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Date d'arrivée : lundi 19 avril, 10h30
Date du départ : vendredi 30 avril, 19h00


lundi 19 avril : Saint-Marteen côté Hollandais...

Haliotis déroule sont génois et prend quelques longueurs d'avance. Madéo observe et déroule son génois léger. Petit avantage pour Madéo qui grignote son retard.

Le cap à suivre nous met vent arrière. On décide de tangonner, Haliotis nous rattrape en flèche pendant la manoeuvre, Madéo à un peu de mal à repartir. Haliotis choisi de tirer de bords au grand largue. Il fait un peu plus de route mais va plus vite. Chacun sa tactique, on préfère la route directe, sachant que sous régulateur d'allure, Madéo est super par vent arrière.

Difficile de juger de l'avance de l'un sur l'autre. Hélène pense que l'on passera ensemble le cap au Sud de Saint-Martin, Antoine nous voit mieux placé par rapport au vent. Haliotis passe plus près de la côte, et doit recevoir moins de vent. On passe le cap en tête.

 

 


Tout à droite, le cap que l'on vient de franchir. Haliotis a quelques longueurs de retard. A côté, les ferrys touristiques sont mouillés devant Philipsburg, la capitale hollandaise de Saint-Marteen.

 

 

 

Manoeuvre devant les ferrys de Philipsburg.

 

 

On aperçoit des beaux bateaux : ce sont ceux qui courent pour l'Americas Cup ! Il font ici des sorties touristiques... Pour qui rêve de wincher sur un grand voilier ! Le spectacle est vraiment chouette : ils vont vite et ils virent en un clin d'oeil.

 

 

Nous arrivons devant le pont qui nous permettra de rentrer dans le lagon intérieur. Haliotis à la manoeuvre de mouillage.

 

 

Un peu avant 11 heures, nous arrivons devant le pont-levis. Personne ne répond sur le canal 12 : ni en anglais ni en français.

A 11 heures, le pont s'ouvre, le feu reste rouge et des bateaux sortent, le temps que l'on commence à relever le mouillage, le pont est déjà refermé et la circulation des voitures est rétablie.

Hélène est certaine qu'il s'ouvre deux fois : une pour la sortie des bateaux, une pour l'entrée dans le lagon.

Il s'ouvre de nouveau une demi-heure plus tard, on entre enfin dans le lagon. On se suit à la queue-leu-leu.

 

 

Madéo va passer le pont levis.

 
On passe la frontière sur l'eau. On est à Saint-Martin !
 

Après un rapide déjeuner, on débarque sur Coal Bay faire un tour dans les shipchandler de la partie hollandaise. Première surprise, tout est en dollar. On se croirait vraiment aux USA. Les voitures "Chevrolet et Cie" , les devantures des magasins, l'accent américain des Hollandais...

Plusieurs marinas se partagent la rive du Simpson Lagoon. On entre dans Waterworld Center, magasin très bien achalandé. Puis Budget Marine, un peu plus difficile à localiser. On compare les tarifs : les équipements sont en dollar et détaxés, Madéo va rajeunir !

Le bruit, les voitures, la pollution nous déstabilisent un peu. Quelle différence par rapport à Saint-Barth !

Avant de rentrer sur Madéo, on fait un compte rendu a Haliotis.

 

 

 

 

mardi 20 avril : Saint-Martin

Seconde journée dans le lagon. On a vraiment du mal à s'habituer à l'ambiance locale : on est dans les Antilles, mais on a plus l'impression d'être dans une grosse zone d'activité touristique, économique, industrielle et surpeuplée. Le gros aéroport de l'île est en face de nous, les avions nous passent juste au-dessus de la tête : on a rarement vu d'aussi près des gros porteurs en vol. Ca détonne.

 

 

Matinée tranquille : Antoine fait le compte des bouquins lus pendant la semaine : gros record ! 8 livres, tous genres confondus.

Un tour à terre, cette fois, on visite les marchands de matériel de plongée hollandais détaxés.

Puis on décide de retourner "en France", c'est à dire à Marigot, la ville principale de la partie française de l'île de Saint-Martin. On passe le second pont du lagon, côté français, a 17 h. Les épaves de voiliers du cyclone Luis nous impressionnent beaucoup. Elles sont regroupée juste avant le canal et à terre sur des chantiers. Un vrai désastre.

On se dirige rapidement vers le mouillage encombré de Marigot. Il a une cinquantaine de bateaux, heureusement, c'est spacieux. Surprise, pendant notre tour de reconnaissance, un Zodiac arrive à fond la caisse avec un adulte et un enfant en tenue de judo : c'est Philippe et Kerian...

-"Hé, c'était notre bateau !"
Et oui, il y a quelques années, Philippe et Lio ont fait le tour du monde avec leurs 2 enfants sur Madéo, alors appelé Libirou. On se donne RDV dans les prochains jours...

 

 

 

mercredi 21 :Saint-Martin

Baignades dans l'eau claire de la baie et visite du marché de Marigot.

Ci-contre, le bateau de Philippe et Lio, un Two Tonner je crois.

 

 

 

jeudi 22 avril

Jean-Paul d'Haliotis et son moteur increvable : un Seagul.

On trouve une laverie à tarifs convenable sur Sandy Ground, à côté du Budget Marine partie Française.

Le Mélody de Benoît et Cecile.

C'est un bateau de la flotte Voiles sans Frontière de l'année dernière. Ils connaissent bien Hyacinthe de Nioumoune en Casamance et sont contents d'avoir des nouvelles.

Ils sont partis pour un tour du monde, et pensent passer Panama en mars 2004, après avoir bien profité des Antilles.

 

 

 

vendredi 23 avril

Grosse journée bricolage-préparation du bateau. Hélène s'est lancée dans une remise en état du bidon de survie annexe. On fait aussi tourner le dessalinisateur pour Gérard : en effet, l'eau de la ville n'est pas bonne à boire, et Gérard doit traverser l'Atlantique en solitaire sur son bateau, Carissal, la semaine prochaine.

Le soir, on organise un gros apéro sur Madéo avec Mélody et les anciens propriétaires de Madéo, bien contents de voir leur bateau en forme. Les enfants Kieran et Cannelle retrouvent leur couchette et leurs coins préférés. Nous, on en apprend un peu plus sur l'histoire de notre bateau...
La conversation se concentre sur les voyages autour du monde.

 

Cannelle

Teiki, le troisième enfant de Philippe et Lio

Les Madéo et Philippe

 

 

Kerian

Lio

Benoît et Cecile de Mélody

 

 

 

samedi 24 avril
 
Distribution de pain sur Madéo.
 

Journée très très tranquille sur Madéo...

Voici nos voisins de mouillage, une jolie file de catas.

 

 

 

dimanche 25 avril

Au réveil, on décide de bouger un peu aujourd'hui après ces quelques jours de flemme. Hélène penche pour une petite visite du vieux Fort, Antoine préférerais une grande randonnées sur les crêtes. Va donc pour les crêtes, mais on fait les parties sur la route en stop.

Les sacs sont vite prêts : pique-nique, eau, argent, appareil photo et caméra, paréo pour la baignade ou contre le froid, plans et notre nouveau baromètre électronique. On va pouvoir le tester car les différences d'altitude vont faire bouger la pression atmosphérique.

 

A la sortie de Marigot, une 4x4 s'arrête pour nous prendre en stop jusqu'à Concordia, c'est pas sa route, mais il nous emmène quand même. C'est un asiatique qui vit ici et ne parle pas français.

Il nous pose après quelques centaines de mètres, on entame la grimpette jusqu'aux crêtes. Un bon dénivelé d'un pas rapide, on respire fort arrivés en haut, surtout Hélène.



Vue vers le côté français : Marigot et sa baie.

 


Vue vers le côté hollandais : Philipsburg et les villages avoisinants.
 
Quartiers résidentiels hollandais.

On suit le sentier des crêtes, avec pas mal de difficultés car les plans sont imprécis et rien n'est indiqué. Des lotissements se sont crées, des routes sont fermées...

A force de tâtonner de couper en ligne droite, on finit par trouver un sentier qui a l'air d'être celui recherché.

Il commence à faire très chaud, on boit beaucoup et on se tartine de crème.

 

 

Végétation du pays

 

 

 

Panorama grandiose de Saint-Martin.
Le lagon, entouré par une mince bande de terre, et la baie de Marigot, où est mouillé Madéo.

 

Un des premiers panneaux indiquant le sentier !
Un peu plus loin, on rencontre un guide qui emmène en ballade deux touristes. C'est lui qui entretient les sentiers, il est bien content de nous voir marcher ("et des jeunes, en plus !").

Il nous indique la route à suivre pour continuer, il faut aussi se méfier des guêpes.

 

 

 

Au milieu du sentier, sans route d'accès directe, on se retrouve dans un grand jardin entretenu par de rastas: potager, verger de bananier, ... Impressionnant !

 

 

 

Bestioles locales !!!

 

 

 

On sort des sous-bois pour traverser des champs de hautes herbes sèches; Il fait une chaleur incroyable.

Nous voici au sommet de l'île, grâce aux instructions du guide. On n'aurait jamais trouvé !

On déjeune à l'ombre, sous la table d'orientation, en profitant de la vue.

 

 

Le nord ouest de l'île

 
Lac salé...

 

 

Baie Orientale... Notre point de chute pour cette randonnée !

 

 

L'aéroport côté français, nous prévoyons d'y mouiller une nuit pour aller voir des groupes de musique.
On redescend par des carrières, le chemin est de plus en plus difficile à trouver...
L'île de Tintamarre, sauvage, turquoise, beaucoup de gens nous l'on conseillé. Il faut juste éviter les gros bateaux de touristew qui remplissent la plage.

La fin de l'excursion est épique : il n'y a plus de sentier : on arrive dans un coin paumé . Une vache morte se dessèche, des chèvres courent partout. On tente de suivre leurs traces, mais on se retrouve coincés dans des fourrés. On passe en force, mollets et bras écorchés par des épines.

On arrive devant des barbelés, on sent que la route n'est plus très loin. C'est assez haut, Antoine passe le premier, suivi par Hélène qui saute dans ses bras et AIE AIE AIE, le pied avant atterri juste sur un caillou. Le pied se tord, ca fait un petit "CRAC" !
C'est un peu douloureux, mais ca n'a pas l'air de gonfler. On rentre, Hélène boite un peu.

 

 

On atteint bien vite la route. Avant de faire du stop jusqu'à Marigot, on s'offre une pause d'un quart d'heure sur la belle plage de Orient Baie

 

 

Mais il ne faut pas se fier à la photo ci-dessus ! Orient Bay, c'est la grosse plage touristique de l'île : une accumulation de bars avec transat payants, sur l'eau, jets skis et compagnie...

On rentre en stop en deux fois : une serveuse d'un bar nous emmène jusqu'à Grand Case, puis un sculpteur nous pose à Marigot. A chaque fois, on attend moins de deux minutes avant d'être embarqués.

 

A peine arrivés sur Madéo, il est temps de filer sur Carrissal pour son apéro de départ. On y retrouve Haliotis et Mélody. Jacqueline et Gérard de Carrissal partent mercredi : Jacqueline rentre en avion et Gérard rentre seul jusqu'en France, avec peut-être un arrêt aux Acores. Jacqueline s'ennuie pendant les longues navigation et Gérard aimerait bien tester la navigation en solo. Il connaît bien le bateau, c'est lui qui l'a fait !

Eu milieu de soirée, Hélène ne se sent pas très bien. La cheville n'arrête pas de lancer de plus en plus douloureusement. Antoine propose de rentrer, prépare l'annexe. Hélène se lève et là, c'est le trou noir.

 

 

 

 

lundi 26 avril

Carrissal, le voilier de Gérard et Jacqueline.

Journée de repos pour la jambe d'Hélène. Antoine colle un strap, qui maintient la cheville à angle droit. Ce n'est ni bleu ni enflé, mais bien douloureux. Hélène ne se plaint pas : On ne marche pas beaucoup dans un bateau, et il y a pleins de points d'appui.

Antoine fait nos formalités d'entrée (enfin !) puis nettoie la coque.

On termine de faire de l'eau potable pour Gérard : la sortie d'eau du dessalinisateur est renvoyée vers des bidons de 20L qu'il verse directement dans son réservoir. L'eau de Saint-Martin n'est toujours pas potable.

 

Arc en ciel sur Fort Louis, vu depuis Madéo.

Lou Virus vient d'arriver ! Valérie nous rend une petite visite, on parle de notre programme des prochaines semaines.

 

 

 

 

mardi 27 avril

Hélène passe quelques heures sur Haliotis pour donner un coup de main sur l'ordinateur. Pendant ce temps, Antoine va faire les courses au Match, Philippe et Lio nous ont gentillement proposé leur voiture. Avitaillement en prévision des prochaines semaines dans les Iles Vierges et en mer : Le frigo est bourré à craqué, les cagettes de fruits et légumes sont pleines, une soute est réservée aux préparations rapide : soupes chinoises, préparations déshydratées Maggi, boites de conserves ravioli, petit salé et cassoulet.

Jean-Paul et Claude-France d'Haliotis nous invitent au resto : mmmmh !

Les bateaux de copains arrivent les uns après les autres, Saint-Martin est presque l'escale obligatoire avant la transat retour : Sol et Yakwa sont ici depuis aujourd'hui ; on capte Bourskoura à la VHF : ils sont aussi là, mais du côté hollandais avec leurs compatriotes ; Pen Kalet va arriver, ainsi que Zed et Glazik.

Le niveau d'eau des batteries est vérifié, on a trouvé ou faire remplir notre bouteille de gaz. Ca n'a pas été simple...

 

 

En milieu d'après-midi, on lève l'ancre pour passer la soirée à Grand Case, à quelques miles de Marigot. Retour prévu demain dans la journée, pour prendre l'apéro sur Sol avec tous les copains en soirée.

Tous les mardis soirs de la saison touristique, c'est la fête dans la grand rue de Grand Case : petit orchestre de jazz devant un bar, un groupe de samba qui défile, ... les restos sont ouverts tard et il y a plein de petits stands de bouffe locale. Première sortie avec le strap sur la cheville pour Hélène. On reste scotché devant un super groupe de jazz.

 

 

mercredi 28 avril

L'aéroport français, derrière Grand Case

On passe la matinée dans la petite baie de grand Case. Il y a juste 2-3 bateaux, quel calme comparé à Marigot !

Antoine part en chasse sous-marine, mais... revient bredouille.

On rentre à Marigot en milieu d'après midi.

Apéro dînatoire sur Sol avec Lou Virus et Yakwa : on discute de la transat retour, des derniers préparatifs, ... Avec Lou Virus, on s'offre 15 jours de vacances supplémentaires dans les Iles Vierges. Départ prévu vendredi.

Un gros cafard vient nous rendre visite. Hé oui, ça vole ces bestioles !

 

 

jeudi 29 avril

Visite entre bateaux et tour à terre. On découvre les magasins chinois pas cher genre Foire Fouille. On repère aussi un caisson étanche pour l'appareil photo numérique chez un indien, mais c'est un peu cher. On commence la négociation.

Le soir, c'est apéro général sur Madeo.

 

 

vendredi 30 avril

Dernier tour en ville, on craque pour le caisson étanche de l'appareil photo, que l'on va pouvoir tester dans les fonds sous marin des Vierges. On fait le plein de fuel, les derniers achats au shipchandler Budget Marine, quelques échanges de livres à la laverie et c'est parti... Il fait déjà nuit, et Lou Virus a 2 heures d'avance.

 

 

la suite : les Iles Vierges Britanniques, paradis sous-marin... avant | après
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