Açores - Corvo avant | après
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Date d'arrivée : 13 juin
Date du départ : 14 juin


dimanche 13 juin
 

On se lève à 7h, un peu plus difficilement pour Antoine qui a veillé tard au bar avec Geoffroy, José et son équipier.
D'ailleurs, le mouillage est bien calme ce matin, Hélène rend quelques CD à Lou Virus et passe voir Yakwa qui doit encore faire un plein d'eau avec des bidons.

Antoine s'amuse pendant une bonne heure à rattraper son retard de vaisselle, Hélène range le bateau, et on lève l'ancre à 9 h, sans attendre Yakwa qui a un problème avec son guindeau électrique : la télécommande est noyée.

Quelques têtes émergent quand Madéo longe Zed et Lou Virus. On se donne RDV à Horta dans une semaine.

 


Nous passons devant Santa Cruz et son port quasi inaccessible.

 

La mer est lisse, sans vague. Il n'y a pas de vent, on avance au moteur à 6 noeuds. La brume s'épaissit, Hélène bricole sur le PC en surveillant le radar. Antoine termine sa nuit à l'extérieur.

Yakwa a réparé, asséché et est reparti, on communique à la VHF : on avance à la même vitesse.

 


Myriade d'oiseaux sur la mer plate : ils se reposent en attendant un banc de poisson.

 

 

 

Corvo apparaît, le mouillage est au Sud, sur Porto Novo. Un bateau est déjà là, il repartira dans la journée.

A midi, on mouille par 6 mètres de fonds, dans des cailloux. Les douanes sont déjà sur le quai. On met vite l'annexe à l'eau, Antoine fait les formalités sur le capot du véhicule. La personne qui s'occupe des touristes ne va pas tarder à arriver, prévient le douanier. En effet, après quelques minutes, Fernando arrive en 4x4. Pour 5 € par personnes, il nous emmène au cratère de Corvo, le plus beau site de l'île.

Fernando nous avouera dans la journée qu'ils surveillent à tour de rôle les arrivées de voiliers avec le douanier, en se prévenant par téléphone portable !

 

En attendant Yakwa, Antoine vérifie ou s'est crochée notre ancre. Bien emmêlée dans les rochers, elle risque de nous embêter...

 

 


Le mouillage de Corvo : face au seul village de l'île sur fond de caillou de mauvaise tenue. Un mouillage de beau temps !

 

 

 

A 14h, nous voici avec Cathy et Rodo dans la voiture de Fernando. Il parle un peu anglais et bien espagnol : Cathy sert d'interprète. Il aime son île, mais faire le taxi n'est pas son seul métier... Première surprise, il nous arrête devant sa boite de nuit en plein air : Entre deux parcs à vaches, entourée de petits murets de pierre, voici l'installation.

La piste de danse est au milieu du gazon, le bar en jolies pierres, la sono derrière des touffes d'herbe... Ambiance champêtre garantie. On aurait aimé voir ça, mais il n'ouvre qu'en juillet août.

Arrêt suivant : Fernando nous présente son cheval. Il en a quelques uns, ainsi que des vaches. Hélène se dévoue pour grimper à cru sur le gentil animal, les autres se désistent lâchement.

 

 


Nous voici au cratère. Fernando nous donne RDV au bar en fin de soirée. On décide de descendre dans le cratère déjeuner près des lacs.

Le paysage est saisissant : ........

 

 

 

 

La descente est agréable, les vaches nous regardent d'un air ahuri. On déballe le pique-nique au sommet d'un petit vallon, entouré par les lacs.

On est les seuls touristes...

 

 

On attaque la remontée du cratère en milieu d'après-midi, arrivés en haut, il nous reste 6 km de route pour rejoindre Villa Novo.

La brume tombe, on commence à peine à marcher que voici Fernando qui arrive en voiture pour nous redescendre. On hésite un peu car on voudrait marcher. Il nous propose de visiter d'autres coins de l'île, on n'hésite plus !

 

 

Première visite bonus : la réserve d'eau de l'île. Antoine découvre un nid caché sous un caillou. A qui appartient ces oeufs ?

 

 

Voici les parcs à chevaux, puis un village abandonné, et ici la cachette de village, ou l'on enterrait les bijoux quand les pirates arrivaient.
 

Clou de l'expédition, le verger du Président du village, à qui l'on emprunte quelques succulentes oranges. Fernando est tout content.

 

 

 

   

Il nous emmène faire une dégustation de fromage à la coopérative, propose de faire ouvrir le supermarché si on en a besoin. Un passage au bar des pompiers, avec Internet gratuit, une commande de pain dans la boulangerie et nous voilà dans le resto le moins cher de l'île, le sien (nouvelle surprise), ou l'on nous sert une viande avec des frites pour 5 €.

Bonne surprise, la télé diffuse le match France Angleterre, on assiste en direct aux buts de Zizou. Youpi !!!!

 

 

L'infatigable Fernando passe nous chercher pour nous ramener au bateau, il y a 200 m jusqu'au port, mais il n'aime vraiment pas marcher et est persuadé que nous non plus. Il en profite pour nous emmener voir l'aéroport et les deux moulins de l'île.

Épuisés, on rentre enfin au bateau. Antoine s'aperçoit que la chaîne s'est complètement emmêlée dans les cailloux et qu'il n'y a plus de mou. Avec la marée montante, on risque de piquer du nez. Un pare battage est attaché à la chaîne à une dizaine de mètre du bateau, ainsi une partie du mouillage reste en suspension et laisse du mou à Madéo.

 

 

 

lundi 14 juin
 
  Les récifs, peu après le port.

La journée commence bien : il faut remouiller sur le sable, pour partir plus facilement plus tard. Hélène se prépare à plonger, car la chaîne est bien emmêlée. On commence à relever, Antoine tire, Hélène à la barre tente de tourner autour des cailloux. En 10 minutes, on a relevé le mouillage : pas besoin de plonger !

On passe au cybercafé, gratuit ou sponsorisé par les pompiers, puis à la boulangerie.

 

 

On retourne voir les moulins de jour pour visiter l'intérieur. Ils servaient à moudre la farine.

Bien sur, Fernando arrive dans le quart d'heure, et nous explique le fonctionnement. Il insiste pour nous offrir un café, mais on doit vraiment partir si on veut arriver demain avant la nuit à Graciosa.

 

 

 

 

A droite, le système pour pivoter le toit et les ailes du moulin.

Ci-dessous, les pierres qui mouent le grain.

En bas à droite, le système d'engrenage qui entraîne les pierres.

 

 

 

Après de longs palabres et des au revoirs chaleureux, nous quittons Corvo et Fernando sans avoir pris ce dernier café... L'annexe est hissée sur le bateau, la voile vérifiée et c'est parti.

On laisse Corvo à dans un grande agitation, un bateau de ravitaillement est au port, chacun vient charger son pick-up.

 

 

 

 

 

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