Les îles Vierges : Virgin Gorda avant | après
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Date d'arrivée : 3 mai, coucher du soleil
Date du départ : 5 mai, 11h00


lundi 3 mai

On s'était donné rendez-vous avec Lou Virus a 7 h, pour profiter des heures sans surpopulation aux Baths. Madéo a un peu de mal a se réveiller, et doit remouiller un peu plus loin, car on est à côté d'un corps mort. On arrive avec un bon quart d'heure de retard au ponton de la marina "Virgin Gorda Yacht Club".

Lou Virus nous attend de pied ferme avec une petite anecdote : ici, les poubelles sont payantes. Eh oui, quand on jette un sac dans la benne, c'est un dollar, à remettre à l'employé. Ils ont discrètement fourré leur sac dans une petite corbeille...

Il y a 3 kilomètres à parcourir, à travers la ville puis en pleine campagne.

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Un taxi typique pour touristes. Souvent utilisé par les passagers des gros ferrys. Ils ont vraiment l'air malins !

Les murs extérieurs de l'école de Spanish Town ->

 

 

Nous voici enfin au National Park des Baths, il est presque 9 heures. L'entrée est payante, mais il n'y a personne à la caisse, il est trop tôt. Heureusement, car nous on n'avait pas un sou en poche. Juste un gros sac avec les affaires de plage, de snorkelling et le pique-nique !

On s'enfonce dans le Baths Trail, un petit sentier bordé d'arbres et de blocs de granit qui nous emmène devant la crique principale.

 

 

Voilà l'image "carte postale" des Baths : une succession de petites criques de sable clair, séparées par de gros blocs de granits...

 

Plongeon pour vérifier la température et la clarté de l'eau. Ouaouh ! On n'est pas déçu ! La plage est encore pour nous tous seuls, on en profite !

 

 

Lily, bavarde autant au-dessus que sous l'eau !
 
On emprunte le Devils Trail, un véritable labyrinthe aménagé entre les bloc, qui permet de passer d'une crique à l'autre. C'est très impressionnant.
Petite plage couverte par des blocs. Devant nous, l'eau claire.
 

Passage entre mer et bloc.

On avoue que l'on a pas recherché l'origine géologique de ce paysage.

 

 

On arrive sur une nouvelle crique, aussitôt adoptée : il y a un grand espace à l'ombre derrière la plage. Ca sera notre point de rendez-vous entre les escapades aquatiques et les découvertes terrestres.

 

 

 

 

Le site est géré pas un parc. Bien sur, on peut venir en voilier, des corps morts sont disponibles, payants : 25 $ la nuit. Mais c'est très rouleur et très encombré ! Pas de dinghy sur la plage : on peut s'approcher pour débarquer, puis on va accrocher l'annexe sur une bouée un peu à l'écart. C'est très bien, car il n'y a pas beaucoup de place sur le sable.

 

 

Barracuda : 1m de long

Et sous l'eau, c'est comment ?
- C'est chaud, heureusement, car on n'a pas nos combinaisons, et on compte bien passer quelques heures à tout découvrir
- C'est clair, très clair même.
- Et il y a pleins de poissons, dont certains de belle taille. Multicolores, peu craintifs, voire même joueurs, c'est un vrai plaisir.

On se régale donc à palmer entre les blocs, à plonger dessous, à passer dans des couloirs étroits, à découvrir de véritables petites piscines...

 

Le poisson allongé est un labre clown juvénile. Chirurgien bleu juvénile : hé oui, le chirurgien bleu change de couleur avec la taille et les juvéniles sont jaunes, un peu plus grand, la tête devient bleue, puis tout le corps.

 

Il y a souvent quelqu'un sous un bloc ! Toujours un peu surpris d'avoir de la visite, le truc, c'est de se poser un peu au fond, immobile, au bout de 10 seconde, le poisson vient nous voir de plus près. Et alors, l'apnée est toute facile, car on ne sent plus le temps passer, on commence à s'amuser...

 

 

Perroquet feu femelle : la chatte à ventre rouge

Très souvent en groupe en train de brouter le corail

Vivaneau dent de chien,
à l'abris d'un corail.

C'est le vivaneau le plus
abondant des Antilles

Petit colas ou vivaneau à queue jaune.

Les adultes sont réputés pour leur chair.

 

 

Le barracuda. Un barracuda, en général, ça se promène sur son territoire. Si tu repasses un peu lus tard dans le même coin, c'est sur qu'il va revenir te voir.

Paysage sous marin. Toujours de blocs, cette fois avec des coraux.

 

 

Corail élan

Banc de chirurgien bleus. Attention, juste avant la queue, il y a une épine qui peut faire mal.

   
 

Et au milieu de la plongée, on escalade les blocs pour avoir une vision plus large...

 

 

 

Ca y est, on a trouvé notre toute toute petite plage privée !

 

Si les blocs de granits dans la mer font un peu penser à quelques coins de Bretagne, ceux à terre nous rappellent plutôt la foret de Fontainebleau.

 
   
 
   
 
   
 
   
 
   
 

 

Après la pause déjeuner et la fin de l'exploration, on décide de poursuivre jusqu'au bout de la presqu'île.

 

 

Nous sommes à l'extrême pointe sud de Virgin Gorda, plus du tout protégé par les îles. Les vagues s'écrasent sur les blocs avec fracas, l'écume recouvre le turquoise de la mer.

Sur les blocs, on laisse une petite trace de notre passage en ajoutant un galet aux petits monticules déjà construits.

 

 

Antoine va s'amuser avec les vagues.

 
Belle promenade dans la presqu'île pour rejoindre l'entrée du National Park des Baths. Il fait très chaud au milieu des cactus.
   
 
 
 
   
 
 

On rentre au bateau, mais c'est sûr, on revient demain.

Didier a trouvé un billet de 20 dollars dans le sable, il offre un coup à boire dans un bar de la marina

 

 

 

mardi 4 mai

On commence par se mettre en règle avec les autorités des Iles Vierges. 17 dollars pour 10 jours please ! Ca va, on ne se plaint pas de trop. Par contre, on a un peu de mal à comprendre l'anglais des officiers. On est loin d'imaginer qu'ils seront les plus compréhensibles des virginiens que nous rencontrerons.

Office du Tourisme fermé mais bonne surprise dans la supérette : les étals sont plutôt appétissant et pas trop hors de prix.

 

Et en début d'après midi, on retourne aux Baths. Hélène a un peu mal à la cheville, on décide d'y aller doucement en annexe. Il y a un bon miles à parcourir. On se donne donc Rendez-vous avec les Lou à la première plage.

Depuis l'annexe, le paysage est saisissant : d'abord de longues plages à palmiers, puis les petites criques, et partout, des blocs de pierre.

De nombreux bateaux sont mouillés devant les plages.

 
 
Côté terre ont trouve quelques hôtels bien camouflés dans la végétation
   
 

 

Voici "notre" petite crique. Les blocs entourent entièrement un petit bassin.

Le plus difficile a été d'y entrer avec l'annexe entre deux blocs. Il n'y avait qu'un passage, et encore, très peu profond : les vagues déferlent. Hélène saute de l'annexe et part à la nage repérer l'entrée.
- "Non, on passera pas, Antoine. Il y a à peine 20 cm, je me râpe déjà le ventre !"
- "T' es sûre ? On est coincé si on ne peut pas entrer l'annexe. Ca bouge de trop pour mouiller dehors."

Et sans rien dire, Antoine recule un peu, attend une vague, et fonce dans la passe. Le courant et la vague ont bien aidés, et petit Madéo est dans le bassin. On le hisse tout en haut de la plage, dans les broussailles.

Les Lou Virus arrivent. Nous sommes seuls. Sympa !

 

 

Il y a à peine une trentaine de centimètres d'eau dans une bonne partie du bassin . Du coup, on ne quitte plus l'eau tellement c'est chaud !

Séances de jeux aquatiques avec Marilou, Gaëlle et Lily.

 

Une autre partie est plus trouble. Il y a beaucoup de petits poissons.



 

 

Séance photo pour notre premier anniversaire de mariage.

 

Dans les eaux cristallines...

 

... copieusement éclaboussés, de gouttelettes en guise de riz, ...

... et sous l'eau bien sûr !

 

 

Après un petit snorkelling derrière les blocs, Antoine ramène une petite tortue peu farouche.

Les filles sont épatées

 
 
 

Le snorkelling derrière les blocs. Hélène a prit l'appareil photo dans son boîtier, et s'arrête presque à chaque rocher pour observer les poissons ! C'est presque difficiles d'avancer tellement il y a de choses à voir...

Antoine fait le clown au milieu des cailloux quand soudain ...

 

 

Il aperçoit la plus grosse des tortues que l'on ai vu. Elle est au fond et semble dormir. On s'approche à la fois rapidement et discrètement, surexcités. Elle a du sentir quelques chose et remonte à la surface. On la mitraille de photos !

Une petite minute à la surface, pour respirer.

  Puis un plongeon en douceur vers le fond.
Elle s'incline pour descendre, toujours en douceur. Nous on a le souffle coupé de la voir de si près.  
Elle ralentit encore au fond, en écartant les pattes. Vu d'en haut, on a l'impression qu'elle vole.
Enfin, elle va se caler entre deux rochers.
 
 
"Danse avec la tortue"

 

 

 

Jeux autour des coraux.

Exercice "vidage de masque" en apnée. Antoine s'en sort bien. Il repose son masque plein d'eau sur le visage, appuie au niveau du haut du masque et souffle par le nez. L'eau se "vide " par le bas, chassée par l'air.

Le tout en palmant car sans les poids, car on a tendance à remonter...

 

Corail

Chirurgien bleu. On voit beaucoup de chirurgien, seuls ou en groupe.
C'est Doris de Némo !

 

Mérou.

Il nage nonchalamment autour des autres poissons, mais c'est un rapide. En deux coups de nageoires, rapide comme l'éclair, il peut aller croquer un autre poisson.

Il n'aime pas trop qu'on le prenne en photo : repéré, il part aussi vite dans un trou.

Corail

 

Saupe grise ou tropicale, sacrement curieuse et plutôt lente. A tendance à nous tourner autour.

Elle vit en banc dans les zones de déferlement des vagues le jour, et solitaire la nuit.

   
 

Corail

 

 

Rombu lune ou turbot paon: poisson plat de la même famille que le turbot avec les deux yeux du même côté. Il change de couleur avec le fond , comme un caméléon.

 

Ils sont peut être nombreux, mais très très rapide ! Et difficiles à identifier,... peut être des gobies à large rayure.

Mauvaise surprise en fin de snorkelling : on est allé se frotter à des coraux de feu. C'est une sorte de corail urticant. Sur le coup, ca brûle, ca fait rudement mal. Et puis ca gratte pendant longtemps, longtemps : un mois après, ca démange encore.

 

 

Comme on est venu motorisés, on a emmené un apéro conséquent.
Ti Punch ou sirop de grenadine. Pop corn et gâteaux apéritif.

On s'installe sur la plage. C'est à ce moment que Lily nous dit : "elle est pas belle, la vie !"

On discute, on discute, et l'apéro se prolonge avec le coucher du soleil.

Le retour en annexe sera épique !!! En fait personne n'est rentré à pied !!!
 
On est invité à dîner sur Lou Virus. Pendant que les filles dégustent une purée devant un dessin animé, on se régale d'un délicieux mâgret de canard. Notre meilleur repas dans les Antilles.

 

 

 

mercredi 5 mai

Petite plongée matinale autour de Madéo. Notre ancre crochée à moitié dans le sable, à moitié dans les débris de coraux.

Suit une petite visite aux poissons. Voici les plus communs.

 

 

 

 

Des sergent majors nagent tranquillement non loin du bateau. Ils vivent en banc.

Un des poissons préféré d'Hélène: le poisson papillon à quatre yeux, le plus commun des poissons papillon des Caraïbes. Il aime bien les zones coralliennes riches. Très facile à approcher, du coup, on le prend souvent en photo de face ! Difficile d'avoir un profil !

Il est vraiment craquant avec sa petite bouche qui dépasse. Elle lui sert à brouter les coraux et les gorgones. Nous, on a plutôt l'impression qu'il nous fait des bisous.

 

 

Pourceau (labre) espagnol juvénile.

On voit surtout les juvéniles, Très commun et très curieux. Ce sont des poissons nettoyeurs

 

Poisson soldat. C'est un chasseur nocturne, le jour, il vit sous son caillou. Mais je pense qu'il aime bien être photographier, à condition de le mériter ! Il est à la fois très vif et curieux. Je descend, il pose, immobile, je dirige l'appareil vers lui, et le temps de faire la mise au point, il est déjà sou le caillou. J'ai donc un bout de queue ou de nageoire dorsale sur la photo. Et il revient aussitôt par l'autre côté du caillou, pour voir ma réaction et recommencer le petit jeu. résultat. J'ai bien 30 photos de soldat loupés !

 

Les petits jaunes, ce sont des demoiselles à trois pois. On n'a jamais rencontré d'adultes, plutôt marrons beiges, 12 cm, mais notre guide dit que c'est une espèce territoriale très agressive qui chasse les autres espèces de son territoire et même les plongeurs.

 

En fin de matinée, on lève l'ancre pour Cooper Island.

Lou nous rattrape...

 

 

la suite : Cooper Island pour un site de snorkelling impressionnant !!! avant | après
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