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| Date d'arrivée : 15 juin
Date du départ : 18 juin
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| mardi 15 juin |
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| Nous quittons Corvo pour Sao Jorge...
Le vent et le temps ne sont pas terribles, un petit coup de pêche
pourrait remonter le moral des troupes. Un champ d'oiseaux mitraille
l'eau devant nous... Des poissons, des poissons partout, des poissons
par millions... Les pétrels plongent tellement souvent que
les sardines ne doivent plus savoir où se mettre. Et surtout,
les thons sont sûrement à l'affût pour grignoter
tout ce qui sortira du groupe. A nous de trouver ces grosses bêtes,
de leurs proposer un petit encas au poulpe et de les ramener à
bord. Et bien nous y sommes presque arrivés mais la dernière
étapes nous a résisté jusqu'à mettre
hors d'usage trois de nos lignes. Un thon énorme rode autour
de nos lignes, quand il attrape un des leurres, il saute à
moitié hors de l'eau et forme un bouillon impressionnant.
50,100K, nos hameçons ne résistent pas à la
traction, les lignes se tendent, sortent de l'eau, le poisson apparaît
au bout et hop le poulpe lui échappe. Quand nous remontons
la ligne, l'hameçon est droit comme un "i". Notre
thon fera la même chose avec toutes les lignes. Nous ne sommes
pas monté assez gros !!!
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Yakwa, un Sun Fizz dériveur,
marche bien. Il nous distance peu à peu par ces petits airs
: on avance à moins de 3 noeuds à la voile, on décide
de mettre le moteur, puis de l'enlever, puis de le remettre... Au
loin, Yakwa se fait doubler par un cargo, le zoom nous montre la
réalité, nous sommes vraiment petit à côté
de ces masses de ferraille. Le mât n'arrive pas au niveau
de la cabine et la longueur du bateau est dérisoire devant
ce cargo.
La nuit n'est pas très agréable, dans une petite
nav' de 24 h, on n'a pas vraiment le temps de prendre le rythme
du bateau. Heureusement qu'il y a le radar, on se repose un peu
sur lui pour dormir de temps en temps. C'est fou comme on a envie
de dormir d'ailleurs !
Au petit matin, on est encore bien loin de Sao Jorge. Le ciel est
gris, il bruine un peu, on est toujours à la moitié
du temps au moteur, sans cesse en train de guetter le cap et le
vent. Ce n'est pas parce qu'il y a des cailloux, c'est juste que
l'on a envie d'arriver au plus vite. A l'approche de Faial, on capte
à la VHF les discussions à Horta. Zed et Mimosa arrivent,
Kadavu et Imagine sont déjà là, on imagine
ces 4 gros catas de 45 pieds (14 mètres de long) dans l'avant
port, ça doit prendre pas mal de place ! |
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Yakwa arrive à Sao Jorge, Rodo nous rassure : il fait beau
! L'île est tout en longueur, assez étroite et montagneuses.
Derrière la crête que l'on longe on image la mer qui
reprend aussitôt. Les derniers bords dans le chenal sont difficiles,
car le vent se met à fraîchir un peu. Les falaises
créent des courant d'air vicieux qui nous surprennent mais
ne sont pas bien dangereux. Le coeur d'Hélène s'emballe
à chaque gros coup de gîte alors on affale tout et
on termine au moteur. Le village est en bas des falaises sur la
droite de la photo. |
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Yakwa est mouillé à
l'extérieur de la jetée, on s'avance et on prend un
corps mort. Ils ont été installés il y a quelques
années pour les voiliers de passage, mais les pêcheurs
du coin se les sont appropriés. On tire un peu dessus, ça
à l'air de tenir. Un gros ketch est aussi sur corps mort
devant nous.
La ville de Vila de Velas est juste à côté,
en pente. Les maisons ont l'air typiques. Rodo rentre juste, il
vient de faire les formalités. On décide d'utiliser
leur annexe pour les quelques jours ici, à la prochaine escale,
on prendra la notre.
On dîne sur Yakwa, un délicieux risotto suisse. |
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Vila de Velas nous
ouvre ces portes. Cette après-midi nous en profitons pour
nous imprégner de cette ville colorée. Un tour rapide
en ville à la recherche de l'office de tourisme, d'une épicerie,
d'une boulangerie et d'un cybercafé. Nous profitons d'une
vue sur les toits rouge et sur le mouillage, Madéo est à
gauche avec Yakwa.
Les tailleurs de pierre travaillent en groupe, petit carré
après petit carré. Ils ont du mettre beaucoup de temps
pour réaliser toutes les rues car elles sont toutes pavées.
De chaque côté, de belles maisons seigneuriales complète
le tableau médiéval.
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| mercredi 16 juin |
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| Après une petite
grasse matinée et une remise en ordre du bateau, configuration
"escale", à 11 h, nous sommes prêts pour
la visite de la ville un peu plus approfondie. On commence par les
formalités, avant de repartir à la recherche du triplé
"office du tourisme superette cybercafé". On furète
pas mal avant de trouver le centre d'information, on se renseigne,
Hélène nous fait un superbe jeu de mime : "Casa
de touristico ?", le M'sieur lui indique un hôtel...
Les filles de l'office du tourisme sont sympas, il y a deux supermarchés
en ville et plusieurs petites supérettes à proximité,
enfin, l'accès Internet est gratuit à la bibliothèque.
On retourne déjeuner sur Madeo une grosse côte de
boeuf au barbecue accompagnée de pommes vapeurs, prêtes
un peu tôt car le feu ne veut pas démarrer. Heureusement,
il y a des Zips sur Yakwa. C'est bon, on ne se lasse pas de la viande,
ici.
Nous poursuivons tous les quatre la découverte de la ville. |

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Pose photo près d'un romantique kiosque à musique
au milieu d'un jardin bien fleuri.
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Le grand jardin public ne mérite
pas forcément de s'y arrêter, ni même d'y passer
! Un peu à l'abandon mais joliment fleurie c'est une pose agréable
et une bonne vue sur le ville. Si vous passez devant faîte y
un tour mais ne le chercher pas trop longtemps. Le sentier qui y serpente
à l'air de continuer vers les hauteurs, cette piste est peut-être
à creuser pour une balade rapide à partir de la ville. |
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| Une des curiosités
de l'île : les piscines naturelles d'eau de mer, formée
par les roches volcaniques. Celle-ci est rectangulaire avec une pente
douce allant de 1m à 2-3m de profondeur. L'eau reste très
fraîche mais les enfants s'y amusent beaucoup. A défaut
de plage, ce sont les roches qui permettent de goûter aux joies
de la baignade. |
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Le deuxième site de la ville est vraiment bien aménagé.
La plage locale en quelque sorte... Des vestiaires, des douches,
des terrasses, des aires pour la bronzette, des échelles,
des surveillants de baignades et un plan qui résume le tout
!!!
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Comme à Flores,
la ville est joliment fleurie. Rose, violet, notre appareil photo
flirt avec les tapis colorés et odorants qui nous entourent.
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Mais le maître des côtes restera toujours la roche
aux Açores; Les colonnes de basalte sculptent la pointe qui
sépare les deux piscines. C'est à la fois lisse et
déchiqueté. L'aspect est curieux, la roche plonge
verticalement et sans accros vers les profondeurs. Je pense que
l'on ne doit pas voir le fond ici d'ailleurs. Il pourrait y avoir
100 ou 200 m juste devant nous !!!
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| Sur une des falaises de
la côte, un arc créé par le basalte et les vagues.
Des petits trésors à peine mis en valeur... |
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On rentre au port, le soleil se couche derrière Pico. Encore
une bonne journée de découverte instructive, de joie,
de rire, de bonheur, vive les vacances... |
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| jeudi 17 juin |
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Il y a pleins de choses
à voir sur l'île, nous avons sélectionné
un peu par hasard la promenade au départ de Rosais vers le
vieux phare. Si nous avons le temps, nous pousserons jusqu'à
une faja au nord est de l'île.
Une faja est un petit terrain agricole proche de la mer, cultivée
au prix d'un rude labeur pendant des siècles. La formation
d'une faja est due à des écoulements de lave depuis
les parties hautes de l'île ou à des éboulements
de terrain provoqués par des tremblements de terre. Les fajas
sont donc entre l'eau et la falaise, ces morceaux de terre sont
à la fois fertiles et isolés... On y cultive des fruits
et légumes, de la vigne et parfois le microclimat permet
de produire des bananes et du café. En 1980, un séisme
a conduit à l'abandon de nombreuses fajas, aujourd'hui, seules
les plus grandes et les plus sures sont encore habitées.
Il y a des fajas sur toutes les îles des Acores, mais c'est
Sao Jorge qui en compte le plus : pas moins de 46 !
On passe à la bibliothèque pour Internet ; en fait,
il n'y a qu'un seul poste connecté, pour toute la ville !
Comme il y a déjà du monde qui attend, on repassera
ce soir. Parfois, on préférerait un cybercafé
payant mais disponible...
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A la sortie de la ville, nous admirons
de loin les restes du cratère du Morro Queimado, un volcan
sous-marin. Puis le stop commence. Après quelques minutes,
un pick-up s'arrête et nous grimpe sur les hauts de Velas,
jusqu'à l'embranchement vers Rosais. Cette fois, Cathy est
avec Hélène à l'avant, notre chauffeur ne parlant
que portugais, Cathy parle un peu. |
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| Et voici la même colline, vue
de l'autre côté : c'est bien un demi cratère ! |
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Nous marchons jusqu'à l'entrée de Rosais. Il fait
bon, le ciel est dégagé, la route avance entre les
parcs à bétail. C'est beau. |
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Une voiture s'arrête
et fait un gros détour pour nous emmener jusqu'au Parc Naturel
de Sete Fontes. Nous sommes en forêt et goûtons la fraîcheur
de la végétation.
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Nous sommes seuls dans ce parc,
nous continuons vers le phare, à l'extrémité
nord de l'île. Le chemin rouge vif trace droit à travers
les près et pâturages. Des haies d'arbres séparent
les parcelles, en arrière plan, on aperçoit les îles
de Pico, puis Faial puis Graciosa. Un concours de photos géométriques
est lancé. |
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| Toujours personnes sur
ce chemin ! Le bout de l'île se montre enfin et le phare sort
de terre. Nous avons marché sur cette langue de terre avec
une mer omniprésente. Nous approchons du bout, l'endroit où
les deux flancs de l'île se rejoignent comme pour former l'avant
d'un paquebot. |
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Nous arrivons après 5 km de marche au phare abandonné
depuis le séisme de 1980, qui a rendu les falaises
quelque peu instables.
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Superbe Mont Pico, sur l'île de Pico. C'est le point
culminant des Açores, et aussi du Portugal. Facile
de faire des photos spectaculaires quand on a un paysage comme
celui-ci.
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Le phare et les alentours sont plutôt lugubres, mais
la vue tout au bout de l'île est impressionnante : Dessous,
des rochers émergent de l'eau transparente, le panorama
alentours permet d'admirer les autres îles.
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Devant, on devine Faial dans les nuages. |
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| Nous pique-niquons dans un pré
face à Pico et devant la mer. C'est tellement agréable...
Pendant le retour, une camionnette d'entretien des antennes pour téléphones
portables nous ramène jusqu'à Velas. Nous sommes tous
les quatre debout à l'arrière, s'accrochant aux armoires
de matériels. C'est assez épique et ce sera encore un
bon souvenir. |

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De retour à Velas, nous passons
au supermarché et sur internet. L'ordinateur plante sans cesse,
la connexion est mauvaise, c'est vraiment très désagréable...
Après un dernier tour vers les piscines naturelles, nous rentrons
sur nos bateaux. |
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La journée se
termine par une petite partie de chasse sous-marine pour Antoine
et Rodo. Hélène prend des photos.
L'eau est claire et poissonneuse, mais aussi pleine de méduses.
Vraiment pleine, à tel point qu'il est difficile de les
éviter. Heureusement nous sommes bien couvert et nous sortirons
de l'eau sans brûlure. Les poissons se rassemblent par espèce
et se baladent dans leur espace réservé. Chaque endroit
présente une nouvelle espèce et une technique de chasse
adaptée. Sur le plateau où nous plongeons, les profondeurs
sont correctes (10m) mais c'est un gouffre qui entoure notre zone
de chasse. L'eau est très claire mais le fond n'est pas visible.
Antoine fera quelques tentatives de descente mais les grosses pièces
qu'il peut apercevoir filent trop vite se cacher vers les fonds
fort sombres.
Rodo de Yakwa attrape ces premiers beaux poissons. Il n'est pas
très rassuré par les méduses mais il vise dans
le mile 2 ou 3 fois. |
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Saupes (10 à 20 cm) |

Gobies (15cm) |
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A la fin de la partie de chasse,
Antoine croise un banc de barracuda, peu craintif et surtout très
nombreux (une bonne cinquantaine). Calmement, le banc s'approche,
curieux. Antoine a déjà repéré les deux
plus beaux... il vise le plus proche. Pfitt ! Touché !
Un beau trophée !
Le bara est ramené sur l'annexe, Antoine repart avec Rodo
pour retrouver le banc, vainement. |
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Méduses (8cm de diamètre) |

Méduses (2 m de long avec les filaments) |

Etoile de mer (25 cm) |
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| vendredi 18 juin |
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7 heures, départ pour Horta,
sur l'île de Faial. Horta, c'est le passage obligé
pour tous les navigateurs qui traversent vers l'Europe. C'est le
port le mieux protégé des Açores et Faial est
au milieu du groupe d'îles centrales.
A Horta, tout le monde se retrouve au bar chez Peter, pour se raconter
la transat, et préparer la dernière ligne droite.
C'est incroyable de retrouver presque tous les équipages
que l'on a rencontré depuis Madère, un à un...
Et comme on est sur les pontons, c'est facile de passer de bateau
en bateau. On se prépare à retrouver Lou Virus, Zed,
Imagine, Kadavu, Mimosa, Amate, Malo Ciao, Mambo One, Risorius,
Fidelio, Obélix... que l'on entend à la VHF depuis
Sao Jorge.
Horta, c'est aussi le rendez-vous avec nos équipiers : Gaëlle
et Seb arrivent lundi et Rémi mercredi.
Bon, on lâche le corps mort, Antoine relève l'ancre,
aidé par le moteur. Hélène évite les
bouts flottants qui traînent autour du bateau. Yakwa nous
suit. |
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| On hisse rapidement les voiles
: grande avec 2 ris, que l'on n'a pas ôté depuis la
dernière navigation, et tout le génois léger.
On avance bon train au grand largue, Yakwa est loin derrière.
Mais,... l'écart se resserre.
Antoine : "- je peux enlever les ris ?"
Hélène : "- Après le petit déjeuner,
on ne fait pas la course !"
Bon petit déjeuner : Yaourts, croissants, pêches et
oranges. Puis Antoine hisse les deux ris avec du mal, la drisse
doit mal passer là-haut dans les poulies. Il va falloir grimper
en haut du mat.
Antoine fait tout ce qu'il peut, il tangonne le génois,
met les voiles en ciseau, mais Yakwa fini par nous rattraper. Le
vent commence à tomber. Hélène prend quelques
photos de Yakwa sous voile, en communicant par VHF :
- "Yakwa pour Madéo, tu peux serrer au près
et venir sur mon tribord"
- "Yakwa pour Madéo, approche-toi, je vais vous prendre
avec le Mont Pico dans le fond"
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On triche un peu au moteur pour bien
cadrer les photos. Et en fait, on doit garder le moteur, car le vent
tombe totalement. Il reste 12 milles, que l'on fera au moteur. |
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