 |
Vos impressions |
 |
| |
|
|
Bonjour
Merci pour le fabuleux site que vous nous offrez. vraiment
top.
Je pars pour le même périple avec mon Trisfer40
( cousin du Trismus ) en Avril prochain.
Quand j'en ai assez de bricoler dans le bateau la tête
dans les coffres où le moteur, je me ressource
avec vos belles images, et je repars de bon coeur.
J'ai deux questions à vous poser :
Vos photos sont c'est excellentes, mais avec quel matériél
les photos sou-marines ont-elles été prises
? elles sont très bien.
Sur mon voilier j'ai comme sur Madéo j'ai une
trinquette bômée avec un ris mais qui n'a
jamais dû sortir de son sac...
Il n'y a pas de rail d'écoute de posé
sur le pont. ( j'ai vu qu'il y en a un sur Madéo
) Ce rail était-il incurvé où droit,
et l'écoute du palan , oû allait t-elle
? revenait t'elle au cockpit ? Je ne comprends pas comment
s'effectue le réglage.
Merci pour vos explications et votre réponse.
http://les.trismus.free.fr/claudi.html
Didier sur Claudi
|
| Réponse de Hélène
Antoine, le 26 octobre 2005 : |
Bonjour Didier, C'est Helene qui répond
:
- je ne connaissais pas le Trisfer, je crois que ca plairait
a Antoine pour son
prochain voyage dans les glaces...
- pour les photos, on a notre Olympus mju 3millions de
pixels, et un boitier
etanche. C'est assez cher, presque autant que l'appareil,
mais ca vaut vraiment
le coup. On passe des heures sous l'eau avec, jusqu'a
épuisement de la batterie.
Je le prends quand Antoine chasse (j'ai encore du mal
à tirer sur un poisson, et
puis Antoine en ramène déjà tellement
...), et je m'éclate en jetant un oeil au
chasseur, vérifier qu'il n'est pas au fond. La
chasse photographique, c'est un
sport passionnant :
déjà, c'est bon entrainement ludique à
l'apnée, avec des petites apnée car on
est concentré sur autre chose que sa respiration.
On bouge puis on s'immobilise
en se stabilisant, parfois, on a la tête en bas
ou on est complétement à
l'envers au momoent de prendre la photo...
Apres, on améliore sans cesse notre connaissance
du poissons et de ses réactions
: il faut anticiper ses mouvements pour cadrer les photos.
Parfois ca devient un
jeu, je me souviens de parties avec un capitaine (?)interminables,
il
s'approchait, curieux, et repartait derrieère son
caillou, montrait un oeil ... µIl faut prendre
pas mal de photos pour en avoir une correcte... On en
supprime
4 sur 5.
- pour la trinquette, le rail est incurvé (on le
voit sur une photo de la page
bateau du site, prise depuis le haut du mat). Pour les
réglages, je ne sais pas
trop, moi j'étais plutot au cockpit et Antoine
à l'avant pendant les manoeuvres Mais l'écoute
revient au cockpit, ca c'est sûr. Antoine repondra
plus precisemment sur la page vos impressions du site.
Bons préparatifs. Les notres sur Madéo
restent d'excellents souvenirs, meme si on y a passer
de longues heures... Apres coup on était content
de notre boulot, et sur l'eau, ca na pas de prix !
|
| |
bonjour,
apres avoir parcourue votre tres joli site et avoir pu
lire que vous etes
passer par Nioumoune en Casamance
je souhaiterais vous poser une question
est il possible de laisser un cata de 47 pied et 1.20
de tiran d eau pour
une periode de 1 mois et seul sans personne a bord au
mois e mars 2006
Periode a laquelle nous devons malheureusement etre en
europe
Dans l attente de vos commentaires et de contact eventuell
d autres bateau
au mouillage sur ce lieu
bon vent
Manuela |
| |
| |
Bonjour,
J'ai découvert par hasard votre site internet !
Passionnée d’eau et de voilier depuis des
années, j’ai un rêve… celui de
faire un tour du monde en voilier (en une ou plusieurs
étapes). J’ai le permis lac, en Suisse, mais
peu d’expérience en mer. Je suis donc a la
recherche d’un skipper qui serait prêt à
m’accompagner et à m’aider à
réaliser mon reve…
Avez-vous quels conseils à me donner pour la préparation
de ce reve, afin d’en permettre sa réalisation
? Ou des contacts à me transmettre ?
Merci d’avance pour votre réponse.
Meilleures salutations nautiques.
Valérie (respect@romandie.com)
|
| |
| |
| |
| |
| |
Comment votre employeur a-t-il perçu
votre projet ?
Y a-t-il eu des difficultés pour obtenir les
congés nécessaires à votre projet
?
Après votre périple, comment s'est passé
votre "reprise" de vie professionnelle ?
Êtes-vous arrivé à reprendre un
rythme citadin classique (métro, boulot ...)
et de vie d'entreprise (consulting, profits...) après
une expérience comme la votre ? |
| Jean-Luc Bonnafoux |
| Réponse d'Antoine, le 16 août
2005 : |
| Notre
employeur (Accenture) laisse en général
tout le monde partir en congé sans solde si la
demande est faite dans les règles : un recommandé
trois mois avant le départ. Beaucoup de gens
partent ainsi, la plupart du temps c'est pour 6 mois.
Ce n'est pas aussi "mal vu" qu'on l'entend
dire ! Si on sait vendre son projet, lui apporter une
connotation sportive, écologique, familiale,
humanitaire, ... l'employeur saura comprendre. En général
tout le monde est impressionné par ce genre de
projet car très peu de gens osent les réaliser.
Et encore moins les grands boss qui n'imaginent pas
une seconde pouvoir quitter leur travail sans que leur
vie ne s'écroule. La reprise de vie professionnelle
n'est pas toujours évidente car on a la tête
pleine de nouveaux projets, de nouvelles envies... On
veut vivre différemment, donner plus de temps
à sa famille et moins à son travail. Une
bonne solution est de s'y préparer avant de partir,
les CV doivent être prêt à envoyer,
les entreprises déjà choisies, etc. Le
mieux c'est de ne pas quitter son poste si possible
et de le reprendre tout de suite en rentrant, surtout
pas de pause. Nous étions au travail 15 jours
après avoir touché terre, pas le temps
de réfléchir, pas le temps de se remettre
en question, c'est parfait pour ne pas être trop
perturbé ! En passant, un grand merci aux amis
qui nous ont accueilli le temps de trouver un appart
à Paris.
Dans l'ensemble, les autres bateaux ont plutôt
quitté leur poste avant de partir. Licenciements
"Plan Social", licenciements surprise, départ
en retraite... Sinon il y a toujours l'année
sabbatique que l'employeur ne peut pas refuser après
6 ans de travail. Il faut garder à l'esprit aussi
qu'un tour du monde en voilier est beaucoup pus reconnu
qu'un an de chômage !!!
A votre retour il faudra tout de même accepter
que vos collègues évoluent un peu plus
vite que vous. Eux sont restés, il est normal
qu'ils passent avant pour les promotions. A vous de
vous battre pour prouver que vous avez aussi progressé
grâce à cette expérience et que
vous êtes encore plus productif qu'avant votre
départ...
On n'oublie pas le rythme parisien et on sait le reprendre
sans problème, mais en a-t-on envie ? Pour le
moment nous profitons de tout ce que Paris peut nous
offrir comme nous avons profité de notre voyage...
Ce monde est tellement différent par rapport
aux relations que nous avions en bateau, que nous ne
pouvons pas arrêter de rêver à cette
vie fabuleuse, pleine d'échanges et de
sourires. Mais nous avons gardé les pieds sur
terre, et c'est là l'important, il ne faut pas
disjoncter et croire que cette vie est possible partout.
A t-on vraiment envie de rester nomade, sans modernité
?
Gardons les pieds sur terre mais continuons de rêver
et surtout à réaliser nos rêves,
car nous pouvons le faire sans quitter le monde que
nous connaissons, sans renier notre éducation,
notre pays... On peut partir, vivre différemment
et revenir dans notre vie pour reprendre un rythme "normal"
ou plutôt un rythme français car pourquoi
serait-il plus normal que les autres... |
|
| |
Un plaisir à tous
les coins. Vraiment. Mille bravos pour ce journal passionnant.
Quant aux photos ! Une petite curiosité : C'est
quoi votre secret ? Quel appareil ? Utilisation du flash
? Travail sur les couleurs ? |
| Un navigateur |
| Réponse d'Antoine, le
16 juin 2005 : |
| Le
secret de nos photos !
Je pense que nous avons un bon appareil,
c'est un Olympus mju300, 3 M de pixels. Il est étanche
aux embruns et à la poussière ce qui est
très pratique. Juste 3 M de résolution,
ce n'est pas énorme mais c'est largement suffisant
pour de la photo amateur. Le flash est en automatique
mais la plupart du temps, une photo qui a besoin du
flash ne sera pas bonne car l'appareil n'est pas assez
bon pour de la photo sans lumière. Nous travaillons
parfois les photos avant de les mettre en ligne, juste
la fonction automatique de contraste de notre logiciel.
Alors quel serait notre secret ou plutôt
les règles que nous tentons d'appliquer :
- un maximum de lumière
- une bonne recherche du sujet
- se déplacer pour trouver le meilleur angle
à chaque fois
- pas de photo figée, chercher le naturel
- toujours doubler, voir tripler les prises de vue...
vous verrez qu'il y a toujours une photo plus nette
que les autres...
- un tri très sélectif des photos pour
ne garder que les meilleures
- rechercher l'originalité
- ne pas prendre les gens de face, ou ceux qui posent
en regardant l'objectif
- mettre un sujet vivant sur les photos de paysage mais
petit
- regarder les magazines de pro pour prendre des idées |
|
|
| |
Comme nous allons naviguer au Glénan
en Septembre et Octobre, il nous faut des cirés.
Nous nous demandons s'il ne serait pas plus intelligent
d'investir de suite dans des tenues de quart (veste+salopette).
Après avoir regardé les prix... glurps...
on hésite.
Faut il vraiment mettre 800 euros chacun dans de telles
tenues?
Avec quoi naviguez vous? que prendriez vous comme matériel
pour le stage (est-ce qu'un surpantalon Gore Tex + un
anorak Gore tex/polaire (on a en stock) peuvent suffire?)
Est-ce que vous rajoutez un harnais par dessus votre
tenue de quart? Est-il intégré à
la veste ou à la salopette? Le harnais fera partie
intégrante de notre vie à bord... autant
choisir du "pratique"! |
| Anne-Gaël et Michel |
| Réponse d'Antoine, le 16 juin 2005
: |
| 800
euros chacun : OUI et même peut-être plus
! Nous avons opté pour du Musto qui est la marque
la plus chère mais aussi la meilleure. Nous ne
le regrettons pas car quand vous en avez réellement
besoin au milieu d'une tempête, vous êtes
content d'être au sec et au chaud. C'est plus
qu'une tenue de quart, c'est un élément
de sécurité ! Nous avons investi 1500
euros chacun dans les vêtement bateaux : sous
vêtement, salopette et blouson fourrés
polaire pour léger pluie, salopette et veste
ultra étanche équipée de harnais.
C'est ce que l'on appelle les couches 1, 2 et 3. Avec
cela nous avions un jeux complet répondant à
toutes les situations.
Pou le stage vous pouvez utiliser vos
vêtements gore tex avec des vêtements chauds
en plus au cas où. Les habilles de montagne sont
équivalent à ceux de mer et sont suffisants
pour des croisières. Il faut investir quand on
part plus longtemps et que l'on ne peut pas s'abriter
à chaque fois que le temps se gâte.
Les grands navigateurs qui font de la
course utilisent pratiquement tous des vêtements
Musto très haut de gamme une fois au large. Ils
ne se changent que devant les objectifs pour faire plaisir
au sponsor !!!
Pour le harnais il en faut surtout un
qui n'est pas intégré à la veste
et que l'on va mettre tout le temps. Ensuite si vous
avez les moyens, vous pouvez en acheter un deuxième
qui s'adapte à la veste et qui sera beaucoup
plus pratique. Mais attention de ne pas sortir sans
votre veste même s'il faut faire vite !!!
|
|
| |
Vous parlez de 2 VTT à bord. Vous avez visité
à vélo? On envisage d'emmener 2 vélos
+ 1 remorque à pimousse pour descendre à
terre... |
| La famille
Tissot |
| Réponse d'Antoine, le
9 juillet 2004 : |
|
|
En fait, ce sont les anciens propriétaires qui
avaient deux VTT. Nous avons juste emmené un
vélo pliant, le cadeau de départ des collègues
d'Hélène.
Le vélos, c'est très pratique, il faut
juste le courage de l'emmener a terre (en passant par
l'annexe quand ont est au mouillage). Bref, ca demande
pas mal de temps.
Ca dépend des pays, et le stop, c 'est pas mal
aussi...
|
|
| --------------------------------------------------------- |
J'avais une question pour "vos
suggestions" : vous faites des progrès et
des efforts en apprentissage de langue : portugais,
je ne sais pas si vous côtoyez d'autres langues...
? Vous avez des guides genre "le portugais dans
la poche" ou des dictionnaires ? Ou vous préférez
parlez anglais ou français ? |
| Anne Roehrig |
| Réponse d'Hélène,
le 9 juillet 2004 : |
| On essaye de connaître
les mots de base dans les pays ou l'on va... Et tout
de suite il faut se corriger car on ne prononce pas
avec le bon accent : par exemple aux Acores, Bonjour
se dit Bom Dia, c'est à dire Bom Diiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiia...
Sinon, c'est l'anglais, d'ailleurs, on a pas mal progressé
! |
|
| --------------------------------------------------------- |
Alors j'ai une question
technique et vous avez peut-être la solution :
Comment faites-vous pour alimenter en électricité
votre ordinateur portable ? Batteries en grand nombre
? Ou adaptateur sur prise allume-cigares ? (c'est le
dernier cas qui m'intéresse surtout!) |
| Erwan Hiernard |
| Réponse d'Antoine, le
9 juillet 2004 : |
| Il faut des batteries
en grand nombre, ça c'est sûr ! 400 ampères
c'est un minimum pour un long voyage. En plus il faut
des moyens de recharge : éolienne, panneau solaire,...
Ensuite il y a le convertisseur 12v/220v mais qui n'est
vraiment pas nécessaire pour un PC (la grosse
boîte blanche) ou les adaptateurs allume-cigar
(voir photo dans la main) qui ne coûtent plus
très chère (entre 20 et 60 euros) et qui
consomment peu. L'ordinateur par contre consomme beaucoup
(au moins 5A) quelque soit le moyen de recharge alors
attention à l'utilisation ! Nous on ne s'est
pas restreint mais on avait suffisamment d'énergie. |
|
|
| --------------------------------------------------------- |
Je réfléchissais tout
à l'heure en me disant que ça va faire
un an qu'on ne s'est pas vu (puisque c'était
à votre mariage) et je me demandais si vous aviez
prévu quelque chose de spécial pour fêter
cette première année pleinement réussie
avec toutes ses aventures ? D'ailleurs vous devriez
être où à ce moment là ?
Je me rends compte également que vous avez déjà
fait plus de la moitié de votre périple,
pour nous ça passe vraiment vite et pour
vous ?
Est-ce que vous pensez déjà à votre
retour à la "civilisation française",
à la façon de gérer votre vie après
une aventure pareille, ou ça paraît encore
trop loin pour vous ? |
| Pascale Rangeard |
| Réponse d'Antoine, le 10 avril 2004
: |
| Rien de prévu
pour nos un an le 3 mai !!! Nous serons dans les Iles
Vierges... On va y penser promis et tenter de faire
quelque chose de peu ordinaire !
Ca ne passe pas trop vite car un an c'est long ! Et
nous apprenons tellement de choses nouvelles qu'on a
du mal à imaginer que nous sommes partis que
depuis 8 mois. D'habitude en un an on fait quoi ? Des
vacances à Noël, toujours les mêmes,
du travail comme toujours, une escapade dans un pays
nouveau, enfin un peu de changement et de nouveaux souvenirs,
concerts, bons films, un nouveau né, un mariage,
un événement mondial et l'année
est bouclée !!! Que se rappelle-t-on de l'année
dernière ! Pas mal, deux, trois souvenirs reviennent
assez vite... Et de l'année précédente
! Ca devient dur hein... Quant à nous, les souvenirs
se bousculeront quand nous penserons à cette
année et elle nous paraîtra, comme elle
nous paraît aujourd'hui, beaucoup plus longue
que 12 mois bout à bout !!!
|
| Réponse de Hélène,
le 10 avril 2004 : |
| On pense en effet
au retour. Notre vie est en France, on retrouve notre
boulot le 1er septembre à Paris, et on pense
à d'autres projets. On va essayer de se tourner
vers l'avenir, tout simplement.
|
|
| --------------------------------------------------------- |
Je comprend que le dessalinisateur
fonctionne bien, ça doit vous éviter des
recherches de point d'eau dans des ports ou des transports
de bidons..
Et pour le gasoil : pas trop de consommation ? |
| Gilbert Leconte |
| Réponse d'Antoine, le
9 juillet 2004 : |
| |
|
|
| --------------------------------------------------------- |
Bravo pour votr' doublé exploit
de vitesse de croisière (aller ET retour cette
fois en un temps record !), on pousse un soupir de vous
savoir revenus à peu près entier vers
notre continent (ptêt qu'une part de votre âme
est restée de l'autre côté ?)(ravigorante,
la pluie ici, hein. !?) |
| Anne Roehrig |
| Réponse d'Antoine, le 9 juillet
2004 : |
| Merci Anne ! En
effet, l'air est sacrément vivifiant aux Açores
! Mais en échange, les journée sont si
longues : plus besoin de prendre l'apéro avant
19 h pour voir clair !
|
|
| --------------------------------------------------------- |
Du reste, comment faites-vous
pour mettre en ligne votre site internet ? Les web-cafés
sont la seule alternative ?
|
| Guillaume
Binns (Canada) |
| Réponse d'Antoine, le
10 avril 2004 : |
| La mise à
jour du site internet se fait dans les cybercafés.
Ils se sont implantés partout même dans
les coins isolés : Madère, Canaries, Sénégal
(Même à Ziguinchor), Cap Vert (sur toutes
les îles), Trinidad, Tobago (Au fond d'une supérette,
le poste personnel de la famille est devenu l'ordinateur
du cybercafé), Grenadines (dans l'hôtel
si l'île est trop petite ou dans les nombreux
cybercafés munis de l'ADSL),... D'après
nos livres de voyage, on nous précise que l'on
trouve autant de cybercafé que de distributeur
de billets maintenant et ce partout ou le téléphone
est installé. Donc aucun souci pour mettre à
jour notre site : un graveur de CD ou une clef USB à
bord et le tour est joué. On installe un FTP
sur le poste du cybercafé, c'est toujours accepté.
Nous essayons de préparer une nouvelle version
tous les mois pour étancher la soif de nos lecteurs
de plus en plus nombreux : une vingtaine de visites
par jour et presque 3000 depuis la création du
site.
Il existe une autre alternative bien sûr : De
nombreux bateaux ont la possibilité de se connecter
à internet à bord. Avec le satellite,
c'est partout dans le monde : le téléphone
Iridium (téléphone + mail), le service
Inmarsat (téléphone+mail+internet). Les
Américains proposent aussi des solutions moins
coûteuses à une bonne distance de toutes
les côtes (mais pas au milieu de l'Atlantique).
Internet à bord c'est la météo
24h/24h, c'est un contact permanent avec la famille,
c'est une sécurité supplémentaire,
une source d'information continue même dans les
endroit les plus retirés... Aujourd'hui c'est
un peu cher pour envoyer des emails alors mettre à
jours un site web c'est hors de question. A part les
très luxueux bateaux, ceux que nous rencontrons
n'utilise le service satellite que pour le transfert
d'emails, sans fichier attaché. |
|
|
| --------------------------------------------------------- |
Peut être faudrait il revoir
le grément qui commence à avoir de l'âge? |
| La famille tissot |
| Réponse d'Antoine, le 9 juillet
2004 : |
|
Concernant le gréement, un professionnel de la
voile nous avait dit avant de partir de ne pas les changer
: ce sont des Norseman, de très bonne qualité.
Le gréement est surdimensionné :
- en diamètre de haubans
- en nombre de haubans (2 bastaques, 2 pataras).
Apres verification, L'expert maritime nous avait confirmé
tout ca.
On s'est pris un coup de vent au large des Bermudes,
rien n'a bougé, on a totalement confiance. Ce
n'est pas le cas de tous les bateaux : Dans les Acores,
8 de nos voisins de pontons ont déteronné
(des torons se sont arrachés du hauban). Ils
dataient de 2 mois à 2 ans...
|
|
| --------------------------------------------------------- |
A quand les photos de
vous tout nu dans l'eau turquoise? |
| Séverine
Gestin |
| Réponse d'Antoine, le
10 avril 2004 : |
| 
|
Bon,
l'eau turquoise il y en a partout ! Nous on nage soit
en combinaison pour rendre visite aux coraux, soit tous
nus pour un rafraîchissement rapide.
Lors de notre dernière escapade, deux petits
poissons jaunes de deux à trois centimètres
de long nous ont tenu compagnie. Collés tout
contre nous, ils ont trouvé un refuge agréable.
Après avoir fait le tour de la personne, ils
ont voulu élire domicile près de nos parties
intimes, camouflés par deux grandes jambes qui
les protégeaient de tout. Mais pas de chance,
ils n'avaient pas d'appareil photo et n'ont pas pu en
profiter pour nous immortaliser et illustrer cette question.
|
|
|
| --------------------------------------------------------- |
Tous nos amis ont peur que
vous ayez du mal à revenir sur terre.
Christiane Hache |
| Réponse de Christiane : |
| Ils n'ont rien compris.
Quels souvenirs vous aurez dans vos têtes pour éclairer
les grisailles de l'Europe. Et tous ces gens que vous
rencontrez, une vraie richesse. |
| Réponse d'Antoine, le 10 avril 2004
: |
Je rejoindrais effectivement
l'avis de ma chère maman... Nous reviendrons
comme nous l'avions prévu, comme nous le souhaitions
au début du projet : la tête enrichie de
milles aventures d'un autre monde, le regard transformé
par des scènes de vie que nous côtoyons
de près. A travers la pauvreté, la richesse
et même le luxe, nous découvrons un monde
différent de notre quartier et pourtant habité
par des hommes, des femmes et des enfants. Comment pouvons
nous vivre sans penser qu'aux quatre coins du monde,
rien ne se ressemble : la nourriture, les meurs, la
religion, les habits, la politique,... L'évolution
n'est pas la même mais le bonheur se retrouve
sur tant de visage qu'on en peut croire que sa manière
de vivre est la meilleure.
Pourtant, il n'est pas question de quitter notre vie,
nos amis, notre famille. Au fond de nous même
s'est ancrée une éducation française
que nous ne pouvons abandonner aux premières
infidélités. La France reste un pays magnifique,
protégé, libre, les lois y sont respectées
mais peuvent être contestées sans se faire
lyncher !!! Nous rentrons pour témoigner d'un
voyage extraordinaire, un voyage qui reprendra son cours
il est sûr, mais pour le moment on est aussi bien
content de rentrer.
Ensuite seulement nous repartirons pour des régions
isolées, froides, chaudes, pauvres, riches, inexplorées
ou bien connues pour leurs beautés naturelles
et pour les contacts avec leurs habitants. A la recherche
d'une nouvelle terre d'adoption, d'un paradis pour retraités
ou seulement d'un coin pour passer quelques mois de
l'année... 26 ans !!! Nous sommes encore bien
jeunes et notre pari est réussi, nous mordons
dans la vie à pleine dent pour comprendre qui
nous sommes et connaître un peu mieux cette terre
qui nous héberge, pour la comprendre et la respecter
!!! |
|
| --------------------------------------------------------- |
N'avez-vous pas souffert
de la surpopulation de bateaux? |
| Réponse d'Antoine, le
6 mars 2004 : |
| Les îles antillaises
sont un vrai paradis pour la voile : soleil, vents réguliers,
îles de rêves... Des bateaux sont ici depuis
plusieurs années, des sociétés
de locations fleurissent : cata ou monocoque, avec ou
sans skipper / hôtesse...
Pour finir, on n'a pas souffert des mouillages surchargés
: seul les Tobago Cays (mouillage au centre - 50 bateaux),
Bequia (Admirality Bay- 160 voiliers), Union (Clifton
Bay - 70 bateaux) et Mayreau (mouillage à l'hôtel
- 25 dans un petit mouillage) sont trop encombrés
pour être vraiment tranquilles. Mais il reste
tellement d'endroits dans les Grenadines ou personne
n'ose aller car ils sortent des sentiers battus. Donc
pas de problème pour les adeptes des plages désertes
et mouillages sauvages... Faîtes le tour des îles
et vous trouvez votre paradis à chaque fois !!!
Et si vous persistez dans un mouillage encombré,
faîtes comme nous... Mouillez devant tout le monde
et vivez à l'avant ou mouillez derrière
tout le monde vivez à l'arrière du bateau... |
 |
|
| --------------------------------------------------------- |
Allez-vous à Haïti ? |
| Claire Ligner |
| Réponse d'Antoine, le 6 mars 2004
: |
| Haïti, c'est
bel et bien hors de nos plans ! Gilbert, un des anciens
collègues de travail d'Antoine, nous tient informé
de la situation depuis décembre en envoyant les
nouvelles du journal. On a donc très vite révisé
notre parcours et ajouté l'Irlande et le Pays
de Galles à la place de Haïti et Cuba. Voiles
Sans Frontière fera sans nous !!! D'ailleurs
en ce moment le gouvernement évacue les missions
humanitaires du pays. |
|
| --------------------------------------------------------- |
Peu à peu le bateau
change d'aspect. Avec ses bambous on dirait bientôt
un boutre des Antilles. A quand le pavillon noir ? Antoine
tu ne vas tout de même pas trimbaler ce fardage
jusqu'en Europe ??
Hubert Hache
Site web toujours passionnant à découvrir.
La manufacture de bambous prospère-t-elle ?
Gilbert Leconte
Je trouve aussi que ton bateau ressemble maintenant
à un cargo ! mais avec Richard qui va bientôt
arriver, tu pourras stocker ta forêt !
Christiane Gazier Hache |
| Réponse d'Antoine, le
6 mars 2004 : |
| Les bambous font
parler d'eux ! Ils réveillent la curiosité
de tout le monde. Notre "cargo" est dévisagé
dès que l'on croise un autre voilier ! Tout l'équipage
sur le pont regarde avec attention notre chargement.
Puis vient une petite réflexion du genre : vous
avez peur de perdre votre mât ! Vous allez en
faire quoi ? Ca vient d'où ? Vous faîtes
de l'exportation ? ... ou un petit geste de la part
des locaux : pouce levé, doigt en forme de V,
grand sourire... Madéo réveille l'admiration
et la curiosité car son équipage si jeune
ressemble plus à deux débrouillards prêts
à affronter le monde par leurs propres moyens
et en profitant des richesses de chaque pays. C'est
marrant que les gens n'ont pas tous gardé une
part de Bernard Moitessier en eux. A l'époque
les navigateurs utilisaient les matériaux trouvés
sur place et réparer les avaries avec les moyens
du bord. Aujourd'hui on se fait livrer les pièces
sur toutes les îles et on attend de longues semaines
les pièces au lieu de chercher la solution parmi
la population.
|
 |
 |
En France, le regard
est plus lointain et les gens me connaissent mieux.
On se demande donc moins le pourquoi de ce chargement
et on en voit moins les inconvénients. Mais bien
sûr que non je ne trimbalerai pas tout ce fardage
jusqu'en France... Aujourd'hui tout est rentré
en cale. Le processus de stockage passait par une période
de 48 h en eau de mer, puis un séchage sur le
pont. Le problème c'est qu'il pleut beaucoup
au sud des Caraïbes donc le séchage a traîné
!!! Une moitié est désormais dans la soute
à voile et une autre à côté
du moteur, plus deux petits rebelles dans la chambre.
Et enfin pour la manufacture : voilà ce que l'on
pense faire avec notre trésor... Ce n'est qu'un
exemple !!!
Richard tu n'auras pas trop de travail, c'est promis
! On a essayé de réduire les listes de
choses à réparer et on ne s'en est pas
trop mal sortis... Le rangement des bambous en faisait
partie !!! |
|
| --------------------------------------------------------- |
C'est vraiment déroutant de
voir vos photos pendant que nous on travaille... |
| Nicolas Delcroix |
| Réponse de Hélène,
le 6 mars 2004 : |
| C'est vrai que certaines
photos font vraiment rêver ! Même nous en
les visionnant, on est épaté.
Mais j'ai aussi repensé à ta petite phrase
pendant la navigation entre les Grenadines et la Guadeloupe
: on est parti le soir et on s'est pris un grain en
pleine figure, ça commençait bien. Voilure
réduite : trinquette et deux ris dans la grand
voile. J'ai fait un petit quart assez tranquille, protégé
par une île, puis Antoine a repris le bateau en
main. Et là, on était entre deux îles,
dans un canal. Le vent s'est mis à souffler plus
fort, encore plus fort. La mer était hachée
avec de grosses vagues. Moi, je devais essayer de dormir,
car Antoine allait bientôt se reposer. Dans la
couchette navigateur, calée entre des coussins
avec 25° de gîte. Le bateau cognait sur les
vagues, j'exagère pas, le bateau grinçait
de partout, c'était horrible. Il fallait que
je sorte pour voir comment c'était dehors. Antoine
était à la barre, sous un grain...
Ca a duré toute la nuit, et ça c'est
un peu calmé par la suite. On a capté
la météo de la Martinique tôt le
matin "Avis de Grand Frais toujours en cours. Vent
de nord est 25 noeuds. Rafales sous les grains de 35
à 45 noeuds. Mer grosse et hachée, houle
de nord est."
Description du terme "avis de Grand Frais"
: "La mer grossit, lames déferlantes, vent
de 28 à 33 noeuds".
On n'a pu prendre aucune photo de cette nav, le bateau
était presque sans arrêt balayé
par les embruns...
C'est bien beau toutes ces photos, mais pensez aussi
à celle que l'on ne peut pas prendre car l'élément
marin nous rappelle à l'ordre et nous chasse
au fond de Madéo pendant qu'il rugit et nous
montre sa force. Souvent on pense qu'il faut vraiment
être fou pour vivre sur un bateau, ce serait si
tranquille une maison qui ne risque pas de sombrer,
de se briser, de quitter son emplacement pendant vos
rêves. C'est très beau, mais c'est pas
toujours facile. C'est usant et ça demande beaucoup
de contrôle de soi pour maîtriser sa peur.
|
|
| --------------------------------------------------------- |
Une petite question après
la lecture des pages de Trinidad. Avez vous une "check-list"
de toutes les opérations de maintenance 'préventive'
et répertoriant aussi tous les petits bobos accumulés
lors des traversées pour vous rappeler de tout
ce qu'il y a à faire lors des grandes escales
comme à Trinidad ? Ou alors, est ce que vous
marchez au feeling ou à la mémoire? |
 |
| Sébastien Gréhant |
| Réponse de Hélène,
le 6 mars 2004 : |
| On a bien une liste
"to do" ! Toujours en cours, on raye et on
rajoute au fur et à mesure ! La dernière
en date ci-contre...
|
|
| --------------------------------------------------------- |
... J'ai
pris quelques notes pendant ce récit et j'ai
quelques questions à vous poser :
- Comment avez-vous fait pour cuire vos langoustes (
celles que vous aviez pêchées dans l'épave),
dans une casserole ? Mais elles devaient se débattre
non ?
- En ce qui concerne le requin dormeur, ça me
touche qu'Antoine ait pensé à moi en le
voyant, mais je suis étonnée que vous
n'en ayez pas vu d'autres, et durant votre traversée
vous n'avez fait aucune autre rencontre extraordinaire
?
- Je voulais aussi vous féliciter sur les repas,
bon OK je n'aime pas le poisson ( Pierre lui aime beaucoup),
mais vu la façon dont vous décrivez vos
repas et les différentes manières dont
vous préparez ces poissons ça me donnerait
presque ( j'ai dit presque) envie d'en manger. Mais
par moment j'imagine les odeurs qui doivent virevolter
jusqu'à vos narines et moi là j'ai déjà
le mal de mer.
- Je suis aussi très surprise de cette amitié,
de cette solidarité, entre les bateaux, Pierre
lui me dit que c'est tout à fait normal, c'est
plus que courant, mais pour une "navigatrice"
de mon rang, en exil sur Paris ( ce qui aggrave encore
plus les choses), ce sont des notions qui me sont tout
à fait étrangères ( beaucoup de
parisiens devraient aller faire un tour en bateau !!!!
).
- Encore une chose, une question un peu plus pour Antoine
cette fois, cela fait déjà quelques temps
que j'aurais dû te la poser : Où es-tu
allé pécher ces lunettes de soleil ?!!
Ce sont celles de ton père dans les années
70 ou quoi ? Il faudra que nous en reparlions à
ton retour, mais je te rassure tu es très tendance
!!
- Enfin, voici notre grande question, LA question du
jour : Avez vous Oui ou Non pris ce fameux bain au milieu
de l'Atlantique le 31 décembre à minuit
? Je dois avouer que Pierre va avoir du mal à
dormir, tant qu'il n'aura pas eu la réponse...
|
| Stéphanie et Pierre
Evenou |
| Réponse d'Antoine, le 6 mars 2004
: |
| Les langoustes :
en fait on les a tirées au fusil comme à
peu près tous les plongeurs. C'est interdit uniquement
en France. Pour bien faire, il faudrait une longue pince
pour les attraper sans les tuer et pouvoir les conserver
plus longtemps. Ensuite elles sont parties dans la cocotte
d'eau bouillante. On peut aussi les faire au BBQ comme
pratiquement tout le monde mais il faut faire très
attention de ne pas trop les cuire pour qu'elles restent
bien tendres. Et puis une langouste n'a pas de pince
donc si elle se débat c'est pas très dangereux...
Attention juste à la queue qui se referme sur
les doigts et peu couper une phalange !!!
Pas plus de requin malheureusement... En fait ils sont
blottis dans certains endroits et restent très
peureux donc il faut être un bon chasseur pour
en croiser. C'est à dire nager en eau assez profonde
sur des tombants, là où les autres baigneurs
ne vont plus et où se cache aussi le gros gibier.
Après quelques prises ensanglantées de
bonnes tailles, ils feront leur apparition en tournoyant
autour de vous jusqu'au moment où ils prendront
confiance et où il sera temps de déguerpir.
Aucune rencontre extraordinaire pendant la traversée
de l'Atlantique, on est bien triste...
Pour les repas poissons, on vient d'ouvrir une nouvelle
rubrique :"CUISINE"... Alors régalez-vous
et mangez du poisson... Cela se cuisine à toutes
les sauces alors goûter autre chose que les panés
du capitaine Igloo, mangez du cru, du mariné,
du fumé, du grillé, de la soupe et des
sushis...
Effectivement les relations entre voiliers sont privilégiées
et très faciles. Mais pas avec les bateaux de
locations qui sont déjà un groupe et ne
cherchent pas la rencontre. Tous les voyageurs, au contraire,
ont besoin de retrouver des nouveaux visages pour raconter
leur transat, leurs mésaventures, conseiller
un mouillage, une plongée, partager du poisson,
offrir l'apéritif, mélanger les couleurs,
les religions, les origines pour découvrir et
encore découvrir. On s'enrichit tellement en
écoutant les récits des autres et échangeant
nos impressions et en goûtant les breuvages du
fond des cales de tous ces navires. Et puis parfois,
on sympathise encore plus, on passe plusieurs semaines
ensemble et nos routes finissent toujours par se séparer.
La VHF est maintenant en standby sur le canal 77. C'est
le téléphone du bateau, relié à
tous nos nouveaux amis dans une zone de 50 km à
la ronde. Un petit appel de temps en temps et si quelqu'un
nous entend, on s'arrange pour faire croiser nos routes...
Mes lunettes de soleil sont toutes neuves. C'est le
modèle aviateur ! Je te rassure, Hélène
n'aime pas non plus. Elle me l'a même dit avant
que je ne les achète. Mais bon il y avait le
choix entre deux modèles et moi elles me plaisaient.
C'est vrai que c'est pas top mais je préfère
les modèles différents qui font tendance
comme tu dis !!! Entre parenthèse, tu n'aurais
pas jeté un sors sur ma paire de lunette d'ailleurs...
Je les ai perdues, plus moyen de mettre la main dessus.
Bon je vais me rabattre sur ma vieille paire (c'est
des lunettes de soleil et de vue à la fois en
fait !). Ou je vais mettre plus souvent mes lentilles
et utiliser une de nos nombreuses autres solaires...
Et enfin, NON ! Nous n'avons pas prit ce bain au milieu
de l'Atlantique mais je compte bien le faire au retour
car ce sera sûrement un bon souvenir. Et même
si on n'a pas de pétole comme à l'aller
on mettra en pane le bateau et on se fera un petit plongeon
dans l'Océan. Et on pensera à Pierre en
prime !
|
 |
|
| |
| --------------------------------------------------------- |
| Bonjour
Bravo pour votre voyage et surtout pour la manière
dont vous faites partager vos expériences…
Je suis de mon coté en train d'armer un 32 pieds
pour un projet similaire (Voil'Horizon) avec VSF.
J'ai visité votre site et y ai trouvé
plein d'infos intéressantes pour la préparation
donc merci beaucoup pour toutes ces précisions
!
Concernant le budget de fonctionnement j'ai un peu
de mal à évaluer le coût des escales
et de la vie en mer, peut-être pourrez-vous me
faire part de votre expérience dans ce domaine…
Pour 2 garçons de 24 ans et un bateau de 32
pieds je compte sur 400 euros / mois pour l'avitaillement
et 100 pour le bateau qu'en pensez-vous ? Quel est le
coût des escales ? droit d entrée dans
le pays, frais de ports...
J'ai une dernière question concernant le gaz,
est-t-il facile d'en trouver ? Quel type de conditionnement
avez-vous ? Voilà, merci par avance pour vos
réponses. Je vous souhaite à tous les
deux un très bon voyage plein de rencontres et
d'aventures... |
| Fabien, VENTOLINE SM,
"Voil'Horizon 2004" |
| Réponse d'Antoine, le 6 mars 2004
: |
| Voici quelques éléments
de réponses, en attendant une nouvelle grande
page web un peu plus organisée.
Au niveau budget :
primo on s'est fait payer l'avitaillement de départ
(500 euros) par le Centre Leclerc de Concarneau. Vous
pouvez sûrement obtenir la même chose avec
un autre supermarché : il suffit d'une présentation
papier décrivant votre projet, ils ont tous un
budget prévu pour ce genre d'action donc tentez
un peu partout !
secundo : voici nos dépenses.
sept : 312 euros
oct : 896 euros (dont + de la moitié en souvenirs)
nov : 1434 euros (dont + de la moitié en souvenirs)
dec : 385 euros
janv : 1152 euros (dont 4 batteries et un pilote automatique)
Ce n'est pas énorme comme budget...
Donc la morale : on peut ne "rien" dépenser
si on pêche et que l'on a un gros avitaillement
de départ. Il faut toujours prévoir une
bonne somme pour les appareils qui tombent en panne.
Si ça vous tente, prévoir une grosse somme
pour acheter du tissu et des objets en bois au Sénégal
c'est vraiment une bonne affaire. Acheter par 10 ou
20 quand on tombe sur un produit pas cher et laisser
les autres dans le magasin. Garder les restos pour le
Sénégal, le Cap Vert et Trinidad et Tobago.
Ne pas acheter de stock d'alcool en France mais prendre
beaucoup de vin en cubi. Prendre des sirops, des conserves
(ravioli, paella, couscous...), du chocolat (Nutella)
car on ne trouve pas ça partout ensuite ou très
cher.
La meilleure façon de ne pas dépenser
beaucoup en nourriture c'est de manger comme au pays
: resto du travailleur ouvert à tous, resto populaire
et non à touristes. On y mange les vraies spécialités...
Pas faire de stock d'essence en France car c'est moins
cher partout !!!
Prévoir des euros et des dollars en liquide sur
le bateau car on perd beaucoup d'argent en change. Et
pour l'euros c'est bien bête car c'est gratuit
en France.
Prévoir un ordinateur portable, un graveur et
beaucoup de CD vierges car on trouve pas mal de choses
intéressantes en mer.
Droit d'entrée et frais de port : on ne va pratiquement
jamais dans les ports même s'ils sont moins chers
qu'en France on peut toujours mouiller dehors et profiter
d'un minimum de facilités au port. Pour les droit
d'entrée on paye un peu de l'autre côté
de l'Atlantique : certains bateaux ne font pas les formalités
quand il faut payer, nous si, mais c'est pas si cher
!!! Pour en savoir plus il vous faut les deux livres
de Jimmy Cornell : route de grande croisière
et escale de grande croisière. Le premier c'est
pour préparer le deuxième pour quand tu
arrives.
Ne pas oublier un fusil de chasse avec du matériel
de rechange. Et du matériel de pêche :
beaucoup de leurres (des poulpes), du câblot,
du gros nylon. Et des livres sur la chasse, la pêche
et les poissons.
Prendre tout l'outillage de bricolage : de la perceuse
à la rondelle en passant par la masse et le coupe
coupe. Voir listing dans le livre d'Antoine : Mettre
les voiles(Livre indispensable pour préparer
son voyage). Prévoir des pièces de rechange
pour tout ce qui peut casser, de l'acier, de l'inox,
du bois, de l'époxy, de la fibre de verre, du
bout...
Pour le Sénégal prévoir du troc
: téléphone portable usagé, cassette
audio, vieux poste à cassette, chaussure, tee-shirt,
casquette. Remplissez un coffre : vous le viderez au
Sénégal contre l'équivalent en
objet d'art. Tout cela vaut une fortune la-bas !!!
Pour le gaz : ce n'est pas dur d'en trouver. Nous on
a deux bouteilles de 13 litres donc on n'a aucun problème,
on n'est jamais à court et c'est le plus économique.
Mais ça prend de la place dans un petit bateau.
Le mieux pour vous ce serait peut-être les petites
bouteilles camping gaz : au moins trois. Si vous pouvez
tenir jusqu'au Sénégal avec deux voir
une c'est bingo car la bouteille là-bas est moins
chère que la recharge en France. Donc tu peux
remplir le bateau là-bas de deux ou trois bouteilles
neuves plus recharges.
A bientôt
|
|
| -------------------------------------------------------- |
cadeau de Noël
: bientôt !
|
 |
| |
| |
|
| --------------------------------------------------------- |
| Comment gérez-vous
vos problèmes de santé qui me semblent relativement
fréquent ?? en dehors des problèmes de grog!!!
pour Antoine bien évidemment. |
| Hubert Hache |
| Réponse de Hélène,
le 29 janvier 2003 : |
| En France,
on ne tombe vraiment pas souvent malade. Il n'y avait
pas de raison pour que ça ne continue pas ainsi
en voyage au soleil ! Pas tout à fait ! A plusieurs
occasions, on a eu à se plonger dans notre pharmacie,
dans le descriptif des médicaments et des maladies
et dans un bouquin de santé : "Médecine
de voyage"!
Voici les principaux soucis qui nous sont arrivés
:
Hélène :
- A Dakar, éternuements avec fièvre et
un sale torticolis et une très grosse fatigue
depuis un bon moment. On a choisi du Ketek.
- Au Cap Vert : Amygdales gonflées et couvertes
de taches blanches, fièvre jusqu'à 38,8
et maux de têtes, pendant quelques jours. D'après
"Médecine de voyage", c'était
une angine, Efferalgan et Ciblor.
|
|
Antoine :
- Une belle entaille sur le front pendant la navigation
Canaries-Sénégal : C'est la nuit, la mer
est houleuse par force 4, le vent monte encore un peu
et il pleut. Antoine passe le relais à Hélène
et, en descendant dans le bateau, le hublot d'entrée
non attaché se referme sur sa tête, le
front rebondit sur le cadre de la porte. Un peu groggy,
Antoine sent du sang et s'allonge. Hélène
appuie fort, la coupure est juste superficielle : un
pansement bien serré puis séchage à
l'air libre. Plus de peur que de mal, mais une belle
cicatrice.
- Une grosse frayeur en Casamance, avec les symptômes
du paludisme et l'oubli quelques jours auparavant du
traitement préventif antipalu. A Dakar lors de
notre premier passage, un navigateur solitaire a succombé
du paludisme en quelques jours sur son bateau. Lors
de notre second passage, une française était
hospitalisée, son bateau et celui de son mari,
n'était pas très loin de Madéo.
Et le paludisme est vraiment courant chez les Sénégalais.
On a vraiment eu peur toute une journée, le médecin
avait confirmé nos doutes et avait prescrit un
traitement de choc : Artequin. Hélène
devait appeler toutes les quatre heures pour donner
l'évolution de la fièvre. On allait prévenir
nos parents de la situation on allait presque imaginer
un rapatriement.
Finalement, le lendemain, on s'est rendu compte qu'Antoine
avait "seulement " une infection bactériologique
: Oflocet. (Comment on s'en est aperçu ? Des
glaires blanches dans les selles, si vous voulez tout
savoir !).
On a trouvé tous les médicaments qu'il
nous fallait en Casamance, un médecin disponible...
Alors que l'on est venu faire de l'humanitaire à
Ziguinchor ! Qu'est-ce qui cloche ? Le prix des soins
certainement : 22 euros la consultation, 18 euros les
deux plaquettes de médicaments. Dans un pays
ou l'on mange pour moins de 2 euros et ou le revenu
mensuel est souvent de 100 à 150 euros. D'autre
part, comment est-on soigné dans les villages
en Casamance, ou la pirogue passe une à deux
fois par semaine et met plusieurs heures pour aller
à Ziguinchor ? |
 |
Autres faits marquants :
- Le stock d'Efferalgan et Doliprane qui nous paraissait
faramineux au départ est déjà bien
entamé (pas d'inquiétude, on en a encore
au moins pour un deuxième tour !). C'est vraiment
très désagréable d'être de
quart avec un mal de crâne. Et en escale, la chaleur
n'arrange pas les choses.
- Notre fléau à Trinidad et Tobago :
LES MOUSTIQUES.
Ils sont horribles. Ils piquent partout : ventre, dos,
bras, paupières, et chevilles et mollets, leurs
deux coins de prédilection. A Tobago, c'étaient
des petits boutons roses avec un point noir au milieu.
A Trinidad, ce sont de grosses piqûres de 2cm
de large. Mais les deux donnent de sacrées démangeaisons,
surtout le soir et la nuit (!?) pendant au moins 5 jours
pour chaque piqûre. On a ressorti les répulsifs.
- Un peu moins grave, mais qui fait qu'il n'y a plus
de gros plan d'Hélène sur le site : Une
éruption continuelle depuis le Cap Vert de petits
boutons rouges sur le visage qui s'attaquent maintenant
au décolleté et au dos. Certains jours,
le front est couvert de petits boutons très resserrés.
Est-ce le soleil ? Il faut se tartiner encore plus de
crème ?
- Enfin, on ne prend pas de coup de soleil, mais on
se brûle assez fréquemment en faisant la
cuisine dans ce milieu mouvant ! |
|
| --------------------------------------------------------- |
| Antoine, arrives tu à régler
tous tes problèmes de casse et de mécanique
: régulateur, trinquette, électricité
de bord etc... |
| Hubert Hache |
| Réponse de Antoine, le 29 janvier
2003 : |
| Et bien nous allons
voir cela cette semaine à Trinidad... On s'est
laissé un peu déborder depuis le Cap Vert
mais ici c'est beaucoup plus simple car on a tous les
magasins sous la main. Le détail des réparations
sera dans la page Trinidad : en espérant que
l'on arrive à bout de tout sans dépenser
trop ! Le gros problème c'est l'électronique
: cela coûte cher et c'est difficilement réparable...
Vive le sextant, les cartes papiers et le régulateur
d'allure !!!
Pour le reste, ça va à peu près.
On a tous nos outils à bord; même la scie
et la perceuse. On est content d'être bien équipé
côté matières premières :
mousses de protection, bois, échantillon de vis,
rondelles, colliers,... |
|
| --------------------------------------------------------- |
Julien Dodi :
Ca promet d'être joli joli vos récits,
mais quand je tape l'adresse de votre site il n'y a
qu'une grande page blanche qui apparaît même
pas un ptit message d'erreur ni rien. ??? C'est peut-être
le brouillard local de Tobago ?
Catherine Roehrig :
Panique à bord, votre site ne répond
plus, on a une page blanche à la place.
Christiane vient de m'appeler pour me demander de vérifier,
c'est bien vrai, on n'a plus rien, hier mercredi non
plus paraît-il, ça marchait mardi soir,
j'espère que vous allez le savoir avant de repartir
en mer. Vite, rassurez-nous...
Sébastien Grehant :
On a déjà lu tout le site depuis samedi
midi ! par contre, maintenant le lien n'a plus l'air
de marcher...
Gilbert Leconte :
Alerte : le site web n'est plus visible (http://www.antoinehelene.net/).
Il y a une belle page blanche. Avez vous changé
d'hébergement ?
Christophe Le Quang :
J'aurais aimé voir vos photos sur votre site
mais malheureusement je n'arrive pas à y accéder...
y aurait-il un problème ?
Hubert Hache :
Enfin j'ai de nouveau accès à votre
site. Pour une cause inconnue votre site affichait une
page blanche depuis le mercredi 21...
|
| Réponse de la webmastrice, le 29
janvier |
| Il s'est en effet
passé une petite catastrophe technique dans le
cybercafé de Charlotteville, équipé...
attention attention : d'un poste ! Et d'un accès
internet digne des temps de l'Esigetel avec réseau
saturé. Voici ce qui s'est passé : La
grosse mise à jour du site avait déjà
été installée depuis quelques jours.
On retournait au cybercafé pour envoyer la newsletter
à plus de 200 personnes et répondre personnellement
aux derniers mails reçus : tout est sur disquette,
on n'a plus qu'à faire des copiers-collers.
En même temps, on installe une nouvelle version
mineure sur le site pour améliorer quelques pages
: l'accueil, vos impressions, la traversées,
la nouvelle page Conseil Général de Vosges.
Le débit est vraiment lent et on doit re-télécharger
le FTP (un logiciel qui permet de mettre à jour
le site). On a réservé un créneau
de deux heures, c'est largement suffisant en temps normal.
Les mails sont envoyés, la mise à jour
du site à l'air de bien se passer, on décide
d'envoyer la newsletter. Erreur d'appréciation
: on n'envoie pas un mail à 230 personnes avec
"Venez voir notre site... " sans avoir testé
ce même site ! Car la mise à jour ne s'effectue
pas bien. Je viens de remarquer que le récit
de la traversée de l'Atlantique est coupé
au milieu. La page vos impressions n'a pas été
mise à jour, ce n'est pas grave, je reviens à
la page traversée. On ré-envoie le fichier,
une fois, deux fois... à chaque fois, la page
est coupée à un endroit différent.
On focalise sur ce problème.
On vient de dépasser notre temps sur le poste,
quelqu'un attend depuis déjà un bon moment,
la fille des patrons passe nous dire de laisser notre
place.
On insiste. 20 minutes plus tard, à la trentième
tentative et après trois passages de la fille,
on laisse tomber, la page de la traversée de
l'Atlantique ne sera pas complète. Tant pis.
On n'a pas remarqué que la page d'accueil ne
s'affiche pas. Et pas de page d'accueil, pas moyen d'accéder
au reste du site !
Quelques jours plus tard, en revenant au cybercafé,
on s'aperçoit du problème, notamment la
page d'accueil qui a été envoyée
vide. La liaison est bonne, on réenvoie immédiatement
le site que l'on avait sur CD dans le sac.
Toutes nos excuses pour cette indisponibilité
momentanée qui tombait vraiment mal, après
la traversée de l'Atlantique. |
|
| --------------------------------------------------------- |
| |
| Je sors de la lecture de
la dernière mise à jour : c'est super photos
et texte, la recherche du safran est un morceau d'anthologie
!! A ce propos, question mécanique à Antoine
: pourquoi le safran n'est-il pas verrouillé sur
ses axes pour l'empêcher de remonter et donc de
le perdre ? Il doit y avoir une raison qui m'échappe...
Salut, on prépare nos valises. Rich. |
| Richard Roehrig |
| Réponse de Antoine,
le 2 décembre 2003 : |
C'est
vrai que la perte du safran fut un moment mémorable.
Nous l'avons raconté du mieux que nous pouvions
!!!
Pour répondre à ta question Richard, voici
d'abord deux photos :
|
 |
 |
Avec
|
Sans
|
|
Pour être un peu plus clair : Il y a bien une
goupille qui devrait bloquer la charnière du
safran et l'empêcher de remonter. Seulement pour
arrêter un safran de cette taille, qui tape sur
le sol poussé par un voilier de 7 tonnes, il
faudrait quelque chose d'un peu plus costaud. Mais maintenant
qu'il est accroché, je ne pense plus du tout
à améliorer sa tenue. Je préfère
qu'il s'évade comme la dernière fois sans
rien casser, à la seule différence qu'il
restera derrière Madéo pendu par sa laisse.
Je n'avais pas vraiment réalisé à
quel point on pouvait être démuni sans
safran ! Alors la nouvelle règle c'est on ne
le casse pas et on ne le perd pas !!!
|
|
| --------------------------------------------------------- |
| |
Avez vous sorti le spi
?
A quand un master poisson, de la taille d'un barracuda
par exemple ?
Est-ce que vous êtes souvent à poil sur
le bateau ?
Prenez vous le temps de bouquiner ou méditer
sur les années passées et à venir
?
L'échéance de la grande traversée
arrivant, la pression ne monte pas trop ? Êtes-vous
confiants ? |
| Vincent Rémy |
| Réponse de Antoine,
le 2 décembre 2003 : |
| En fait
nous avons deux tangons comme vous avez pu le voir sur
les photos. Et si vous n'avez pas encore vu de spi,
c'est tout bonnement parce que nous n'en avons pas.
C'est une voile performante mais fatigante et chère.
Comme il n'y en avait à bord, nous avons décidé
de partir sans et j'avoue qu'il ne me manque pas du
tout. Et puis la trinquette me plaît pas mal,
alors j'oublie complètement le spi, tangonne
le génois léger ou lourd et surfe jusqu'à
13,4 noeuds sur les vagues...
Pour les masters poissons comme le barracuda : j'en
ai attrapé un à la Gomera, des daurades
coryphène aux Canaries, des bonites juste avant
Dakar, un thazard pendant la traversé Casamance
--> Cap Vert
|
 |
 |
 |
 |
Barracuda à chevrons
|
Daurade coryphène mâle |
Bonite à ventre rayé |
Thazard blanc |
Et bien oui nous sommes souvent nus sur le bateau !
Cela fait moins de linge à laver et c'est bien
agréable de se sentir aussi léger.
Nous lisons beaucoup... En tout cas moi je n'ai jamais
lu autant de livre dans toute ma vie que pour préparer
ce voyage et le vivre. Pour les méditations sur
les années futures, on y pense, on y pense même
beaucoup...
La grande traversée approche... Oui et très
vite même ! Mais tout va bien à part le
régulateur d'allure qui m'a joué des tours
ces derniers jours !!! On est serein, je pense que Madéo
va faire tout le travail au largue à 6-7 noeuds
pendant qu'on bouquinera, qu'on apprendra l'espagnol,
qu'on jouera de la guitare, qu'on rêvera à
la vie passée, présente et future... |
|
| --------------------------------------------------------- |
| |
Et j'aurais bien aimé connaître
vos impressions profondes sur votre expérience
de la mer acquise au cours de ce
voyage. |
| Christophe Le Quang |
| Réponse de Antoine, le 30 novembre
2003 : |
| On apprend beaucoup
en mer, beaucoup de chose sur la vie, la peur, la solitude,
les grands espaces, le calme, et puis les populations,
la géographie, l'histoire, la voile, la plongée
et enfin les poissons, les oiseaux, les mammifères...
Et bien nous sommes petits au milieu de tout cela. Il
faut voyager pour connaître le monde, voir ce
qui se cache derrière la télévision.
Notre vision de la vie aura changer après ce
voyage, nous seront plus ouvert à notre entourage,
plus attentif aux détails, aux sourires, aux
détresses et sûrement encore plus proche
de nos familles.
|
|
|
---------------------------------------------------------
| Qu'est-ce qui vous manque
le plus par rapport à la terre ferme ? |
| Yannick et
Emilie Gérôme |
| Réponse de Hélène,
le 17 novembre 2003 : |
Hé
bien sans hésiter... c'est vous : notre famille
et tous nos amis ! En voyage, on a plus le temps de
penser à ce qui est vraiment important, et en
bateau, on est un peu dans sa maison, sans la possibilité
de recevoir facilement les plus ou moins proches restés
au pays ! A Paris, on était peut-être plus
prêt géographiquement, mais la vie passait
à 100 à l'heure.
En plus, au Sénégal, la famille est très
importante. Quand tu arrives chez quelqu'un, il te présente
ses parents, ses cousins, ses neveux et nièces,
il te parle des absents, qui sont à la ville,
et bien sûr des prochaines cérémonies
anniversaires de funérailles de tels ou tels
aïeuls... La famille est sacrée ici.
Pour Antoine, c'est de ne pas voir son neveu et ses
nièces grandir ! Heureusement, on reçoit
des photos ! Avec vos mails, c'est toujours un plaisir.
(Maximum 10 ko pour les photos, merci pour notre boîte
mail !) |
|
|

|
 |
| Alexandre,
2 mois et demi... |
... 5 mois... |
... 6 mois |
 | | | |