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Date d'arrivée : avril, 18h00
Date du départ : 05-Jui-2004 22:19


 
 
samedi 10 juillet
 

Réveil difficile, la soirée enfin la journée a été bien arrosée. Au programme : mise à sec de Madéo. Pas facile de sortir notre voilier de son élément préféré… nous sommes rentré hier et n'aurons pas le temps de comprendre ce qui se passe vraiment.

Madéo va grimper sur le béton, notre grand voyage se termine mais le sien n'est pas fini. Nous allons lui faire une petite beauté pour qu'il trouve un nouvel acheteur. Un jeune couple qui partirait pour le Tour du Monde ce serait parfait !!!



Il nous reste une dernière nav à faire. 3 milles à peine et 3 équipiers donc pas de soucis ! Michel, Françoise et Léa partent pour une première. Première épreuve, l'habillage, ce n'est pas la canicule alors il faut enfiler les cirés. Dernière sortie au moteur, le vent est bien présent, le génois suffira à nous tirer vers Port-la-Forêt.

Nous déboulons par la passe des Sables Blancs dès que l'enrouleur dévoile la toile. Posté à l'avant, Michel est bien surpris par cette nouvelle venue qui l'entoure et l'évite en quelques secondes.

 
Un dernier stop au bout du ponton visiteur pour attendre l'heure fatidique. Philoun est là, c'est bon, sa présence nous rassure, nous décharge, il connaît Madéo et pourra guider au mieux la grue pour l'enlever des eaux.

 

Un grain se pointe, il faut y aller car le vent va monter… L'entrée dans la cale est étroite, en marche arrière c'est perdu d'avance à moins de jouer du bout à la cow-boy. En avant ce n'est pas forcément possible car en s'élevant, l'étai viendra toucher la structure de la grue.


Antoine, Hélène, Michel et Philoun aident Madéo à renter dans son box. Voilà 13 mois qu'il ne l'avait pas vu mais il y rentre sans encombre, doucement il prend place sur les sangles.

 

 

La première montée ne sera pas la bonne, le bateau est trop en avant, l'étai touche.
On recule un poil, on replace les sangles et remonte Madéo. Cette fois ci c'est la bonne, tout le monde descend. Juste à temps, la pluie s'abat sur le terre plein. Nos nombreux spectateurs s'évadent sous le feu. La famille est venue nombreuse pour voir Madéo, belle surprise.

 

 

 


Un petit bout de route sous une pluie ardente, nous sommes trempés mais il nous est tous deux impossible de quitter notre bateau. Derniers mètres avec nous, c'est sa dernière ballade jusqu'au parking.

 

 

 

 

Une petite semaine de travail débute, le temps ne nous gâte pas mais il reste indulgent, et surtout, on reçoit beaucoup d'aide.
Vider Madéo !!! Tel est le mot d'ordre. Des cartons, des sacs, des cartons, des sacs, Mélanie, Florence, Johan et Benoît sont impressionnés par l'équipement que l'on peut entasser dans un voilier.

Nous remplissons les coffres des voitures et les vidons dans un local sec et surveillé 3 étoiles.

Deuxième phase, grand nettoyage… les bouts, l'annexe, les coffres, le cockpit et surtout l'intérieur… Madéo est désinfecté de fond en comble.

L'opération nous aura prit beaucoup plus de temps que prévu mais il nous montre un bateau propre et en bon état.

On se pose des questions ! Allons nous refaire toutes ces peintures, ces vernis… pas sûr… le cockpit mériterait vraiment un peu de sueur mais notre voisin de parking nous explique le chantier que l'on pensait entreprendre. Ah bon !!! Cela va nous prendre beaucoup de temps alors, beaucoup trop !!! Et si on allait à la fête de famille dans les Vosges plutôt. Pas besoin d'y penser trop longtemps car cela ferait vraiment plaisir à Hélène. La famille n'a pas de prix, on laisse tomber Madéo pour le week-end. Un aller retour rapide, 2000 km en 2-3 jours...
(voir récit page suivante)


Retour en Bretagne pour une deuxième et dernière semaine de soins avant de reprendre le boulot, le vrai, à Paris. Alors on prend du temps pour les premières visites en vue de la vente…

Tour du monde, tour de l'Atlantique, sans retour,… Madéo attire les navigateurs au long court, c'est bon signe, il ne va pas trouver d'acheteur qui le laisserait au port. Madéo voyage, il est fait pour cela !

 

 

On profite des nièces. Les moments passés avec elles sont très agréables, Antoine donne son premier bain.

On apprend aussi beaucoup au contact d'Alexandre...

Tout en sachant que l'on ne les verra pas beaucoup plus les prochains mois, même si nous sommes plus proches.

 
Et puis on se fait des petits restos en famille. Les cousins d'Antoine sont dans le coin, on raconte nos histoires et se met au courant de tous les événements que l'on a manqué.

Fruits de mer à Kerleven.

Crêpes et glaces géantes à Concarneau.

 

On profite de la nourriture française qui arrive directement dans l'assiette, mais surtout des cousins et des soeurs !

 

 

C'est la Fête des Filets Bleus en ce moment, spectacle permanent sur la grande place. Ce soir, danses bretonnes.

 

Fin août, nous prenons le train pour Paris. Demain, nous reprenons notre job et on va vivre chez une amie.
Bye bye Madéo…
On laisse les clefs à Hubert…

 

 

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