Açores - Flores avant | après
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Date d'arrivée : samedi 5 juin
Date du départ : samedi 12 juin


samedi 5 juin
 

Debout à 8h30, prêts à 10 h pour découvrir Lajes. La ville est en hauteur ; à mi-chemin, on profite d'un point de vue sur le mouillage.
- "Mais, c'est l'annexe d'Haliotis qui est à côté de la nôtre".
-"Oui ! Regarde, il sont là, mouillés au fond".

Quelques minutes plus tard, Jean-Paul nous rejoint. C'est un autre homme : barbu, bonnet, ciré. Il cherche à faire ses formalités d'entrée. Bien sûr, nous échangeons nos impressions sur la traversée. Eux sont partis deux jours plus tôt, du même endroit. Ils sont arrivés dans la nuit. Entre temps...
Tout d'abord, ils n'ont pas pu faire un aussi bon cap que nous au départ, désavantagés par un vent d'est. Une fois sur la bonne route, dégagés de la pétole, la dépression leur est tombée dessus. Sûrement un peu plus fort que nous car ils étaient plus au nord. En effet, ils avaient décidé de franchir l'anticyclone pour trouver les vents d'ouest au nord.
Puis pendant la fin de la traversée, beaucoup de grains.
Ajoutez des fuites autour de tous les hublots et la nécessité de faire tourner le moteur pour recharger les batteries afin d'alimenter le pilote automatique et vous avez une traversée ultra éprouvante pour nos deux retraités. Malgré leur longue expérience de la navigation, ils n'avaient jamais pris cela sur la tête, ils n'avaient jamais du se mettre à la cape pour affronter la tempête. Et bien c'est chose faîte désormais !!!

Pour couronner le tout, après de difficiles dernières heures ou le vent s'est mis à souffler dans leur nez, ils sont arrivés tard au mouillage et ont du remouiller ce matin...

 

La ville est sympathique, le cybercafé est fermé, on se ravitaille un peu à la superette et on trouve la laverie. La, impossible de se comprendre. On voit bien qu'il est 11h50, que ça ferme à midi, et qu'on n'a pas le temps d'apporter notre sac de linge, mais notre lavandière veut absolument nous faire comprendre quelque chose. Elle fini par décrocher son téléphone. On patiente un peu, et une charmante portugaise parlant parfaitement anglais arrive. Elle nous sert d'interprète ! Notre lavandière nous prend le linge à 15 h et nous le rend lundi. Merci !

Un petit coup de fil aux parents. Catherine est toute surprise d'entendre sa fille, elle s'est fait du souci, surtout pendant la tempête sur Haïti.

 

 

Le phare, paysage nouveau après tous ces mois sans herbe si verte !

 

Au ponton annexe, on rencontre un couple de français très peu bavard. Le mari s'enquiert de la météo.

Arrive Mambo One qui vient déposer ses garçons avec un ballon de foot. La communication est toute de suite beaucoup plus sympathique. On lui soutire la météo car le mouillage s'est transformé en mer ondulée. Le vent passe à l'est, dans l'après-midi. Coté navigation, Mambo One, cata de 15 mètres, à mis 10 jours depuis les Bermudes. Ils se sont aussi pris la dépression, ils étaient même en plein milieu ! Pas très impressionnés, car ils ont pris force 10 quelques mois auparavant au large de la Colombie. Quand on a connu pire, un coup de vent passe plus facilement. Ils partent demain pour Corvo, on se retrouvera donc à Horta.

 

Antoine prend un petit apéro sur Haliotis. Claude France est bien contente de le voir. Nous aussi ! Viande fraîche pour le déjeuner.

Il est déjà temps de courir poser notre linge. On coupe par les petits chemins raccourcis. Devant la pizzeria, un homme attablé nous interpelle en français : c'est le capitaine du tanker bleu.
- "Vous êtes le bateau qui a dérapé sur mon ancre hier ? Vous avez un problème moteur, j'ai entendu !"

-"Non, non, c'est pas nous ! Bon appétit !"

Petit tour sur la digue avant le retour sur Madéo

Un bon bouquin pour poursuivre la journée.

Une allemande vient nous demander une turbine, problème moteur et rien ici pour réparer. Alors c'est la pêche à la pièce unique...

Antoine n'a pas confiance dans le mouillage, le vent devrait tourner et forcir. Nous sommes proche des rochers et la mer entre dans le port en remuant tout le monde sur son passage. Une deuxième ancre ne ferai pas de mal, plantée sur la plage elle nous permettra de rester face aux vagues même si le vent tourne un peu. En plus nous ne nous déplacerons plus vers la falaise, Madéo restera planté dans son trou sans nous inquiéter.

 

 

 

dimanche 6 juin, la Sopa à Fazenda
 

La rumeur court d'annexe en annexe, de voilier en voilier : aujourd'hui, c'est la fête dans un village à quelques kilomètres, et tous les plaisanciers sont invités, le douanier a bien confirmé. Rendez-vous à la sortie de l'église à Lajes.

Un voilier connu est au mouillage ce matin, c'est Yakwa : Rodo et Cathy sont arrivés dans la nuit. On passe les accueillir et les inviter à la fête.

 

La petite troupe se dirige donc vers le centre du village. Les cloches résonnent, une belle princesse se place à l'avant du défilé : elle porte une superbe tiare. Elle est vêtue d'une robe blanche en dentelle, mais ce que l'on remarque surtout, c'est sa cape rouge en velours agrémentée de fourrure blanche. Les enfants du village défilent derrière elle, tous endimanchés et bien coiffés. La fanfare municipale termine la marche.

Ils se dirigent vers la salle municipale. On ne comprend pas encore très bien la signification de cette fête.
Avec les autres navigateurs, nous nous dirigeons maintenant vers le village voisin à 2 kilomètres pour déjeuner.

 

 

 

On patiente tous ensemble dans le jardin public devant la salle des fêtes puis dans le bar mitoyen car il pleut.
On fait la connaissance de nouveaux équipage : Mambo, Audélie, Obélix, Joss,...

Antoine avec le skipper d'Audélie.

Dans la salle, de longues tables sont dressées : nappes blanches et soupe fumante. On est invité à s'installer, la soupe fumante à la viande recouverte de tranches de pain arrive aussitôt.

On est un peu dispersés dans la salle, Hélène est à côté d'un habitant de Faial qui a passé plusieurs années au Canada, il raconte en anglais l'origine de la fête : à partir du mois de mai et jusqu'en juillet, dans chaque village est organisé une célébration qui rassemble tout le monde. On tue une vache pour le repas.

Après la soupe arrive un gros plat de viande fondante. Puis un second avec des morceaux différents et une sauce épaisse. Antoine est avec un autre groupe de navigateurs, chacun raconte sa navigation jusqu'aux Açores. Les récits sont impressionnants, la tempête a fait des ravages et marqué beaucoup d'équipages.

 

 

 

Sur le chemin du retour vers Lajes, nous sommes tous ensemble. Nous découvrons le paysage sous les nuages. Les pensées sont encore à cette navigation. Il faudrait un bon coup de soleil pour nous faire oublier ces mauvais jours.

 

La promenade est un plaisir, même si le temps est plutôt humide. Il y a des fleurs le long de tous les chemins.

On s'installe pour une pause photo, et on parle, on parle,... Ca fait du bien de communiquer !

 

 

Et le soir, nous sommes de nouveau invités à un apéro communal. A Lajes cette fois. Ils sont incroyables ces portugais ! Quel esprit de fête et de communauté ! Vin rouge pour les adultes, lait de vache tiède qui sort du pis pour les enfants, le tout accompagné par de la brioche. La vache porte une jolie couronne de fleur.

Des gâteaux sont mis aux enchères pour financer le prochain "apéro", ainsi qu'une chèvre. C'est le papy dans le coin en haut à gauche de la photo ci-contre qui remporte la chèvre, après quelques verres de rouge. La chèvre est en pleine forme, une fois tenue en laisse par son nouveau propriétaire, elle part au galop, le papy est projeté au sol... Éclat de rire de la foule, un homme rattrape le fauve, et tout rentre dans l'ordre. Le papy vexé emmène sa chèvre en boitant.

 


Un peu plus tard, les organisateurs se rassemblent dans la chapelle pour préparer la prochaine fête. Des noms sont tirés au sort, ce sont les villageois qui seront chargés de la prochaine organisation.

Tout le village est là, même les ados, on reconnaît notre princesse à la cape rouge de ce matin, au bras de son petit ami.

Pendant la soirée, Antoine visite Mambo. La vidéo de leur traversée Bermudes Açores est déjà montée. Antoine peut admirer le cata de 15m par 45 noeuds de vent et plus dans les rafales. Ils fusent au largue sans être perturbé par la houle et les vagues. A l'intérieur, mamie lit tranquillement dans sa cabine et les enfants jouent à la Game Boy dans le cockpit. Le bateau reste plat et avale les milles à grande vitesse. Voilà notre futur bateau !!! 220 000 euros pour ce catamaran prêt pour un tour du monde. Une belle maison dont le seul gros inconvénient est la cuisine située dans une coque.

 

 

 

lundi 7 juin

Les rochers au pied de la falaise taquinent Antoine. L'eau est redevenue claire et les fonds semblent poissonneux. C'est l'heure de la chasse sous marine. Pour le choix de la combinaison, aucun doute, le plus chaud possible car l'eau est bien fraîche. Fini les 28°, ici c'est presque la Bretagne !!! Les coraux ont disparu, les algues ont prit leur place. C'est étrange ce nouvel univers ! C'est presque un nouvel élément, il fait froid, les algues bougent, les poissons... Mais où sont ils ? Ce n'est plus l'aquarium des Îles Vierges. Je vais devoir fouiller pour dénicher des belles prises : Un perroquet tiré dans la rocaille prêt du bord, une grosse vieille par 8 mètres sous les rochers, un saupe dans son banc et une sériole venue roder autour de moi avec ses deux copines.

Pendant ce temps, Hélène passe au cybercafé et récupère la lessive.

En fin d'après-midi, on réserve un taxi pour visiter l'île avec l'équipage de Joss. On se prépare une journée visite.

 

 

On reçoit à dîner Christiane et Saïd de Joss pour préparer cette journée. Rodo et Katie sont aussi de la partie. Dîner poisson évidemment.

 

 

 

 

mardi 8 juin
 

Journée découverte de l'île de Flores en taxi avec Christiane et Saïd. Le chauffeur nous attend à 9 heures au port de Lajes, il parle anglais.

On monte sur les hauts du village visiter un jardin: en haut d'une falaise, la vue sur l'océan est splendide. C'est le point de départ d'une promenade dominicale des villageois de Lajes, un sentier serpente vers une petite plage.

On observe longuement l'océan : c'est par ici, par le sud de l'île, que l'on est arrivé. Les premières falaises noires sur lesquelles on a écarquillé les yeux, on est dessus !

D'ailleurs, une petite voile longe l'île : c'est un bateau qui arrive (En plein centre de la photo, 2 cm au dessus de la terre).

 

 

 


 

Deuxième stop à l'extrémité sud ouest de Flores. Les aires de pique-nique sont toujours impeccables. Tables, bancs, barbecue, belle vue, tout ce qu'il faut pour une halte réussie. Malheureusement nous ne n'avons pas prévu les brochettes et côtes de boeuf.

Nous entamons la remonté de l'île par la face ouest. Les falaises et les vastes étendues d'herbes sont omniprésentes. Quelle émotion de regarder au loin dans le bleu... Nous étions là-bas, à plusieurs milliers de milles, nous sommes arrivés devant ce rocher à peine détaché de l'île et pourtant nous ne la voyions pas encore.

 

 


Un peu plus loin, un village isolé. Toujours autant de verdure et de mer, le paysage qui entoure ces habitants est idyllique sous le soleil.

 

 

 

Le guide sait ce que nous recherchons. Il s'arrête régulièrement en fait, c'est parfait nous pouvons profiter de chaque nouveauté. Les maisons sont toutes regroupées dans des villages, tout autour, des champs délimités par des haies, des murets de pierre ou des hortensias. Tout le monde a vue sur mer car les villages plats sont fort rares. Le dénivelé permet à toutes les fenêtres d'offrir une vue superbe sur la mer.

 

 

 

Un village qui déroge à la règle, au fond de la vallée il ne voit que de très loin la mer. Par contre devant lui se dresse une falaise aux trésors cachés.

 

 


La falaises verte : on distingue quelques cascades. Mais on en devine dix fois plus...

Notre tour en taxi nous ne permet pas d'approcher, mais nous avons déjà hâte de venir faire quelques balades... Quand le soleil fera surface !

 

 

Nous dévalons la colline pour atteindre le fond de la vallée. De nombreux détails apparaissent: une vieille maison de pierres, les murets bien entretenus, les fleurs aux couleurs vives.

 

 

 

On arrive dans la ville la plus à l'ouest de l'Europe.

Le bout de la falaise plonge vers les Antilles. Une dernière cascade pleure à quelques mètres de la plage. Antoine, bien sûr, observe la mer, les vagues. Elles se brisent sur les roches volcaniques noires et acérées. Combien de vagues pour une bonne photo... Combien de secondes avant la prochaine... Prêt, attention, non ce n'est pas la bonne, splatch ! !! Loupé, la suivante, Splatch, zii... Flash... pas terrible. Antoine mitraille les vagues à la recherche d'une belle photo. Mais est-ce vraiment la photo l'excuse !

 

 

 

 

 

 

Puis le taxi nous emmène au centre de l'île, en hauteur. Il fait beaucoup plus froid. Enfin, il fait beaucoup trop froid ! Où est l'été ? Où est l'anticyclone des Açores ? Le vent nous glace dès que l'on met le nez dehors mais la visite des lacs vaut vraiment le coup d'oeil !!!

Voici un des "Sept Lacs" de Flores, le plus beau parait-il, et plein de truites ! Par contre, il est difficile d'accéder à la berge, c'est un vrai cratère aux falaises abruptes.

 

 


Le taxi nous balade jusqu'au second lac presque asséché.

 

 

 


La végétation est riche. Si vous y prêtez attention, vous découvrirez de nombreuses fougères, bruyères, et arbustes. Nous ne sommes pas spécialistes mais le contraste avec les Antilles nous fait apprécier ce retour à la nature. (Et peut être que l'on surestime un peu cette verdure !)

 

 
La balade continue, nous traversons l'île vers l'est et jetons un oeil au passage sur les autres lacs.

 

 

 
 

 

Ils sont à des hauteurs différentes et reliés entre eux par des cascades. La découverte à pied doit être un régale, en voiture nous gagnons trop vite le but et perdons une grosse partie du plaisir qu'apporte ce paysage.


 

 

Le vent doit empêcher les arbres de pousser car ils ne sont présents que dans les endroits protégés. Les arbustes qui atteignent difficilement le mètre sont fort défraîchis. Le sel doit se mêler à la partie et brûler tout ce qui n'est pas assez résistant !
 

 

Arrêt photo au miradouro : point de vue. Le taxi s'arrête sur sa voie, un collègue passe et s'arrête sur l'autre voie à son niveau. Il y a si peu de circulation... qu'ils peuvent rester discuter sans aucune crainte.

 

 

 

Le temps se couvre sur les hauts de Flores tandis que nous entamons la descente vers l'ancien port principal de l'île.

 

 

Pause déjeuner dans la capitale de l'île, Santa Cruz. Les maisons ressemblent à celles de Lajes mais le port et quelques ruelles ont vraiment du charme.
 


La première partie de l'abri est impraticable pour les voiliers ! Truffé de roche, l'entrée est pire qu'un champ de mine. Si vous l'avez tout de même passé, vous êtes presque échoué car il y a peu de fond et peu de chance de faire demi-tour. Seules les baleinières peuvent entrer en ville par ici.

 

 

 

 

La balade dans les rues n'est pas passionnante. L'église et une façade de maison attirent notre curiosité. Mais les paysages du reste de la journée étaient bien plus saisissants !

 

 

 

En revenant vers le port, nous découvrons le mouillage décrit dans nos instructions nautiques. C'est tout de même plus accessible mais franchement, y aller sans connaître l'endroit c'est gonflé ! Étroit, tordu, amarrage en étoile, mouillage impossible et place ultra limitée, voilà ce qui attend le capitaine ! Et pourtant, un bateau de pêche s'est enfilé dans la passe et a été hissé dans les rues ! Il ne peut rester à flot dans ce port, si on peut l'appeler ainsi. L'image de ce bateau qui remonte entre les maisons est surprenante...

 

 

 

Les baleinières sont aussi remontées à terre. Elles servent aujourd'hui aux pêcheurs et témoignent des grandes campagnes de leurs ancêtres. (Enfin ce n'est pas si vieux que cela !)

 

 

 

Le taxi revient nous chercher à Santa Cruz pour nous déposer à Lajes. Sur la route nous découvrirons une spécificité des Açores, mais ne nous l'apprendrons que sur Sao Jorge.

On prend un apéro avec Kadavu et Lou Virus qui est arrivé ce matin au mouillage. Le bar du port offre une vue imprenable sur le mouillage et permet aux équipages d'échanger leurs impressions sur la traversée.

 

 

 

mercredi 9 juin
 

Les Lou Virus ont eu une navigation difficile entre les Îles Vierges et les Açores. Nous étions partis ensemble, et comme leur bateau est plus rapide, au bout de quelques jours, nous avons perdu le contact radio VHF.

Ils étaient plus avancés et situés plus au nord que nous lorsque le coup de vent est arrivé : plus de vent, des vagues plus hautes. Et l'une d'elles a couché le bateau. Tout l'équipage s'est accroché et est resté à bord. Le voilier s'est relevé, mais l'eau avait eu le temps de remplir le cockpit et de rentrer à l'intérieur. Il a fallu tout vider, c'était interminable, le niveau d'eau ne baissait pas à l'intérieur...

Après une nuit difficile, le coup de vent a continué une journée, ils ont décidé de redescendre vers le sud pour retrouver le soleil et la chaleur, afin de sécher le bateau. Puis remonter nord pour chercher du vent car le soleil n'était pas au rendez-vous. C'est près de 4 jours après nous qu'ils finissent par arriver. Quelle galère !

Avec les équipages de Kadavu, Imagine et Oscar, on a décidé de faire une grande promenade dans la journée. Le pique-nique est dans les sacs, on emmène aussi les filles de Lou Virus.

Sur le port, un pêcheur prépare de la purée de poisson. Mais qu'est-ce donc ? Tous ces beaux poissons broyés ! Une petite explication s'impose mais en portugais ce n'est pas simple. Heureusement dans le groupe nous avons des traducteurs : c'est tout simplement un belle bouillie qui servira d'appât pour attraper du gros...

On commence par faire du stop pour s'approcher de Lajedo, Hélène marche avec Mahaut, Lily et Gaëlle, les trois petites filles : la première voiture qui passe s'arrête ! C'est trop facile de faire du stop ici ! Surtout avec des enfants !

Le petit soucis, c'est que la voiture est en fait un taxi, Antoine explique, que ce n'est pas ce que l'on cherche, mais le chauffeur est tellement sympa qu'il nous emmène ou on veut gratuitement ! Et bien merci...

On s'arrête au croisement de la grand route vers Lajedo, en attendant toute la troupe. En 10 minutes et quelques voitures, tout le monde est là.

Une des curiosités de l'île : les colonnes basaltiques ->

 

 

On a de la chance il fait grand beau ! Le paysage est encore plus impressionnant que lors de notre tour en voiture.

 

Beaucoup de vert, quelques roches et la mer : on en prend plein les yeux.

 

 

 

 

Pause pique-nique dans un champ, la grande famille s'installe et partage ses victuailles. Nous nous occupons de nos trois nouvelles filles et veillons à ce qu'elles mangent correctement.
Un gros taureau blanc nous guette... Personne n'ose le défier et la barrière qui l'empêche de venir nous voir est fort rassurante.
 
 

En route la troupe !

Le sentier relie les villages entre eux, il est bordé de fleurs. Chacun suit son rythme mais nous essayons de rester assez groupé. Hélène ferme souvent la marche car elle s'occupe des plus jeunes qui traînent la patte.

 

 

 

 

Le décor change et on aurait presque l'impression de se marcher aux Antilles. Le chemin, un peu moins bien entretenu, laisse pousser des herbes plus hautes que Lily.
 
 
A Mosteiro, après 4 heures, de marche, on décide de rentrer. En stop bien sûr ! Nous avons besoin d'eau car sous le soleil nos réserves ont fondu, une vieille dame nous invite dans sa cuisine avec un grand sourire. Les villageois sont tellement accueillants, c'est appréciable.
Le soir nous mangeons au restaurent tous ensemble. D'autres équipages nous ont rejoint, nous occupons presque toutes les tables et surtout nous faisons un raffut terrible. Désolé pour les autres clients qui pensaient se faire un petit restaurant tranquille en amoureux !!!

 

 

jeudi 10 juin
 
Voici Mambo One, le cata super rapide ! C'est un Freydis de 15 mètres, un plan d'Erik Le Rouge. Ils ont mis 10 jours pour arriver depuis les Bermudes.
A bord, les parents, les garçons et la grand-mère. Partis en même temps que nous pour un tour du monde, ils ont décidés un peu avant Panama de rentrer en bouclant le tour de l'Atlantique. Le voyage ne s'accordait pas avec les cours des enfants, et un tour du monde, c'est long, même sur un bateau rapide.
 


Voici un tout autre bateau, un ketch en bois, peu équipé, sur lequel la vitesse est un facteur beaucoup moins important. Un bon mois pour arriver ici depuis la Guadeloupe : ils sont contents.

 

 

 

   

Le mouillage de Lajes est sous le soleil aujourd'hui. Madéo prêt des rochers, se repose encore de sa traversée. La falaise abrite de nombreux oiseaux le soir, ils arrivent dès qu'il fait nuit et piaille pendant une bonne heure. Ce sont sûrement des pétrels mais nous n'en saurons jamais vraiment sûr, faute de les avoir vu de jour !!!

 

Ci-dessous, l'église du village devant laquelle nous passons chaque jour.

 

 

 

 

 

Seconde sortie chasse pour Antoine, Hélène l'accompagne, brrr, l'eau est froide !

Les prises ne seront pas nombreuses, heureusement qu'Hélène ramènera quelques photos d'actions pour remonter le moral du chasseur.

 

 

 

 

La faune et la flore sont bien différentes, et l'eau trouble ! Les conditions ont bien changé. Par contre, le chasseur tire toujours dans le mille.

 

 

 

 

 

Bonne surprise en milieu de plongée : voici Zed qui arrive ! On ne les avait pas revu depuis le Cap Vert ! Ils sont avec un autre Outremer, Mimosa. Et sur les deux catas: pas d'enfants à bord, ils sont rentrés en avion depuis Saint Barth et rejoignent les parents sur Faial, une autre île des Açores. La traversée retour est plus acrobatique et bon nombre d'équipages décident de ne pas y mêler les enfants. C'est une solution onéreuse mais sage.
 

 

Repas de retrouvailles avec les Outremer Zed, Imagine, Kadavu et Mimosa, et ... Madéo. Nous avons gagner le droit de rejoindre le club privé des gros catamaran: c'est notre jeune âge qui a séduit. On déguste un bon pavé de viande en l'honneur des derniers arrivés.

 

 

vendredi 11 juin
 

Lever tardif, et encore un peu plus pour Antoine, avant de se lancer dans une grande opération rinçage à l'eau douce de tous nos cirés et coussins. On en profite pour faire un plein d'eau avec les bidons de Lou Virus. On récupère une météo et on déjeune sur Kadavu : Yannick a fait le plein de produits frais car le ferry de ravitaillement est arrivé aujourd'hui : fromage, salade verte et tomate, c'est simple et on se régale.

Charles et Alec interrogent avidement Antoine sur la chasse sous-marine et les techniques de pêche... Une sortie est prévue avec les fusils enfants.

Cet après-midi, nouvelle balade aux cascades, on est une bonne vingtaine.

 

 

Départ en stop, évidemment, et un pick up s'arrête pour charger une grosse partie de la troupe. Un second pick-up emmène les derniers.

On se retrouve tous sur le départ de la promenade : une photos du groupe d'enfants immortalise cette nouvelle famille de neuf bambins.

 

 

 

 
La balade débute par une descente acrobatique sur chemin de pierres glissantes. Les arbres nous entourent et quand ils ouvrent leurs portes c'est pour nous offrir une première vue sur les cascades. Petite pose rafraîchissante au bord d'une fontaine avant de finir la descente vers le village.
 

Hélène s'occupe toujours des enfants, le sourire aux lèvres...

Le village a gardé de nombreux toits de tuiles anciennes. Noyé dans la verdure, la vie doit y être calme et agréable. Nous ne croiserons pas grand monde, mais tous nous adresse un bonjour ou un petit bout de conversation.

 

 

 

 

 

 

 

La grande famille est toujours intéressée par les églises. La ribambelle d'enfants s'engouffre à l'intérieur. Yannick maintient l'ordre et aucun ne perturbe cette visite. L'intérieur est très joli, coloré, brillant, simple.

 

 

 


Les épis de maïs sèchent au soleil.

Sur la place publique nous étudions la suite du parcours. Hélène mène la danse avec ses cartes et guides. Nous poursuivrons vers les cascades par des sentiers assez courts. Le temps de passer le mot, nous nous remettons en chemin.

 

 

Une partie du groupe rentre à Lajes, nous continuons vers les cascades.

 

 

 

Avant d'emprunter le sentier nous faisons une pose culturelle. Découverte d'un moulin à eau... Les enfants sont ravis et descende tous sous la maison pour observer les calebasses qui servent de moulin.

 

 
 
Le sentier grimpe dans une végétation luxuriante. Mousses, fougères, fleurs, arbustes et arbres, à tous les étages vous êtes sous le charme. Et surtout vous êtes isolés du trésor dont vous vous approchez.

 

 

 

 

 

~ Les Cascades ~

 

 

 

A la fin de la grimpette nous tombons nez à nez avec les cascades. De près c'est beaucoup plus impressionnant. Des dizaines de petites cascades ont apparus, elles tapissent les parois rocheuses et se faufilent dans la verdure.

 

 

Au premier plant nous avons un lac, un vrai miroir. Les chutes d'eau se reflètent parfaitement et l'illusion d'optique est troublante.

 

 

On est époustouflé par la beauté du site. Les enfants ont envie de se baigner, mais il est temps de rentrer. (Sur la photo ci-dessous, nous sommes au bord du lac, devant nous c'est le reflet de la montagne)

 

 

 

 

Le stop est un peu plus long que d'habitude, faute de passage. Il nous faudra revenir par la route jusqu'au village ou l'on nous a déposé. Et le pick-up qui nous avait emmené jusqu'ici sort de chez lui et nous ramène exprès à Lajes.

 

 

 

samedi 12 juin
 

Journée tranquille sur Madéo, on décide de partir demain pour Corvo, Yakwa sera de la partie.

Le soir, repas tous ensemble au restaurant, c'est une belle tablée de navigateurs.

 

 

 

 

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