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| Date d'arrivée : 06 août
2004
Date du départ : 12 août 2004
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| jeudi 5 août |
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Un léger vent
nous permet de lancer Madéo au près en direction de
l'île Sauvage, le courant ne nous est pas favorable mais notre
vitesse est correcte. L'ambiance du bord est au beau fixe.
Fixe, enfin pas très fixe car le vent se met à refuser
jusqu'à se positionner pile dans l'axe des Scilly. Tirer
des bords, on adore cela ! La navigation n'est pas trop longue,
alors pourquoi pas faisons un effort pour une fois... On approche
de l'île, on approche doucement de l'île, on approche
trop doucement de l'île. Nous perdons du cap, le vent refuse
encore. On vire, l'autre bord sera meilleur maintenant. Ce n'est
pas vrai ! Près de 160° d'un bord à l'autre, nous
faisons un bord carré !!! Ce n'est pas le vent qui refuse,
c'est le courant qui nous fait de plus en plus dériver !
Effectivement le cap du compas est bon mais la dérive nous
amène en Ecosse... L'île est toujours là à
côté de nous, on devrait s'arrêter et attendre
la renverse.
C'est sauvage, plein d'oiseau, mais Antoine a trop de mal à
changer ses plans pour faire escale. Perturber son organisation
c'est trop lui demander ! Il faudra travailler ce défaut
qui l'empêche de profiter d'opportunité surprise...
Alors on insiste, mais les bords sont vraiment trop carrés.
Volvo, vient à notre aide. On affale les voiles pour tenter
une route directe au moteur. Les vagues font plonger et sauter Madéo,
il s'arrête dans chaque creux et le résultat est pitoyable
: 1,5 noeuds à peine. Nous devons garder de la toile pour
appuyer Madéo et lui donner de la puissance pour franchir
les vagues. Bien sûr nous ne pouvons plus faire une route
directe mais en faisant un bon compromis entre cap et vitesse nous
arrivons à relancer la bête à 4 noeuds à
30° des Scilly. L'île est toujours là c'est décourageant
mais nous devrions maintenant pouvoir la laisser dans notre sillage.
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La nuit tombe et le courant diminue. Nous avons tiré un long
bord vers la côte, guidés par les nombreuses lumières
des villes. Antoine se lance à nouveau dans l'étude
des courants pour savoir quand virer. « Allez on vire »
Le moteur a été mis au repos depuis que le courant
a faiblit et le résultat n'est pas mauvais. Sur ce nouveau
bord on vise presque dans le mile. Plus le temps passe et plus le
courant tourne en notre faveur : 4 noeuds, 5 noeuds, 6 noeuds, 7
noeuds. Enfin on rattrape notre retard et le courant favorise notre
cap en plus.
Par contre le radar commence à sonner régulièrement,
les feux qui nous entourent sont bien des bateaux. Cargos, pêcheurs,
voiliers, la route est fréquentée par ici et nous
sommes en plein dedans maintenant. Le radar est réglé
sur 4 milles avec une alarme à 1,5 mille. C'est peu mais
il y a toujours quelqu'un en veille près à intervenir.
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Un feu rouge sur notre tribord nous suit depuis un moment. Nous
faisons une route pratiquement parallèle et comme nous sommes
bâbord amure, on a tendance à dériver un peu
sur sa trajectoire. Que fait-il ? Cette fois-ci les trajectoires
sont vraiment rapprochées, il devrait passer sur notre tribord
mais il semble que la dérive nous rapproche... Pas sûr
! Pourquoi ne bouge t-il pas ? Il nous rattrape, ce n'est pas un
cargo et nous faisons une route collision... Ce n'est pas sûr,
ça passe. Non !!! Je ne veux pas virer, je ne veux pas abattre
et tenter de passer devant, c'est trop risqué. Je ne peux
pas passer derrière non plus !!! Je dois virer ou essayer
de lofer mais ce sera juste.
Le bateau approche dangereusement maintenant et il ne fait toujours
aucun mouvement pour m'éviter. J'ai presque l'impression
qu'il fait exprès de me viser... Je lance le moteur pour
lofer, je vais gagner au moins 20° cela devrait suffire ! Je
dois barrer pour maintenir Madéo à la limite du virement.
Je peux voir le bateau, c'est un chalutier qui va sur zone, il vient
de derrière, c'est à lui de modifier sa trajectoire
non de non. Mais il ne veut vraiment pas se détourner, je
dois serrer toujours plus le vent. Ce sera juste, supériorité
! Je vois la cabine, quelqu'un est à la veille et sort sur
le pont pour me regarder. Je suis bluffé, ils n'ont fait
aucun effort alors que leur bateau est très manoeuvrable.
« La poisse !! » le génois a pris à
contre, trop tard je n'arriverai pas à rattraper le coup.
Madéo a viré. « Imbécile » Je choque,
pousse les gaz, revire et reprend le génois comme je peux.
Stop le moteur ! Ah enfin tranquille, il m'a stressé celui-là
! Je n'ai pas choisi la bonne solution, je pense que j'ai mal estimé
ma dérive. J'aurais peut être du tenter d'abattre plus
tôt et passer devant lui avec la vitesse ainsi gagnée.
Peut-être éclairer mes voiles pour lui montrer que
j'étais un voilier. Peut-être l'appeler à la
VHF tout bêtement pour connaître ses intentions et s'arranger.
Il n'y a pas eu danger mais je n'avais plus beaucoup de marge de
manoeuvre ni de solution devant moi. C'est comme cela les accidents
peuvent arriver. Si j'avais eu un souci à ce moment là
je n'aurais plus eu le temps de réagir. C'est la seule fois
où nous avons vraiment du nous dérouter pour éviter
une collision, jusqu'à présent tous les cargos l'avait
fait en premier. Moralité il faut toujours rester vigilant,
très vigilant, surtout les routes fréquentées
ou les autres ont leurs habitudes.
Madéo reprend son cap et Antoine sa veille attentive. Le
vent commence à faiblir même si la vitesse reste très
convenable grâce au courant. La résistance sera longue
face au vent qui dégringole mais le courant perd de sa force
et le moteur va devoir prendre le relais. Au lever du jour les voiles
sont ferlées, la mer est calme. Hélène se réveille
et écoute le récit des aventures de la nuit. |
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| vendredi 6 août |
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Hélène a vu quelque chose dans l'eau : un dauphin,
une tortue, un morceau de bois ? Nous ne le saurons pas...
- "Là ! J'ai vu un aileron ou je ne sais quoi... Deux
fois de suite, ce n'est pas un morceau de bois !
- Demi tour, profitons de la pétole pour observer la faune
- A tribord
- Oui j'ai vu
- C'est un dauphin ?
- Non il nage plutôt comme un requin !!!"
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On approche doucement, c'est bien
un requin. Il serpente à la surface, son aileron et sa queue
sortent de l'eau. On arrive à quelques mètres de lui,
il fait bien 3 ou 4 mètres. C'est le premier que l'on voit
en navigation, ce doit être un requin pèlerin. C'est
toujours un plaisir de faire des rencontres inattendues. Splatch !
Il a plongé, il ne le reverra plus... |
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Le vent ne revient pas, nous passons
près des roches affleurantes. Les vagues déferlent
! Combien de bateaux se sont échoués ici ? Elles ne
sont pas balisées, pas vraiment visibles. De nuit les bateaux
doivent prendre large pour assurer.
Les Scilly ne sont plus très loin, il faut étudier
la carte pour trouver un mouillage sympa et surtout une passe pour
y arriver. C'est miné de rochers et la cartographie numérique
assisté par le GPS va bien nous aider pour se faufiler jusqu'à
Tresco.
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Antoine a choisi un passage très
étroit bien sûr. Hélène a les yeux sur
l'ordinateur pour surveiller la route et nous sommes toujours autant
impressionnés par la précision de ces cartes. Nous arrivons
par mer calme dans un petit paradis, un paysage très sauvage
! |
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| L'ancre tombe par 4 m de fond sur
du sable, personne autour, juste des rochers. Les autres voiliers
utilisent les bouées près de la plage, c'est pas notre
truc on est bien mieux ici. Il est 18h, l'apéro est bien mérité
pour le skipper. |
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| samedi 7 août |
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Journée visite
aujourd'hui. Nous partons à la découverte de Tresco.
Ti'Madéo nous emmène jusqu'à terre. La mer
est basse, elle s'est retirée sur une centaine de mètres,
bien trop pour porter l'annexe sur terrain sec. Heureusement, un
débarcadère nous permet d'accoster mais nous devons
à nouveau calculer avec la marée. C'est étrange
après tout ce temps sans marnage de devoir à nouveau
vivre avec. C'était pratique aux Antilles ! On accroche Ti'Madéo
un peu au pif mais en laissant tout de même assez de longueur
pour ne pas le retrouver pendu.
Il y a très peu d'habitant sur Tresco et le tourisme est
à peine développé. Un plan couleur format A4
est disponible au bout de l'embarcadère. Il est très
clair et nous permet en quelques minutes de programmer notre visite.
Nous empruntons la route qui permet de traverser l'île vers
le sud. Nous devons franchir une légère colline pour
découvrir la vue sur le canal.
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Au fil de la montée nous apprécions
le mouillage que nous nous sommes approprié. Toujours seul
et bien protégé par les îles qui l'entourent,
Madéo se repose dans ce paysage assez sauvage. Quelques maisons,
quelques vaches, l'activité n'est pas fracassante ici. |
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La traversée de l'île
est bien plus rapide qu'on l'imaginait, elle est en fait très
étroite. De l'autre côté, les maisons sont plus
nombreuses et le mouillage plus fréquenté. On suit
le sentier côtier vers l'ouest jusqu'au fort qui protégeait
l'entrée du canal il y a plusieurs siècles. Pause
pique-nique.
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La partie Est de l'île est totalement privée ! Une
abbaye, des lacs et un jardin tropical sont à visiter. Les
touristes sont libres de se balader dans la propriété,
seul le parc est payant. Nous avons eu notre dose de plantes tropicales
de l'autre côté de l'Atlantique, on zappera donc le
parc. De belles longères en pierre marquent la fin du village
et le début de la propriété. Avant de s'y aventurer,
nous passons dans la supérette de l'île : une glace
et le journal pour Hélène, ses petits plaisirs...
Antoine reste scotché devant la voiture de James Bond, elle
appartient sûrement au propriétaire de l'autre moitié
de l'île car c'est à la fois une voiture et un bateau.
C'est un modèle que l'on ne voit d'habitude qu'au salon nautique.
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« Gardien » Eh bien ! Belle maison pour un gardien,
avec en plus piscine et vue sur un lac qui traverse pratiquement
l'île. Les grands arbres que nous apercevons témoignent
de l'âge du domaine. Les parterres, les champs, les alentours
du lac, tout est très bien entretenu. Nous apprécions
la marche sous ces arbres centenaires, c'est tellement calme qu'on
envie les propriétaires...
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La route mène à l'abbaye
:
entrée type château mais interdite au public !
Nous faisons le tour et découvrons la façade
qui décidément fait plus penser à un château
qu'à une abbaye.
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Par curiosité nous cherchons
l'entrée du parc tropical
et profitons des palmiers qui dépassent des murs. |
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Le bout de l'île qui offre une vue sur Saint Marys, est partagé
entre un nouveau lac et une piste d'atterrissage privée pour
hélicoptère. |
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Nous finissons notre tour par le
nord de l'île, c'est un instant de bonheur qui reste gravé
dans nos têtes. Des fleurs bleues (agapanthes ?) que nous
avons rencontrés pour la première fois aux Açores,
ont élu domicile dans les dunes. Elles en ont carrément
pris possession !
Ce sont les couleurs qui nous marquent : le bleu et le blanc des
fleurs, le turquoise et le marine de la mer, le jaune et le vert
de l'herbe. De ce côté, l'archipel est beaucoup plus
sauvage et le sentier côtier est un délice. |
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Quelle belle eau claire pour une chasse sous-marine. La marée
sera bonne en fin d'après-midi. Antoine se régale
d'avance : étude de la carte pour identifier un coin sympa,
recherche d'un endroit protégé,... Et puis, et puis,
... Et puis l'eau est froide quand même ! Les minutes passent
et le pêcheur se démotive. L'eau froide et surtout
la chasse en solitaire ont eu raison de notre homme.
Aujourd'hui, quelques mois plus tard, je regrette bien sûr,
j'aurais tant aimé découvrir les fonds sous-mains
des Scilly... On ne profite pas assez du moment présent,
on remet trop au lendemain ce que l'on peut faire le jour même.
Profitez de chaque instant et garder les jours prochains pour accomplir
d'autres rêves.
A la place, on sort l'épuisette, qui n'a pas encore servit
cette année, les bottes et c'est parti pour une pêche
à la crevette. On ramène deux bols, plus toutes celles
mangées crues en cours de route ! |
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| dimanche 8 août |
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Au petit matin, nous repartons
à la pêche à la crevette. Nous sommes beaucoup
moins efficaces, le coin est peut-être mal choisi ou l'horaire
ne convient pas ! Toujours est-il que la récolte de la crevette
demande sûrement quelques connaissances et que notre première
partie de pêche a été bien chanceuse. Nous étudierons
la technique au fur et à mesure afin d'assurer au moins l'apéro
la prochaine fois.
Notre prochaine escale sera Saint Marys, nous devons passer au cybercafé
pour récupérer une météo. Le 15 août
approche et nous devons encore traverser la Manche pour rejoindre
Concarneau. Or les dépressions se succèdent et ne
nous laissent pas quitter l'archipel. Le mouillage principal est
trop fréquenté pour nous ! En plus il est payant alors
nous cherchons sur nos cartes une alternative. Le Nord de l'île
nous semble adéquat pour s'abriter du léger vent de
sud-ouest à sud-est. Pour le rejoindre nous empruntons la
passe peu profonde (1,20 m au plus bas) entre Tresco et Saint Marys.
C'est impressionnant de naviguer en voyant le sable si près
de la coque. Les algues montantes atteignent la surface et pourraient
cacher des pierres alors nous les évitons autant que possible.
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| Une demi heure pour atteindre
une petite plage n'offrant que peu de place pour mouiller au bord.
De chaque côté de l'anse, les rochers forment un chenal
étroit. L'idéal serait de poser deux ancres pour ne
pas éviter et s'échouer.
On mouille donc un peu plus loin, une seule ancre.
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Vite on fonce en ville pour accomplir
notre mission. Au hasard des chemins et des routes nous nous dirigeons
vers le sud. Difficile de se perdre mais nous sommes assez fiers
de ne pas avoir fait de détours.
La ville n'est pas des plus charmante et le nombre de bateaux dans
la baie gâche un peu les plages. Nous parcourons les rues
principales jusqu'à la capitainerie et pas de trace de cybercafé.
On se renseigne et apprenons la mauvaise surprise : "Dimanche
tout est fermé, revenez demain ! Vous trouverez Internet
à la bibliothèque." En attendant on se contente
de la météo du port qui nous montre une belle dépression
dont le centre se rapproche des Scilly et des vents contraires pour
rejoindre la Bretagne. Espérons qu'après celle-ci
le temps s'inversera !
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Un fort protège où plutôt protégeait
la ville, il s'est converti en restaurant... Il domine la ville
et offre un panorama global : le port bien abrité mais tout
de même rouleur par ce temps, bien chargé en bateaux
de plaisance, les arbres absents, quelques jolies maisons en pierre,
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un gros voilier posé sur
le sable qui donne des idées de vie bien paisible,
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les bateaux de pêche
munis d'une petite voile
carrée pour lutter contre la houle, |
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les barques au bord de la plage,

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et l'ambulance des mers !
Qui roule sur le sable dur et vogue sur les flots !
Idéal pour rallier les îles ! |
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Le retour au bateau sera plus sexy
que l'aller. Nous empruntons le sentier côtier est que nous
avons trouver sur une carte, gratuite mais très peu détaillée,
de l'office de tourisme. Le détour en valait la peine et
nous ne regrettons pas cette belle balade du soir. Le soleil descend
tout de même très vite et notre crique est encore bien
loin...
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On accélère le pas pour arriver juste au couché
du soleil sur Madéo. Le vent a tourné et Madéo
roule. Antoine ne supporte plus ce genre de tangage, il file dans
l'annexe avec la deuxième ancre. Une manoeuvre au moteur
pour orienter la chaîne de l'ancre principale, un long bout
pour jeter l'ancre secondaire au plus loin et reprendre ensuite
le mou, et voilà nous pouvons prendre l'apéritif au
calme, seuls face à notre plage déserte.
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| lundi 9 août |
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Nous reprenons notre opération
météo. Nous devrions enfin avoir la date de retour
sur les graphiques de prévision.
Nous décidons de profiter de cette belle matinée pour
photographier les paysages que nous avons découvert hier
soir.
Sous les rayons du soleil, le sentier est encore plus agréable.
Nous retrouvons le petit îlot avec sa baie caillouteuse et
peu profonde pour mouiller. Mais c'est tellement sauvage que l'on
aimerait s'y poser. |
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Pour gagner un peu de temps, nous
empruntons un sentier qui coupe une pointe de l'île. Nous
profitons moins de la côte mais nous avons les champs de fleurs
: rose, bleue, blanc sur fond vert et jaune.
Hélène grimpe sur les épaules pour prendre
les photos sans être gênée par la haie et éviter
les orties et ronces qui bordent le chemin. Et ça mitraille
: fleurs sur fond de lac, sur fond de mer, sur fond sans eau... |
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| Cette anse est également peu
profonde, c'est le paradis pour les dériveurs ici et les quillards
restent souvent à la porte. Les barques de pêcheurs s'abritent
dans le fond des baies et amènent un peu de vie dans le paysage
déserté. |
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Encore un raccourci pour éviter l'aéroport... Cette
fois-ci c'est un raccourci mitigé ! Les chemins se transforme
en cul de sac, font demi-tour, tourne à droite à gauche
pour contourner l'aéroport. En fait le détour par la
mer était moins long mais nous avons visité les champs
et les fermes de plus près. Enfin nous retrouvons notre chemin
près de la chapelle au jardin exotique : un endroit parfait
pour pique-niquer. |
Sous les croix celtes, les lichens
et les palmiers, nous profitons
d'une journée ensoleillée qui nous rappelle que c'est
quand même l'été.
5 minutes à pied et nous voici au village principal. |
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La librairie qui devait nous fournir Internet est en déménagement.
La ligne téléphonique est indisponible, allez voir
ailleurs ! Mais où ? Le port ne peut pas nous aider ! Aucun
cybercafé... On n'a pas attendu ici pour rien quand même...
Nous avons juste le droit à la carte météo
affichée par la capitainerie. Cela nous donne une bonne idée
de la dépression qui nous tombe dessus mais toujours pas
de date de départ.
Nous tentons d'amadouer les hôtels pour utiliser leur connexion,
ils en ont forcément ! Mais personne ne peut nous vendre
quelques minutes d'accès. Notre dernière chance, l'office
du tourisme (aux Açores il nous avait dépanné)
! Perdu, mais à Tresco il y a un bar avec des ordinateurs
et Internet... On en vient, c'est trop bête... on a bien profité
de Saint Marys. |
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| mardi 10 août |
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Nous retournons à Tresco
: bon c'est pas très loin, 30 min pour rejoindre le nouveau
mouillage. Nous ne nous sommes pas isolé cette fois-ci. Une
rangée de bouées payantes délimite les fonds
critiques pour les quillards. Le sourire aux lèvres nous
préparons notre ancre pour nous poser plus près du
débarcadère et plus proches du fond. Français
et Anglais peuplent le mouillage mais le mélange n'a pas
l'air de se faire. Nous sommes sortis des itinéraires de
bateaux de voyage et le besoin de rencontre n'est pas le même.
Au programme, envoi d'emails pour prévenir la tribu que
nous sommes coincés aux Scilly, récupération
et étude des fichiers météo, pêche à
pied pour une orgie de crevettes. Ouf, pour le cybercafé
c'est bon, nous avons prévenu la famille et surtout Oscar
(Voilier des Açores) qui nous attend aux îles de Glénan.
Une dépression passe aujourd'hui et une deuxième
arrivera jeudi matin. Pour le moment, on pourrait jouer une carte
pendant la deuxième dépression. Après celle-ci
le temps se calme et ne devrait plus présenter de danger,
juste un vent contraire et léger. La 2ème passera
juste au-dessus des Scilly, le vent sera contraire avant et portant
juste après le passage du centre.
En suivant la dépression, on devrait trouver du 25 à
30 noeuds portant, c'est top !!! Il faut juste aller assez vite
pour rejoindre Concarneau sans lâcher la fin de la dépression.
Nous verrons demain comment tout cela évolue.
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La pêche à pied, complétée par des réserves
du bord, nous permet de savourer crevettes et saumons fumés
sur fond turquoise et ambiance reposante.
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| mercredi 11 août |
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Un peu de bricolage, un
peu de rangement et un passage sur Internet pour l'évolution
météorologique. Notre option se confirme, le creux de
la dépression passera à 8 heure demain sur les Scilly,
le vent sera nul pendant deux ou trois heures et reprendra de plus
belle mais dans le bon sens ensuite. En quittant peu avant la pétole,
nous serons en bonne position pour prendre le départ vers la
Pointe du Raz quand le vent se mettra à souffler.
Nous profitons une dernière fois de la vue au sud de Tresco,
les bateaux sont alignés dans l'étroit chenal qui sépare
les deux îles et les fonds remontent très vite. On liquide
nos dernières livres en bière Irlandaise, hum !!!
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| jeudi 12 août |
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| Le baromètre est descendu toute
la nuit, il est stable maintenant et ne devrait plus tarder à
remonter vers le beau !!! C'est le moment de décoller, profiter
de ce moment de calme pour prendre la route et recevoir un bon vent
d'ouest à nord-ouest. |
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