sommes pas pris au dépourvu avec les palmes. Soudain, Antoine tend son doigt et Hélène pousse un cri : un énorme barracuda dans 50 cm d'eau se dirige vers nous. Il doit faire au moins 1m50, il est assez foncé, il s'approche et s'éloigne tranquillement, nous sommes sur son territoire...
On rentre bien vite à l'annexe.

 

La suite de la journée doit se dérouler sur l'île... De grosses inscriptions: "propriété privée, défense d'entrer" ont refroidis nos voisins. Ils n'osent pas descendre à terre comme prévu. Alors Jean-Paul d'Haliotis s'enquiert auprès des gardes de la possibilité de débarquer sur l'île. Ils lui répondront affirmativement et même insisterons pour que l'on visite ce gros rocher aride.

L'île Fourchue est tout en en à gauche, au milieu du losange jaune, sur la photo ci-contre.

 

 

 

On débarque en milieu d'après-midi sur l'île. Claude-France sort de l'annexe un peu trop tôt et se retrouve avec de l'eau jusqu'à la taille, déséquilibrée, elle arrive trempée jusqu'aux épaules sur la plage. Heureusement qu'il fait chaud !

L'île est vraiment désertique : superbes cailloux et jolis cactus !

 

Antoine part seul en expédition "safari photo". Il nous ramène un crâne de chèvre.

 

 

 

C'est la pose en haut de la colline qui domine le mouillage. Les cactus sont les rois sur l'île, seul 5 ou 6 arbres et un peu d'herbe pousse.
Cherchez Hélène sur la photo...

 

 

~ Les rochers de l'île Fourchue~

 

Roche rouge-orangé fissuré...

Corail blanc poli et galets gris arrondis.

 
 

 

Roche bleue étonnante...

Poussière or et roche friable jaune...

 

 

~ Les lézards de l'île Fourchue~

 

Intimidation, séduction, que veut dire cette parade auquel nous avons droit ?

Ils se déplacent sans problème entre les épines des cactus. C'est un garde manger très apprécié à en croire les fruits vidés de leur chair...

 

La journée se termine par un apéro sur Madéo. Antoine se lance dans un Maupassant.

 

 

 

dimanche 18 avril : plongée extraordinaire à l'île Fourchue

Le site avance très matinalement, pour profiter d'une deuxième grande plongée autour de L'îlette. On vient de découvrir que le spot est décrit dans le Routard "Gaudeloupe-St-Barth-St-Martin", pour les plongeurs bouteilles. On a vu à peu près tout sauf... les requins nourrices ! Que l'on se rassure, ce sont des requins inoffensifs qui ont tendance à dormir tranquillement jusqu'à ce que l'on vienne les caresser !

Vers 11 h, on embarque Jean-Paul et c'est parti pour une plongée... extraordinaire.

Barracuda, tortue, carangue et enfin à l'endroit indiqué, les requins !!! A 15 m de fond ils dorment. Trois spécimen de 1,5m à 3m sont blottis contre les rochers. Antoine et Hélène enchaînent les descentes pour admirer les monstres ! Leurs ouïes s'ouvrent et se referment, ils sont bien vivant. La dernière descente d'Antoine sera un peu plus longue que les autres, il se laisse descendre les pieds vers le bas dès qu'il a passé le niveau ou ses poids le fond couler. De cette façon il ne consomme que très peu d'air et peu se poser en douceur sur le fond. Il s'assoit à 15m de profondeur juste à côté de ses nouveaux amis. Assez près pour les toucher, il ne tentera pas le diable mais le spectacle est prenant et l'apnée longue.

 

 

~ Les fous brun de l'île Fourchue ~

 

 

 

 

~ Les cactus de l'île Fourchue~

 

 

 

 

lundi 19 avril : de l'île Fourchue à Saint-Marteen
 

8 heures, départ de la régate Haliotis-Madéo entre Saint-Barth et Saint-Martin. On doit arriver avant 11h30 pour passer le pont hollandais Swing Bridge et entrer dans le Simpson Bay Lagoon ou grand étang de Simpson Bay.

Départ à la voile de l'île Fourchue. Au même moment Haliotis lâche sa bouée et la manoeuvre va s'annoncer périlleuse pour ne pas s'entrechoquer. Madéo a un peu de mal à abattre sous grand voile seule pour passer devant Haliotis. On lofe donc, la bateau répond immédiatement et on passe de l'autre côté. Ouf !!! On sort de la baie au coude à coude.

 

 

la suite : Saint-Martin pour faire des courses en détaxe... avant | après
retour page escales