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| Date d'arrivée : 18 juin
Date du départ : 23 juin
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| vendredi 18 juin |
On sent de bonnes rafales entre
Pico et Faial, le vent s'établit à 15-20 noeuds dans
le nez. On arrive enfin au port, les pare battages et les amarres
sont prêts, on affale rapidement. Pascal de Malo Ciao nous
indique une place devant lui : On laisse Yakwa faire sa manoeuvre
et on se met à couple d'eux. On est le troisième bateau
à couple. Manoeuvre un peu chaude car Hélène
arrive un peu vite à 45 degrés pour éviter
Malo Ciao, mais Geoffroy de Kadavu et Rodo arrête Madéo
à temps. De bonnes amarres sur Yakwa et sur le quai et ça
y est, on est calé.
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On commence a faire
un petit tour des pontons, mais on est vite arrêtés
par les autorités du port : "Hi, is it yours, the blue
boat ?". OK, OK, on va faire les formalités.
Ils sont bien renseignés ici ! Le premier douanier dit à
Antoine :"Ah c'est vous qui êtes passé à
Corvo puis Sao Jorge !".
Après quelques apéros, on se retrouve sur Madéo
pour déjeuner. On est à couple de deux voiliers, qu'il
faut enjamber pour rentrer chez nous. Antoine annonce la bonne nouvelle
à Hélène : il faut bouger, il faut aller sur
le quai visiteur à l'intérieur ! Après la manoeuvre
périlleuse de ce matin, Hélène n'est pas du
tout enchantée.
On se met d'accord avec Yakwa pour bouger nos bateaux l'un après
l'autre, Rodo nous filant un coup de main puis Antoine les aidant.
A trois, la manoeuvre est vraiment plus simple.
On se retrouve maintenant dans le port, à couple de trois
bateaux étrangers et surtout très loin des autres. |
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| samedi 19 juin |
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On apprécie
énormément cette première journée au
ponton, le dernier port date des Canaries, il y a ... plus de 8
mois ! Le ponton, c'est la liberté, chacun peut vaquer à
ses occupations en ville, au port, sans la contrainte du dinghy
! Et les douches : des vraies, avec de l'eau chaude à volonté,
la marina fournit même le savon et des grosses serviettes
blanches toutes chaude. Ahhh.
Le vélo est sorti, il facilite les allers retours entre
ponton, et amuse beaucoup les enfants. Ceux ci sont heureux comme
tout, ils se retrouvent tous ! Grand ménage sur Madéo,
Marilou de Lou Virus et Agathe de Samos sont embauchées pour
l'occasion.
Antoine commence son dessin sur le ponton. C'est une tradition,
chaque bateau laisse sa trace à Horta.
L'apéro est sur Malo Ciao ce soir puis le resto en ville,
Antoine fini la soirée chez Peter (photo de droite) avec
José et son nouvel équipier pour la transat (photo
du dessous).
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| dimanche
20 juin |
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Il fait beau ce matin,
Gaëlle et Agathe arrivent juste à temps pour le petit
déjeuner et le pliage des trois grosses machines à
laver. C'est vraiment pratique des enfants !
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Dans l'après-midi,
Antoine s'occupe de l'ancre de Silence. Il a du la laisser au fond
et couper un bout chaîne car son guindeau n'arrivait plus à
la lever. Habillage complet pour plonger dans le port. L'eau est en
fait assez claire et l'ancre est à moins de 10m de profondeur.
A la première descente, Antoine a déjà presque
démêlé l'ancre qui s'est enroulée dans
une chaîne de cargo. Elle ne serait jamais venue en tirant de
la surface mais au fond le travail est assez simple. Un coup de clé
anglaise pour dévisser la manille de l'ancre et pouvoir la
remonter à bord de l'annexe sans sa chaîne. Puis au tour
des 15 m de chaîne qui sont aussi lourd que l'ancre. Mon premier
boulot sous l'eau est réalisé avec succès. Nous
avons gagnés une douche chaude, un repas et une bonne bouteille
de Porto... Merci Silence ! |

Madéo |
~ Les peintures des bateaux de passage
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Imagine |

Kadavu II |

Zed |

Lou Virus |
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| lundi 21 juin |
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Gaëlle et Seb
arrivent à Faial ! Ils prennent le relais sur le clavier.
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Je prie la baleine tous
les soirs pour la voir demain
Je prie la baleine tous les soirs pour la voir demain
Je prie... |
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Les Açores: voyage n°2 sur Madéo de Gaëlle
et Seb, 21/06 - 27/06
Tout a commencé il y a quelques mois. Il y a tellement longtemps
que je ne me souviens plus lorsque Gaëlle a envoyé un
mail à Hélène et Antoine en les plaisantant
sur une possible venue aux Açores pour les y rencontrer.
Pour Gaëlle, l'idée est venue quand Total lui a imposé
de prendre des "jours volontaires", des espèces
de RTT supplémentaires. Évidemment, Hélène
et Antoine n'ont pas rejeté l'idée et nous ont transmis
leurs dates prévisionnelles d'arrivée.
Le voyage s'est concrétisé alors que je me baladais
en Nouvelle-Zélande: un autre voyage, d'autres amis, une
superbe occasion de découvrir les antipodes, le pays du fun
et du Seigneur des Anneaux. A 20 000 km de là, la tête
était complètement occupée à assimiler
un large vocabulaire anglais, les différences culturelles,
et à susciter un maximum de rencontres (merci le stop!) quand
Gaëlle m'a annoncé qu'elle avait réservé
les billets d'avion pour Horta, la ville de Faial, une des îles
de l'archipel des Açores.
Le voyage aux Açores a commencé par un stop à
Lisbonne: on pensait que c'était une bonne occasion de découvrir
pour la première fois le Portugal. A l'heure de l'Europe
des 25, il y a tant de pays inconnus que seul le voyage peut nous
permettre d'aborder, qu'il faut profiter de chaque occasion!
Bonne idée donc que de visiter Lisbonne, c'était malheureusement
sans compter sur l'événement footballistique de l'année
2004: l'Euro. Quasiment un mois de rencontres à travers tout
le Portugal, et entre autres à Lisbonne. Les prix se sont
envolés: il semblerait que la répression des fraudes
locale soit consentante pour que tous profitent de la manne financière.
Plus de prix affiché qui tienne! En trois nuits on aura dépensé
150 euros, largement plus que ce que j'aurais pu imaginer. Heureusement,
l'Euro n'est pas qu'une histoire de sous, et on a apprécié
l'ambiance magique que seul le foot peut susciter dans toute la
population: chaque ruelle, chaque impasse, chaque chemin de traverse
escarpé arbore de fières drapeaux portugais aux côtés
des lampions et fanions colorés suspendus pour les fêtes
des saints patrons de la cité. Des dizaines de groupes de
fans arpentent les grandes rues de la Baixa, du Bairo Alto ou de
la Moumaria aux couleurs de leur équipe favorite. Les plus
démonstratifs sont les "rouge et or", les Espagnols,
qui scandent leur victoire certaine sur les Portugais en dernier
match de poule, à grands renforts de chants et de bocks de
bières.... quelques heures et quelques buts plus tard, les
klaxons des Portugais laisseront sans voix les Espagnols jusque
tard dans la nuit. Chaude ambiance! Le goût amer laissé
par l'envolée des prix aura vite été effacé
par l'ambiance et le charme de la capitale portugaise. Une fois
de plus, il faudra revenir pour découvrir véritablement
la capitale, et toutes les autres régions de ce pays magnifique
(si possible après avoir appris le Portugais, même
si la plus grande partie de la population parle l'anglais et/ou
le français).
L'avion nous arrache des festivités du continent en direction
de l'Archipel. Un peu de retard, un équipage avenant, une
météo capricieuse, une piste courte à deux
pas de la mer et nous voilà au milieu de l'Océan Atlantique,
soit disant au coeur du célèbre anticyclone (celui-ci
a dû partir en vacances sur la côte méditerranéenne
parce qu'une pluie fine nous accueille). A travers quelques trouées
on a tout de même pu comprendre que le pays semblait très
vert, et très venté: les champs sont traversés
de haies d'hortensias et autres arbustes plus ou moins importés.
Les maisons ressemblent à toutes celles qu'on croise en Bretagne,
ou en Irlande: petites et basses, généralement blanches
avec des pierres apparentes sombres, et une couleur pour les encadrements
de portes et fenêtres. On est très loin de Lisbonne
et de ses terrasses ombragées. En quelques minutes de transport,
on est à la marina d'Horta: puisque Madéo semble changer
régulièrement de ponton, on va se renseigner à
la capitainerie. Finalement, on tombe par hasard sur le voilier
Malo Ciao et son logo Voiles Sans Frontières. On sait que
ce sont des amis de Madéo: cela ne manque pas, le "capitaine"
prévient par VHF (le célèbre canal 77) Hélène
et Antoine que les nouveaux équipiers sont arrivés.
Ni une, ni deux, Antoine nous rejoint en vélo le long des
pontons. Attention aux glissades sur les peintures fraîches.
Ici, la tradition veut que chaque bateau de passage au port d'Horta
immortalise sa venue par une fresque témoin de son périple.
Le vélo a bien vécu, c'est plus ce que c'était
Shimano, mais bon le capitaine de Madéo est en pleine forme,
le teint hâlé des grands navigateurs…Nous qui
croyons avoir bronzé en cheminant dans les rues de Lisbonne,
on a encore du chemin à parcourir !!!!
Madéo n'a pas pris une ride. Il paraît moins imposant
que dans le port de Concarneau, ses voisins sont plutôt costos,
mais il se défend bien, ici il n'y a pas vraiment de bateaux
du dimanche, ça répare, ça astique car derrière
il y a encore des miles à parcourir et les dépressions
entre les Bermudes et Açores ont fait mal.
Mais il manque la femme du capitaine dans toute cette description…Toute
bronzée et resplendissante, la miss nous accueille sur le
pont, en jolie robe (et pourtant il pleut !)…
Les sujets de discussion se mélangent : aléas pendant
la transat, boulot sur le continent, nouvelles des collègues,
l'ambiance à Lisbonne, la vie à Grenoble…En
parallèle des discussions, on découvre petit à
petit les transformations dans le bateau…Madéo est
un souk à voile, de belles photos sur la coque agrémentent
les récits du périple et si on regarde attentivement
on arrive à dénicher des toiles en provenance du Sénégal,
des chaises africaines nichées par ci par là, des
chapeaux traditionnels, des éponges de mer solidement accrochés
au plafond sans parler des bouts de bambou disséminer un
peu partout. A son habitude, Hélène nous mijote un
bon petit repas…Les odeurs envahissent le bateau et nous font
oublier le panier repas peu alléchant servi dans l'avion.
Une potée des Açores pointe son nez. Pour accompagner
ce repas, rien de tel qu'une bonne musique portugaise (Fado).
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Bon, ce n'est pas tout mais il faut
s'activer. On laisse les gars s'occuper du gasoil, pendant qu'on
s'apprête avec Hélène à remplir le garde-manger
en passant par le cybercafé. Le supermarché est assez
basique, l'entrée se repère par un stand Euro 2004,
eh oui même ici le foot a trouvé des supporters, je
reste tout de même ébahie devant les étalages
de morue salés. On se fait plaisir en achetant un peu les
produits régionaux et du bon vin, aie les sacs vont être
lourds.
Au cybercafé, grand événement, Hélène
passe la première annonce de vente du bateau Madéo
(Avis aux amateurs).
C'est déjà l'heure du goûter, dégustation
sur le pont de pastis de Belém (spécialités
de Lisbonne), nèfles, chorizos locaux, le tout accompagné
d'un bon thé des açores.
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Accident de vélo. Sans commentaire... Le mystère
reste entier. Pour le récupérer, la gaffe plus une
rallonge feront l'affaire. Heureusement que l'eau du port est clair
sinon il aurait fallu plonger !!!
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Shipchandler de Faial : une nouvelle
bosse de ris (second ris) et une réparation du pilote automatique
pour Madéo.
La folie du foot nous reprend pour la soirée avec le France
Suisse qui réunit bon nombre de marins à la marina.
Malheureusement pour les Suisses, les vieux de 98 prennent le dessus. |
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| mardi 22 juin |
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Vue de Faial dans la brume
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On dort toujours
aussi bien sur Madéo. Aujourd'hui, tour de l'île
en voiture de location. Le temps s'y prête-t-il ? Plafond
nuageux bas, crachin, vent… on ne voit pas grand chose,
et on passe plus de temps dans la voiture qu'à se balader.
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| Du cratère profond de
500m et de l'épine dorsale volcanique, on ne verra que
les panneaux explicatifs. De temps en temps, le brouillard nous
laisse entrevoir les haies d'hortensias et les prairies vertes.
Pas de culture intensive ici ! Quelques vaches de ci de là,
un paysan pour discuter avec l'une ou l'autre. |
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Nous retrouvons la mer et une cale de mise à l'eau qui ne
doit pas servir souvent. La mer blanchit toute la zone et rend impossible
tout accostage sans danger. Mais nous ne sommes pas ici pour cette
cale ! Le bout de l'île où nous allons n'existait pas
il y a peu temps... Un volcan s'est réveillé et à
verser tant de lave que la côte s'est avancée de plus
d'un kilomètre.
Capelinhos nous dévoile ses étendues de cendres et
de laves. Paysages lunaires noir et rouge, un sanctuaire idéal
pour les mouettes et leurs nids : Antoine en fera l'expérience
alors qu'il cherchait quelques cailloux pour la collection de Madéo.
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Poussière,
terre friable, roche de toutes les couleurs, dessin étrange,
le paysage nous laisse sans voie de nombreuses fois.
Le phare sur la gauche (et ci-dessus) était utilisé
auparavant, la falaise à ses pieds plongeait dans l'eau.
Aujourd'hui il trop loin de la côte pour servir de balise
!
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Du haut du volcan, les
couleurs sont très contrasté : rouge, noir, vert et
bleue... Quel tableau !
La descente sera très rapide. Imitation de ski sur pente
raide de cailloux, les chaussures souffrent mais les glissades procurent
de bonnes sensations aux deux garçons. |
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| L'éruption du volcan
a fait pas mal de dégâts sur l'île. Entre autre,
ce phare qui de loin peut paraître en forme... Mais de prêt,
c'est une catastrophe, une vraie ruine. Reste t-il des phares sur
l'île ? |
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On continue le long de la côte ouest. Au niveau de la mer
il n'y a plus de nuage, l'horizon est dégagé et nous
pouvons profiter des paysages étonnants.
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Quand la mer se fâche, l'accès aux piscines est souvent
interdit. Les remous pourraient rouler les baigneurs sur les rochers
et personne ne peut résister à la force de l'eau. |
Toujours pas de plage, mais des endroits aménagés
pour mettre les embarcations à l'eau et permettre aux baigneurs
de profiter des piscines naturelles sans laisser la moitié
de leur pied sur les rochers coupants.
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Tout au long de ces deux
premiers jours, on remarque que Madéo et ses habitants ont
fait connaissance avec de nombreux autres navires. On découvre
en chair et en os les marins de bateaux aux noms déjà
familiers grâce au site Web : Malo Ciao, Zed, Glazik …
Au port, les échanges sont incessants. On prend l'apéro
chez Didier et Valérie et leurs 3 filles alors qu'on faisait
route vers un resto. C'est l'occasion de découvrir une famille
d'aventuriers, partager leur expérience et leur vision de l'avenir.
Quelle source d'infos pour le jeune couple ! Les filles font forte
impression : l'aînée s'organise ses sorties avec les
copines (maquillée ou pas finalement ?!), les deux autres jouent
sagement, mais quels caractères !
Le soir, dégustation d'une spécialité locale
: pierrade de viande et poisson, délicieux.
Il se fait tard, mais Hélène se fait pressante : elle
met à contribution les deux hôtes de Madéo pour
la rédaction du journal de bord. Comme d'habitude, c'est un
exercice difficile. A qui écrit-on, comment, avec quel niveau
de détails… ? |
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| mercredi 23 juin |
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Le p'tit frère a bien changé : c'est quoi ces cheveux
longs ??? Il a fait du stop depuis l'aéroport avec son sac
à dos de rando, sa valise et son sac de voyage avec munster,
pièce de viande. Il a plus de bagage que Seb et Gaëlle
réuni !!!
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| Ce matin on récupère
Rémi. Il arrive directement de Paris via Lisbonne ; le ciel
est dégagé. Voilà son avion ! |
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Quelques préparatifs, et en avant pour Terceira. Il est
13h passée et on n'a toujours pas mangé. Hélène
concocte un bon repas alors que Madéo tangue sur la houle.
L'île est dégagée aujourd'hui, pas de chance
pour le tour en voiture dans la brume... |
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Ça n'a pas manqué
: Rémi, Gaëlle et moi (Seb) sommes devenus livides en
trente secondes après un passage en cuisine. Même sur
le pont, l'activité est limitée ; les yeux cherchent
un quelconque détail dans l'horizon lointain, les esprits
fuient les noires pensées de la maladie. Le repas d'Hélène
n'est pas vraiment apprécié, sauf par Antoine qui
se gave de sauce. Nous ingurgitons un cachet miracle et quelques
cuillerées de riz. Repos sur une natte...
Le pilote auto tout juste réparé casse de nouveau.
La poisse. Et surtout quelle arnaque, l'axe du moteur s'est désolidarisé
au premier effort (le moteur est neuf) ! |
Nous sommes à la recherche
de la faune sous-marine. Par ici nous avons de grande chance de
rencontrer baleines, cachalots, orques, dauphins... Antoine passe
son temps aux jumelles mais personne en vue.
Enfin, les premiers dauphins pointent leur nez : petit, blanc et
noir, cette espèce se déplace en bancs et saute dans
tous les sens. Ils ne rapprochent de Madéo par contre...
Pas joueur ? Peureux ? Je ne sais pas !
La rencontre suivante c'est un avec un poisson lune. Difficile
de le reconnaître mais à force de passer à côté
au ralenti, on fini par le voir de très prêt pendant
de longues secondes. (C'est lui ci-dessus, bon la photo est pas
top d'accord !) Il a plongé droit vers le fond et nous ne
l'avons pas revu.
Nouvelle rencontre : deux orques nous fonce dessus, ils ondulent
une dizaine de fois avant de plonger à une cinquantaine de
mètres de Madéo.
Nous continuerons en suivant plusieurs fois des dauphins et puis
la nuit nous a surpris. Il est temps de se remettre en route vers
Terceira.
Gaëlle, courageuse, nous a fait un super quart sous une pluie
battante en pleine nuit. Chapeau ! Le vent n'était pas de
la partie et la traversée n'a connu que le moteur pour le
moment. |
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Au petit matin, le skipper hisse
les voiles pour retrouver un peu de calme. Ce ne sera pas une option
extraordinaire.
Seb, en tenue de rando néo-zélandaise traditionnelle
prendra son quart de barre avec plaisir.
60 milles pour une première navigation c'est quand même
énorme, bravo l'équipage ! |
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