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Date d'arrivée : 10 juillet
Date du départ : 16 juillet


samedi 10 juillet

Il est 11 heures du matin, juste le temps de prendre une douche. Hubert et Christiane arrivent à 14 heures.
On passe à la capitainerie, on dit bonjour à toutes les personnes que l'on croise, heureux de pouvoir parler. 3 jetons de douches, 3 jetons de machines à laver. C'est parti pour le grand nettoyage ! On se frotte à l'eau chaude, on se lave les cheveux, quel plaisir ! Les gars sont déjà au bar "Le bout du Monde" pendant qu'Hélène met en route les machines à laver du port, libres et réquisitionnées pour Madéo.

 

"Le bout du Monde", c'est le bar restaurant d'Olivier de Kersauson. Le cadre est vraiment sympa, marin-course au large. On se retrouve autour d'un tonneau est d'une énorme assiette de moule frite. La bière est fraîche, on est bien.
Antoine se renseigne sur le résultat de la finale de l'Euro, le barman met du temps à comprendre, le match s'est déroulé il y a déjà une semaine ! C'est la Grèce qui a gagné.

Hubert et Christiane arrivent peu après... Les retrouvailles sont émouvantes, on se sert dans les bras, on se fait la bise. Christiane les larmes aux yeux "Ah, mes enfants..." !

 

 

Ils arrivent avec des provisions et plein de produits frais, et nous on est déjà prêts à découvrir les voiliers rassemblés pour Brest 2004. On embarque pour un après-midi dans la rade.

Il fait beau, on privilégie le moteur pour plus de confort : on peut discuter à bâtons rompus et aller dans toutes les directions rapidement pour voir les bateaux qui nous intéressent. Naviguer à la voile c'est très plaisant mais nous arrivons tout juste des Açores, la route a été longue et les nerfs d'Antoine ne sauraient tenir face aux risques d'abordages.

 

 

 

~~ Pour le plaisir des yeux ~~

 

 

 

 

 

 

Le Brésil est à l'honneur cette année. Les jangadas sont parfaites pour remonter les courants. La voile doit être aspergée en permanence pour rester étanche à l'air.

 

 

Un privilège rare : entrer dans la Recouvrance en voilier et découvrir les répliques de vieux gréements depuis la mer (avez-vous vu la foule sur les quais ?).

La Recouvrance est un site militaire totalement interdit le reste de l'année, et l'organisation autorise les bateaux visiteurs à entrer et naviguer pendant Brest 2004.

 
L'armada des voiliers école de la Marine Nationale : les deux goélettes soeurs Etoile et Belle Poule, le dundée Mutin et le yawl Grande Hermine.

 

 

Endeavour, le bateau du film: "Master and Commender"

 

 

 

La forteresse de la Recouvrance met bien en valeur les mats. Le site est vraiment parfait pour accueillir ces bateaux de l'ancien temps...

 

 

 

Nous sommes de retour au port. La place commence à manquer alors nous nous sommes mis à couple d'un autre voilier. Remarquez-vous la ressemblance ! C'est un autre Trismus 37... C'est assez magique de se retrouver à côté d'un bateau de la même famille.

Après de nombreux récits de nos aventures et quelques ty-punch, Christiane et Hubert passent la nuit à bord.

 

 

 

dimanche 11 juillet
 
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Marine est arrivée tôt ce matin avec les petites. On profite des jumelles qui ont bien grandi depuis notre départ.

 

 

Nous entamons notre deuxième sortie dans la rade. Il est tôt, les bateaux ne sont pas encore sortis, on retourne alors directement dans le port pour montrer à Marine ce que l'on a découvert la veille et que l'on admirera à nouveau avec grand plaisir.

Rémi s'installe en haut du mat pour prendre des photos.

 

 

Nous entrons dans la Recouvrance, la zone militaire...

 

 

 

 

Brest 2004, c'est aussi l'occasion de voir d'autre bateaux d'exception : les bateaux de course, 60 pieds Open.

Sill Plein Fruit de Roland Jourdain.

Bonduelle de Jean Le Cam.

Marine les connaît bien tous les deux car son mari (Philoun) a navigué avec Jean et Bilou. Ils étaient d'ailleurs tous deux à leur mariage !

 

 

 

 

 

 

 

Les bateaux de l'armée aussi. Ici, c'est un navire britannique (ce n'est pas le même à droite !).

 

 

 

Antoine barre vaille que vaille...  

 

 

Tout au bout de la Penfeld sont amarrés les bateaux de rivière et de marais.

On fait demi-tour juste avant un pont pour revenir dans le port principal.

Irène dort toujours dans le fond du cockpit, Juliette dans le bras de sa grand-mère !

D'autres bateaux d'exception, les Abeilles : des gros remorqueurs défendant les côtes bretonnes et sauvant les marins du rail de Ouessant.

Et encore un bateau mythique pour les amoureux des grands voyages en mer !

C'est Joshua, le bateau de Bernard Moitessier, celui du livre La longue route.

 

 

On arrive vers les gros navires russes, les plus gros de la flotte Brest 2004.

On reconnaît à bord Claude et Jean-Yves, les beaux parents de Marine. Ils sont à bord du "Dar Mlodziezy". Bonne chance pour la prononciation ! Ils semblent si petits sur le pont, et le mât de Madéo n'arrive même pas au niveau de leurs pieds.

 

 

 

Retour tranquille au portant vers le Moulin Banc sous génois seul, Hubert prend la barre.

Tonton Antoine en profite pour chouchouter Juliette !

 

 

 

 

Fin du week-end pour Hubert, Marine et les jumelles en milieu d'après-midi. Christiane, Rémi, Antoine et Hélène vont faire un tour à Brest 2004 côté terre. Le soir, c'est le concert de Miossec et Yann Thiersen, Antoine ne veut pas louper ça !

 

 

 

Miossec : originaire de Brest, il a un vrai public de fans ici.

 

 

Yann Thiersen (bande originale du film "Amélie Poulain")

 

 

 

 

 

lundi 12 juillet
 

Il est temps pour Rémi de rentrer dans les Vosges : Il part tôt en bus vers la gare de Brest, une journée de TGV puis corail l'attend.

Christiane reste avec nous quelques jours, on fait quelques courses et quelques réparations.

La grand voile est étalée sur le quai, on note au scotch toutes les déchirures et les points fragilisés. Le bilan n'est vraiment pas fameux, la voile est morte, partout nous voyons des traces de faiblesse. Des coutures qui ont commencé à lâcher et qu'on n'avait pas encore repérées, il y en a partout. Antoine commence à recoudre car il nous faut bien une grand voile pour aller au Royaume-Uni.

Nous sommes toujours amarrés à l'extérieur du ponton visiteur, du coup on voit tous les bateaux entrer et sortir du port.
Soudain, Antoine reconnaît Enchantement, un superbe voilier en bois, un J8 (véritable pur sang qui gagnait, vers 1920, toutes les grandes régates, ainsi que les Jeux Olympiques si je me souviens bien !!!), skippé par Alexandre, un collègue de notre boulot un peu plus expérimenté.
Nous avions eu l'occasion de visiter son bateau avant de partir, et Alexandre nous avait présenté des amis navigateurs au long cours avec qui nous avions beaucoup discuté de voyage en voilier.
Antoine ne perd pas une seconde, et file aider Enchantement à s'amarrer à couple au ponton. Laura, la femme d'Alexandre, est aussi à bord. Tous deux sont un peu surpris de voir Enchantement déjà amarré sans avoir eu le temps de comprendre qui les aidait ! Antoine se présente, et très vite les mains se serrent.

 

 

 

 

Pendant la couture, quelques vieux gréements passent devant le port et Antoine n'en rate pas une miette... On est quand même là pour profiter du spectacle !

Nous sommes tous les trois invités à dîner ce soir chez Alexandre et Laura. C'est le premier repas dans une maison depuis un an... Le début du retour à la vie terrestre ! En fait, Alexandre est à Brest pour une mission, et nous sommes très très intéressés pour qu'il nous intègre dans son équipe dans quelques mois, Brest, ça nous dit beaucoup plus que Paris ! Mais ce soir nous parlerons plutôt de grands voyages et de beaux bateaux...

 

 

 

mardi 13 juillet

Nous passons tous les trois (avec Christiane) une journée sur les quais de Brest 2004. A terre c'est un gros mélange de touristes mais de nombreux stands méritent un arrêt prolongé. Nous allons voir les bateaux sous un autre angle, peut-être en visiter, éventuellement goûter à de bonnes recettes en écoutant de musiques du monde...

 

Ci-contre, les jangadas : ce sont des bateaux de pêcheurs brésiliens qui vont très loin au large et se faufilent facilement dans les courants grâce à leur fond plat.

 

 

 

Brest, c'est aussi la musique : chants de marins, chants bretons, fanfares, concerts se déroulent dans les allées, entre les stands et sur les scènes.

 

"Banda do Pirata" - Génial !

 

 

Sur les quais, les bateaux se retrouvent souvent par régions car ils sont triés par métier, par style. Forcément adapté à une zone de navigation bien précise.
Sauf les bateaux pirates ;-) !

 

 

On appelle cela se mettre à couple ! Sauf qu'ici il n'y a pas de limite pour le couple : 1, 2, 3, 4, 8, 10,... Tant que l'on ne touche pas la berge en face on peut en mettre !!!

 

 

 

~~ Les visites ~~

 

 

 

Nous avons la chance de pouvoir visiter l'un des deux plus gros bateaux de la flotte, le Khersones. C'est le voisin et presque jumeaux du blanc ci-dessus. C'est un membre de l'équipage, un cadet qui nous fait la visite, c'est génial car il nous explique tout. Il parle anglais avec son accent ukrainien mais on arrive à bien se comprendre. Le bateau est une réplique et n'a que quelques années. Il a franchi le Cap Horn en 2002. Tout le monde en est très fier !

 

 

 

Pour finir, les visites s'enchaînent. Nous avons de la chance... Le temps n'est pas extraordinaire aujourd'hui et les visiteurs ne sont pas très nombreux. Nous pouvons donc sans soucis grimper à bord des unités en tout genre. Bateau pirate et ses occupants, bateaux de commerces, bateaux écoles... C'est la fête, Antoine est aux anges.

 

 

 

 

 

~~ Les voiles ~~

 

 

Les vieux bateaux pirates exposent leurs voiles sur le site de la Recouvrance. Ce sont toutes des répliques mais le spectacle reste de qualité. C'est une chance pour ceux qui restent à terre.

 

 

 

 

 

 

Imaginez les arbres qu'il faut pour fabriquer des mâts de cette taille !

 

 

En arrière plan, le Khersones le trois mâts ukrainien que nous avons visité.

 

 

De beaux contrastes :

- Le maxi catamaran Orange de 37 m de long et plus de 45 m de haut à côté des barques de pêcheurs d'autrefois.

- Le croiseur de l'armée face aux vieux gréements.

 

 

 

 

Et la visite à terre tout de même. Nous la trouvons moins intéressante qu'il y a quatre ans mais toujours instructive. Construction des bateaux suisses du lac Léman (à gauche), harengs fumés à l'ancienne (à droite), les produits laitiers, les races de vaches, les chevaux de travail, les produits bretons, la collection de toiles de mer du festival, les photos d'Afrique, les pirogues en roseaux...

 

 

 

 

mercredi 14 juillet
 

Nouvelle journée à terre : menus bricolages, repos, passage au cybercafé et courses en grande surface.

Dans l'après-midi nous avons l'honneur de sortir avec Alexandre sur Enchantement. Antoine s'est fait beau ! Enfin il a fait ce qu'il pouvait avec les moyens du bord.
Pas de filière sur ce bateau, pratiquement pas de haubanage. C'est l'opposé de Madéo, une bête de course aux lignes élancées. La barre est si légère et le bateau répond si vite...

Nous sommes photographiés de tous les côtés et je crois que le capitaine est très fier de son bateau. Il y passe tellement de temps ! Pour le voir en entier il faudra traîner sur la côte entre l'île de Ré et Brest à la recherche des régates de la célèbre série des J.

 

Nous aurons le droit à un nouveau tour dans le port et à quelques virements de bord calculés au centimètre près parmi les autres vieux gréements. C'est vraiment différent de Madéo !!!

 

Le soir Antoine retourne à terre : Matmata oblige. Les deux groupes qu'il a connus à Brest pendant ses études à l'IUT GEII l'auront accueilli à son retour. Quel honneur ! Ces deux groupes sont en plus originaires de Brest, l'ambiance est torride.

Ce sera aussi la rencontre inattendue avec l'équipage de Joshua. Antoine cherche un bateau qui l'accueillera pour casser la croûte et prendre l'apéro. Pour cela il est parti avec une bouteille de vin rouge des Açores...

Difficile, difficile, Antoine rode mais ne parvient pas à trouver de brèche pour s'inviter dans les réceptions. Et voilà qu'un bateau breton qui organisait une soirée crêpe s'amuse à échanger galettes contre verre de Ricard à l'aide d'un aviron. C'est Joshua qui fourni le pastis ! Antoine a trouvé le bateau qu'il veut visiter.
Il descend les 10 mètres d'échelle pour atteindre les bateaux, enjambe les deux premiers contre le quai pour arriver à côté de son élu. Bien sûr l'équipage le regarde avec de grands yeux :
- "merci pas de touriste, pas de visite
- En fait j'ai un laissez-passer qui vient des Açores, j'arrive tout juste
- Ah, les gars il nous prend par les sentiments, vas y monte, bienvenue !

Visite de Joshua, les cabines, le pont,... Et surtout une bonne soirée avec tout cet équipage de voileux. Crêpes, vin, Ricard, Whisky, et enfin le feu d'artifice sur le gros deux mâts juste à côté qui nous invite. Une fois qu'on est entré les portes sont ouvertes, il faut juste le bon mot de passe pour la première barrière. Merci à l'équipe du musée de la Rochelle pour cette rencontre qui tombe à pique lors d'un voyage comme le notre.

 

 

 

jeudi 15 juillet

Hubert profite de son après-midi libre pour nous rejoindre, on lui montre la grand voile et celle d'occasion que nous avons repéré dans un magasin du port. Nous l'essayons sur Madéo et nous prenons des photos, afin que Philippe puisse donner son avis. L'ancienne n'est pas réparable, il y a trop de travail et elle craquera de tout façon là ou nous n'avons pas renforcé !

Christiane nous quitte, elle rentre à Concarneau avec Hubert.

Pour nous ce sera un feu d'artifice sur Enchantement. Nous embarquons à nouveau pour une sortie spéciale. Nous tirons des bords dans le port sous le feu d'artifice du 14 juillet. C'est beau !

 

 

vendredi 16 juillet
Lever un peu tardif pour la grande parade entre Brest et Douarnenez. Nous avions tablé sur un départ de la flotte un peu plus tard et nous n'étions pas près à partir. Il a fallu rendre la grand voile, payer le port, faire un dernier tour au cybercafé... Et une fois sortie du port, la flotte était partie !!!

 

 

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