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Vos impressions
 

 


Bonjour

Merci pour le fabuleux site que vous nous offrez. vraiment top.
Je pars pour le même périple avec mon Trisfer40 ( cousin du Trismus ) en Avril prochain.
Quand j'en ai assez de bricoler dans le bateau la tête dans les coffres où le moteur, je me ressource avec vos belles images, et je repars de bon coeur.

J'ai deux questions à vous poser :

Vos photos sont c'est excellentes, mais avec quel matériél les photos sou-marines ont-elles été prises ? elles sont très bien.

Sur mon voilier j'ai comme sur Madéo j'ai une trinquette bômée avec un ris mais qui n'a jamais dû sortir de son sac...
Il n'y a pas de rail d'écoute de posé sur le pont. ( j'ai vu qu'il y en a un sur Madéo ) Ce rail était-il incurvé où droit, et l'écoute du palan , oû allait t-elle ? revenait t'elle au cockpit ? Je ne comprends pas comment s'effectue le réglage.

Merci pour vos explications et votre réponse.
http://les.trismus.free.fr/claudi.html
Didier sur Claudi


Réponse de Hélène Antoine, le 26 octobre 2005 :
Bonjour Didier, C'est Helene qui répond :
- je ne connaissais pas le Trisfer, je crois que ca plairait a Antoine pour son
prochain voyage dans les glaces...
- pour les photos, on a notre Olympus mju 3millions de pixels, et un boitier
etanche. C'est assez cher, presque autant que l'appareil, mais ca vaut vraiment
le coup. On passe des heures sous l'eau avec, jusqu'a épuisement de la batterie.
Je le prends quand Antoine chasse (j'ai encore du mal à tirer sur un poisson, et
puis Antoine en ramène déjà tellement ...), et je m'éclate en jetant un oeil au
chasseur, vérifier qu'il n'est pas au fond. La chasse photographique, c'est un
sport passionnant :
déjà, c'est bon entrainement ludique à l'apnée, avec des petites apnée car on
est concentré sur autre chose que sa respiration. On bouge puis on s'immobilise
en se stabilisant, parfois, on a la tête en bas ou on est complétement à
l'envers au momoent de prendre la photo...
Apres, on améliore sans cesse notre connaissance du poissons et de ses réactions
: il faut anticiper ses mouvements pour cadrer les photos. Parfois ca devient un
jeu, je me souviens de parties avec un capitaine (?)interminables, il
s'approchait, curieux, et repartait derrieère son caillou, montrait un oeil ...
µIl faut prendre pas mal de photos pour en avoir une correcte... On en supprime
4 sur 5.
- pour la trinquette, le rail est incurvé (on le voit sur une photo de la page
bateau du site, prise depuis le haut du mat). Pour les réglages, je ne sais pas
trop, moi j'étais plutot au cockpit et Antoine à l'avant pendant les manoeuvres Mais l'écoute revient au cockpit, ca c'est sûr. Antoine repondra plus precisemment sur la page vos impressions du site.

Bons préparatifs. Les notres sur Madéo restent d'excellents souvenirs, meme si on y a passer de longues heures... Apres coup on était content de notre boulot, et sur l'eau, ca na pas de prix !

 
bonjour,
apres avoir parcourue votre tres joli site et avoir pu lire que vous etes
passer par Nioumoune en Casamance
je souhaiterais vous poser une question
est il possible de laisser un cata de 47 pied et 1.20 de tiran d eau pour
une periode de 1 mois et seul sans personne a bord au mois e mars 2006
Periode a laquelle nous devons malheureusement etre en europe
Dans l attente de vos commentaires et de contact eventuell d autres bateau
au mouillage sur ce lieu
bon vent

Manuela

 
 
Bonjour,
J'ai découvert par hasard votre site internet !
Passionnée d’eau et de voilier depuis des années, j’ai un rêve… celui de faire un tour du monde en voilier (en une ou plusieurs étapes). J’ai le permis lac, en Suisse, mais peu d’expérience en mer. Je suis donc a la recherche d’un skipper qui serait prêt à m’accompagner et à m’aider à réaliser mon reve…
Avez-vous quels conseils à me donner pour la préparation de ce reve, afin d’en permettre sa réalisation ? Ou des contacts à me transmettre ?

Merci d’avance pour votre réponse.

Meilleures salutations nautiques.

Valérie (respect@romandie.com)

 
 
 
 
 

Comment votre employeur a-t-il perçu votre projet ?
Y a-t-il eu des difficultés pour obtenir les congés nécessaires à votre projet ?
Après votre périple, comment s'est passé votre "reprise" de vie professionnelle ?
Êtes-vous arrivé à reprendre un rythme citadin classique (métro, boulot ...) et de vie d'entreprise (consulting, profits...) après une expérience comme la votre ?

Jean-Luc Bonnafoux
Réponse d'Antoine, le 16 août 2005 :

Notre employeur (Accenture) laisse en général tout le monde partir en congé sans solde si la demande est faite dans les règles : un recommandé trois mois avant le départ. Beaucoup de gens partent ainsi, la plupart du temps c'est pour 6 mois. Ce n'est pas aussi "mal vu" qu'on l'entend dire ! Si on sait vendre son projet, lui apporter une connotation sportive, écologique, familiale, humanitaire, ... l'employeur saura comprendre. En général tout le monde est impressionné par ce genre de projet car très peu de gens osent les réaliser. Et encore moins les grands boss qui n'imaginent pas une seconde pouvoir quitter leur travail sans que leur vie ne s'écroule. La reprise de vie professionnelle n'est pas toujours évidente car on a la tête pleine de nouveaux projets, de nouvelles envies... On veut vivre différemment, donner plus de temps à sa famille et moins à son travail. Une bonne solution est de s'y préparer avant de partir, les CV doivent être prêt à envoyer, les entreprises déjà choisies, etc. Le mieux c'est de ne pas quitter son poste si possible et de le reprendre tout de suite en rentrant, surtout pas de pause. Nous étions au travail 15 jours après avoir touché terre, pas le temps de réfléchir, pas le temps de se remettre en question, c'est parfait pour ne pas être trop perturbé ! En passant, un grand merci aux amis qui nous ont accueilli le temps de trouver un appart à Paris.

Dans l'ensemble, les autres bateaux ont plutôt quitté leur poste avant de partir. Licenciements "Plan Social", licenciements surprise, départ en retraite... Sinon il y a toujours l'année sabbatique que l'employeur ne peut pas refuser après 6 ans de travail. Il faut garder à l'esprit aussi qu'un tour du monde en voilier est beaucoup pus reconnu qu'un an de chômage !!!

A votre retour il faudra tout de même accepter que vos collègues évoluent un peu plus vite que vous. Eux sont restés, il est normal qu'ils passent avant pour les promotions. A vous de vous battre pour prouver que vous avez aussi progressé grâce à cette expérience et que vous êtes encore plus productif qu'avant votre départ...

On n'oublie pas le rythme parisien et on sait le reprendre sans problème, mais en a-t-on envie ? Pour le moment nous profitons de tout ce que Paris peut nous offrir comme nous avons profité de notre voyage... Ce monde est tellement différent par rapport aux relations que nous avions en bateau, que nous ne pouvons pas arrêter de rêver à cette vie fabuleuse, pleine d'échanges et de
sourires. Mais nous avons gardé les pieds sur terre, et c'est là l'important, il ne faut pas disjoncter et croire que cette vie est possible partout. A t-on vraiment envie de rester nomade, sans modernité ?

Gardons les pieds sur terre mais continuons de rêver et surtout à réaliser nos rêves, car nous pouvons le faire sans quitter le monde que nous connaissons, sans renier notre éducation, notre pays... On peut partir, vivre différemment et revenir dans notre vie pour reprendre un rythme "normal" ou plutôt un rythme français car pourquoi serait-il plus normal que les autres...

 

Un plaisir à tous les coins. Vraiment. Mille bravos pour ce journal passionnant. Quant aux photos ! Une petite curiosité : C'est quoi votre secret ? Quel appareil ? Utilisation du flash ? Travail sur les couleurs ?

Un navigateur
Réponse d'Antoine, le 16 juin 2005 :

Le secret de nos photos !

Je pense que nous avons un bon appareil, c'est un Olympus mju300, 3 M de pixels. Il est étanche aux embruns et à la poussière ce qui est très pratique. Juste 3 M de résolution, ce n'est pas énorme mais c'est largement suffisant pour de la photo amateur. Le flash est en automatique mais la plupart du temps, une photo qui a besoin du flash ne sera pas bonne car l'appareil n'est pas assez bon pour de la photo sans lumière. Nous travaillons parfois les photos avant de les mettre en ligne, juste la fonction automatique de contraste de notre logiciel.

Alors quel serait notre secret ou plutôt les règles que nous tentons d'appliquer :

- un maximum de lumière
- une bonne recherche du sujet
- se déplacer pour trouver le meilleur angle à chaque fois
- pas de photo figée, chercher le naturel
- toujours doubler, voir tripler les prises de vue... vous verrez qu'il y a toujours une photo plus nette que les autres...
- un tri très sélectif des photos pour ne garder que les meilleures
- rechercher l'originalité
- ne pas prendre les gens de face, ou ceux qui posent en regardant l'objectif
- mettre un sujet vivant sur les photos de paysage mais petit
- regarder les magazines de pro pour prendre des idées

 

Comme nous allons naviguer au Glénan en Septembre et Octobre, il nous faut des cirés. Nous nous demandons s'il ne serait pas plus intelligent d'investir de suite dans des tenues de quart (veste+salopette). Après avoir regardé les prix... glurps... on hésite.
Faut il vraiment mettre 800 euros chacun dans de telles tenues?
Avec quoi naviguez vous? que prendriez vous comme matériel pour le stage (est-ce qu'un surpantalon Gore Tex + un anorak Gore tex/polaire (on a en stock) peuvent suffire?)
Est-ce que vous rajoutez un harnais par dessus votre tenue de quart? Est-il intégré à la veste ou à la salopette? Le harnais fera partie intégrante de notre vie à bord... autant choisir du "pratique"!

Anne-Gaël et Michel
Réponse d'Antoine, le 16 juin 2005 :

800 euros chacun : OUI et même peut-être plus ! Nous avons opté pour du Musto qui est la marque la plus chère mais aussi la meilleure. Nous ne le regrettons pas car quand vous en avez réellement besoin au milieu d'une tempête, vous êtes content d'être au sec et au chaud. C'est plus qu'une tenue de quart, c'est un élément de sécurité ! Nous avons investi 1500 euros chacun dans les vêtement bateaux : sous vêtement, salopette et blouson fourrés polaire pour léger pluie, salopette et veste ultra étanche équipée de harnais. C'est ce que l'on appelle les couches 1, 2 et 3. Avec cela nous avions un jeux complet répondant à toutes les situations.

Pou le stage vous pouvez utiliser vos vêtements gore tex avec des vêtements chauds en plus au cas où. Les habilles de montagne sont équivalent à ceux de mer et sont suffisants pour des croisières. Il faut investir quand on part plus longtemps et que l'on ne peut pas s'abriter à chaque fois que le temps se gâte.

Les grands navigateurs qui font de la course utilisent pratiquement tous des vêtements Musto très haut de gamme une fois au large. Ils ne se changent que devant les objectifs pour faire plaisir au sponsor !!!

Pour le harnais il en faut surtout un qui n'est pas intégré à la veste et que l'on va mettre tout le temps. Ensuite si vous avez les moyens, vous pouvez en acheter un deuxième qui s'adapte à la veste et qui sera beaucoup plus pratique. Mais attention de ne pas sortir sans votre veste même s'il faut faire vite !!!

 

 


Vous parlez de 2 VTT à bord. Vous avez visité à vélo? On envisage d'emmener 2 vélos + 1 remorque à pimousse pour descendre à terre...

La famille Tissot
Réponse d'Antoine, le 9 juillet 2004 :

 

En fait, ce sont les anciens propriétaires qui avaient deux VTT. Nous avons juste emmené un vélo pliant, le cadeau de départ des collègues d'Hélène.
Le vélos, c'est très pratique, il faut juste le courage de l'emmener a terre (en passant par l'annexe quand ont est au mouillage). Bref, ca demande pas mal de temps.

Ca dépend des pays, et le stop, c 'est pas mal aussi...

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J'avais une question pour "vos suggestions" : vous faites des progrès et des efforts en apprentissage de langue : portugais, je ne sais pas si vous côtoyez d'autres langues... ? Vous avez des guides genre "le portugais dans la poche" ou des dictionnaires ? Ou vous préférez parlez anglais ou français ?

Anne Roehrig
Réponse d'Hélène, le 9 juillet 2004 :

On essaye de connaître les mots de base dans les pays ou l'on va... Et tout de suite il faut se corriger car on ne prononce pas avec le bon accent : par exemple aux Acores, Bonjour se dit Bom Dia, c'est à dire Bom Diiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiia...

Sinon, c'est l'anglais, d'ailleurs, on a pas mal progressé !

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Alors j'ai une question technique et vous avez peut-être la solution :
Comment faites-vous pour alimenter en électricité votre ordinateur portable ? Batteries en grand nombre ? Ou adaptateur sur prise allume-cigares ? (c'est le dernier cas qui m'intéresse surtout!)

Erwan Hiernard
Réponse d'Antoine, le 9 juillet 2004 :

Il faut des batteries en grand nombre, ça c'est sûr ! 400 ampères c'est un minimum pour un long voyage. En plus il faut des moyens de recharge : éolienne, panneau solaire,...
Ensuite il y a le convertisseur 12v/220v mais qui n'est vraiment pas nécessaire pour un PC (la grosse boîte blanche) ou les adaptateurs allume-cigar (voir photo dans la main) qui ne coûtent plus très chère (entre 20 et 60 euros) et qui consomment peu. L'ordinateur par contre consomme beaucoup (au moins 5A) quelque soit le moyen de recharge alors attention à l'utilisation ! Nous on ne s'est pas restreint mais on avait suffisamment d'énergie.

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Je réfléchissais tout à l'heure en me disant que ça va faire un an qu'on ne s'est pas vu (puisque c'était à votre mariage) et je me demandais si vous aviez prévu quelque chose de spécial pour fêter cette première année pleinement réussie avec toutes ses aventures ? D'ailleurs vous devriez être où à ce moment là ?
Je me rends compte également que vous avez déjà fait plus de la moitié de votre périple, pour nous ça passe vraiment vite et pour
vous ?
Est-ce que vous pensez déjà à votre retour à la "civilisation française", à la façon de gérer votre vie après une aventure pareille, ou ça paraît encore trop loin pour vous ?

Pascale Rangeard
Réponse d'Antoine, le 10 avril 2004 :

Rien de prévu pour nos un an le 3 mai !!! Nous serons dans les Iles Vierges... On va y penser promis et tenter de faire quelque chose de peu ordinaire !
Ca ne passe pas trop vite car un an c'est long ! Et nous apprenons tellement de choses nouvelles qu'on a du mal à imaginer que nous sommes partis que depuis 8 mois. D'habitude en un an on fait quoi ? Des vacances à Noël, toujours les mêmes, du travail comme toujours, une escapade dans un pays nouveau, enfin un peu de changement et de nouveaux souvenirs, concerts, bons films, un nouveau né, un mariage, un événement mondial et l'année est bouclée !!! Que se rappelle-t-on de l'année dernière ! Pas mal, deux, trois souvenirs reviennent assez vite... Et de l'année précédente ! Ca devient dur hein... Quant à nous, les souvenirs se bousculeront quand nous penserons à cette année et elle nous paraîtra, comme elle nous paraît aujourd'hui, beaucoup plus longue que 12 mois bout à bout !!!

Réponse de Hélène, le 10 avril 2004 :

On pense en effet au retour. Notre vie est en France, on retrouve notre boulot le 1er septembre à Paris, et on pense à d'autres projets. On va essayer de se tourner vers l'avenir, tout simplement.

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Je comprend que le dessalinisateur fonctionne bien, ça doit vous éviter des recherches de point d'eau dans des ports ou des transports
de bidons..
Et pour le gasoil : pas trop de consommation ?

Gilbert Leconte
Réponse d'Antoine, le 9 juillet 2004 :

 

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Bravo pour votr' doublé exploit de vitesse de croisière (aller ET retour cette fois en un temps record !), on pousse un soupir de vous savoir revenus à peu près entier vers notre continent (ptêt qu'une part de votre âme est restée de l'autre côté ?)(ravigorante, la pluie ici, hein. !?)

Anne Roehrig
Réponse d'Antoine, le 9 juillet 2004 :

Merci Anne ! En effet, l'air est sacrément vivifiant aux Açores ! Mais en échange, les journée sont si longues : plus besoin de prendre l'apéro avant 19 h pour voir clair !

 

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Du reste, comment faites-vous pour mettre en ligne votre site internet ? Les web-cafés sont la seule alternative ?

Guillaume Binns (Canada)
Réponse d'Antoine, le 10 avril 2004 :

La mise à jour du site internet se fait dans les cybercafés. Ils se sont implantés partout même dans les coins isolés : Madère, Canaries, Sénégal (Même à Ziguinchor), Cap Vert (sur toutes les îles), Trinidad, Tobago (Au fond d'une supérette, le poste personnel de la famille est devenu l'ordinateur du cybercafé), Grenadines (dans l'hôtel si l'île est trop petite ou dans les nombreux cybercafés munis de l'ADSL),... D'après nos livres de voyage, on nous précise que l'on trouve autant de cybercafé que de distributeur de billets maintenant et ce partout ou le téléphone est installé. Donc aucun souci pour mettre à jour notre site : un graveur de CD ou une clef USB à bord et le tour est joué. On installe un FTP sur le poste du cybercafé, c'est toujours accepté.

Nous essayons de préparer une nouvelle version tous les mois pour étancher la soif de nos lecteurs de plus en plus nombreux : une vingtaine de visites par jour et presque 3000 depuis la création du site.

Il existe une autre alternative bien sûr : De nombreux bateaux ont la possibilité de se connecter à internet à bord. Avec le satellite, c'est partout dans le monde : le téléphone Iridium (téléphone + mail), le service Inmarsat (téléphone+mail+internet). Les Américains proposent aussi des solutions moins coûteuses à une bonne distance de toutes les côtes (mais pas au milieu de l'Atlantique).
Internet à bord c'est la météo 24h/24h, c'est un contact permanent avec la famille, c'est une sécurité supplémentaire, une source d'information continue même dans les endroit les plus retirés... Aujourd'hui c'est un peu cher pour envoyer des emails alors mettre à jours un site web c'est hors de question. A part les très luxueux bateaux, ceux que nous rencontrons n'utilise le service satellite que pour le transfert d'emails, sans fichier attaché.

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Peut être faudrait il revoir le grément qui commence à avoir de l'âge?

La famille tissot
Réponse d'Antoine, le 9 juillet 2004 :


Concernant le gréement, un professionnel de la voile nous avait dit avant de partir de ne pas les changer : ce sont des Norseman, de très bonne qualité. Le gréement est surdimensionné :
- en diamètre de haubans
- en nombre de haubans (2 bastaques, 2 pataras).
Apres verification, L'expert maritime nous avait confirmé tout ca.
On s'est pris un coup de vent au large des Bermudes, rien n'a bougé, on a totalement confiance. Ce n'est pas le cas de tous les bateaux : Dans les Acores, 8 de nos voisins de pontons ont déteronné (des torons se sont arrachés du hauban). Ils dataient de 2 mois à 2 ans...

 

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A quand les photos de vous tout nu dans l'eau turquoise?

Séverine Gestin
Réponse d'Antoine, le 10 avril 2004 :

Bon, l'eau turquoise il y en a partout ! Nous on nage soit en combinaison pour rendre visite aux coraux, soit tous nus pour un rafraîchissement rapide.
Lors de notre dernière escapade, deux petits poissons jaunes de deux à trois centimètres de long nous ont tenu compagnie. Collés tout contre nous, ils ont trouvé un refuge agréable. Après avoir fait le tour de la personne, ils ont voulu élire domicile près de nos parties intimes, camouflés par deux grandes jambes qui les protégeaient de tout. Mais pas de chance, ils n'avaient pas d'appareil photo et n'ont pas pu en profiter pour nous immortaliser et illustrer cette question.
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Tous nos amis ont peur que vous ayez du mal à revenir sur terre.
Christiane Hache
Réponse de Christiane :
Ils n'ont rien compris. Quels souvenirs vous aurez dans vos têtes pour éclairer les grisailles de l'Europe. Et tous ces gens que vous rencontrez, une vraie richesse.
Réponse d'Antoine, le 10 avril 2004 :

Je rejoindrais effectivement l'avis de ma chère maman... Nous reviendrons comme nous l'avions prévu, comme nous le souhaitions au début du projet : la tête enrichie de milles aventures d'un autre monde, le regard transformé par des scènes de vie que nous côtoyons de près. A travers la pauvreté, la richesse et même le luxe, nous découvrons un monde différent de notre quartier et pourtant habité par des hommes, des femmes et des enfants. Comment pouvons nous vivre sans penser qu'aux quatre coins du monde, rien ne se ressemble : la nourriture, les meurs, la religion, les habits, la politique,... L'évolution n'est pas la même mais le bonheur se retrouve sur tant de visage qu'on en peut croire que sa manière de vivre est la meilleure.

Pourtant, il n'est pas question de quitter notre vie, nos amis, notre famille. Au fond de nous même s'est ancrée une éducation française que nous ne pouvons abandonner aux premières infidélités. La France reste un pays magnifique, protégé, libre, les lois y sont respectées mais peuvent être contestées sans se faire lyncher !!! Nous rentrons pour témoigner d'un voyage extraordinaire, un voyage qui reprendra son cours il est sûr, mais pour le moment on est aussi bien content de rentrer.
Ensuite seulement nous repartirons pour des régions isolées, froides, chaudes, pauvres, riches, inexplorées ou bien connues pour leurs beautés naturelles et pour les contacts avec leurs habitants. A la recherche d'une nouvelle terre d'adoption, d'un paradis pour retraités ou seulement d'un coin pour passer quelques mois de l'année... 26 ans !!! Nous sommes encore bien jeunes et notre pari est réussi, nous mordons dans la vie à pleine dent pour comprendre qui nous sommes et connaître un peu mieux cette terre qui nous héberge, pour la comprendre et la respecter !!!

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N'avez-vous pas souffert de la surpopulation de bateaux?

Réponse d'Antoine, le 6 mars 2004 :

Les îles antillaises sont un vrai paradis pour la voile : soleil, vents réguliers, îles de rêves... Des bateaux sont ici depuis plusieurs années, des sociétés de locations fleurissent : cata ou monocoque, avec ou sans skipper / hôtesse...
Pour finir, on n'a pas souffert des mouillages surchargés : seul les Tobago Cays (mouillage au centre - 50 bateaux), Bequia (Admirality Bay- 160 voiliers), Union (Clifton Bay - 70 bateaux) et Mayreau (mouillage à l'hôtel - 25 dans un petit mouillage) sont trop encombrés pour être vraiment tranquilles. Mais il reste tellement d'endroits dans les Grenadines ou personne n'ose aller car ils sortent des sentiers battus. Donc pas de problème pour les adeptes des plages désertes et mouillages sauvages... Faîtes le tour des îles et vous trouvez votre paradis à chaque fois !!! Et si vous persistez dans un mouillage encombré, faîtes comme nous... Mouillez devant tout le monde et vivez à l'avant ou mouillez derrière tout le monde vivez à l'arrière du bateau...

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Allez-vous à Haïti ?

Claire Ligner
Réponse d'Antoine, le 6 mars 2004 :

Haïti, c'est bel et bien hors de nos plans ! Gilbert, un des anciens collègues de travail d'Antoine, nous tient informé de la situation depuis décembre en envoyant les nouvelles du journal. On a donc très vite révisé notre parcours et ajouté l'Irlande et le Pays de Galles à la place de Haïti et Cuba. Voiles Sans Frontière fera sans nous !!! D'ailleurs en ce moment le gouvernement évacue les missions humanitaires du pays.

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Peu à peu le bateau change d'aspect. Avec ses bambous on dirait bientôt un boutre des Antilles. A quand le pavillon noir ? Antoine tu ne vas tout de même pas trimbaler ce fardage jusqu'en Europe ??
Hubert Hache

Site web toujours passionnant à découvrir.
La manufacture de bambous prospère-t-elle ?
Gilbert Leconte

Je trouve aussi que ton bateau ressemble maintenant à un cargo ! mais avec Richard qui va bientôt arriver, tu pourras stocker ta forêt !
Christiane Gazier Hache

Réponse d'Antoine, le 6 mars 2004 :

Les bambous font parler d'eux ! Ils réveillent la curiosité de tout le monde. Notre "cargo" est dévisagé dès que l'on croise un autre voilier ! Tout l'équipage sur le pont regarde avec attention notre chargement. Puis vient une petite réflexion du genre : vous avez peur de perdre votre mât ! Vous allez en faire quoi ? Ca vient d'où ? Vous faîtes de l'exportation ? ... ou un petit geste de la part des locaux : pouce levé, doigt en forme de V, grand sourire... Madéo réveille l'admiration et la curiosité car son équipage si jeune ressemble plus à deux débrouillards prêts à affronter le monde par leurs propres moyens et en profitant des richesses de chaque pays. C'est marrant que les gens n'ont pas tous gardé une part de Bernard Moitessier en eux. A l'époque les navigateurs utilisaient les matériaux trouvés sur place et réparer les avaries avec les moyens du bord. Aujourd'hui on se fait livrer les pièces sur toutes les îles et on attend de longues semaines les pièces au lieu de chercher la solution parmi la population.



En France, le regard est plus lointain et les gens me connaissent mieux. On se demande donc moins le pourquoi de ce chargement et on en voit moins les inconvénients. Mais bien sûr que non je ne trimbalerai pas tout ce fardage jusqu'en France... Aujourd'hui tout est rentré en cale. Le processus de stockage passait par une période de 48 h en eau de mer, puis un séchage sur le pont. Le problème c'est qu'il pleut beaucoup au sud des Caraïbes donc le séchage a traîné !!! Une moitié est désormais dans la soute à voile et une autre à côté du moteur, plus deux petits rebelles dans la chambre. Et enfin pour la manufacture : voilà ce que l'on pense faire avec notre trésor... Ce n'est qu'un exemple !!!

Richard tu n'auras pas trop de travail, c'est promis ! On a essayé de réduire les listes de choses à réparer et on ne s'en est pas trop mal sortis... Le rangement des bambous en faisait partie !!!

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C'est vraiment déroutant de voir vos photos pendant que nous on travaille...

Nicolas Delcroix
Réponse de Hélène, le 6 mars 2004 :

C'est vrai que certaines photos font vraiment rêver ! Même nous en les visionnant, on est épaté.
Mais j'ai aussi repensé à ta petite phrase pendant la navigation entre les Grenadines et la Guadeloupe : on est parti le soir et on s'est pris un grain en pleine figure, ça commençait bien. Voilure réduite : trinquette et deux ris dans la grand voile. J'ai fait un petit quart assez tranquille, protégé par une île, puis Antoine a repris le bateau en main. Et là, on était entre deux îles, dans un canal. Le vent s'est mis à souffler plus fort, encore plus fort. La mer était hachée avec de grosses vagues. Moi, je devais essayer de dormir, car Antoine allait bientôt se reposer. Dans la couchette navigateur, calée entre des coussins avec 25° de gîte. Le bateau cognait sur les vagues, j'exagère pas, le bateau grinçait de partout, c'était horrible. Il fallait que je sorte pour voir comment c'était dehors. Antoine était à la barre, sous un grain...

Ca a duré toute la nuit, et ça c'est un peu calmé par la suite. On a capté la météo de la Martinique tôt le matin "Avis de Grand Frais toujours en cours. Vent de nord est 25 noeuds. Rafales sous les grains de 35 à 45 noeuds. Mer grosse et hachée, houle de nord est."
Description du terme "avis de Grand Frais" : "La mer grossit, lames déferlantes, vent de 28 à 33 noeuds".

On n'a pu prendre aucune photo de cette nav, le bateau était presque sans arrêt balayé par les embruns...

C'est bien beau toutes ces photos, mais pensez aussi à celle que l'on ne peut pas prendre car l'élément marin nous rappelle à l'ordre et nous chasse au fond de Madéo pendant qu'il rugit et nous montre sa force. Souvent on pense qu'il faut vraiment être fou pour vivre sur un bateau, ce serait si tranquille une maison qui ne risque pas de sombrer, de se briser, de quitter son emplacement pendant vos rêves. C'est très beau, mais c'est pas toujours facile. C'est usant et ça demande beaucoup de contrôle de soi pour maîtriser sa peur.

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Une petite question après la lecture des pages de Trinidad. Avez vous une "check-list" de toutes les opérations de maintenance 'préventive' et répertoriant aussi tous les petits bobos accumulés lors des traversées pour vous rappeler de tout ce qu'il y a à faire lors des grandes escales comme à Trinidad ? Ou alors, est ce que vous marchez au feeling ou à la mémoire?

Sébastien Gréhant
Réponse de Hélène, le 6 mars 2004 :

On a bien une liste "to do" ! Toujours en cours, on raye et on rajoute au fur et à mesure ! La dernière en date ci-contre...


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   ...     J'ai pris quelques notes pendant ce récit et j'ai quelques questions à vous poser :
- Comment avez-vous fait pour cuire vos langoustes ( celles que vous aviez pêchées dans l'épave), dans une casserole ? Mais elles devaient se débattre non ?
- En ce qui concerne le requin dormeur, ça me touche qu'Antoine ait pensé à moi en le voyant, mais je suis étonnée que vous n'en ayez pas vu d'autres, et durant votre traversée vous n'avez fait aucune autre rencontre extraordinaire ?
- Je voulais aussi vous féliciter sur les repas, bon OK je n'aime pas le poisson ( Pierre lui aime beaucoup), mais vu la façon dont vous décrivez vos repas et les différentes manières dont vous préparez ces poissons ça me donnerait presque ( j'ai dit presque) envie d'en manger. Mais par moment j'imagine les odeurs qui doivent virevolter jusqu'à vos narines et moi là j'ai déjà le mal de mer.
- Je suis aussi très surprise de cette amitié, de cette solidarité, entre les bateaux, Pierre lui me dit que c'est tout à fait normal, c'est plus que courant, mais pour une "navigatrice" de mon rang, en exil sur Paris ( ce qui aggrave encore plus les choses), ce sont des notions qui me sont tout à fait étrangères ( beaucoup de parisiens devraient aller faire un tour en bateau !!!! ).
- Encore une chose, une question un peu plus pour Antoine cette fois, cela fait déjà quelques temps que j'aurais dû te la poser : Où es-tu allé pécher ces lunettes de soleil ?!! Ce sont celles de ton père dans les années 70 ou quoi ? Il faudra que nous en reparlions à ton retour, mais je te rassure tu es très tendance !!
- Enfin, voici notre grande question, LA question du jour : Avez vous Oui ou Non pris ce fameux bain au milieu de l'Atlantique le 31 décembre à minuit ? Je dois avouer que Pierre va avoir du mal à dormir, tant qu'il n'aura pas eu la réponse...

Stéphanie et Pierre Evenou
Réponse d'Antoine, le 6 mars 2004 :

Les langoustes : en fait on les a tirées au fusil comme à peu près tous les plongeurs. C'est interdit uniquement en France. Pour bien faire, il faudrait une longue pince pour les attraper sans les tuer et pouvoir les conserver plus longtemps. Ensuite elles sont parties dans la cocotte d'eau bouillante. On peut aussi les faire au BBQ comme pratiquement tout le monde mais il faut faire très attention de ne pas trop les cuire pour qu'elles restent bien tendres. Et puis une langouste n'a pas de pince donc si elle se débat c'est pas très dangereux... Attention juste à la queue qui se referme sur les doigts et peu couper une phalange !!!
Pas plus de requin malheureusement... En fait ils sont blottis dans certains endroits et restent très peureux donc il faut être un bon chasseur pour en croiser. C'est à dire nager en eau assez profonde sur des tombants, là où les autres baigneurs ne vont plus et où se cache aussi le gros gibier. Après quelques prises ensanglantées de bonnes tailles, ils feront leur apparition en tournoyant autour de vous jusqu'au moment où ils prendront confiance et où il sera temps de déguerpir.
Aucune rencontre extraordinaire pendant la traversée de l'Atlantique, on est bien triste...
Pour les repas poissons, on vient d'ouvrir une nouvelle rubrique :"CUISINE"... Alors régalez-vous et mangez du poisson... Cela se cuisine à toutes les sauces alors goûter autre chose que les panés du capitaine Igloo, mangez du cru, du mariné, du fumé, du grillé, de la soupe et des sushis...
Effectivement les relations entre voiliers sont privilégiées et très faciles. Mais pas avec les bateaux de locations qui sont déjà un groupe et ne cherchent pas la rencontre. Tous les voyageurs, au contraire, ont besoin de retrouver des nouveaux visages pour raconter leur transat, leurs mésaventures, conseiller un mouillage, une plongée, partager du poisson, offrir l'apéritif, mélanger les couleurs, les religions, les origines pour découvrir et encore découvrir. On s'enrichit tellement en écoutant les récits des autres et échangeant nos impressions et en goûtant les breuvages du fond des cales de tous ces navires. Et puis parfois, on sympathise encore plus, on passe plusieurs semaines ensemble et nos routes finissent toujours par se séparer. La VHF est maintenant en standby sur le canal 77. C'est le téléphone du bateau, relié à tous nos nouveaux amis dans une zone de 50 km à la ronde. Un petit appel de temps en temps et si quelqu'un nous entend, on s'arrange pour faire croiser nos routes...
Mes lunettes de soleil sont toutes neuves. C'est le modèle aviateur ! Je te rassure, Hélène n'aime pas non plus. Elle me l'a même dit avant que je ne les achète. Mais bon il y avait le choix entre deux modèles et moi elles me plaisaient. C'est vrai que c'est pas top mais je préfère les modèles différents qui font tendance comme tu dis !!! Entre parenthèse, tu n'aurais pas jeté un sors sur ma paire de lunette d'ailleurs... Je les ai perdues, plus moyen de mettre la main dessus. Bon je vais me rabattre sur ma vieille paire (c'est des lunettes de soleil et de vue à la fois en fait !). Ou je vais mettre plus souvent mes lentilles et utiliser une de nos nombreuses autres solaires...
Et enfin, NON ! Nous n'avons pas prit ce bain au milieu de l'Atlantique mais je compte bien le faire au retour car ce sera sûrement un bon souvenir. Et même si on n'a pas de pétole comme à l'aller on mettra en pane le bateau et on se fera un petit plongeon dans l'Océan. Et on pensera à Pierre en prime !

 
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Bonjour

Bravo pour votre voyage et surtout pour la manière dont vous faites partager vos expériences… Je suis de mon coté en train d'armer un 32 pieds pour un projet similaire (Voil'Horizon) avec VSF.

J'ai visité votre site et y ai trouvé plein d'infos intéressantes pour la préparation donc merci beaucoup pour toutes ces précisions !

Concernant le budget de fonctionnement j'ai un peu de mal à évaluer le coût des escales et de la vie en mer, peut-être pourrez-vous me faire part de votre expérience dans ce domaine…

Pour 2 garçons de 24 ans et un bateau de 32 pieds je compte sur 400 euros / mois pour l'avitaillement et 100 pour le bateau qu'en pensez-vous ? Quel est le coût des escales ? droit d entrée dans le pays, frais de ports...

J'ai une dernière question concernant le gaz, est-t-il facile d'en trouver ? Quel type de conditionnement avez-vous ? Voilà, merci par avance pour vos réponses. Je vous souhaite à tous les deux un très bon voyage plein de rencontres et d'aventures...

Fabien, VENTOLINE SM, "Voil'Horizon 2004"
Réponse d'Antoine, le 6 mars 2004 :

Voici quelques éléments de réponses, en attendant une nouvelle grande page web un peu plus organisée.

Au niveau budget :
primo on s'est fait payer l'avitaillement de départ (500 euros) par le Centre Leclerc de Concarneau. Vous pouvez sûrement obtenir la même chose avec un autre supermarché : il suffit d'une présentation papier décrivant votre projet, ils ont tous un budget prévu pour ce genre d'action donc tentez un peu partout !
secundo : voici nos dépenses.
sept : 312 euros
oct : 896 euros (dont + de la moitié en souvenirs)
nov : 1434 euros (dont + de la moitié en souvenirs)
dec : 385 euros
janv : 1152 euros (dont 4 batteries et un pilote automatique)

Ce n'est pas énorme comme budget...

Donc la morale : on peut ne "rien" dépenser si on pêche et que l'on a un gros avitaillement de départ. Il faut toujours prévoir une bonne somme pour les appareils qui tombent en panne. Si ça vous tente, prévoir une grosse somme pour acheter du tissu et des objets en bois au Sénégal c'est vraiment une bonne affaire. Acheter par 10 ou 20 quand on tombe sur un produit pas cher et laisser les autres dans le magasin. Garder les restos pour le Sénégal, le Cap Vert et Trinidad et Tobago. Ne pas acheter de stock d'alcool en France mais prendre beaucoup de vin en cubi. Prendre des sirops, des conserves (ravioli, paella, couscous...), du chocolat (Nutella) car on ne trouve pas ça partout ensuite ou très cher.
La meilleure façon de ne pas dépenser beaucoup en nourriture c'est de manger comme au pays : resto du travailleur ouvert à tous, resto populaire et non à touristes. On y mange les vraies spécialités...
Pas faire de stock d'essence en France car c'est moins cher partout !!!
Prévoir des euros et des dollars en liquide sur le bateau car on perd beaucoup d'argent en change. Et pour l'euros c'est bien bête car c'est gratuit en France.
Prévoir un ordinateur portable, un graveur et beaucoup de CD vierges car on trouve pas mal de choses intéressantes en mer.
Droit d'entrée et frais de port : on ne va pratiquement jamais dans les ports même s'ils sont moins chers qu'en France on peut toujours mouiller dehors et profiter d'un minimum de facilités au port. Pour les droit d'entrée on paye un peu de l'autre côté de l'Atlantique : certains bateaux ne font pas les formalités quand il faut payer, nous si, mais c'est pas si cher !!! Pour en savoir plus il vous faut les deux livres de Jimmy Cornell : route de grande croisière et escale de grande croisière. Le premier c'est pour préparer le deuxième pour quand tu arrives.
Ne pas oublier un fusil de chasse avec du matériel de rechange. Et du matériel de pêche : beaucoup de leurres (des poulpes), du câblot, du gros nylon. Et des livres sur la chasse, la pêche et les poissons.
Prendre tout l'outillage de bricolage : de la perceuse à la rondelle en passant par la masse et le coupe coupe. Voir listing dans le livre d'Antoine : Mettre les voiles(Livre indispensable pour préparer son voyage). Prévoir des pièces de rechange pour tout ce qui peut casser, de l'acier, de l'inox, du bois, de l'époxy, de la fibre de verre, du bout...
Pour le Sénégal prévoir du troc : téléphone portable usagé, cassette audio, vieux poste à cassette, chaussure, tee-shirt, casquette. Remplissez un coffre : vous le viderez au Sénégal contre l'équivalent en objet d'art. Tout cela vaut une fortune la-bas !!!


Pour le gaz : ce n'est pas dur d'en trouver. Nous on a deux bouteilles de 13 litres donc on n'a aucun problème, on n'est jamais à court et c'est le plus économique. Mais ça prend de la place dans un petit bateau. Le mieux pour vous ce serait peut-être les petites bouteilles camping gaz : au moins trois. Si vous pouvez tenir jusqu'au Sénégal avec deux voir une c'est bingo car la bouteille là-bas est moins chère que la recharge en France. Donc tu peux remplir le bateau là-bas de deux ou trois bouteilles neuves plus recharges.

A bientôt

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cadeau de Noël : bientôt !

 

 

 

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Comment gérez-vous vos problèmes de santé qui me semblent relativement fréquent ?? en dehors des problèmes de grog!!! pour Antoine bien évidemment.
Hubert Hache
Réponse de Hélène, le 29 janvier 2003 :

En France, on ne tombe vraiment pas souvent malade. Il n'y avait pas de raison pour que ça ne continue pas ainsi en voyage au soleil ! Pas tout à fait ! A plusieurs occasions, on a eu à se plonger dans notre pharmacie, dans le descriptif des médicaments et des maladies et dans un bouquin de santé : "Médecine de voyage"!
Voici les principaux soucis qui nous sont arrivés :

Hélène :
- A Dakar, éternuements avec fièvre et un sale torticolis et une très grosse fatigue depuis un bon moment. On a choisi du Ketek.
- Au Cap Vert : Amygdales gonflées et couvertes de taches blanches, fièvre jusqu'à 38,8 et maux de têtes, pendant quelques jours. D'après "Médecine de voyage", c'était une angine, Efferalgan et Ciblor.

 

 

Antoine :
- Une belle entaille sur le front pendant la navigation Canaries-Sénégal : C'est la nuit, la mer est houleuse par force 4, le vent monte encore un peu et il pleut. Antoine passe le relais à Hélène et, en descendant dans le bateau, le hublot d'entrée non attaché se referme sur sa tête, le front rebondit sur le cadre de la porte. Un peu groggy, Antoine sent du sang et s'allonge. Hélène appuie fort, la coupure est juste superficielle : un pansement bien serré puis séchage à l'air libre. Plus de peur que de mal, mais une belle cicatrice.
- Une grosse frayeur en Casamance, avec les symptômes du paludisme et l'oubli quelques jours auparavant du traitement préventif antipalu. A Dakar lors de notre premier passage, un navigateur solitaire a succombé du paludisme en quelques jours sur son bateau. Lors de notre second passage, une française était hospitalisée, son bateau et celui de son mari, n'était pas très loin de Madéo. Et le paludisme est vraiment courant chez les Sénégalais.
On a vraiment eu peur toute une journée, le médecin avait confirmé nos doutes et avait prescrit un traitement de choc : Artequin. Hélène devait appeler toutes les quatre heures pour donner l'évolution de la fièvre. On allait prévenir nos parents de la situation on allait presque imaginer un rapatriement.
Finalement, le lendemain, on s'est rendu compte qu'Antoine avait "seulement " une infection bactériologique : Oflocet. (Comment on s'en est aperçu ? Des glaires blanches dans les selles, si vous voulez tout savoir !).
On a trouvé tous les médicaments qu'il nous fallait en Casamance, un médecin disponible... Alors que l'on est venu faire de l'humanitaire à Ziguinchor ! Qu'est-ce qui cloche ? Le prix des soins certainement : 22 euros la consultation, 18 euros les deux plaquettes de médicaments. Dans un pays ou l'on mange pour moins de 2 euros et ou le revenu mensuel est souvent de 100 à 150 euros. D'autre part, comment est-on soigné dans les villages en Casamance, ou la pirogue passe une à deux fois par semaine et met plusieurs heures pour aller à Ziguinchor ?


Autres faits marquants :

- Le stock d'Efferalgan et Doliprane qui nous paraissait faramineux au départ est déjà bien entamé (pas d'inquiétude, on en a encore au moins pour un deuxième tour !). C'est vraiment très désagréable d'être de quart avec un mal de crâne. Et en escale, la chaleur n'arrange pas les choses.

- Notre fléau à Trinidad et Tobago : LES MOUSTIQUES.
Ils sont horribles. Ils piquent partout : ventre, dos, bras, paupières, et chevilles et mollets, leurs deux coins de prédilection. A Tobago, c'étaient des petits boutons roses avec un point noir au milieu. A Trinidad, ce sont de grosses piqûres de 2cm de large. Mais les deux donnent de sacrées démangeaisons, surtout le soir et la nuit (!?) pendant au moins 5 jours pour chaque piqûre. On a ressorti les répulsifs.

- Un peu moins grave, mais qui fait qu'il n'y a plus de gros plan d'Hélène sur le site : Une éruption continuelle depuis le Cap Vert de petits boutons rouges sur le visage qui s'attaquent maintenant au décolleté et au dos. Certains jours, le front est couvert de petits boutons très resserrés. Est-ce le soleil ? Il faut se tartiner encore plus de crème ?

- Enfin, on ne prend pas de coup de soleil, mais on se brûle assez fréquemment en faisant la cuisine dans ce milieu mouvant !

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Antoine, arrives tu à régler tous tes problèmes de casse et de mécanique : régulateur, trinquette, électricité de bord etc...
Hubert Hache
Réponse de Antoine, le 29 janvier 2003 :

Et bien nous allons voir cela cette semaine à Trinidad... On s'est laissé un peu déborder depuis le Cap Vert mais ici c'est beaucoup plus simple car on a tous les magasins sous la main. Le détail des réparations sera dans la page Trinidad : en espérant que l'on arrive à bout de tout sans dépenser trop ! Le gros problème c'est l'électronique : cela coûte cher et c'est difficilement réparable... Vive le sextant, les cartes papiers et le régulateur d'allure !!!

Pour le reste, ça va à peu près. On a tous nos outils à bord; même la scie et la perceuse. On est content d'être bien équipé côté matières premières : mousses de protection, bois, échantillon de vis, rondelles, colliers,...

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Julien Dodi :
Ca promet d'être joli joli vos récits, mais quand je tape l'adresse de votre site il n'y a qu'une grande page blanche qui apparaît même pas un ptit message d'erreur ni rien. ??? C'est peut-être le brouillard local de Tobago ?

Catherine Roehrig :
Panique à bord, votre site ne répond plus, on a une page blanche à la place.
Christiane vient de m'appeler pour me demander de vérifier, c'est bien vrai, on n'a plus rien, hier mercredi non plus paraît-il, ça marchait mardi soir, j'espère que vous allez le savoir avant de repartir en mer. Vite, rassurez-nous...

Sébastien Grehant :
On a déjà lu tout le site depuis samedi midi ! par contre, maintenant le lien n'a plus l'air de marcher...

Gilbert Leconte :
Alerte : le site web n'est plus visible (http://www.antoinehelene.net/). Il y a une belle page blanche. Avez vous changé d'hébergement ?

Christophe Le Quang :
J'aurais aimé voir vos photos sur votre site mais malheureusement je n'arrive pas à y accéder... y aurait-il un problème ?

Hubert Hache :
Enfin j'ai de nouveau accès à votre site. Pour une cause inconnue votre site affichait une page blanche depuis le mercredi 21...

Réponse de la webmastrice, le 29 janvier

Il s'est en effet passé une petite catastrophe technique dans le cybercafé de Charlotteville, équipé... attention attention : d'un poste ! Et d'un accès internet digne des temps de l'Esigetel avec réseau saturé. Voici ce qui s'est passé : La grosse mise à jour du site avait déjà été installée depuis quelques jours. On retournait au cybercafé pour envoyer la newsletter à plus de 200 personnes et répondre personnellement aux derniers mails reçus : tout est sur disquette, on n'a plus qu'à faire des copiers-collers.
En même temps, on installe une nouvelle version mineure sur le site pour améliorer quelques pages : l'accueil, vos impressions, la traversées, la nouvelle page Conseil Général de Vosges.
Le débit est vraiment lent et on doit re-télécharger le FTP (un logiciel qui permet de mettre à jour le site). On a réservé un créneau de deux heures, c'est largement suffisant en temps normal.
Les mails sont envoyés, la mise à jour du site à l'air de bien se passer, on décide d'envoyer la newsletter. Erreur d'appréciation : on n'envoie pas un mail à 230 personnes avec "Venez voir notre site... " sans avoir testé ce même site ! Car la mise à jour ne s'effectue pas bien. Je viens de remarquer que le récit de la traversée de l'Atlantique est coupé au milieu. La page vos impressions n'a pas été mise à jour, ce n'est pas grave, je reviens à la page traversée. On ré-envoie le fichier, une fois, deux fois... à chaque fois, la page est coupée à un endroit différent. On focalise sur ce problème.
On vient de dépasser notre temps sur le poste, quelqu'un attend depuis déjà un bon moment, la fille des patrons passe nous dire de laisser notre place.
On insiste. 20 minutes plus tard, à la trentième tentative et après trois passages de la fille, on laisse tomber, la page de la traversée de l'Atlantique ne sera pas complète. Tant pis. On n'a pas remarqué que la page d'accueil ne s'affiche pas. Et pas de page d'accueil, pas moyen d'accéder au reste du site !
Quelques jours plus tard, en revenant au cybercafé, on s'aperçoit du problème, notamment la page d'accueil qui a été envoyée vide. La liaison est bonne, on réenvoie immédiatement le site que l'on avait sur CD dans le sac.

Toutes nos excuses pour cette indisponibilité momentanée qui tombait vraiment mal, après la traversée de l'Atlantique.

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Je sors de la lecture de la dernière mise à jour : c'est super photos et texte, la recherche du safran est un morceau d'anthologie !! A ce propos, question mécanique à Antoine : pourquoi le safran n'est-il pas verrouillé sur ses axes pour l'empêcher de remonter et donc de le perdre ? Il doit y avoir une raison qui m'échappe... Salut, on prépare nos valises. Rich.
Richard Roehrig
Réponse de Antoine, le 2 décembre 2003 :

C'est vrai que la perte du safran fut un moment mémorable. Nous l'avons raconté du mieux que nous pouvions !!!
Pour répondre à ta question Richard, voici d'abord deux photos :


Avec


Sans


Pour être un peu plus clair : Il y a bien une goupille qui devrait bloquer la charnière du safran et l'empêcher de remonter. Seulement pour arrêter un safran de cette taille, qui tape sur le sol poussé par un voilier de 7 tonnes, il faudrait quelque chose d'un peu plus costaud. Mais maintenant qu'il est accroché, je ne pense plus du tout à améliorer sa tenue. Je préfère qu'il s'évade comme la dernière fois sans rien casser, à la seule différence qu'il restera derrière Madéo pendu par sa laisse. Je n'avais pas vraiment réalisé à quel point on pouvait être démuni sans safran ! Alors la nouvelle règle c'est on ne le casse pas et on ne le perd pas !!!

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Avez vous sorti le spi ?
A quand un master poisson, de la taille d'un barracuda par exemple ?
Est-ce que vous êtes souvent à poil sur le bateau ?
Prenez vous le temps de bouquiner ou méditer sur les années passées et à venir ?
L'échéance de la grande traversée arrivant, la pression ne monte pas trop ? Êtes-vous confiants ?

Vincent Rémy
Réponse de Antoine, le 2 décembre 2003 :

En fait nous avons deux tangons comme vous avez pu le voir sur les photos. Et si vous n'avez pas encore vu de spi, c'est tout bonnement parce que nous n'en avons pas. C'est une voile performante mais fatigante et chère. Comme il n'y en avait à bord, nous avons décidé de partir sans et j'avoue qu'il ne me manque pas du tout. Et puis la trinquette me plaît pas mal, alors j'oublie complètement le spi, tangonne le génois léger ou lourd et surfe jusqu'à 13,4 noeuds sur les vagues...

Pour les masters poissons comme le barracuda : j'en ai attrapé un à la Gomera, des daurades coryphène aux Canaries, des bonites juste avant Dakar, un thazard pendant la traversé Casamance --> Cap Vert

 


Barracuda à chevrons


Daurade coryphène mâle

Bonite à ventre rayé

Thazard blanc

 

Et bien oui nous sommes souvent nus sur le bateau ! Cela fait moins de linge à laver et c'est bien agréable de se sentir aussi léger.

Nous lisons beaucoup... En tout cas moi je n'ai jamais lu autant de livre dans toute ma vie que pour préparer ce voyage et le vivre. Pour les méditations sur les années futures, on y pense, on y pense même beaucoup...

La grande traversée approche... Oui et très vite même ! Mais tout va bien à part le régulateur d'allure qui m'a joué des tours ces derniers jours !!! On est serein, je pense que Madéo va faire tout le travail au largue à 6-7 noeuds pendant qu'on bouquinera, qu'on apprendra l'espagnol, qu'on jouera de la guitare, qu'on rêvera à la vie passée, présente et future...

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Et j'aurais bien aimé connaître vos impressions profondes sur votre expérience de la mer acquise au cours de ce
voyage.
Christophe Le Quang
Réponse de Antoine, le 30 novembre 2003 :

On apprend beaucoup en mer, beaucoup de chose sur la vie, la peur, la solitude, les grands espaces, le calme, et puis les populations, la géographie, l'histoire, la voile, la plongée et enfin les poissons, les oiseaux, les mammifères... Et bien nous sommes petits au milieu de tout cela. Il faut voyager pour connaître le monde, voir ce qui se cache derrière la télévision. Notre vision de la vie aura changer après ce voyage, nous seront plus ouvert à notre entourage, plus attentif aux détails, aux sourires, aux détresses et sûrement encore plus proche de nos familles.

 

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Qu'est-ce qui vous manque le plus par rapport à la terre ferme ?
Yannick et Emilie Gérôme
Réponse de Hélène, le 17 novembre 2003 :

Hé bien sans hésiter... c'est vous : notre famille et tous nos amis ! En voyage, on a plus le temps de penser à ce qui est vraiment important, et en bateau, on est un peu dans sa maison, sans la possibilité de recevoir facilement les plus ou moins proches restés au pays ! A Paris, on était peut-être plus prêt géographiquement, mais la vie passait à 100 à l'heure.
En plus, au Sénégal, la famille est très importante. Quand tu arrives chez quelqu'un, il te présente ses parents, ses cousins, ses neveux et nièces, il te parle des absents, qui sont à la ville, et bien sûr des prochaines cérémonies anniversaires de funérailles de tels ou tels aïeuls... La famille est sacrée ici.

Pour Antoine, c'est de ne pas voir son neveu et ses nièces grandir ! Heureusement, on reçoit des photos ! Avec vos mails, c'est toujours un plaisir. (Maximum 10 ko pour les photos, merci pour notre boîte mail !)







Alexandre, 2 mois et demi...

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