la fête du 15 août avant | après
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Date d'arrivée : 15 août 2005


 
dimanche 15 août
 
Le 15 août, nous parlions de cette date avant notre départ, il y a un an déjà, à la réunion de famille annuelle. Nous avions prévenu les oncles et tantes, les cousins et cousines, de notre retour. Aux Açores, nous avons remis une couche, email général à tout ceux qui suivent nos aventures : « nous rentrons le 15 août à Concarneau ».
La navigation ne sera pas longue, heureusement car nous avons rendez vous à 11h00, les gens nous attendrons peut être mais le repas qui doit suivre non !!! Il faut donc être à l'heure…
On hisse les drapeaux, grand pavois et pays que nous avons visités. Madéo est tout propre, bien rangé, prêt à accueillir une cinquantaine de fidèles. On empreinte la passe des Sables Blancs, passe devant la maison des Labbé, la Société Nautique de Concarneau, le Quai Nul, pour arriver dans le chenal. Nous avons enfilé nos cirés par-dessus nos beaux habits, c'est notre tenue d'apparat. 10h55, un poil en avance… Madéo s'enfonce dans le Cabelou, déroule son génois pour une entrée sous voile (c'est toujours plus joli !). La digue n'est plus très loin, on aperçoit beaucoup de monde, l'excitation monte, ce moment tant attendu est enfin arrivé. Nous allons pouvoir partager notre aventure.
Nous voilà ! Le génois est gonflé mais c'est le moteur qui nous fait avancer. Tout droit vers le quai, nous allons faire un passage à basse altitude. La pression, l'émotion, les larmes, elles glissent sur nos visages… La musique du bord résonne, celle du carnaval… Tant de monde sur ce quai, tous là pour nous, quel honneur !!! Nous sommes si heureux de boucler ce tour à Concarneau, il y a tant de souvenirs dans ce port : les feux du 14 juillet et des Filets Bleus, les voiliers de la SNC, les pêches et les balades pour rêver sur des bateaux bien plus petits que le notre (Sol est resté ici 4 ans, le voilier jaune qui part faire un grand voyage, tout le monde l'avait vu ! Et moi encore plus avec mon rêve en tête…)

Pour faire simple, nous allons accoster à l'extérieur du ponton lourd. On enroule le génois, on va dire bonjour à la Ville Close et on vire pour se retrouver face au vent prêt à envoyer les amarres. La vedette des douanes sort du port, aucune remarque sur notre arrivée, le fût, les drapeaux… Ouf ! Et puis de toutes façons, nous avons déchargé nos quelques litres d'alcool...
On ne se laisse pas dépasser par nos émotions et on se concentre beaucoup pour faire une belle arrivée.
Madéo est à quai, fin du voyage, nous revoilà !!! Quelques larmes sur certains visages, beaucoup de sourires, de joie… Une petite pause photo s'impose avant d'enlever nos cirés : notre côte au journal l'Est Républicain est plutôt élevée !!

 

Punch géant pour nos invités, sorti directement du bateau… C'est l'heure des retrouvailles, on raconte quelques aventures, nos impressions. On répond aux questions qui, contrairement à ce que l'on pourrait penser, ne sont pas toujours les même. Les gens ont lu le site et du coup ils connaissent notre histoire, nos galères, ils ne leur manquent pas grand chose… Les questions sont donc plus ciblées, parfois ce sont juste des remarques ou des félicitations.

 

 

 


Photo de groupe maintenant… Qui a donné cette idée à Antoine ? « Tout le monde sur le bateau », 10, 20, 30, 40 personnes… C'est trop, beaucoup trop pour un voilier de 11m. Hélène n'est pas rassurée et ce n'est pas la seule… Chaque personne qui monte, donne une amplitude impressionnante à Madéo, comme si un poids de 300 k était posé sur le liston. Tant que les gens sont disciplinés, il n'y aura pas de problème, mais s'ils perdent leur sang froid Madéo pourrait vite les jeter à l'eau. Le centre de gravité est bien trop haut, dès qu'un léger balancement commence, Madéo se déséquilibre et reprend sa place grâce à la quille et la pression de l'eau sur la coque. Merci à tous, veuillez descendre calmement et un par un… Ne suivez pas cet exemple !

Je crois que nous aurions facilement pu dépasser une limite à ne pas franchir et risquer un accident. En tout cas, ce n'est pas autorisé et les propriétés du bateau sont tellement modifiées qu'il est difficile de savoir ce qu'il pourrait faire. Je pense avoir maîtrisé la situation en observant les réactions du bateau et en connaissant bien les gens qui sont montés à bord. Ce n'est qu'un jeu d'équilibre après tout, le bateau est capable de supporter des charges bien plus élevées (Une bonne répartition et maîtrise des poids pour un équilibre parfait). Bravo Madéo mais ne recommence pas car cela relève plus de l'expérience que de la pause photo et les sujets n'on pas signé pour être cobaye !!!

 
Lunch time !!! Madéo va passer la nuit au ponton, il faut le passer sur l'intérieur du port car les chalutiers font beaucoup trop de vagues du côté du chenal. Une petite troupe d'accompagnants et de la main d'oeuvre pour nous récupérer à l'accostage. C'est si facile avec tant de monde. Bye bye Madéo, à plus tard.

 

 

 

 

 


La maison des parents d'Antoine accueille toute la famille et les amis présents. Un grand buffet et pour le moment du soleil, quelle chance !!!
Un petit discours pour Antoine, bien sûr, qui aime partager tout haut.

"Les discours peuvent briser la glace, ils présentent de façon sommaire les évènements, permettent de donner toutes les informations utiles, introduisent les sujets pour rendre plus facile leur compréhension. C'est en plus une façon de mettre tout le monde au même niveau, le message s'adresse à tous il n'y a pas de discrimination. Enfin c'est un brin d'animation qui permet de se rencontrer, de partager. Le discours amène l'humour, les rires, il rapproche autour d'un sujet. C'est pour toutes ces raisons que j'aime les discours."


Alors petit discours décrivant notre aventure. Elle a marqué beaucoup de personnes ici car la mer fait partie de la vie de tous. Elle se met souvent en colère, elle a déjà volé de nombreuses vies. Notre côte bretonne nous fait déjà peur alors imaginez celle que l'on ne connaît pas, celle démunie d'assistance.

Pour marquer notre arrivée comme le font les coureurs après chaque victoire, nous percutons quatre feux à main à bord de notre bateau-bambou.

 
Lunch et portraits sous le soleil

 

 

 

 

 

Philoun, Catherine et Pierre

Mathias, Antoine et Fred

 

Christine

Gilles

Sev

Jean-Max

 

Claude et Jean-Yves

Sabine

Florence

 

Françoise, Patrick et Sylvie

le fils de Sylvie, Alain et

 

 

Alexandre

Marine

Patrick et Benoît

 

 

Catherine, radieuse - Djonks, Nico et Virginie

 

 

Romain et Amandine

Léa et Manon

 

Maxence, Johan et Mélanie

Léa en Ville Close

 

 

Après le beau temps ...

 

Le fromage appelle la pluie, catastrophe… « Vite, les plats, les tables, mais rentrez donc, ne restez pas dehors et prenez votre assiette au passage » La maison est dégagée, la déco a été revue pour la journée et nous avons l'honneur d'avoir une chanteuse parmi nous.

Claude empoigne son accordéon. Chouette !!! De la musique bretonne, de la musique de marin, Claude nous fait toujours vibrer. Ceux qui ne la connaissent pas (en particulier les vosgiens) vont être subjugués. « Sont les femmes de Concarneau », « Mon petit garçon », « La Plaisance », « Ma minouche »,…

 

 

Irène et Marine

Annick et Christiane

 

 

Les coeurs sont conquis ! Pour accompagner cette musique du pays, Antoine propose une dégustation de rhums arrangés maison. On force un peu la main au départ, et on retrouve vite ceux qui apprécient autour du bar, ils observent les breuvages en se demandant lequel sera l'heureux suivant. Banane, pomme, poire, citron, abricot/pruneau, orange/menthe, les ingrédients proviennent du pays de Galles, des Scilly, de France, des Açores, des Antilles.

Le rhum et le sucre de canne sont originaires de Marie-Galante (Guadeloupe). On coupe les fruits pour qu'ils puissent passer le goulot, on verse un fond de sucre (à votre convenance), on remplit de rhum ou de plusieurs rhum (Brun, blond, blanc), on laisse mijoter quelques semaines (entre deux et pas vraiment de limite) et le sérum est prêt à consommer.
Goûter régulièrement pour suivre son évolution. Vous pouvez ajouter du sucre, des fruits, du rhum au fur et à mesure pour moduler le goût et l'adapter à vos préférences.

La dégustation a fait des ravages, les 6 bouteilles sont pratiquement vides… En cherchant un peu on devrait trouver des grands sourires et des gens bien heureux par ici. Je ne conterai pas le résultat de mes recherches, les épargnés me remercieront j'espère !!!

 

 

Virginie et Nico

Maxence, Fred et Marine

 

 

Salomé

Marine, Irène et Alexadre

Richard

 

Fromage, dessert, un poil de mirabelle et la journée s'achève… Les invités nous quittent petit à petit, la maison se vide…

 

 

Les derniers jeunes survivants vont profiter des restes et siroter du champagne chef Jeff. Les potes bretons ont ramené ces petits trésors, ne les laissons pas s'ébuller !!! Fin de soirée fort arrosée, et retour au bateau bien mérité.

Nous dormirons à 7 dans Madéo, un record le soir de sa dernière nuit en mer. Bonne nuit Madéo, merci d'avoir prit soin de nous dans la pénombre, de ne pas avoir déraper par surprise, de nous avoir laissé dormir à chaque fois qu'on l'a demandé…

 

 

 

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