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| Date d'arrivée : 27 juillet
Date du départ : 31 juillet
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| mardi 27 juillet |
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Les jours passent et le retour à
terre approche, il est temps de traverser la Manche et de profiter
de Madéo pour découvrir l'archipel des Scilly. La
météo prévue n'est pas grandiose : peu de vent,
pas de soleil, plein de cargos !
Nous quittons Ouessant avec un petit pincement au coeur, nous avons
été séduits par ce groupe d'îles à
l'écart de la société moderne. Nous reviendrons
bientôt c'est promis...
Une dernière photo des phares qui sont tout de même
le symbole de l'île, le ciel est gris, la mer est plate, bye
bye Ouessant. Nous partons pour traverser la Manche, ceci nous paraissait
terrible l'été dernier semble plus facile aujourd'hui.
Le rituel des préparatifs est bien rodé, 24h à
peine pour rejoindre les Scilly, cela paraît si court après
12 000 milles de navigation hauturière... |

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| La météo
n'a pas menti, la traversée est très calme et les cargos
sont bien présents. Par ce temps ils ne présentent que
peu de danger. La collision est pratiquement impossible si nous sommes
un temps soit peu vigilants. Un container doit mesurer 10 mètres,
le cargo doit donc faire pratiquement 200 mètres. Nous sommes
toujours impressionnés par ces bêtes, d'autant plus que
nous les rasons de près en traversant le rail d'Ouessant. |
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| mercredi 28 juillet |
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Nous arrivons de bonheur aux Scilly.
Les oiseaux nous accueillent en planant tout autour de Madéo.
L'objectif de l'escale ce sont les phoques, d'après notre guide,
les barges touristiques se baladent dans les cailloux au sud de l'archipel
pour les observer. |
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| Heureusement que la mer est calme
car il n'y a pas d'abri pour mouiller ici. Nous rôdons dans
les parages afin de trouver un peu de sable et jeter l'ancre. Mission
accomplie... Merci GPS car c'est truffé de roches dans le coin,
ce n'est pas facile de poser le mouillage. |
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Nous ne perdons pas
de temps, on jette l'annexe à l'eau et on commence la visite
par la colonie de cormorans.
"1, 2, 3, 4, 5, 6, il y en beaucoup par ici ! "
"Regarde le rocher là-bas ! Ouaaaaahou !!!"
Nous ne pouvons plus les compter, il y en a des centaines amassés
sur les rochers. Ils sont peu craintifs mais nous nous sommes trop
curieux. A quelques mètres du rocher tout le monde s'envole.
Les cormorans ne sont pas très forts au décollage,
ils rasent l'eau le temps de prendre suffisamment de vitesse. Ceux
qui ne sont pas assez sûrs d'eux choisissent le plongeon.
Ces oiseaux sont de très bon nageur, ce qui nous amuse beaucoup.
Un plongeon canard et ils disparaissent sous l'eau avant de réapparaître
quelques dizaines de mètres plus loin après une longue
apnée.
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Place aux phoques maintenant
! Où sont-ils ? Nous longeons les rochers à la recherche
des têtes chauves et très vite les voilà qui
apparaissent... Ils sortent de l'eau, suivent l'annexe à
distance, nous regardent d'un oeil curieux, se bronzent au soleil
en profitant de la marée basse pour s'allonger sur les rochers.
Les phoques ont vraiment l'air joueur, on voudrait leur jeter un
ballon.
Pendant le déjeuner sur Madéo, ils s'approchent du
bateau, nous regardent droit dans les yeux et nous font craquer...
Je ne sais pas s'ils sont intelligents mais on dirait presque
des animaux domestiques !!!
Nous reviendrons vous voir avec plaisir... |
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~~ Les phoques des
Scilly ~~
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Après toutes
ces émotions nous décidons de poursuivre notre chemin
vers le Pays de Galles. Pourquoi attendre, nous avons été
gâtés dans notre mission "faune des Scilly"
et nous avons du monde à voir à Llanelli. De plus,
nous comptons bien repasser par ici à notre retour.
A 18h nous levons l'ancre et signons notre escale la plus courte:
7h.
Route au nord pour passer entre l'Angleterre et l'Irlande. Cela
nous permet de traverser l'archipel et d'avoir un aperçu
des îles que nous redécouvrirons après le Pays
de Galles. |
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| jeudi 29 juillet |
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Navigation de nuit, après
avoir croisé le bateau phare au nord des Scilly. Il délimite
le rail pour le passage des cargos, tandis que rasons un plateau
affleurant qui a du causer la perte de nombreux voiliers. La nuit
est calme, c'est le moteur qui doit nous aider à franchir
le courant. Nous n'avançons qu'à 4 noeuds mais dans
2 ou 3 heures Madéo filera à 7 ou 8 noeuds à
faible régime. Les pêcheurs ne sont pas trop nombreux
mais nous restons vigilants.
Au petit matin nous attrapons une faible brise. Pour espérer
avancer un peu, nous envoyons toute la toile: grande voile, génois
lourd et génois léger. Ainsi avec le courant nous
atteignons des vitesses très raisonnables...
La baie de Llanelli est enfin devant nous, on s'y engouffre plein
vent arrière. La baie est immense, à marée
basse toute l'eau s'en échappe. Il faut être méfiant
et chercher le lit qui s'est sûrement déplacé
par rapport à notre carte. De plus la marée descend
et la nuit est proche, nous n'avons pas vraiment le droit à
l'erreur. Au loin nous apercevons un gros Zodiac qui sort de la
baie, on se sent moins seul tout à coup ! Il passe à
côté de nous en nous faisons de grand signe. A bord,
tout le monde est harnaché comme pour une mission de sauvetage
: casques argentés, gilets orange et jaune fluos... Les commandos
font rapidement demi-tour et reviennent à nos côtés
! Ce sont des sauveteurs en mer qui sont sortis uniquement pour
nous.
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- "You can not go there ! The see is comming out and
the harbour is closed !!!"
- "Yes we know that, we have a good map and we can stay
on the sand with this boat..."
- "Where do you want to go ? It's dangerous, the dunes
change all the time and the deep changes also..."
- "We come to see some friends in the Wildfowl &
Weatlands Trust, that's ok for us, we have found a good place
for the night !"
- "How deep is your boat ?"
- "Only one meter !"
- "We want to give you a waypoint for a safe place, it
should be ok for your boat..."
- "Ok thank you, I will check on my map..."
- "..."
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| La discussion a duré
longtemps, nous avons enroulé le génois pour ralentir
car c'était difficile de discuter à 6 noeuds avec le
bruit du moteur. Une fois rassurés et après nous avoir
transmis une position GPS pour mouiller en sécurité
cette nuit, ils ont rejoint leur petit port. On s'est senti tout penauds
d'avoir déclenché une mission de sauvetage, pourtant,
on n'avait rien demandé... Quelle surprise après tous
ces milles de retrouver la sécurité de nos pays européens,
on ne vous laissera pas entrer dans la gueule du loup sans vous prévenir
! |
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| vendredi 30 juillet |
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Hier soir nous ne sommes pas arrivés jusqu'au waypoint conseillé,
50 mètres avant nous nous sommes échoués sur
une langue de sable (derrière le bateau sur la photo). Madéo
est resté sur sa semelle, il ne s'est pas couché.
Nous avons pris l'apéritif sur le sable à deux mètres
du sol et pendant la nuit Madéo s'est remis à flotter.
Ce matin nous avons donc déplacé Madéo de
quelques mètres pour regagner les eaux. Le voilà donc
ci-dessus au milieu de la baie à moitié à sec...
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Le programme de la journée,
c'est la réserve d'oiseaux de Llanelli. Nous accostons sur
une barge sur laquelle un dragueur de fond a élu domicile.
Le propriétaire nous annonce qu'il va partir en début
d'après-midi et que notre annexe ne sera pas vraiment en
sécurité, "il y a beaucoup de jeunes dans le
coin"... On accroche tout et on croise les doigts !
En route pour le WWT : à pied, en bus puis en taxi, on arrive
enfin au centre. On retrouve très vite Nigel qui a reconnu
Antoine. C'est la grande surprise, il n'en revient pas. Nigel est
devenu directeur depuis le passage d'Antoine il y a 4 ans.
Les Hopkins qui hébergeaient Antoine à l'époque
partent en Bretagne rejoindre la belle famille de Marine (soeur
d'Antoine) pour les vacances. Nous aurons tout juste le temps de
nous voir avant leur départ.
Pour le moment nous décidons de mettre Madéo dans
le petit port fermé de Bury Port, Nigel connaît bien
le capitaine, il nous a négocié une place. Comme cela
nous serons libres et tranquilles pendant notre séjour au
Pays de Galles. |
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Comme la mer se retire
dans cette baie, le port doit fermer ses portes pour rester à
flot à marée basse. Sur la photo, il vient de les
ouvrir, le niveau de la mer a atteint celui du port et l'échange
peut à nouveau se faire. Les poissons attendaient devant
la porte, ils sentaient que la libération était proche
et que le frigo allait s'ouvrir.
Un seul ponton est à disposition des voiliers. Celtic Cruisis,
un gros voilier qui servait de transporteur aux Antilles est amarré
devant nous. Il sort désormais à la journée
et fait découvrir la faune et la flore aux touristes de passage.
Notre venue fait parler les vieux du coin, nous sommes peut être
le premier bateau étranger à venir dans ce port, nous
sommes sûrement le plus jeune équipage. Tout ceci nous
propulse au rang d'invité parmi cette petite communauté
de marins. On nous interpelle, on nous invite à prendre le
thé, nous recevons nos maquereaux au retour de la pêche
et nous discutons avec les Gallois devant le club nautique. C'est
très tranquille ici... |
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En fin d'après midi, Nigel (du Wildfowl
& Weatlands Trust) et sa famille viennent nous rejoindre.
Visite du bateau et léger apéritif... Il nous ramène
au centre chez Geoff et Erwenn Hopkins, les anciens directeurs du
centre qui habitent toujours là-bas. On nous offre une chambre
pour notre séjour afin de profiter au maximum des oiseaux.
Quel merveilleux endroit et que de gens sympathiques !
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| samedi 31 juillet |
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Nous nous réveillons
au Wildfowl & Weatlands Trust center. L'activité qu'Antoine
adorait le matin c'était le repas des canards. Tout le monde
se réveille, montre son nez et se trémousse pour venir
chercher le grain. L'employé qui tire la brouette était
déjà là il y a 5 ans, nous l'accompagnons à
travers le parc et profitons de ces instants d'activités
pour photographier nos hôtes. Cette partie du centre n'a pas
changé, ce sont les oiseaux qui restent sur place. On leur
a coupé un bout d'aile pour qu'ils ne puissent pas s'envoler.
De nombreuses espèces batifolent dans les mares et nous sommes
seuls pour les observer, le parc n'est pas encore ouvert. La nature,
quel bonheur !!!
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Le soir nous dînons
avec la famille, les enfants ont tellement grandis depuis le passage
d'Antoine. Les chasses aux trésors, les batailles d'eau,
que de souvenirs qui reviennent. Aujourd'hui il faudrait d'autres
activités pour les intéresser ! Chacun raconte ses
petites histoires avant le départ vers la Bretagne.
Comme la gentillesse de Geoff et Erwenn débordent, ils nous
laissent la maison, une voiture et leur maison de campagne dans
le nord du Pays de Galles pendant leur vacances en Bretagne. Nous
ne trouvons même pas les mots pour les remercier... Vive les
Welch (Gallois) !
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